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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 12:12

CONTRE LES FASCINATIONS DE TOUT ORDRE

Déclins et métamorphoses de l’empire

« L’ennemi est la figure de notre propre question. »

Depuis la débâcle d’un ordre qui ne trouve sa justification que dans son instinctive volonté de conservation, nous assistons à une modification des rapports des forces politiques, qui ne va qu’en s’accentuant. Cette nouvelle donne se constitue autant sur le terrain de la classe politique et ses rituelles prévisibles, que sur les rapports de forces au sein de nos sociétés, où la tradition réactionnaire se donne à voir d’une nouvelle manière, avec bien sûr, toujours les mêmes paradigmes de l’ordre civilisationnel. Elle ne fait que dévoiler aux yeux de tous son incapacité à légitimer clairement son autorité.

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C’est dans cette configuration que l’apparition de nouveaux groupes identitaires, tel que Vox Populi, oblige à se poser de nouvelles questions, qui soient à la hauteur de la situation. Ces groupes, et particulièrement à Tours, reçoivent l’appui tacite de la gauche institutionnelle : ils lui servent comme d’un repoussoir diabolique afin de mieux affirmer sa capacité à défendre l’unité de l’ordre républicain, comme outil d’une démocratie pacifiée. Du côté de la droite classique, ils incarnent la tentation à la violence qu’elle n’est pas capable d’afficher dans la rue, dans la mesure où sa police se doit d’affirmer une pseudo neutralité étatique : ses groupes sont potentiellement de futurs polices parallèles, des milices hors-contrôle qui serviraient à vaincre les probables désordres de la rue.

Nous sommes face à une intensification de la mise en place des dispositifs contre-insurrectionnels, dans lequel ces groupes identitaires ont aussi leur place. Ils pourront servir à toutes les forces sociales et politiques qui sont les partisans de l’ordre existant, soit qui l’assument aujourd’hui, soit qui l’assumeront demain.

Au vu d’une telle analyse, il ne suffit pas de prendre simplement acte d’un état de fait, mais d’y trouver les faiblesses où l’ennemi pourra être attaqué, et ainsi affaiblir ses positions.

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Du bon usage des forces en présence

« Tout ce qui maintient quelque chose contribue au travail de la police. »

Nous avons bien conscience qu’une réponse au fascisme passant par l’ironie et la dérision, la massification impuissante, le désir d’un affrontement physique direct ne saurait être satisfaisant. Nous connaissons la nécessité stratégique et politique de sortir de la binarité apparemment indépassable fasciste-antifasciste. Nous expérimentons donc nos possibilités dans les limites de notre force.

Le soutien le plus puissant du fascisme se trouve au sein même de cette société : ses flics et ses patrons, ses travailleurs sociaux et ses huissiers, ses centrales nucléaires et ses pôles emplois. Les cartes d’identités et la vidéosurveillance font déjà partis de notre habitat naturel. Comment soutirer à ce monde le désir d’ordre et d’obéissance, réelle base d’appui du devenir fasciste ?

Ce monde est une version consensuelle et acceptable de ce devenir, où le folklore visible des parades identitaires ne sont que le trop-plein d’un processus bien plus large et plus latent. Un épiphénomène à la mesure de la misère générale de notre époque…

L’argent et la dépossession qu’entraîne la marchandise, nous éloigne chaque jour un peu plus de notre puissance individuelle et collective. Face aux crises qui traversent depuis longtemps les sociétés capitalistes « avancées », les nouveaux visages du fascisme aspirent désespérément au retour d’une communauté autoritaire et mythique.

Le faux choix entre libéralisme existentielle et barbarie nous écarte de notre désir de commun et de joies à partager. Le défi est, maintenant pour nous, de se constituer en une force capable de vaincre à partir de ce désir, tout en le libérant. Une ligne de fuite mince et ténue comme un fil de rasoir…

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Replis, dépassements, et art des conséquences…

« Impossible de rêver le futur, le seul futur est celui de l’expectative d’un désastre. »

Le fascisme se veut une totalité, et à se titre, il capitalise l’ensemble des peurs individuelles pour refonder un nouveau moralisme. L’éternel fantasme du retour à la terre, à l’unité de la famille, à la grandeur de l’État… C’est en tant qu’idéologie, qu’il tente de constituer un corps homogène en donnant à la foule l’illusion d’une existence unique. Mais, paradoxalement, en tant qu’absolu de la destruction, il organise l’atomicité et le repli sur soi en projetant sur l’« Autre » la figuration du mal.

De même que la volonté de bâtir une Europe aux allures de forteresse, ou de la chasse aux sorcières à l’égard d’ennemis intérieurs qui lui échappent, le fascisme est une tentative de récupération des désirs de changement. Tout projet, aussi mortifère soit-il, semble dès lors justifiable, du moment qu’il se donne pour but de sauver et de restaurer ce qui peut encore l’être des paradigmes de l’Occident.

Cette rigidification du moralisme ambiant est fondée sur une constante anticipation du pire. Le désir et l’appréhension de la catastrophe civilisationnelle, conduit soit au déni, soit à des réactions endémiques. Ainsi l’époque produit elle-même ces incommensurables forces intérieures qui, en tant qu’esprit et néant, nostalgies et fureurs, poussent chaotiquement l’évolution du monde vers la métamorphose ou le déclin.

Le déracinement individuel qu’impliquent toutes frustrations et adaptations à la modernité « blanche-hétérosexuelle », nous amène à contester celle-ci, ou à en assumer malheureusement les conséquences, c’est-à-dire à se ranger du côté de ceux qui accompagnent docilement cette chute sans fin. Le réel défi que pose le fascisme n’est pas tant celui de son accession au pouvoir (certains oseraient dire qu’il y est déjà), mais bien plus, celui de l’accession à la conscience qu’un bouleversement global, comme réponse sur le plan de la singularité et de son action, est seul véritablement réaliste.

L’incessant déclin, que connaissent nos sociétés aux volontés impérialistes, provoque des réactions et des processus de rigidification, qu’aucune idéologie ne sera à même de résoudre. Aucun programme qui ne puisse nous ré-enchanter ; ce n’est pas une mince affaire pour notre temps : trouver des réponse à des questions devenues sans fond…

Alors que la plupart de nos contemporains se maintiennent dans l’assurance d’un bonheur feint, les dernières évidences qui soutenaient la métaphysique marchande occidentale s’écroulent une à une. Tant que l’Ordre sera synonyme d’équilibre, d’harmonie et de beauté, la fascination du fascisme exercera sur nous son emprise, possédés par la volonté d’un pouvoir sur ce qui ne peut être défini, et d’un savoir sur ce qui ne peut être nommé.

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Toute connaissance est connaissance de ce qui nous est inconnu.

