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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 22:13

Scènes de torture filmées à Fidji

L’ONU s’est déclarée “choquée”  par une video de 9 minutes postée sur internet montrant des hommes menottés, torturés à Fidji. “Nous sommes choqués”, a déclaré un porte-parole du Haut-commissariat pour les droits de l’homme de l’ONU à Genève, et “nous demandons une enquête” sur ces faits, a-t-il ajouté.

Selon lui, les tortionnaires sont facilement “reconnaissables” sur la vidéo et devraient être rapidement “identifiés” par la justice.

“Les actes montrés par cette video sont clairement illégaux et nous les condamnons avec la plus grande fermeté”, a-t-il ajouté. Dans cette vidéo de 9 minutes, postée sur le site YouTube, un homme, recroquevillé dans la benne d’un pick up, est violemment frappé avec un bâton et une matraque sur les chevilles et les jambes. À demi-nu, il porte aussi de profondes traces de coups de ceinture aux fesses.

La vidéo montre également ce même homme sans “sous-vêtement, forcé par ses tortionnaires à montrer ses parties génitales, alors que d’autres le filment et le photographient”, a ajouté le porte-parole. On y voit aussi un autre homme, assis dans l’herbe, les mains attachées dans le dos, attaqué par un chien. L’animal est encouragé à s’en prendre à la victime par plusieurs individus, qui s’amusent du spectacle.

Les responsables de la police de Fidji ont indiqué qu’elles allaient chercher à faire la lumière sur ces faits, selon le porte-parole de l’ONU, qui a déclaré : “Nous saluons cet engagement et lançons un appel au gouvernement pour s’assurer que ces sérieuses présumées violations des droits de l’homme fassent l’objet d’une enquête effective par des autorités compétentes et impartiales, dont les résultats devront être rendus publics”. Mardi dernier, Amnesty International avait également demandé une enquête sur cette vidéo.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 8 mars 2013)

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:07

INFORMATION RTL – Cinq policiers et un surveillant de l’administration pénitentiaire comparaissent ce lundi en citation directe devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Ils sont accusés d’avoir violemment agressé un détenu le 25 janvier dernier dans cette même enceinte.

Le déclic aurait été un simple échange de regard entre le prisonnier et les prévenus Les prévenus doivent répondre à des accusations de “violences volontaires dans l’exercice de leurs fonctions”. Ces six hommes sont accusés d’avoir violemment frappé le 25 janvier un détenu menotté à la sortie du cabinet d’un juge, dans les couloirs du palais de justice de Pontoise puis dans une cellule du sous-sol. Les policiers ont pour leur part porté plainte pour “rébellion et d’outrages”…

Le prisonnier a eu un tympan crevé, un œil blessé et porte de nombreuses contusions au coude et au poignet. Les policiers encourent jusqu’à trois ans de prison et 45’000 euros d’amende.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Jean-Alphonse Richard, RTL.fr, 4 mars 2013)

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 11:02

Ali Ziri 69 ans chibani et le mépris de la République

Cette semaine l’expression “Indignez vous” était en vogue suite à la mort de Stéphane Hessel. Et le verdict de la cour d’Appel de Versailles, concernant la mort d’Ali Ziri, résonne comme une insulte à sa mémoire et à celles de tous ceux qui ont subi la violence sans limites des fonctionnaires des forces de l’ordre. Selon les conclusions de la Justice, il n’y a pas de lien établi entre le décès et l’interpellation. Les 27 hématomes et les multiples ecchymoses ne peuvent en rien démontrer que l’interpellation n’a pas tourné au lynchage, alors comment expliquer les anomalies dans l’instruction ou des déclarations contradictoires ?

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Cette technique du “pliage” exercée entre 3 et 5 minutes sur un viel homme agé de 69 ans et qu’on a laissé pendant plus d’une heure allongé face contre terre dans son vomi est cautionnée par les institutions et on notera que cela a permis de blanchir de nombreux fonctionnaires incriminés pour les mêmes raisons. En 2009, n’était-il pas possible de procéder à une interpellation basique sans faire subir une pluie de coups à cet homme ? On trouve toujours les mêmes conclusions pour couvrir les exactions des forces de l’Ordre : Ceux qui ne survivent pas à la rencontre des forces républicaines, souffrent toujours de pathologies anciennes.

Il va falloir que les choses changent et que l’État prenne ses responsabilités, la liste des victimes ne cesse de s’allonger et les verdicts iniques souillent la mémoire des morts et la peine des familles est d’autant plus grande face à ce mépris. Les procédures interminables et le déni de responsabilité sont autant de facteurs aggravants et j’ai peine à croire que tout cela ne soit pas le fruit d’une synergie gouvernementale. Il n’y aura pas de respect de la Justice sans procès équitables et la mort de M. Ziri est une offense à tous les “chibanis” qui ont sué sang et eau pour ce pays qui accorde l’immunité aux assassin de l’un d’entre eux.

Le Ministre de l’intérieur si prompt à rassurer ses troupes et à compatir avec les familles de policiers ne va pas remettre en cause la probité de ses hommes bien au contraire et il faut maintenant attendre la cour de Cassation pour une énième décision qui selon toute vraisemblance ne changera rien à cette injustice. On dit qu’on juge une société selon le respect qu’elle a pour ses anciens, en 2013 tout est dit.

Sam Deghout – collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, 1er mars 2013

 

Affaire Ali Ziri : cap sur la Cassation

La cour d’Appel de Versailles a confirmé le non-lieu prononcé contre les policiers impliqués dans la mort de Ali Ziri. La famille de ce retraité algérien, décédé en 2009 à Argenteuil lors d’une interpellation de la police, a décidé de se pourvoir en cassation.

