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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:50

 

Saint-Michel couverte de tags
 

La basilique a été dégradée samedi soir. La mairie porte plainte.

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La basilique de Saint-Michel à Bordeaux a été taguée dans la nuit de samedi à dimanche.

 

« Dimanche matin à 7 heures, c’était l’apocalypse. » Fabien Robert, maire du quartier, est remonté. Ses services de propreté sont arrivés sur une place Saint-Michel légèrement différente après la nuit de samedi à dimanche. Du verre cassé en abondance, des jerricans, des restes de mobilier et des détritus jonchaient le sol. Et puis ces tags, recouvrant les murs de la flèche de Saint-Michel ainsi que l’entrée de la basilique. Sur les murs, des slogans anarchistes et anticapitalistes, au milieu de quelques saillies plus ineptes. La ville a décidé de porter plainte. Mais difficile pour l’heure de savoir qui est responsable des dégradations. « Tout ce qu’on sait, c’est qu’il y a eu la “Fête des Sans” (NDLR : sans emploi, sans abri…), mais dont l’organisation n’est pas signée », explique le maire de quartier, qui a reçu de nombreuses plaintes de riverains au cours de cette fête sauvage sur la place, entre 21 heures et l’aube dimanche.

La fête : une centaine de personnes, un barbecue géant et une sonorisation. « La caméra de surveillance a été volontairement mise hors service, les fils sectionnés. Difficile donc de savoir qui y était. C’est la deuxième raison de notre plainte », ajoute Fabien Robert. La mairie essayera également de déterminer pourquoi personne n’est intervenu pendant la soirée, et veut « faire condamner les responsables ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Julian Colling, SudOuest.fr, 22 avril 2013)

 

Tags sur la basilique Saint-Michel : la ville va porter plainte

La basilique Saint-Michel et sa flèche ont été couvertes de tags, sans doute dans la nuit de samedi à dimanche.

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La base de la basilique a été taguée.

Ce dimanche matin les services de nettoyage municipaux ont découvert les deux édifices arborant de nombreux messages à consonance contestataire : slogans anarchistes, anticapitalistes et altermondialistes — notamment un message de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes —, insultes envers les forces de police, références à la gloire de la place Saint-Michel et de… Chuck Norris.

Les dégradations auraient eu lieu dans la soirée d’hier et dans la nuit et seraient, selon la mairie, très vraisemblablement liées à la “Fête des Sans” qui a débuté aux alentours de 21 heures hier pour s’achever à l’aube. Plus d’une centaine de personnes s’étaient réunies sur la place Saint-Michel et ont démarré un barbecue géant, accompagnés de quelques objets de mobilier (canapés, chaises…) et d’une sono. Impossible de savoir qui a organisé cette fête ni dans quel but. Aucune annonce n’avait été faite, tout juste quelques tags dans le quartier, déjà, appelaient au rassemblement.

La ville de Bordeaux, par la voix du maire de quartier Fabien Robert, dénonce. “Ce regroupement s’est fait de manière sauvage et clandestine, évidemment sans prévenir la ville”, précise-t-il. “Nous portons plainte non seulement à cause des tags mais aussi parce que la caméra de surveillance de la place a été mise hors service. Ses fils ont été sectionnés, sans doute pour que l’on ne voit pas qui s’est passé. Pour moi, c’était la surtout la Fête des sans-respect. Même si on est indigné on ne doit pas s’en prendre à des bâtiments historiques.”

De nombreux débris ont été évacués par les services de maintenance. “À 7 heures ce matin c’était apocalyptique. Il y avait du verre, des restes de mobilier, des bidons d’essence”, relate Fabien Robert. “Reste à savoir pourquoi cette fête a pu durer toute la nuit, malgré les plaintes de riverains depuis hier soir. Une réunion aura lieu pour déterminer pourquoi personne n’est intervenu.”