« Je m’éloigne de ceux qui attendent du hasard, du rêve, d’une émeute, la possibilité d’échapper à l’insuffisance. Ils ressemblent trop à ceux qui s’en sont autrefois remis à dieu du souci de sauver leur existence manquée . »

APPENDICE(S)

(…) La relation qui s’établit entre rhétorique du parasite et violence promise apparaît dans son aveuglante clarté. « Parasite » a été, au XXe siècle, l’un des sésames les plus efficaces de toutes épurations, les bruyantes comme les silencieuses. La coagulation de sens qui s’opère dans l’emploi politique du terme en démultiplie les effets, et en fait dans la mêlée des discours, une redoutable machine de guerre. (…) La prolifération d’un discours du parasite et du parasitisme en demi-teinte, s’agence sur des dispositifs d’amputations « allégés » : le refoulement, l’expulsion, le rejet plutôt que la mise à mort ; plutôt que de parasites, on parlera « d’en situation irrégulière »,  d’illégaux, de clandestins ; la neutralité du langage administratif vient masquer la brutalité des pratiques de séparation avec l’indésirable, comme la suggestivité de l’expression empruntée à la biologie venait intensifier et exalter les pratiques d’épuration et de nettoyage mises en œuvre par les défenseurs de la pureté du sang.

(…) Là où se sont retirés, ont perdu leur substance stratégique et leur souffle historique, les grands modèles (politiques) de l’affrontement massif et direct (classe contre classe…), de la bataille ou de l’insurrection qui impose la décision, là où la figure de la résistance, orpheline de sa majuscule, est conduite à se redéployer sur un mode non-héroïque, moléculaire davantage que molaire, de nouvelles tactiques, de nouvelles intensités sont appelées à se nouer autour du parasite et du parasitisme — ceci dans l’horizon général d’un indispensable redéploiement général de l’entendement politique. (…) Le devenir-parasite engage les subjectivités individuelles mais en appellent aussi à la formation de collectifs. En fait si l’on regarde de prés, les formes de résistance, de conduites de défection, de diversion, de ralentissement ou d’entrave, qui se déploient sur le versant du parasitisme (vol, coulage, refus de travailler, mendicité…) font toujours revenir le sauvage au cœur même du monde civilisé, par quelque biais, elles passent toujours par des conduites d’ensauvagement.

Alain Brossat, Nous sommes tous des voleurs de poules roumains !

(…) L’immensité de l’effort à accomplir, la nécessité de remettre en question toutes les valeurs auxquelles nous sommes attachés, d’en revenir à une nouvelle barbarie pour rompre avec la barbarie polie et camouflée qui nous sert de civilisation, l’inconnu vers lequel nous nous dirigeons — car nous nous ne savons absolument pas ce que pourra être l’homme —, les violences terribles que provoquent l’inégalité de satisfaction des besoins, l’asservissement aux choses, le gouvernement par les choses, ainsi que la dialectique propre de la technique, enfin l’inertie, la fatigue, tout contribuerait à renvoyer à une échéance de rêves (ou de sang). La réalisation d’un tel mouvement, c’est la pression des besoins de représenter une force, une réserve de durer très grande. On peut dire que la rapidité de progression du mouvement est surprenante, mais de toute manière il faut du temps, l’essentiel n’est d’ailleurs pas d’arriver, mais de partir, le commencement de l’homme sera l’événement par excellence et nous ne pouvons pas dire que nous soyons à un tel préliminaire  peut-être l’entrevoyons-nous, peut-être faut-il commencer sans cesse, c’est-à-dire ne jamais se fier au mot commencement. En tous cas, personne ne doute que la phrase de Marx : « Le règne de la liberté commence avec la fin du règne des besoins et des fins extérieures » ne promet rien aux contemporains que la recherche d’une direction juste et la décision d’un avenir possible.

Il en résulte que les hommes d’aujourd’hui aussi ceux de plus tard, s’ils ne veulent s’exposer à vivre dans des rapports d’illusion, n’ont apparemment d’autre issue que de s’en tenir à la forme de besoins les plus simples : il leur faut convertir toutes les valeurs en besoins. Cela signifie que, dans les rapports collectifs, nous ne devons avoir d’autre existence que celle qui rend possible le mouvement par lequel serait porté au pouvoir l’homme du besoin.

(…) La « communication », telle qu’elle se dévoile dans les rapports humains privées et se retire dans les œuvres que nous appelons encore œuvres d’art, ne nous indique peut-être pas l’horizon d’un monde dégagé des rapports trompeurs, mais nous aide à récuser l’instance qui fonde ces rapports, nous forçant à gagner une position d’où il serait possible de n’avoir pas de part aux « valeurs ». (…) Nietzsche voulait transmuer toutes les valeurs, mais cette transvaluation (du moins, dans la partie la plus visible, trop connue, de ses écrits) semblait laisser inapte la notion de valeur. C’est sans doute la tâche de notre temps de s’avancer vers une affirmation tout autre. Tâche difficile, essentiellement risquée. C’est à cette tâche que le communisme nous rappelle avec une rigueur à laquelle il se dérobe souvent lui-même (…).

Maurice Blanchot, L’amitié, Sur une approche du communisme.

« Cruel, moi ?
Je ne suis pas cruel,
je suis logique ! »


Tours. Marche de la fierté : le face-à-face évité

“ La marche pour la fierté tourangelle ” organisée hier soir s’est déroulée sans heurts. La police a contenu le défilé et les contre-manifestants.

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L’association tourangelle d’extrême droite Vox Populi organisait hier soir une « marche de la fierté tourangelle » en centre-ville de Tours. Un défilé martial sur le thème de la préférence identitaire, avec tout le décorum et la mise en scène, un brin folkloriques, qui scandent les démonstrations du mouvement autonome : des jeunes gens et des moins jeunes en marche rangée, qui brandissent à bout de bras des oriflammes de la Touraine et des torches. Le tout au son du roulement de tambour.

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En réaction à cette marche, des militants d’extrême gauche, mais aussi des étudiants, des représentants des mouvements gays et lesbiens avaient prévu une contre-manifestation. La confrontation était redoutée dans les rues du centre-ville, mais elle n’eut pas lieu. D’abord parce que les forces de police ont canalisé de bout en bout les deux défilés, et fait en sorte que le face-à-face n’ait pas lieu. Ensuite parce que les responsables de Vox Populi ont retardé leur défilé de près d’une heure, affichant ainsi une volonté manifeste d’éviter tout affrontement. Les « antifascistes » se dispersaient quartier Plumereau dans la froidure du soir, vers 20 h, au moment où sur le parvis de la cathédrale, les 90 membres de Vox Populi — dont beaucoup de jeunes, notamment de jeunes filles — commençaient leur lente marche à pas cadencé vers la rue Nationale. Ce défilé s’arrêtait finalement rue Paul-Louis-Courier devant une plaque rappelant le passage à Tours de Jeanne d’Arc. Hormis quelques sifflets, ce défilé suscitait finalement surtout l’étonnement et la curiosité chez les passants.