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Le comité Ali Ziri participant à la marche de la “Commémoration Nationale des Victimes de la Police”

Ils s’étaient préparés à ce jugement depuis longtemps. C’est dire si leur confiance en la justice est entachée. « Le combat continue », lâche aussitôt Areski Semache, membre du Comité “Vérité et Justice pour Ali Ziri”. Hier jeudi (28-02), la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a confirmé le non-lieu rendu en octobre. En 2009, Ali Ziri meurt lors d’une interpellation policière à Argenteuil, en région parisienne. Sur la route qui le mène au commissariat, il est maintenu la tête contre le siège avant. C’est la technique dite du « pliage ». Une autopsie conclut qu’il est mort des suites d’un arrêt cardiaque après suffocation.

Enquête bâclée

Le 15 octobre dernier, une ordonnance de non-lieu est rendue. Le juge a établi qu’« aucun acte de violence volontaire n’a été la cause directe ou indirecte du décès ». Un non-lieu incompréhensible pour la famille de la victime qui dénonce une enquête bâclée. La famille a vu défiler trois juges d’instruction en trois ans. Trois juges et aucune reconstitution. Et les policiers mis en cause n’ont accessoirement jamais été entendus par les juges d’instruction.

Inconcevable de ne pas se pourvoir en cassation

Pas de temps à perdre. La famille d’Ali Ziri décide de se pourvoir en cassation. « Il est inconcevable qu’un homme de 69 ans décède alors qu’il est entre les mains de la police française et que cela ne fasse pas l’objet d’une instruction judiciaire comme toutes les autres affaires. Ce d’autant plus qu’il s’agit de la police », martèle maître Stéphane Maugendre, l’avocat de la famille.

Procédure très coûteuse

« Le pourvoir en cassation risque d’être très coûteux », précise Areski Semache, « c’est pour cela que nous avons lancé une souscription sur notre blog, pour inciter les gens à nous aider financièrement ». Vu que l’État ne le fait pas. Dans cette affaire, la famille aurait déjà déboursé 6000 euros pour les frais judiciaires et 5000 pour garder le corps en chambre froide pour l’autopsie.

Future condamnation de la Cour Européenne des Droits de l’Homme ?

Plus que la Cour de Cassation, c’est la Cour européenne des droits de l’homme que vise la famille de Ali Ziri. « La cour européenne a déjà condamné la France pour un cas similaire. Ce sera la deuxième fois avec le dossier Ali Ziri », promet maître Maugendre. En 2007, la France a effectivement déjà été épinglée par cette même cour pour une affaire qui s’était produite à Toulon, il y a 15 ans : la mort de Mohamed Saoud.

Leur presse (Chloé Juhel, lecourrierdelatlas.com, 1er mars 2013)

 

Argenteuil : les policiers blanchis dans l’affaire Ali Ziri

Le dossier Ali Ziri est pratiquement refermé. La cour d’appel de Versailles a confirmé jeudi le non-lieu prononcé par le juge d’instruction le 15 octobre dernier. Le magistrat instructeur avait estimé qu’aucune charge ne pouvait être retenue à l’encontre des policiers d’Argenteuil mis en cause par les proches du retraité, décédé le 11 juin 2009 à sa sortie de garde à vue.

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Argenteuil (Val d’Oise), le 10 juin 2012. Le collectif justice et verite avait organisé, comme chaque année, une manifestation en mémoire d’Ali Ziri, trois ans jour pour jour après l’arrestation qui avait conduit à sa mort.

Ali Ziri avait été interpellé deux jours plus tôt, vers 20h30, avec un ami boulevard Jeanne-d’Arc, dans le centre d’Argenteuil. Ivres, les deux hommes sont invités à descendre par les trois policiers qui les contrôlent. Les deux occupants s’énervent : il y a des insultes, des coups portés contre les forces de l’ordre, selon les témoins. Les deux hommes sont ensuite amenés au commissariat. Pendant le trajet, Ali Ziri, qui, selon les termes de l’ordonnance de non-lieu, tente de porter des coups au conducteur du véhicule de police est maintenu la tête contre le siège avant, « pour éviter de nouveaux coups et un accident ». C’est la technique du « pliage » que dénonce les proches du retraité décédé.

Ali Ziri, qui présente une alcoolémie de 2,42 g, est emmené à l’hôpital d’Argenteuil à 22 heures. Il est pris en charge par le personnel soignant quarante à quarante-cinq minutes plus tard, dans un contexte de surcharge des urgences. Dix à douze personnes étaient arrivées en même temps. Il est décédé le 11 juin à 10 heures. Selon le juge d’instruction, « l’information n’a établi aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès de M. Ali Ziri ni aucune faute directe ou indirecte imputable à quiconque qui aurait involontairement causé sa mort ». Il a ordonné un non-lieu aussitôt frappé d’appel.

Le proches du retraité décédé vont saisir la cour de cassation

Au cours de l’audience de la chambre de l’instruction, qui s’est déroulé à huis-clos le 17 janvier, l’avocat général avait requis la confirmation du non-lieu. Il avait alors estimé que les techniques policières employées n’étaient pas normales, que la prise en charge d’Ali Ziri dans le commissariat puis à l’hôpital posait des difficultés et que le juge d’instruction aurait dû procéder aux interrogatoires. Mais il a aussi expliqué qu’il y avait des rapports d’expertises mettant en cause la prise en charge d’Ali Ziri, et d’autres non et que selon lui, une instruction ne pourrait permettre d’aller plus loin, qu’il y aurait toujours un doute.