Affaire à suivre mais une chose est sûre : la ville veut faire preuve de la plus grande fermeté envers les auteurs des dégradations.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Julian Colling, SudOuest.fr, 21 avril 2013)

 

Mystérieux rendez-vous à Bordeaux

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Quelques mots sur la flèche Saint-Michel et des affiches disséminées dans le quartier donnent rendez-vous samedi, à 20 heures, pour… la « Nuit des sans ». Organisée plusieurs fois à Bordeaux, cette manifestation se veut « militante et festive », selon un participant. L’objectif étant, à travers diverses animations, de donner la parole « aux sans voix » : sans-papiers, sans travail, sans-abri…

Publié par des larbins de la maison Poulaga (SudOuest.fr, 16 avril 2013)

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 10:56

 

tiré de http://coeurnoirteterouge.wordpress.com

J’ai la super rage les copains. Je viens de voir la façon dont le gouvernement a fait passer en forcecette saloperie d’ANI, profitant du barouf que font les cathos bargeots autour de la loi sur le mariage pour tous qui traîne depuis des mois pour laisser tout le monde (rires jaunes) s’exprimer librement (bis) sur le sujet. C’est marrant, mais du peu que j’ai suvi sur les médias traditionnels, je n’ai vu et entendu qu’une seule et même parole, et ce n’est absolument pas celle des premiers concernés. Sûr qu’une perchée qui surjoue la victimisation en direct sur un plateau télé c’est plus media-sexy que, par exemple, une famille homoparentale qui explique que tout va bien pour elle (enfin, allait bien jusqu’au déchaînement de haine apparu avec la Manif Pour Tous…). Des hordes de jeunes bien coiffés et imberbes malmenés par les CRS c’est du jamais vu, et ça passe mieux à l’image que des tronches de pédés passés à tabac.

On est tous dans la même merde, et on assiste à nouveau à l’application du fameux « diviser pour mieux régner ». Après les chômeurs-profiteurs, les roms-magouilleurs et les musulmans-islamistes, arrivent les homos-bourgeois, nouveaux boucs émissaires sur lesquels on devrait cracher notre mal-être. Elus et médias remettent en cause, sans que cela ne semble choquer personne, la légitimité de certaines catégories de personnes à vivre comme ils l’ont choisi, ou tout simplement tels qu’ils sont. Il suffit de désigner ce que j’appellerais une sous-classe, et de la montrer du doigt. Nous, les pauvres, le prolétariat, travailleurs ou non, ceux d’en bas quoi, sommes multiples. Nous sommes tous différents, et il est triste que nos exploiteurs arrivent à nous convaincre que nos frères ou soeurs de misère sont des ennemis, nos ennemis. Le chômeur ne « profite » pas, il bénéficie de cotisations salariales qui lui reviennent de droit. Le rom a une grosse voiture ? Dis-toi bien que ce n’est pas parce qu’il est plus riche que toi ; simplement qu’en tant que nomade, le fric qu’il ne met pas dans une habitation en dur, il le met dans une bonne voiture. Et le musulman, il a autant envie d’imposer barbe ou voile à tout le pays que moi de voir tout le monde porter la moustache ; quand il se contente de croire à ce qu’il a envie de croire, sans me casser les baloches avec ça, je vois pas où est le problème. Mais on préfère focaliser sur une minorité, la seule montrée par les médias, pour généraliser à toute une catégorie.

Comme partir dans ce délire des homos qui seraient bourgeois de fait… C’est quoi la logique du truc ? C’est l’homo qui fait le bourgeois, ou le bourgeois qui fait l’homo ? Avec des raisonnements comme ça on va aller loin tiens… Restreindre la « communauté » homosexuelle – et par extension LGBT – à un quartier parisien fait preuve de l’ignorance de beaucoup ; ignorance renforcée comme toujours par ce que donne à voir les médias de cette « communauté ». Comment ça ? Il y en aurait aussi en province ? Des pauvres en plus ? On peut donc être homo et précaire ? Misère, que dieu me suce…

convergence

Tout ça pour en venir où ? Je ne sais plus trop en fait, noyé sous une colère qui brouille ma réflexion, si ce n’est que toutes ces divisions, toutes ces bastons entre nous, ça me fout en l’air. J’ai les tripes en vrac et le poing serré de nous voir si nombreux à tomber dans le panneau, parce que pour tout vous dire, je sais pas si vous avez suivi, mais ce fameux ANI dont les journaux parlent peu, il vient d’être voté en force pendant que les projecteurs étaient braqués sur des gens qui se battent contre la liberté et l’égalité, surtout celles des autres. Cet accord national interprofessionnel passé en douce, les copains, il va TOUS nous tuer : peu importeront alors nos différences. Vieux, jeunes, hétéros, homos, blancs, noirs ou que sais-je encore, on va tous y passer. Parce que les signataires de cette saloperie sont moins cons que nous, ils font fi de nos différences et nous considèrent comme ce que nous sommes dans notre ensemble : des exploités ou des exploitables.