Repères
Vingt-cinq policiers, dont vingt en tenue anti-émeutes, et une dizaine de policiers municipaux étaient mobilisés hier soir pour, dans un premier temps canaliser la contre-manifestation des « antifascistes », puis, ensuite, encadrer le défilé des identitaires en évitant tout « contact » avec les passants aux intersections sensibles. Le secrétaire général de la préfecture, Christian Pouget, suivait sur le terrain — et à vélo ! — la progression des manifestants des deux côtés et l’intervention des forces de l’ordre.

Leur presse (Pascal Landré, LaNouvelleRepublique.fr), 29 janvier 2012.

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:50

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:06

« Des SDF, trouvez-moi des SDF ! »

Mardi 4 janvier 2012, le préfet du Rhône M. Carenco s’est rendu en grande pompe à Tassin la Demi-Lune pour l’ouverture d’un centre d’hébergement d’urgence dans le cadre du plan froid.

Gyrophares, escorte policière, Monsieur le Maire, Monsieur le Directeur de la DDCS [Direction Départementale de la Cohésion Sociale], Messieurs les Présidents d’associations, personnalités locales, tout était en place pour une belle opération de communication de la préfecture.

Tout ?

Pas tout à fait…

Il manquait en effet des invités de taille…

Les SDF.

Quelle bourde… On avait pensé à tout, sauf aux SDF…

Le préfet allait se présenter devant les caméras de télévision et les journalistes pour montrer le bien fondé de sa politique de lutte contre l’exclusion dans un centre d’hébergement vide.

Pas un sans-abri à l’horizon.

L’explication de ce lourd dysfonctionnement est toute simple. À Lyon comme ailleurs, la préfecture est à l’image du gouvernement. On travaille dans la précipitation et l’approximation : coups de com’, improvisation et aussi coups de sang.

Le listing des personnes admises dans le centre n’a été communiqué que dans l’après-midi et les partenaires habituels : Samu Social et Croix-Rouge n’avaient pas été prévenus à l’avance de la date exacte d’ouverture.

Dans ces conditions, impossible de dire aux heureux élus qu’ils pouvaient rejoindre le centre d’hébergement d’urgence dans la soirée.

À 18 heures 30, donc, pas de sans-abri dans le centre d’hébergement et le préfet, lui, qui va arriver avec les médias. Panique à bord. Tout le monde est pendu au téléphone afin de trouver des SDF coûte que coûte.

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« De quel droit peut-on dire que le Préfet est nécessairement un salaud ? » (LyonMag.com, 17 novembre 2011)

À 19 heures, la DDCS donne alors la consigne au 115 de réquisitionner tous les SDF disponibles pour remplir le centre devant le préfet et les caméras de télévision.

À 19 heures 30, le Samu Social amène deux familles roumaines trouvées dans la rue.

À 20 heures, la mobilisation tardive ayant enfin produit son effet, le centre refuse du monde. Le préfet et les caméras, eux, sont déjà repartis.

On imagine la tête des partenaires. L’un d’entre eux témoigne : « À 18 heures 30, j’appelle le 115 pour savoir s’il y a des places disponibles, on me répond que non. À 19 heures on me rappelle pour me dire que oui et à 20 heures on me dit que finalement il n’y a plus de place. On nous prend pour qui ? Et les sans-abri ? C’est du grand n’importe quoi. »

L’histoire pourrait s’arrêter là et on pourrait en rire, à défaut d’en pleurer.

Malheureusement, il faut bien que quelqu’un paye les pots cassés. Et oui, en Sarkozie, il faut toujours un coupable que l’on punit. C’est comme ça.

Cette fois encore, ce sont les plus démunis qui vont faire les frais de l’opération.

En effet, un responsable, fou furieux de constater que les personnes qui avaient une place sans le savoir ne s’étaient pas présentées, dira en substance : « Je m’engage personnellement à ce que les personnes qui ne sont pas venues ce soir retournent dans la rue et ne trouvent pas d’hébergement… »

Dans la foulée, le couperet tombe et l’oukaze est transmis : toutes les personnes qui ne se sont pas présentées sont rayées de la liste du centre d’hébergement d’urgence.

C’est brutal, c’est injuste, c’est stupide, mais c’est malheureusement très représentatif des méthodes utilisées actuellement par le pouvoir et ses rouages locaux.

Devant la télévision locale présente pour l’occasion,  le préfet a eu cette citation délicieuse qu’il a injustement attribuée à Michel Mercier, Président du Conseil Général du Rhône et Ministre de la Justice, alors qu’elle est en réalité de Saint François de Sales :

« Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit. »

Demander aux associations de ramener en urgence des sans-abri dans un centre d’hébergement uniquement pour assurer le plan de communication du préfet, ce n’est pas bien.

Déplacer des sans-abri comme des pions après avoir nié leur existence [Lors d’une conférence de presse, le préfet Carenco a déclaré : « Nous ne laissons jamais personne dormir dehors… Les gens qui contactent le 115 vivent chez un tiers ou dans un squat. Ils ne dorment pas dehors. Vous ne pouvez donc pas écrire qu'ils sont sans-solution ou bien vous mentez ! »], ce n’est pas bien non plus.

Rejeter à la rue des personnes fragilisées, des familles avec des enfants en bas âge, simplement parce qu’elles ne se sont pas rendues à une convocation qu’elles n’ont jamais reçue ce n’est pas bien du tout.

J’espère pour ma part que tout cela fera un peu de bruit.

Blog Mediapart de Philippe Alain, 6 janvier 2012.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:59

LA POLICE NOUS PROTÈGE ? QUI NOUS PROTÈGE DE LA POLICE ?

Appel a soutien au tribunal de grande instance d’Agen, vendredi 10 novembre 2006, à 14h.

Agen, dimanche 23 avril 2006. Une ambiance sympa, des gens tout sourire… Une soirée cabaret à la Baraq’abricot. Blaise, comédien d’une petite troupe de théâtre amateur, vient de jouer un petit spectacle. Le public est joyeux, les enfants enthousiastes. L’ambiance est donc à la bonne humeur…

C’est l’heure du départ pour la troupe et en sortant Blaise aperçoit sur le trottoir un ami, entouré de près par trois personnes. Il lui demande si tout va bien mais l’autre lui répond que « non, ça ne va pas ! »

Inquiet, il traverse la rue et se rapproche du groupe des trois hommes qui entourent son ami. Solidaire, il veut comprendre ce qui se passe, pourquoi ça ne va pas ? Arrivé à la hauteur du groupe, l’ambiance est déjà beaucoup moins bonne. Les trois individus ont une attitude étrange, ils sont distants et menaçants, mais il veut savoir pourquoi son ami est angoissé, et le lui demande. Mais les autres hommes de plus en plus menaçants l’empêchent de répondre et refusent eux aussi de s’expliquer.