Me Stéphane Maugendre, l’avocat des familles, qui avait demandé un supplément d’information, indique ce vendredi matin avoir d’ores et déjà été mandaté « pour introduire un pourvoi en cassation contre l’arrêt confirmatif du non-lieu ». « Dans ce dossier, le juge d’instruction n’a entendu personnellement aucun des protagonistes, ni les policiers, ni les témoins, alors que la commission nationale de déontologie de la sécurité a entendu tout le monde et a taclé les services de police sur la manière dont a été traitée Ali Ziri et son ami Arezki Kerfali au moment de l’interpellation et dans le commissariat », critique l’avocat, qui regrette également que sa demande de reconstitution n’ait pas été acceptée. Si la cour de cassation ne les suit pas, « ce qui est très probable », présume Stéphane Maugendre, « la cour européenne des droits de l’homme, elle, pourrait aller dans notre sens ». Du côté du collectif Vérité et justice pour Ali Ziri, créé après le décès du retraité algérien, on se dit « outré ». « Cette décision de justice est scandaleuse. Nous sommes résolus à poursuivre le combat », martèle Arezki Sémache, un de ses membres.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Frédéric Naizot et Maïram Guissé, LeParisien.fr, 1er mars 2013)

 

Ouverture d’une souscription pour couvrir les frais de justice

Au titre de votre organisation, de votre association ou à titre individuel vous avez  participé au combat pour que  vérité  et justice adviennent dans « l’affaire Ali Ziri ».

Le 17/01/2013, Maître Maugendre a fait appel du non-lieu prononcé le 03/01/2012 dans la mort d’Ali Ziri, devant la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Versailles. Quelques mois auparavant comparaissait Monsieur Kerfali, interpellé en même temps que Monsieur Ziri, dans un procès pour outrage à agents. L’avocat ayant obtenu la jonction avec l’affaire Ziri, un nouveau procès est à venir, et nous attendons à la fin du mois le résultat du délibéré du jugement d’appel du non-lieu sur la mort d’Ali Ziri.

C’est pourquoi nous vous sollicitons pour  aider les familles à couvrir les frais de justice passés  et à venir.

L’argent est collecté sur un compte spécial sous la responsabilité de l’ATMF. Libellez vos chèques à l’ordre de : ATMF Solidarité Ali Ziri

Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri c/o ATMF
26 boulevard du Général Leclerc – 95100 Argenteuil
Tél. : 01 39 82 81 48

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:06

Le commerçant yvelinois suspecté de terrorisme expulsé vers l’Algérie

Abdelghani Hadef, le commerçant de Mantes-la-Jolie (Yvelines) suspecté d’appel au djihad, a été expulsé ce vendredi en début confirme le ministère de l’Intérieur en France. L’homme avait été interpellé jeudi matin dans le quartier du Val-Fourré par les policiers avant d’être transféré vers le centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne).

Il en a été extrait vendredi à 12h30.

« Je me suis présentée sur place et on m’a répondu qu’il y avait un problème et que mon frère n’était plus dans les lieux, indique sa sœur. On a refusé de me dire où il est parti. » Son avocate, Me Nawel Gafsia, a appris un peu plus tard que son client se trouvait à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Il pourrait embarquer dans les prochaines heures vers l’Algérie, son pays d’origine. « Son avis d’expulsion ne lui a jamais été notifié. Personne ne me tient au courant. Je n’ai jamais vu ça », s’énerve l’avocate.

Son client demandait depuis 2006 le regroupement familial pour son épouse et son jeune fils « très malade », né en 2009, qui vivent en Algérie, ce qu’il a fini par obtenir en octobre 2012 après avoir engagé plusieurs procédures devant la justice. Mais la famille n’était pas arrivée en France, selon l’avocate.

« Il n’a jamais fait l’apologie du terrorisme », insiste son avocate

Depuis plusieurs années, l’homme était suivi par les services des Renseignements généraux puis de la Direction centrale du renseignement intérieur qui le suspecte d’être un chef de réseau djihadiste. Les services de l’État s’appuient sur « un blanc » de la DCRI, une note confidentielle. Mais selon son avocate, Abdelghani Hadef aurait pourtant « un casier vierge ». Il n’aurait jamais fait l’objet d’une enquête judiciaire. « Il est traité comme un terroriste notoire alors qu’il n’a jamais prêché pour le jihad ou fait l’apologie du terrorisme », insiste son avocate.

Le 10 février, le ministère de l’Économie et des Finances avait pris un arrêté pour geler les avoirs d’Abdelghani Hadef, commerçant suspecté de promouvoir « le jihad armé contre la France » et d’inviter à « commettre des actions violentes et des meurtres à l’encontre de personnes ». Il était depuis théoriquement expulsable.

Ces mesures contre Abdelghani Hadef font suite à une note de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Abdelghani Hadef y est décrit comme un proche de groupes terroristes qui animerait depuis plusieurs années des réunions avec « un petit groupe d’islamistes radicaux » pour préparer des attentats. La note se conclut de cette façon : « Son éloignement du territoire français [mettrait fin] à la menace que constitue sa présence sur notre sol ».

La préfecture des Yvelines ne souhaite pas s’exprimer sur ce dossier. Sollicité à de nombreuses reprises, le ministère de l’intérieur n’a jamais répondu à nos demandes d’information.

Presse terroriste (Mehdi Gherdane et Maxime Fieschi, LeParisien.fr, 28 février 2013)

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:01

Meurtre d’un Mozambicain en Afrique du Sud : huit policiers arrêtés

Les policiers coupables d’avoir traîné derrière leur véhicule un Mozambicain décédé ensuite au commissariat ont été arrêtés vendredi en Afrique du Sud, où la police est sous le feu des critiques pour sa violence et son manque de respect des droits fondamentaux.