Et on est là, comme des débiles, à pointer ce qui nous différencie les uns des autres, plutôt que de passer outre, de se rassembler sur ce qui nous unit et de leur foutre au cul ! Et ces autres débiles en bleu et rose, je peux vous assurer qu’ils ne vont pas piper à propos de l’ANI, parce qu’ils ne font pas partie des exploités. Ils ne sont pas avec nous, mais contre nous.

S’indigner des actions de ces culs-bénis sur les réseaux sociaux, c’est bien joli, mais il faudrait peut-être passer nous aussi à l’acte et songer à aller défendre nos droits et nos vies ailleurs que sur la toile. Divisés comme on est, et tout esprit de solidarité et de lutte ayant été exterminé avec le mouvement des retraites tué dans l’œuf, la seule façon de voir les gens descendre dans la rue pour se défendre est – et ça me fait mal au popotin de l’admettre – que les confédérations syndicales, les partis et autres organisations qui « pèsent dans la balance », lancent un appel digne de ce nom. Un appel à la grève, la vraie, la générale, pour bloquer le pays et l’économie. Les attaquer là où ça fait mal. Faut passer de la lutte à la guerre de classe ! Sinon, j’ai bien peur qu’on bascule à notre tour dans le cauchemar que vit la Grèce actuellement où jamais les suicides et les meurtres n’ont été aussi nombreux…

De mon côté, si cette solidarité de classe – employons les gros mots – ne se met pas en place rapidement, je ne sais pas si je tiendrai encore longtemps le coup avec ma petite gueule et mes longs bras maigres comme seules armes. Et je sais qu’on est nombreux dans ce cas.

Est-ce qu’on va tous se laisser crever ?…

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:55

Le PS voit rouge contre la CGT au Havre

Politique. Au Havre, la section du Parti socialiste a décidé de porter plainte contre l’union locale du syndicat, dénonçant une radicalisation des méthodes employées par certains militants.

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La permanence du PS au Havre, recouverte d’affiches de la CGT

« Oui aux débats, non aux agressions. » La section havraise du Parti socialiste a annoncé par communiqué, hier, son intention de porter plainte contre l’union locale CGT, « au vu de la gravité des faits et de la récurrence des actions de nuisance ». Si, depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes, la CGT havraise a prit en effet l’habitude d’interpeller à sa manière leurs relais locaux, les limites du tolérable ont été franchies le 11 avril dernier, selon le jeune secrétaire de la section PS havraise, Matthieu Brasse.

« Une menace de mort publique »

Ce jour-là, il accompagnait le membre du bureau national du Parti socialiste Gérard Filoche, invité par la CGT à une réunion publique en tant que contradicteur de l’ANI (l’Accord national interprofessionnel, dit de sécurisation de l’emploi). À la sortie, un militant syndical l’aurait interpellé « sur un ton haineux », écartant son pouce et son index devant ses yeux : « Tu vois ça ? C’est une balle de 9 millimètres ! C’est ce que je vais te mettre dans la tête ! »

« Une menace de mort publique, c’est un acte que l’on ne peut pas laisser passer », confie Matthieu Brasse. Mais le plus grave, à ses yeux, « c’est que certaines personnalités politiques et syndicales ne sont non seulement pas intervenues, mais ont ri en cautionnant de facto ce comportement ». Ainsi, la section havraise du Parti socialiste demande « vivement » aux responsables CGT de se désolidariser publiquement des propos ainsi rapportés par son secrétaire. « S’ils ont été réellement tenus, nous les condamnons fermement, c’est évident, et je passerai le message dans nos réunions ! », s’exclame Reynald Kubecki, l’un des deux secrétaires de l’union locale.