Il insiste. Pour lui, il est hors de question de laisser son ami dans cette situation. L’atmosphère est tendue, les regards sont glacés. Les trois hommes prétendent que tout va bien, simulent la décontraction, mais leurs regards les trahissent. Soudain un des trois individus brandit son portefeuille en l’air et crie : « Police ! » Au même instant et de manière bien coordonnée, un des deux autres hommes s’empare fermement du bras droit de Blaise en lui serrant le poignet. En quelques secondes, il se retrouve menotté dans le dos. Il ne comprend rien de ce qui lui arrive. Il ne résiste pas physiquement, mais proteste verbalement, énergiquement, contre ce qu’on est en train de lui faire subir. Mais les trois policiers ne veulent rien entendre et le conduisent vers une voiture de police qui vient d’arriver tous gyrophares allumés. Blaise menotté dans le dos croise son groupe d’amis de la troupe de théâtre, incrédule et sidéré. Tout à coup, surgit derrière lui en lui criant dessus un quatrième policier en uniforme complètement surexcité. Blaise, excédé se retourne et lui répond.

Les choses se gâtent alors pour lui. Les quatre policiers se jettent violemment sur lui, le soulèvent de terre et le jettent dans la voiture. Il se retrouve la tête au sol presque sous le siège avant et les pieds sur la plage arrière, toujours menotté dans le dos. Pendant ce temps là, d’autres policiers en uniforme sont arrivés, et ont entouré le petit groupe de comédiens, choqués par ce qui est en train de se dérouler sous leurs yeux. Blaise essaye tant bien que mal de se redresser. Au bout de plusieurs minutes, il y parvient, il ouvre la portière et sort furieux.

Cinq ou six policiers se jettent très brutalement sur lui, le fauchent, l’insultent et le rouent de coups. L’un d’entre eux attrape sa tête et lui frappe plusieurs fois le crâne sur le bitume, en lui ordonnant de se taire. Il hurle de douleur.

Puis, un autre passe son bras autour de son cou et commence à le serrer très fort pour le faire taire. On parvient encore à entendre quelques cris qui sortent de sa bouche. Cela dure plusieurs minutes. De très longues minutes. Puis, les cinq ou six policiers qui s’acharnent sur lui, le soulèvent de terre, ce qui permet au policier qui l’étrangle de resserrer complètement son bras sur son cou. Plus aucun son ne sort alors de sa bouche. Il est complètement étranglé, ses poumons complètement congestionnés. Déjà durant les minutes précédentes, il avait beaucoup de mal à respirer, mais maintenant il n’a plus d’air du tout, plus rien ne passe, ni dans un sens, ni dans l’autre. Il ne peut ni inspirer, ni expirer. Tout est bloqué. Chaque seconde qui passe est un enfer… Au bout d’une trentaine de très longues secondes d’étranglement total, tous les muscles de son corps se relâchent. Dix secondes plus tard encore, ce sont ses jambes qui se mettent à battre l’air dans tous les sens, en des mouvements compulsifs et incontrôlés.

Au bout d’une cinquantaine de secondes, le policier desserre sa clé…

Blaise est en vie. Il se voyait parti…

Commotionné, il sera emmené au commissariat pour une garde à vue de 18 heures…

Le Collectif Contre les Violences Policières (47) – CCVP47.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:54

Mascarade au tribunal de Grasse

À Grasse, tout au long de l’audience, le juge Robail a affiché ouvertement sa connivence avec la police.

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Devant le tribunal de Grasse, mercredi 18 janvier

Les faits sont pourtant avérés : Abdelhakim Ajimi est mort d’un acharnement des policiers sur sa personne et d’un refus de lui porter secours.

Tous les témoignages sont édifiants. Les expertises accablent les policiers inculpés. Les procès verbaux de ces derniers sont contradictoires, de même que leurs propos à la barre.

Malgré tout, les policiers bénéficient de la complaisance du tribunal. Le Procureur de la République, a pourtant insisté sur la « responsabilité évidente des policiers dans la mort d’Hakim » et a repris la qualification d’« inhumanité » mise en avant par la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité.

Malgré cela, il requiert des peines minimes, sans commune mesure avec la gravité des faits qu’il avait auparavant lui-même exposés.

Ces maigres peines sont :

— J.-M. Moinier : 1 an à 18 mois avec sursis simple

— W. Lebeaupin : 18 mois à 2 ans avec sursis simple

— J. Manach : 6 à 8 mois avec sursis simple

— B. Julien : 1 an avec sursis simple

— A. Bekhira : 6 mois avec sursis simple.

Pire, de simples peines de principe ont été requises pour les policiers stagiaires M. Authier-Rey et P. Locatelli.

Ainsi fonctionne l’institution judiciaire française lorsqu’elle doit juger des crimes policiers.

NOUS QUITTONS LE TRIBUNAL,
NOUS VOUS LAISSONS ENTRE VOUS.

Contact

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:51

Cent-cinq bidasses poitevins (des « marsouins ») partiront donc à la fin du mois au Tchad, l’un des bastions du pré-carré françafricain. La Nouvelle République nous présente des militaires qui, à côté de simples missions de formation et d’entraînement, vont « découvrir le pays » et aller « à la rencontre des populations », sauvant des ressortissants français et étrangers… comme c’est gentil.

Rappelons que le Tchad est un pays pauvre où une partie de la population crève la dalle et où le pétrole est allègrement pillé par les multinationales. Qu’il est gouverné par le dictateur Idriss Déby, connu pour ses pratiques répressives à l’encontre des opposants. Ce personnage peu recommandable est pourtant soutenu mordicus par l’État français, à plusieurs niveaux.

Tout d’abord à un niveau politique et diplomatique (le régime mérite un soutien « sans faille » selon Hervé Morin), notamment lors de plusieurs « élections » fortement contestées sur le plan international, mais dont la France a toujours déclaré la belle régularité. On comprend : la France soutient les campagnes du dictateur (élections législatives, ouprésidentielle).

Ce régime répressif est aussi soutenu militairement, par des accords officiels… et secrets. Aussi bien par des livraisons d’armes, autrement plus importantes que « l’aide alimentaire » (dérisoire), que par un dispositif militaire Épervier toujours présent. La participation militaire de la France a eu lieu à plusieurs reprises, pour réprimer brutalement les rébellions contre le pouvoir. Cerise sur le gâteau, l’armée tchadienne emploierait des enfants soldats… « sans faille » on vous dit.

Autant d’éléments accablants, caricaturaux de la « France-à-fric » que l’on ne trouvera évidemment pas dans cet article de la Nouvelle République. Merci les bidasses, merci les journalistes… la brutale rapacité des États complices peut continuer d’opprimer et de piller les populations, en toute sérénité, en toute bonne conscience.