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Des proches de Mido Macia, traîné à mort par la police, rassemblés à Daveyton, à l’est de Johannesbourg, le 1er mars 2013

« Les huit policiers ont été arrêtés dans les locaux du commissariat de Benoni », dans la banlieue est de Johannesburg, a indiqué dans l’après-midi à l’AFP un porte-parole de la police des polices, Moses Dlamini (IPID). Il seront présentés lundi à un juge.

Le chef du commissariat a, pour sa part, été relevé de ses fonctions et muté pour ne pas compromettre l’enquête.

L’affaire, survenue dans une township proche de Johannesburg, aurait-elle eu cette résonance si les médias locaux n’avaient pas diffusé la vidéo amateur montrant l’incident ? Difficile à dire. Mais le scandale provoqué par ces images de policiers menottant le chauffeur de taxi mozambicain mal garé, puis le traînant au sol derrière leur véhicule devant une foule médusée, a obligé les autorités à réagir vite.

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VOIR LA VIDÉO

« C’est une affaire absolument terrifiante », a déclaré à Genève le porte-parole du Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, Rupert Colville, « il faut une enquête très rapide ».

La police des polices a ouvert une enquête pour meurtre, et la dirigeante de la police nationale, Riah Phiyega, a affronté la presse vendredi matin, en direct devant les caméras de télévision.

Les questions témoignaient d’une exaspération certaine, l’un des journalistes demandant notamment si « le nombre de morts dans les commissariats était plus ou moins élevé aujourd’hui que sous l’apartheid », le régime raciste qui réprimait par la violence les volontés d’émancipation des Noirs, avant l’instauration de la démocratie en 1994.

« Chaque mort est une mort de trop », a répondu Mme Phiyega.

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Le chauffeur de taxi Mido Macia, 27 ans, a été retrouvé mort dans sa cellule deux heures environ après l’incident. L’autopsie a révélé qu’il avait succombé à un traumatisme crânien et une hémorragie interne. Le jeune homme, qui avait émigré en Afrique du Sud à l’âge de dix ans, « n’avait jamais posé de problème dans la population et était toujours prêt à rendre service », a témoigné une voisine sur un média local.

En 2010-11, près de 800 personnes sont mortes en garde à vue ou du fait de la police, selon l’autorité de contrôle de l’institution, et en 2011, la mort en direct d’un manifestant torse nu et non armé, Andries Tatane, frappé à mort, avait déjà mis le pays en émoi.

« Le cœur de notre action, c’est la lutte contre le crime. Que ce soit dans les rangs de la police ou à l’extérieur, nous devons nous y attaquer », a martelé vendredi la patronne de la police, qui n’avait pas brillé par sa compassion pour les victimes lors du dernier scandale impliquant ses services, lorsque les policiers avaient abattu 34 mineurs grévistes à Marikana en août 2012.

Interrogée par l’AFP en marge de la conférence de presse, Mme Phiyega a cependant semblé trouver normal que la police, un corps de 200.000 hommes, soit contaminée par la violence de la société sud-africaine : « La police est une énorme institution, alors ce type d’incidents (…) ça arrivera toujours. Et parce que ça arrivera toujours, la grande question est : comment y remédier ? ».

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« Tirez les premiers »

« Que la police ait fait cela en public, alors que des gens filmaient avec leur portable, ça donne la mesure de l’impunité », a commenté vendredi pour l’AFP Frans Cronje, chercheur à l’Institut pour les Relations entre les Races.

Les criminologues expliquent les comportements violents des policiers par leur niveau de stress, dans un pays où des agents en service sont régulièrement abattus par des malfaiteurs. « Lorsque vous voyez un criminel pointer une arme vers vous, ne souriez pas. Le canon n’est pas une caméra. Tirez les premiers pour protéger votre vie », avait préconisé en 2011 un ancien chef de la police lors de funérailles de policiers.

« Depuis des années, explique M. Cronje, les policiers ont appris qu’ils peuvent avoir les comportements les plus brutaux. Quand ça arrive aux oreilles des médias, la seule chose qu’ils risquent, c’est une tape sur les doigts, ou alors on étouffe l’affaire discrètement (…) je crois que ce à quoi nous assistons là est une conséquence à long terme » de cette culture de violence impunie, ajoute le sociologue.

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 1er mars 2013)

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 15:35

Les caméras de surveillance ont enregistré le calvaire qui a coûté la vie à Jonathan Jacob

ANVERS Cela ne se passe pas en Russie ou en Syrie mais dans un commissariat de police d’Anvers. Les caméras de surveillance ont filmé l’intervention brutale des membres d’une équipe spéciale d’intervention à l’encontre d’un détenu, un jeune homme d’Affligem (Brabant flamand).

Jonathan Jacob, âgé de 26 ans, a été frappé si sévèrement qu’il y a perdu la vie.

Ces images ont été rendues publiques hier soir sur la chaîne de télévision flamande VRT. L’émission Panoramaintitulée La procédure perturbée (De gestoorde procédure) décrit les derniers moments de ce jeune homme. Son histoire est la suivante : gravement dépendant de la drogue, il posait beaucoup de problèmes à ses parents. Le 5 janvier 2010, il est parti de chez lui. Le lendemain matin, titubant, il fut intercepté par un combi de police à Mortsel, dans la banlieue anversoise. Les agents l’ont interpellé, l’ont fait examiner par un médecin et ont songé à le placer dans une clinique psychiatrique à Boechout. Mais à ce moment-là, tout dérape. Jacob devient furieux, commence à insulter et à frapper les agents, si bien que le directeur de l’établissement refuse de l’accueillir.