Groupe Pavillon Noir, Fédération Anarchiste, 19 janvier 2012.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 13:10

[Nantes] Mercredi 11 janvier 2012, nouveau flagrant délit de propagande policière dans Presse Océan

Nouveau cas de connivence et complaisance entre la préfecture et Presse Océan. Analyse critique d’un nouveau « dossier » de la Pravda nantaise.

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Digne d’un titre de tract du syndicat policier de droite extrême Alliance, le ton est donné. La « Une » du quotidien nantais Presse Océan du 11 janvier, donne le ton : « Ces policiers pris pour cible ». Le chapeau fait part d’une recrudescence des faits de « violences sur les policiers ».

Alors que deux jeunes sont morts ces derniers jours à la suite d’arrestations de policiers (un jeune, Wissam El Yamni, tabassé à mort par des flics à Clermont-Ferrand la nuit du Réveillon, un autre mort menotté lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois mardi 10 janvier). Alors que les violences policières se multiplient partout en France. Alors que les policiers sont toujours plus exonérés et blanchis, Presse Océan marque une nouvelle étape en faveur de la Police Nationale et des dominants. Avec une sémantique sortie des discours d’Hortefeux ou de Guéant, quels sont les nouveaux mensonges, connivences et collaborations de notre journal local ?

À qui appartient Presse Océan ? C’est un élément du groupe Ouest France (Ouest Franceest le nouveau nom de l’Ouest Éclair, journal collaborationniste notoire interdit à la Libération) possédé aujourd’hui par François-régis Hutin, copain de Sarkozy et décoré par lui « commandeur dans l’Ordre national du mérite » en novembre dernier.

1- Les antécédents de Presse Océan : un casier bien rempli

Depuis quelques temps déjà, ce journal défraie la chronique avec des articles à l’allure de tracts offensifs, multipliant les mensonges et la propagande assumée. En voici quelques exemples notables.

— Concernant la lutte anti-aéroport, Presse Océan fait office de tract en faveur de la multinationale Vinci, chargée de la construction du futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes commandité par le pouvoir socialiste. Recyclant les saillies d’Alliot-Marie, Presse Océan titre le 14 septembre 2011 : « Anti-aéroport, ces ultras qui inquiètent ». Il s’agit d’un pamphlet alarmant sur les méfaits des « ultras » (comprendre : opposants au projet d’aéroport) « aguerris aux affrontements » et « professionnels de l’agitation ». La source principale de cet article est la police et la gendarmerie. Les terribles « anarchos-libertaires » auraient suivi des formations selon le journaliste, pour pratiquer la « technique du poids mort ». Quelle horreur ! On est plus très loin de « l’escalade de violence » promise par un gendarme interrogé par le plumitif.
Faut-il rappeler que les seules bandes organisées armées et violentes qui patrouillent à Notre-Dame-des-Landes sont les policiers et gendarmes ? Voir cette pépite journalistique ici.

— La « soirée des décideurs » : Presse Océan du 5 décembre consacre un dossier sur ses quatre premières pages avec photos couleurs intitulé « Vingt visages à découvrir pour les vingt ans des nouveaux décideurs nantais ». La soirée des décideurs est une soirée annuelle réunissant la crème de toute la raclure nantaise nouvellement installée : patrons de multinationales (un patron de Vinci par exemple, cultureux aux ordres du pouvoir local — type Jean Blaise), hiérarchie répressive (préfets ou directeurs de la police) et bureaucrates de haut niveau. Chacun de ces braves hommes a droit à sa photo et sa petite interview sur ses hobbies, sa petite famille. Même les soviétiques n’auraient pas osé !

— Une propagande en faveur de la TAN. Un reportage/tribune libre d’une page du patron du réseau de tranports en commun nantais pour dénoncer la fraude « incivique » et annoncer la mise en place d’une société privée de sécurité dans les transports nantais et ici encore, un reportage pour magnifier le travail formidable des nouvelles milices privées dans les transports en commun nantais.

Enfin, avant chaque vacances d’été, Presse Océan nous gratifie d’un dossier sécuritaire, anxiogène et valorisant la police. Par exemple une de leurs « une » mettait en scène un homme capuché essayant de fracturer une porte avec un pied de biche et un gros titre appelait à la vigilance, ou même deux gendarmes armés de fusils à pompe en première page. Tremblez, braves gens.

Ce ne sont que quelques exemples pour illustrer la couleur éditoriale de notre torchon local. C’est donc dans ce contexte décomplexé qu’arrive sans surprise notre dossier élogieux envers la police.

2- Le contenu de ces articles :

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Ce dossier de deux pages (plus la « une » assortie d’affichettes apposées chez tous les distributeurs) intitulé « Le fait du jour », est signé par la journaliste Anne-Hélène Dorisson. Il est constitué de quatre articles. En page 2, un article conséquent sur l’augmentation des plaintes déposées par les policiers : « 507 faits de violences sur dépositaires de l’autorité en 2011 », soit « 8% d’augmentation » par rapport à l’année précédente prétend l’article. Ce ne sont pas des faits de violence, mais des plaintes de policiers. Une plainte n’est pas un fait. Les plaintes de flics ont donc augmenté, même si la plumitive admet qu’il ne s’agit en général que de « chevilles foulées » : on est bien loin des violences graves commises par la police sur les Nantais, que nous allons évoquer. Après avoir souligné que les violences sont souvent le fait « d’ivresse » et concernent aussi bien « les quartiers sensibles que le centre-ville », le patron de la police nantaise en appelle à se munir de « gilets pare balles » (ce qui est assez peu efficace pour se prémunir de doigts foulés et « d’hématomes ») et à la « solidarité » policière. Un final presque touchant.

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Un encart est offert en dessous à un « expert » : Dominique Pécaud, présenté comme un « sociologue », ce maître de conférences recycle la doxa sur le mode des vieux cons, du style c’était mieux avant, voyez plutôt : « il y a des pannes de transmission des valeurs » chez les jeunes, et une « perte de reconnaissance du savoir faire » des policiers. Un « savoir faire policier reconnu jusque dans la Tunisie de Ben Ali », aurait ajouté Alliot-Marie. La sociologie serait un sport de combat… en faveur du pouvoir et des flics ? On croit rêver !

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La page suivante (page 3) évoque quant à elle la recrudescence de saisies d’armes blanches à Nantes. Doit-on rappeller qu’on peut désormais être interpelé pour des ciseaux en manifestation et être accusé de « port d’arme » ? L’article déplore « 362 ports d’armes enregistrées » mais « 724 » interpellations. Précisons que les armes sont en général saisies après une fouille. La moitié des interpelés le serait donc à tort, sans raison ?