Une décision que l’ancien juge de paix Jan Nolf trouve incompréhensible face aux caméras de la VRT. “C’était un ordre. Il devait être exécuté.” Mais l’association des médecins psychiatres voit les choses autrement. “Le temps des ordres, c’est fini depuis la guerre.”

Les agents ramènent donc le forcené au commissariat, le temps de le présenter le lendemain à l’institution. Cette fois encore, l’entreprise échoue.

Le parquet ordonne aux agents d’enfermer à nouveau l’homme dans une cellule et de faire venir un médecin pour lui administrer un calmant. Mauvaise décision, selon les psychiatres, “car on ne savait pas ce que cet homme avait déjà avalé !”

En principe, à la troisième présentation, la clinique n’était plus en mesure de refuser le patient turbulent.

Du moins, telle est l’explication des agents car le magistrat de garde niera plus tard leur avoir donné de telles injonctions.

Pendant ce temps, Jonathan Jacob, qui s’était déjà déshabillé dans le combi, fut mis dans une cellule du commissariat de Mortsel, entièrement nu. Mais en attendant le docteur, comme il semblait dangereux de brandir une seringue devant un homme prêt à tout, les agents font appel à une équipe spéciale d’intervention. Une équipe de choc prête à intervenir en permanence pour les cas les plus difficiles.

Ce qui ne semble pas vraiment le cas ici avec un homme nu et désarmé dans une cellule de 1,38 mètre sur 2,06 mètres!

“Ce sont les Rambo de la police locale d’Anvers , explique Peter Callebaut, l’avocat de la famille Jacob. Et ils ont fait honneur à leur réputation.” C’est ce qui apparaît en effet des images diffusées hier.



Les partis flamands et les syndicats policiers veulent des enquêtes

La diffusion du reportage a suscité un certain émoi en Flandre et au sein de la police.

Contactés par Belga, les syndicats policiers demandent une enquête du comité

P, tout en notant que la procédure pouvait s'avérer lourde pour les 
agents incriminés, même s'ils sont blanchis. 

Dans un communiqué, le député CD&V Michel Doomst appelle lui aussi à une enquête du comité P, ainsi que du Conseil supérieur de la Justice

Le député sp.a Renaat Landuyt propose pour sa part de mettre en place, aux côtés du comité P, un "comité J", chargé de surveiller la Justice. Dans l'affaire de Mortsel en particulier, il estime que l'enquête doit porter non seulement sur les actes policiers, mais aussi sur l'ordre d'injecter au détenu un calmant. 

D'après M. Landuyt, c'est la première fois qu'un magistrat donne la consigne d'injecter un tel produit. Un comité J, composé de magistrats indépendants pourrait, selon lui, se pencher sur un tel dossier. 

"Aujourd'hui, l'enquête est menée au sein de la magistrature anversoise elle-même et cela me laisse perplexe", dit-il. 

L. N.

© La Dernière Heure 2013

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:29

Manuel Valls porte plainte contre le site “Urgence notre police assassine”

Le ministre de l’Intérieur a porté plainte, le 31 janvier, pour “diffamation envers une administration” contre un site qui répertorie les bavures policières supposées ayant entraîné la mort. L’audition de la webmaster du site, dont le frère Amine Bentounsi a été tué par un policier, avait lieu ce mercredi.

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Aujourd’hui, à 14h30, Amal Bentounsi répond à sa convocation pour être auditionnée “dans le cadre d’une plainte du ministre de l’Intérieur”, Manuel Valls, pour “diffamation publique envers une administration”. Son nom a été communiqué aux forces de l’ordre par l’hébergeur de son site Urgence-notre-police-assassine.fr. Le site répertorie des bavures et s’insurge contre l’impunité dont bénéficient les policiers assermentés par rapport à un citoyen lambda.

Une dame à l’accueil précise que nous nous trouvons dans une antenne de la police judiciaire (PJ). Amal Bentounsi monte.

Policier mis en examen

Amal est la sœur d’Amine Bentounsi, mort le 21 avril 2012, vers 20h15, à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis. Recherché pour s’être mis en cavale lors d’une permission de sortie de prison, Amine Bentounsi est abattu par le policier Damien S. qui assure avoir été braqué par Amine. Rapidement, l’enquête a levé des doutes sur cette version, notamment parce que le jeune homme a été tué d’une balle dans le dos. Le policier a donc été mis en examen pour “homicide volontaire”. En pleine campagne présidentielle, les syndicats de police avaient manifesté contre cette décision judiciaire. Sarkozy avait alors rebondi en proposant d’établir “une présomption de légitime défense” pour les policiers.

Dans la salle d’attente du 122 rue du Château des rentiers, l’homme aux cheveux gris mi-long nous tend un tract “de son réseau” intitulé : “RÉSISTONS contre les violences policières et sécuritaires ENSEMBLE”. Autour de la machine à café, des policiers vannent un collègue sur sa procédure de divorce. Ils disparaissent ensuite derrière une porte où trône un insigne avec une caméra et des menottes dessinées, il s’agit de l’unité de surveillance et d’assistance de la direction régionale de la police judiciaire de Paris.

Quatre autres personnes, dont deux membres de la Cause du peuple, journal d’inspiration maoïste, se sont installées entre temps à nos côtés. Au bout d’une heure, Amal Bentounsi sort. Les policiers lui on signifié que le ministre de l’Intérieur portait plainte essentiellement pour une vidéo et certains propos postés sur le site. Elle a préféré prendre conseil auprès de son avocat avant d’assumer, ou non, quoi que ce soit.

“Au moins, on va parler de nous”

Contacté, le parquet de Paris a confirmé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte concernant ce site depuis fin janvier, après une plainte pour diffamation de la place Beauvau.

“Ils tendent le bâton pour se faire battre, nous dit posément Amal Bentounsi. Car ce que nous, les familles de victimes, on dénonce, c’est que ça n’intéresse personne que les victimes de bavures policières soient des jeunes issus de quartiers populaires et dont les noms sont à consonance maghrébine ou africaine. Est-ce une coïncidence depuis les années 80 ? Au moins, on va parler de nous.”

En créant ce site, Amal Bentounsi et d’autres familles souhaitaient obtenir “une prise de position du gouvernement sur le fait que des familles disent : ‘Urgence, notre police assassine’.” Pour le moment, Manuel Valls a répondu à cette interpellation en choisissant la voie judiciaire.

Leur presse (Geoffrey Le Guilcher, LesInrocks.com, 20 février 2013)

 

Le ministère de l’Intérieur attaque le site www.urgence-notre-police-assassine.fr

La sœur d’un homme tué par un policier, devenue militante contre les violences policières, doit être entendue ce mercredi dans le cadre d’une enquête pour diffamation ouverte après une plainte du ministère de l’Intérieur.

Amal Bentounsi est convoquée ce mercredi après-midi par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) à Paris, chargée d’une enquête pour « diffamation publique envers une administration publique », qui aurait été commise sur son site www.urgence-notre-police-assassine.fr.

Une enquête préliminaire est ouverte

Contacté, le parquet de Paris a confirmé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte concernant ce site internet depuis fin janvier, après une plainte pour diffamation de la place Beauvau.

Le site d’Amal Bentounsi, qui affirme recevoir 500 visites en moyenne par semaine, exige « que l’État reconnaisse les crimes et les violences dont sa police se rend coupable » et dénonce « cette omerta qui pèse sur tout ce qui concerne la police dans ce pays » et un « déni de justice institutionnalisé » pour les familles des victimes. « Une loi doit mettre fin à l’impunité policière : que les policiers soient jugés comme n’importe quel citoyen », peut-on y lire.

Véhéments, les propos tenus sur le site vont jusqu’à évoquer « des actes dégradants, humiliants, méprisants qui vont à l’encontre du code de la déontologie » et demandent « pourquoi nos enfants meurent à la suite d’un contrôle d’identité ou de courses poursuites ? »

Appel à une « journée nationale des victimes de la police »

Le site appelle à l’organisation d’une « journée nationale des victimes de la police », le 23 mars, et présente une liste de ces « victimes » depuis 2005.

« Je dis la vérité », a expliqué Amal Bentounsi. Plusieurs familles, comme celles de Mamadou Marega ou Wissam al-Yamni, décédés après avoir été interpellés par la police, ont également rédigé des textes sur le site, a-t-elle précisé.

« C’est assez grotesque de la poursuivre. Des fois, il faut savoir apprécier le contexte », a réagi son avocat, Me Michel Konitz, pour qui sa cliente appartient à une famille « frappée par une bavure et qui souffre ».

Un frère braqueur multirécidiviste décédé

Son frère Amine, un multirécidiviste recherché car il devait encore purger une peine de prison, a été tué le soir du 21 avril 2012 après avoir reçu une balle dans le dos tirée par un policier à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), selon l’autopsie.

Le gardien de la paix, qui a mis en avant la légitime défense, a été mis en examen pour homicide volontaire. Selon Me Konitz, « l’instruction avance bien » et une reconstitution des faits doit avoir lieu en avril.

Les policiers avaient organisé plusieurs rassemblements en solidarité avec leur collègue mis en examen et pour réclamer une réforme de la légitime défense, notamment en défilant sirènes hurlantes et dans leurs voitures de service sur les Champs-Élysées. Ils avaient été reçus par les candidats à la présidentielle Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeParisien.fr, 20 février 2013)

 

La sœur du multirécidiviste tué par un policier : « Mon frère a été assassiné »

« Ce petit frère qu’on assassine ». C’est le titre d’un roman qu’avait commencé à écrire en 2009 Amal, la sœur aînée d’Amine Bentounsi, l’homme tué samedi dernier par un policier à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Un texte inachevé pour raconter la spirale infernale dans laquelle est tombé celui qui était devenu « l’homme à abattre », selon Amal, 36 ans, habitante de Meaux, d’où était originaire Amine.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/0118.jpg

Amine Bentounsi, 28 ans, a été tué samedi par un policier à Noisy-le-Sec.

Elle assure que « la police lui en voulait » depuis 2000, quand il avait prétendu au commissariat de Meaux recevoir de l’argent liquide de la part d’un responsable de l’office HLM local pour brûler des voitures dans les quartiers afin de justifier la politique sécuritaire de Jean-François Copé, le maire UMP. Ses déclarations enregistrées sur procès-verbaux avaient été reprises par des médias nationaux, avant que des sanctions soient prises à l’encontre du commissaire et de son adjoint.