Enfin, ce dossier se clot par une tribune publicitaire pour le syndicat Alliance : cet encart (article et photo couleur) d’une demie page est réservée au syndicat Alliance (de droite extrême) sous le titre anxiogène : « On doit toujours être sur nos gardes ». L’auteur commet une interview de Thierry Spitz et Arnaud Bernard, deux flics représentants du syndicat, systématiquement mis à l’honneur dans ce journal. Ils déplorent que « le respect de la police se perd » notamment chez les « étudiants pourtant pas méchants pendant les manifs ». Ces mêmes étudiants et lycéens qui sont systématiquement attaqués, arrêtés ou blessés par les flics lors de mouvements sociaux. Comme on a pu le voir lors des dernières luttes (CPE, LRU, mouvement des retraites…).
Ces syndicalistes ressassent également les poncifs sur les juges « pas assez sévères » : « aujourd’hui, les flics sont sanctionnés pour un oui ou pour un non, alors que quand tu frappes un flic, tu t’en sors parfois avec un simple rappel à la loi ». C’est une nouvelle mystification d’extrême droite relayée sans vergogne par Presse O’. Faut-il rappeler que des interpelés à Saint-Nazaire lors du dernier mouvement social, ont été enfermés plusieurs mois pour un caillou jeté (alors que dans le même temps un manifestant était mutilé au pied par la police) ? Faut-il rappeler le harcèlement judiciaire contre l’institeur Sami Benmeziane accusé à tort d’avoir retourné le doigt d’un flic ? Doit-on rappeler que les responsables (policiers) de la mort de Taoufik El Amri, mort noyé en 2006 à Nantes sont libres ? Tout comme le policier qui a mutilé un lycéen en novembre 2007 au flashball ?

3- La victimisation des policiers par Presse O’ et la pratique du délit d’outrage

« L’élastique de la chemise en carton du grand patron [de la police ndlr] […] regorge de plaintes de policiers. » C’est la phrase terrifiante qui introduit le torchon philopolicier dePresse O’. Comment des gens en « état d’ébriété » (comme le répète ce même article) pourraient-ils blesser des professionnels de la sécurité armés, entraînés et protégés ? Ces plaintes sont soit des affabulations brodées autour d’égratignures, soit, en grande majorité des délits d’outrages.

C’est l’occasion pour nous de faire un point sur cette pratique devenue courante dans la Police Nationale de l’ère Sarkozy. Entre autres analyses, le site Rue 89 publiait en 2008 un article sur le délit d’outrage. Morceau choisi :

« Du côté de la magistrature, on estime que le nombre de cas “pas seulement d’outrage mais même de rébellion” est “en pleine explosion”. Emmanuelle Perreux, juge et présidente du Syndicat de la magistrature, constate ainsi “une forte augmentation du nombre de poursuites pénales”. »

Dans un autre article sur la BAC, le sociologue Didier Fassin explique :

« Ces jeunes [de cités], notamment ceux qui appartiennent aux minorités d’origines subsaharienne et maghrébine, sont extrêmement souvent contrôlés et sujets à des fouilles aux corps. Ils apprennent très vite qu’ils vont être soumis à ces contrôles. Ils savent également qu’ils n’ont aucun moyen d’aller contre ces pratiques, injustifiées et d’ailleurs assez souvent illégales au regard du code de procédure pénale. Ils savent enfin que la moindre protestation peut donner lieu à un outrage ou à une rébellion, dont le coût s’avérerait très élevé en termes de sanction pénale. Il faut savoir que les outrages et rébellions sont un moyen pour les policiers d’anticiper une plainte pour violence policière. »

L’outrage est effectivement souvent utilisé par les flics pour faire contrepoids à leurs propres abus (par exemple beaucoup de militants molestés par les flics sont accusés de rebellion ou d’outrage).

Le sociologue ajoute :

« les officiers et les commissaires savent très bien qu’un gardien de la paix qui « fait » souvent des outrages et rébellions doit être particulièrement suivi, car c’est quelqu’un de violent. »

Enfin, voici une contribution du journal La Provence :

« En cas d’abus de pouvoir, la parole d’un simple citoyen ne pèse pas lourd face à celle d’un agent assermenté. Du reste, seuls 0,50% des interpellés sont relaxés. »

Le délit d’outrage serait à la fois un façon de faire remonter les statistiques des flics à peu de frais, mais également d’arrondir ses fins de mois, car il en résulte une amende pour l’outrageur.

Les flics nantais, nous n’en doutions pas, sont donc de plus en plus violents. Et paralèllement de plus en plus victimisés, héroïsés et caressés par notre presse locale bien aimée.

4- Les violences policières à Nantes et sa région. Récapitulatif de quelques violences policières commises à Nantes, peu, pas, ou mal abordées par Presse Océan :

Dans la nuit du 22 au 23 novembre 2006, Taoufik el Amri meurt noyé dans l’Erdre suite à un contrôle policier. Les policiers concernés sont condamnés trois ans plus tard pour faux témoignages : on ne connaîtra donc jamais la vérité.

En novembre 2007, la police nantaise expérimente des flashballs d’un genre nouveau (les Lanceurs de Balles de Défense) sur une manifestation d’étudiants et de lycéens : un jeune perd l’usage d’un œil. (Presse Océan relaiera systématiquement la parole de la préfecture dans cette affaire, en prétendant par exemple que la blessure était anodine, que l’attaque policière était une « échauffourée », et autres mensonges flagrants démentis depuis.)

C’est d’ailleurs à Nantes que commence une longue série de mutilations : sept personnes au moins, dans toute la France, ont perdu l’usage d’un œil suite à un tir de flashball. Un homme est mort, à Marseille en décembre 2010, après qu’un policier lui ait tiré au flashball dans le cœur. Presse Océan se gardera bien de le souligner.

En janvier 2011, une soirée étudiante à la Fac de Nantes est attaquée par la police : en résultent insultes, passages à tabac et arrestations.

Lors d’une manifestation à l’aéroport de Nantes Atlantique le 27 juillet 2011, les CRS brisent les côtes d’une manifestante et la laissent sans soin. Son pronostic vital est engagé pendant plusieurs heures (pour rappel, ce jour-là, Presse Océan ne fera écho que des « dégâts matériels » occasionés — à savoir une machine à café renversée — et des flics blessés — quelques égratignures — mais n’aura pas une ligne pour cette manifestante gravement touchée).

Le 2 septembre 2011, le GIPN et les policiers tirent au taser sur des manifestants anti-aéroports dans le centre-ville de Nantes. Le soir-même, les policiers nantais attaquent au gaz et à la matraque des passants lors d’un festival musical annuel (voici un petit texte et des vidéos d’un passant qui a subi les violences). La presse ne fera aucun écho de cette attaque.

Les manifestations politiques sont systématiquement encadrées et provoquées par la police nantaise.

En toile de fond, l’espace public est saturé par la présence policière : des caméras de surveillances aux cars de CRS faisant des rondes en centre-ville.

Et ce ne sont que quelques exemples révélateurs du climat policier qui règne à Nantes comme partout en France (ce récapitulatif est repris de cet appel).