« Ils ne l’ont pas digéré », enrage sa sœur. Elle ne nie pas son casier chargé, dans lequel figurent plusieurs condamnations pour braquage dont celui du magasin Champion de Saint-Pathus en 2005, qui lui vaudra dix ans de réclusion. Mais elle estime que « l’incarcérer dès son plus jeune âge (NDLR : 13 ans) a été une erreur : cela n’a fait que renforcer son parcours chaotique ». Les résultats de l’autopsie, qui ont révélé qu’Amine était mort d’une hémorragie provoquée par une balle dans le dos, ont conforté ses proches dans leur version. « Il a juste essayé de s’enfuir et on lui a tiré dans le dos ! S’il avait tiré sur le policier, j’aurais compris qu’il soit tué. Mais là, mon frère a été assassiné. » Quant aux gardiens de la paix qui ont manifesté mercredi puis hier pour soutenir leur collègue mis en examen pour homicide volontaire, Amal ne leur en veut pas. « La police, c’est comme une famille : ils défendent l’un des leurs. Nous n’avons aucune haine à leur égard, mais quand l’un de ses membres fait une erreur, il faut le reconnaître. » Par ailleurs, elle trouve « scandaleuse » l’intervention de Nicolas Sarkozy, qui s’est déclaré favorable à une « présomption de légitime défense » pour les policiers, lors d’un déplacement au Raincy hier. « Il faut laisser la justice faire son travail et ne pas utiliser cette histoire à des fins électorales », tranche Amal.

La famille a porté plainte auprès de l’IGS, la police des polices, à Paris, et se portera partie civile dans l’affaire. Par ailleurs, une marche blanche « en la mémoire d’Amine » sera organisée à Meaux, samedi à 14h30.

Presse multirécidiviste (LeParisien.fr, 27 avril 2012)

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 21:36

 

Capture d'écran du site Urgence notre police assassine

Le ministre de l’Intérieur a porté plainte, le 31 janvier, pour “diffamation envers une administration” contre un site qui répertorie les bavures policières supposées ayant entrainé la mort. L’audition de la webmaster du site, dont le frère Amine Bentounsi a été tué par un policier, avait lieu ce mercredi.

Aujourd’hui, à 14h30, Amal Bentounsi répond à sa convocation pour être auditionnée “dans le cadre d’une plainte du ministre de l’Intérieur“, Manuel Valls, pour “diffamation publique envers une administration“. Son nom a été communiqué aux forces de l’ordre par l’hébergeur de son siteUrgence-notre-police-assassine.fr. Le site répertorie des bavures et s’insurge contre l’impunité dont bénéficient les policiers assermentés par rapport à un citoyen lambda.

Une dame à l’accueil précise que nous nous trouvons dans une antenne de la police judiciaire (PJ). Amal Bentounsi monte.

Policier mis en examen

Amal.jpgAmal est la sœur d’Amine Bentounsi, mort le 21 avril 2012, vers 20h15, à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis. Recherché pour s’être mis en cavale lors d’une permission de sortie de prison, Amine Bentounsi est abattu par le policier Damien S. qui assure avoir été braqué par Amine. Rapidement, l’enquête a levé des doutes sur cette version, notamment parce que le jeune homme a été tué d’une balle dans le dos. Le policier a donc été mis en examen pour “homicide volontaire”. En pleine campagne présidentielle, les syndicats de police avaient manifesté contre cette décision judiciaire. Sarkozy avait alors rebondi en proposant d’établir “une présomption de légitime défense” pour les policiers.

Dans la salle d’attente du 122 rue du château des rentiers, l’homme aux cheveux gris mi-long nous tend un tract “de son réseau” intitulé : “RÉSISTONS contre les violences policières et sécuritaires ENSEMBLE”. Autour de la machine à café, des policiers vannent un collègue sur sa procédure de divorce. Ils disparaissent ensuite derrière une porte où trône un insigne avec une caméra et des menottes dessinées, il s’agit de l’unité de surveillance et d’assistance de la direction régionale de la police judiciaire de Paris.

Quatre autres personnes, dont deux membre de la Cause du peuple, journal d’inspiration maoïste, se sont installées entre temps à nos côtés. Au bout d’une heure, Amal Bentounsi sort. Les policiers lui on signifié que le ministre de l’Intérieur portait plainte essentiellement pour une vidéo et certains propos postés sur le site. Elle a préféré prendre conseil auprès de son avocat avant d’assumer, ou non, quoi que ce soit.

“Au moins, on va parler de nous”

Contacté, le parquet de Paris a confirmé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte concernant ce site depuis fin janvier, après une plainte pour diffamation de la place Beauvau.

“Ils tendent le bâton pour se faire battre, nous dit posément Amal Bentounsi. Car ce que nous, les familles de victimes, on dénonce, c’est que ça n’intéresse personne que les victimes de bavures policières soient des jeunes issus de quartiers populaires et dont les noms sont à consonance maghrébine ou africaine. Est-ce une coïncidence depuis les années 80 ? Au moins, on va parler de nous.”

En créant ce site, Amal Bentounsi et d’autres familles souhaitaient obtenir “une prise de position du gouvernement sur le fait que des familles disent : ‘Urgence, notre police assassine’.” Pour le moment, Manuel Valls a répondu à cette interpellation en choisissant la voie judiciaire.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 12:39

La famille d’un jeune homme de 19 ans originaire de Montataire (Oise), tué en novembre 2008 à un barrage de gendarmes, s’est inquiétée d’un possible non-lieu et ses avocats en ont appelé à la ministre de la Justice, lors d’une conférence de presse mardi.

Le Parquet de Senlis, en faveur d’un non-lieu, vient de faire appel de l’ordonnance de renvoi des juges d’instruction. Ces derniers ont requis la charge d’homicide involontaire contre le gendarme auteur présumé d’un tir qui a touché mortellement la victime, a expliqué Me Hubert Delarue, l’un des avocats des parties civiles.

Cette charge renvoyait ainsi le gendarme devant le tribunal correctionnel et non devant une cour d’assises, une décision que la famille avait dans un premier temps eu du mal à accepter. “Avec mes confrères nous avons su convaincre que cette décision des juges d’instruction était juridiquement fondée et qu’il convenait de l’accepter”, a indiqué Me Delarue, avant d’ajouter que l’appel du parquet, qui estime que le gendarme n’a pas commis d’erreur, avait provoqué une deuxième vague de stupeur, y compris cette fois chez les avocats.”Nous avons été à la fois surpris et peinés”, a-t-il déclaré.

Selon lui, la Chancellerie a forcément influé sur cette décision. “J’ai l’intention de demander audience au Garde des Sceaux de façon à ce qu’on nous explique, à ce que la famille puisse comprendre, pourquoi le choix a été fait de contester une décision parfaitement motivée”. De son côté, Me Damien Legrand, également conseil de la famille, a exprimé son sentiment d’une “volonté” du parquet et du ministère “de ne pas porter le débat sur la place publique”. Le parquet de Senlis n’était pas joignable dans l’immédiat.

Dans leur ordonnance de renvoi, les juges établissent que sur les six tirs du gendarme, les deux derniers n’étaient pas justifiés dans la tentative de stopper le véhicule dans lequel se trouvait la victime, qui s’éloignait à plus de 20 mètres, a rapporté Me Delarue. Ce véhicule venait de forcer un barrage de gendarmes après avoir été pris en chasse à la suite de deux vols dans l’Oise. Deux autres occupants du véhicule, le conducteur et son passager, sont soupçonnés d’avoir laissé la victime, assise à l’arrière et atteinte par une balle dans le dos qui a provoqué une lésion cardiaque, devant la caserne des pompiers de Montataire, qui n’ont pu la sauver.

Jugés lors d’un procès séparé en septembre dernier, les deux hommes ont été condamnés à de la prison ferme mais l’accusation de non-assistance à personne en danger n’a pas été retenue. Ils ont toujours nié s’être trouvés dans la voiture avec la victime.

Leur presse (LEssor.org, “le premier journal indépendant de la Gendarmerie”, 12 février 2013)

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:54

Marseille : un gardien de la paix en garde à vue après la mort d’un jeune

Un gardien de la paix a été placé en garde à vue jeudi matin à Marseille après la mort d’un jeune homme au cours de la nuit, à la suite d’une altercation dans une épicerie avec des fumeurs de cannabis [sic - NdJL], dont les circonstances étaient encore floues. Né en 1973, ce policier, qui travaille au sein du groupe de soutien de proximité (GSP), n’était pas en service cette nuit.

Selon les premiers éléments, vers 02h00 du matin, le fonctionnaire serait allé faire ses courses dans l’épicerie, située dans le quartier du port de commerce à la Joliette, où se trouvait un groupe de jeunes en train de fumer du cannabis. C’est alors que la rixe aurait éclaté. Dans ses premières déclarations, le policier, qui aurait bu quelques bières avant de sortir faire ses courses [sic - NdJL], selon une source proche du dossier, a expliqué que trois jeunes fumeurs de cannabis, à qui il avait fait une réflexion, auraient remarqué son pantalon de policier.

Selon une source proche du dossier, il était vêtu de son pantalon d’uniforme et de vêtements civils. L’une des sources précise qu’il aurait été frappé au visage et c’est à ce moment-là que par réflexe, il aurait sorti son arme de service. Il aurait alors été jeté à terre par une “balayette” de la part des jeunes, ce qui lui aurait fait perdre l’équilibre. C’est alors que le coup serait parti, touchant l’un des jeunes, dont l’âge n’était pas encore connu jeudi matin, à la cuisse. Emmené immédiatement à l’hôpital en voiture par l’un de ses amis présent sur les lieux, le jeune homme, atteint à l’artère fémorale, est mort quelques heures plus tard, a précisé une source proche de l’enquête.

Le policier serait quant à lui rentré à son domicile avec les bières qu’il était venu acheter, sans s’être rendu compte d’une balle avait atteint quelqu’un [sic - NdJL], selon la source proche du dossier. À l’annonce du décès, son ami a quitté l’hôpital, pris sa voiture, puis est retourné à l’épicerie dans laquelle il a encastré sa berline allemande. Âgé de 19 ans, il a lui aussi été placé en garde à vue. Selon la source proche de l’enquête, c’est l’épicier qui a donné à la police les coordonnées du fonctionnaire vers 02h30 du matin.

Jeudi matin, le volet métallique de la supérette, située rue Roger-Salengro, était abaissé et les alentours étaient bouclés par la police. Des enquêteurs effectuaient des prélèvements sur des tâches de sang retrouvées au sol. L’arme du policier a été saisie pour être transmise à la balistique.

Les GSP, rattachés à des commissariats, sont des unités d’appui de la Police nationale, qui ont pour objectif de lutter contre la délinquance de proximité. Ils sont implantés dans les grandes villes comme Lyon, Marseille et en banlieue parisienne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).

Leur presse (LEssor.org, “le premier journal indépendant de la Gendarmerie”, 14 février 2013)

 

Le policier placé en garde en vue jeudi après la mort d’un fumeur de cannabis de 19 ans au cours de la nuit à Marseille, était “en état alcoolisé”, a affirmé le préfet de police, en précisant que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) était saisie. Le gardien de la paix a été interpellé à son domicile vers 2h30 du matin, “avec un taux d’alcoolémie qui n’a pas encore été déterminé”, a précisé Jean-Paul Bonnetain, au cours d’une conférence de presse à l’hôtel de police. (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 14 février 2013)

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