Pour rappel, une manifestation contre les violences policières et en mémoire du massacre d’Algériens par la police en 1961, organisée le 17 octobre dernier, avait réuni au moins 200 personnes dans le silence total de cette même presse locale : pas une ligne (compte rendu de cette manif). Presse Océan sait choisir ses « faits du jour »…

En définitive, tout est mensonger dans cet article relevant du tract policier. Mais ce dossier n’est pas isolé, ce journal montre simplement une fois de plus à quel point il est un relai du pouvoir, des flics et des patrons, pour conditionner l’opinion nantaise.

Stop à l’intoxication des médias locaux ! Honte aux journaflics de Presse Océan !

La peur doit changer de camp.

Indymedia Nantes, 16 janvier 2012.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 13:27

Alors qu’Alexandre Gabriac et sa clique des jeunes fascistes appelaient à manifester dans les rues de Lyon, près de 1 500 personnes ont répondu à l’appel antifasciste, dont un grand nombre de libertaire, pour rappeler que les rues de Lyon n’appartiendront jamais aux néo-nazi. 

Lire aussi : Opération Lyon Propre (#anonymousAntifa, hacking des sites fascistes pendant que se déroulait la manifestation)

La situa­tion est rela­ti­ve­ment tendue à Lyon en début d’après-midi. Alors que les anti­fas­cis­tes se ras­sem­blent par cen­tai­nes au cœur du quar­tier de la Guillotière (où Gabriac espé­rait ini­tia­le­ment faire abou­tir sa mani­fes­ta­tion) rien ne laisse pré­sa­ger l’ampleur de la mobi­li­sa­tion anti­fas­ciste, ni du nombre de fas­cis­tes qu’arri­ve­ront à ras­sem­bler, en face, les quel­ques nos­tal­gi­ques de Pétain ras­sem­blés pour l’occa­sion. On blague un peu en pen­sant à tout le mal qui pour­rait arri­ver au local des fas­cis­tes situé au cœur de la Guillotière et on lance les pre­miers slo­gans contre l’extrême droite.

Vers 14h30 le cor­tège s’élance en direc­tion de Bellecour, quel­ques élus et repré­sen­tants de partis, suivi d’un camion CGT, ouvrent la marche. Oh sur­prise, le camion sono ne nous abreuve pas des niai­se­ries habi­tuel­les, mais passe un peu de musi­que (les bérus, plus étonnant encore un chant de la CNT de 1936) et enchaine les slo­gans. Juste der­rière suit le cor­tège liber­taire, dense et entouré de ban­de­ro­les, loin d’être assez nom­breu­ses pour limi­ter la foule. Pas la peine de se comp­ter, la presse et la fli­caille s’en char­ge­ront, une chose est sûre, nous sommes nom­breux et déter­mi­nés cette après-midi à Lyon pour faire face à l’extrême droite. Quelques autres cor­tè­ges sont pré­sents, de partis (NPA ou les Verts) ou de syn­di­cats (SUD, CGT, FSU). Et sur­tout beau­coup de gens déter­mi­nés, sans étiquette par­ti­cu­lière, vien­nent appor­ter leurs forces, la mani­fes­ta­tion gagnera également en nombre tout au long de son par­cours.

Rapidement quel­ques fumi­gè­nes sont cra­qués et vien­nent ajou­ter à l’ambiance, mais dès l’arri­vée à Bellecour force est de cons­ta­ter que l’accès au Vieux Lyon, pour l’occa­sion offert à l’extrême droite par la pré­fec­ture, nous est défendu par des bar­riè­res anti-émeutes. La pré­sence poli­cière, bien visi­ble, n’est pour­tant pas collée à la mani­fes­ta­tion comme on en a sou­vent l’habi­tude. C’est que la ten­sion est pré­sente, et que l’actua­lité poli­cière aug­mente encore l’ani­mo­sité à leur encontre. La mort de Wissam et d’autres sont à l’esprit de beau­coup (des cama­ra­des de Clermont-Ferrand feront d’ailleurs en fin de mani­fes­ta­tion une inter­ven­tion à ce sujet).

Ce qui devait arri­ver arriva, et lors­que les bar­riè­res anti-émeutes se retrou­vent en vue du cor­tège, une partie de celui-ci tente d’y accé­der, mais rejoin­dra la mani­fes­ta­tion quel­ques minu­tes plus tard. Laquelle, après un pas­sage aux Terreaux, lon­gera les quais en sens inverse jusqu’à Bellecour, cher­chant régu­liè­re­ment les failles du dis­po­si­tif poli­cier. Lequel reçoit au pas­sage quel­ques pro­jec­ti­les (magni­fi­que jeté de sapin d’ailleurs). Les fachos ne sont pas visi­bles en face et la mani­fes­ta­tion finis­sant place Bellecour, la plu­part des par­ti­ci­pants se dis­per­sent avec l’assu­rance que les fachos n’auront pas occupé Lyon aujourd’hui, et avec pour cer­tains la décep­tion de ne pas avoir pu les empê­cher d’accé­der à St-Jean comme au reste de la ville.

Quelques infor­ma­tions nous par­vien­nent d’ailleurs au long du par­cours de la fai­blesse de la mobi­li­sa­tion fas­ciste. Entre les que­rel­les de cha­pel­les avec les iden­ti­tai­res, le GUD, ou bien 3e Voie (alorsplan­quée à Crémieu), Gabriac aura à peine réussi à ras­sem­bler deux cents per­son­nes pour l’écouter faire l’apo­lo­gie de Pétain en direct (« le plus grand mili­taire fran­çais » dixit). Dont de nom­breux grou­pes venus de loin, voire d’autres pays, puisqu’il aura même accueilli une délé­ga­tion de racis­tes hon­grois. Sa petite mani­fes­ta­tion a tout de fas­ciste : marche au pas, en rang, dra­peau et ser­vice d’ordre se voyant déjà en milice fas­ciste. Leur par­cours leur aura tou­te­fois laissé la sur­prise de longs murs recou­verts de slo­gans anti­fas­cis­tes : et non, nazis, vous ne serez jamais chez vous à Lyon !

Trois inter­pel­la­tions ont eu lieu à proxi­mité de Saint-Jean, trois anti­fas­cis­tes qui ont visi­ble­ment réussi à tra­ver­ser le pont. Nous sommes sans nou­vel­les d’eux à l’heure actuelle. Au moins une autre per­sonne a été arrêté lors des face à face avec la police devant les ponts de la Saône, on est également sans nou­velle de cette per­sonne. Les infor­ma­tions sur les arrê­tés sont les bien­ve­nues pour orga­ni­ser le sou­tien.

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Le parcours des fascistes... balisé !
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Les nationalistes à Saint-Jean semblent hésiter entre milice...
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et croisés...

Vos témoi­gna­ges / infor­ma­tion sur la jour­née sont les bien­ve­nus dans les com­plé­ments d’infos ci-des­sous.

Mise à jour diman­che 15/01 à 13h : Les qua­tres per­son­nes arrê­téEs hier ont été rela­chéEs. Nous igno­rons encore si des pour­sui­tes ont été enclen­chées contre eux ou non.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:13

La police des polices, au cœur d’un scandale judiciaire

Un scandale sans précédent ébranle la Préfecture de police de Paris. Selon une enquête menée parLe Monde, l’Inspection générale des services (IGS), la « police des polices », a sciemment truqué, en 2007, une procédure portant sur un éventuel trafic de titres de séjour au service des affaires réservées. Cela afin de nuire, à l’approche de l’élection présidentielle, à Yannick Blanc, alors directeur de la police générale, à son adjoint Bruno Triquenaux et à Christian Massard, un policier affecté à la sécurité de l’ex-ministre de l’intérieur Daniel Vaillant. Trois hommes jugés trop éloignés du pouvoir sarkozyste, et très proches du Parti socialiste pour deux d’entre eux.

Au total, quatre fonctionnaires ont été injustement mis en examen, M. Blanc ayant « seulement » été placé en garde à vue. Tous les cinq ont été suspendus à la suite de cette affaire montée de toutes pièces – un « chantier », dans le jargon policier. Ils ont été innocentés en janvier 2011 par la cour d’appel de Paris. Et, désormais, la justice enquête sur… l’enquête de l’IGS. Quatre juges d’instruction parisiens mènent six enquêtes distinctes sur la « police des polices », par ailleurs épinglée dans l’affaire des fadettes duMonde. L’institution policière, déjà mise en cause dans les affaires Neyret et Carlton, est durablement déstabilisée.

Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, pilier du système sarkozyste, est visé par l’une des procédures. Il a été interrogé le 15 décembre 2011 en qualité de témoin assisté, un statut hybride entre celui de témoin simple et de mis en examen. Tout comme un autre préfet, ancien patron des renseignements généraux, Pascal Mailhos. Ils ont tous deux été les signataires des arrêtés de suspension visant les fonctionnaires injustement accusés. Il leur est notamment reproché de s’être appuyés sur des éléments judiciaires dont ils n’auraient pas dû avoir connaissance. Ils ont soutenu que des éléments concrets visant les agents des affaires réservées avaient été obtenus par l’IGS.

Ces derniers n’ont pas fait mystère, lors de leurs interrogatoires, des multiples services qui leur étaient demandés en tant que fonctionnaires délivrant des titres de séjour, et même des relations qu’ils entretenaient avec des demandeurs, allant parfois jusqu’à s’offrir mutuellement des présents. Sans jamais, comme l’a assuré la cour d’appel, avoir franchi la ligne jaune.

En toute discrétion, les magistrats, menant eux-mêmes les investigations, ont mis au jour de nombreuses irrégularités : plusieurs procès-verbaux ont été truqués, des retranscriptions d’écoutes téléphoniques caviardées, des déclarations déformées, sans parler des pressions sur des témoins… Jusqu’au patron de l’IGS, Claude Bard, qui ira tirer des chèques sur son compte personnel pour défrayer un « expert » venu de nulle part. Ils ont auditionné des témoins évoquant la « censure » à l’IGS, et la mainmise de la hiérarchie sur toutes les procédures. Au final, une incroyable série d’anomalies, d’autant plus choquantes qu’elles émanent du service censé contrôler la légalité des actes des policiers.

Les procédures ont été lancées par les multiples plaintes déposées par Me David Lepidi, l’avocat des fonctionnaires mis en cause à tort. Elles visent notamment des faits de « faux en écritures publiques » – un crime passible de la cour d’assises –, « violation du secret de l’instruction », « dénonciation calomnieuse » et autres « violences volontaires ». Par ailleurs, Me Lepidi a saisi par courrier le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du cas de la juge Michèle Ganascia, qui a procédé aux mises en examen injustifiées des quatre fonctionnaires sur la base de l’enquête tronquée de l’IGS.

Outre l’institution policière, l’affaire pourrait aussi se révéler embarrassante pour Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’intérieur puis président de la République. Dans une note du 1er mars 2010 destinée à la justice, Yannick Blanc expliquait qu’il ne faisait aucun doute que « seul le biais politique » permettait de comprendre pourquoi l’IGS s’était « ingéniée, contre toute vraisemblance, à [l’impliquer] et à impliquer Daniel Vaillant, via son officier de sécurité, dans une affaire de corruption et de trafic d’influence parfaitement imaginaire ».

Lui aussi visé par la manipulation, le maire (PS) du 18e arrondissement de Paris et député Daniel Vaillant a résumé son sentiment dans un courrier adressé le 31 mars 2011 à l’ex-procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal : « En prononçant directement des non-lieux au bénéfice de tous les fonctionnaires mis en cause, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ramené cette affaire à sa dimension réelle, celle d’un montage policier destiné à complaire au pouvoir politique dans le contexte de l’élection présidentielle de 2007. »

Leur presse (Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Le Monde, 11 janvier 2012)

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 16:15

Sarkozy célèbre Jeanne d’Arc, « résistante » et symbole de « l’unité nationale »

Nicolas Sarkozy a célébré vendredi la mémoire de Jeanne d’Arc, érigée en symbole de la « résistance » de la France dans l’épreuve et de son « unité nationale », en lançant en Lorraine les festivités du 600e anniversaire de sa naissance à Domrémy (Vosges).

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L'original, en mai 2008.

« En tant que chef de l’État, je me devais de rendre aujourd’hui, ici, sur sa terre de naissance, cet hommage solennel que la France rend à ceux auxquels elle doit sa liberté et sa grandeur », a déclaré M. Sarkozy lors d’un discours à Vaucouleurs, où elle a lancé sa campagne victorieuse contre les Anglais en 1429.

« Jeanne n’appartient à aucun parti, à aucune faction, à aucun clan. Jeanne c’est la France dans ce que la France a de plus singulier et de plus universel car Jeanne est sans doute la Française la plus connue, la plus respectée, la plus aimée dans le monde entier », a-t-il ajouté, « Jeanne c’est la France dans ce qu’elle a de plus noble et de plus humble. »

« Puissions-nous aussi continuer à penser à elle comme le symbole de notre unité et ne pas la laisser entre les mains de ceux qui voudraient s’en servir pour diviser. Diviser au nom de Jeanne d’Arc, c’est trahir la mémoire de Jeanne d’Arc », a lancé le chef de l’État en direction du Front national.

La présidente du Front national et candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, doit commémorer à son tour samedi, à Paris, avec son père Jean-Marie, le souvenir de celle qui a « bouté les Anglais hors de France ».

Depuis de nombreuses années déjà, le FN a fait de Jeanne d’Arc, comme avant lui l’Action française, l’un des symboles de sa geste anti-immigration et l’occasion d’un défilé chaque 1er mai.

Leur presse (Agence Faut Payer, 6 janvier 2012)

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