Mais la requête (et la plainte) du PS vaut également pour l’affichage sauvage qui a recouvert la façade de son local de section, samedi dernier, prenant toujours pour thème le refus de l’ANI et signé de la CGT. Ces murs abritent également la permanence parlementaire de Catherine Troallic, députée socialiste de la 8e circonscription ayant voté en faveur de l’ANI à l’Assemblée (cette dernière s’est associée à la plainte de son parti).

Si ce type de démonstration s’est déjà produit à plusieurs reprises par le passé, « c’était toujours dans le cadre de manifestations », note Matthieu Brasse. « Samedi dernier, c’était un acte purement gratuit. » ['Manquerait plus que ça soit payant ! - NdJL] Mais cette fois, la CGT assume totalement. « La loi sur l’ANI n’est toujours pas votée, nous avons toujours dit que nous la contesterons par tous les moyens, confirme Reynald Kubecki. Que le PS dénonce comme une radicalisation un simple collage d’affiches, c’est lamentable. Ils n’ont pas fini… »

« Pire que Sarkozy ! »

Dans un climat social explosif, cet épisode illustre à nouveau le fossé qui se creuse entre les socialistes et une partie de leur gauche radicale. L’annulation de dernière minute des vœux de Didier Marie au Havre, en début d’année, en fut un autre exemple mémorable : le président PS du conseil général avait préféré faire marche arrière face à un cortège de manifestants rangés sous les drapeaux de la CGT, qu’il jugeait hostiles. Depuis, l’élu a menacé d’annuler la subvention départementale annuelle versée au syndicat. ['Manquerait plus que ça soit payant ! - NdJL]

« Ce n’est pas une question de personnes, mais les militants sont exaspérés, justifie pour sa part Reynald Kubecki. Aujourd’hui, cette loi de sécurisation de l’emploi, c’est encore pire que la réforme des retraites de Sarkozy ! » Au siège du Parti communiste havrais, où les liens restent étroits avec la CGT, on ne commente pas la plainte du PS, tout en invitant à « ne pas faire dériver le débat, au moment du vote de l’ANI et du drame Petroplus ».

Leur presse (Thomas Dubois, Paris-Normandie.com, 17 avril 2013)

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 14:20

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 14:18
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 14:12

Égypte : 82 blessés dans des affrontements au Caire

Au moins 82 personnes ont été blessées vendredi 19 avril, lors d’affrontements au Caire entre opposants et partisans du président islamiste Mohamed Morsi. Ces affrontements ont éclaté quand des manifestants anti-Morsi se sont dirigés vers la Cour suprême, où des milliers de Frères musulmans s’étaient rassemblés, pour réclamer une réforme judiciaire. Ces manifestants ont brûlé un bus affrété par les Frères Musulmans.

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Des heurts violents se sont déroulés sur la place Abdel Moneim Riad, proche de l’emblématique place Tahrir. Des islamistes postés sur le pont du 6 octobre qui surplombe la place ont jeté des pierres sur les manifestants de l’opposition en contrebas, notamment des hommes portant des masques noirs appartenant au mouvement des “Black Bloc”, tandis que leurs opposants jetaient des cocktails molotov. Des manifestants au pied du pont ont également tiré des chevrotines sur des Frères musulmans.

Une heure après le début des affrontements, trois véhicules blindés de la police sont arrivés dans les rangs des Frères musulmans en direction de la place Abdel Moneim Riad puis de la place Tahrir, tirant des gaz lacrymogènes.

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La ville d’Alexandrie a également été le théâtre d’affrontements entre islamistes et manifestants de l’opposition. Des jets de pierres ont fait au moins une douzaine de blessés, selon des témoins.

Dans un communiqué, le premier ministre, Hicham Qandil, a averti que la “poursuite des manifestations accompagnées de violences nuit pleinement à la sécurité et à l’économie du pays et entrave les plans de réformes”. Le ministère de l’intérieur a appelé pour sa part “tous les courants politiques à aider les forces de l’ordre à accomplir leur mission de sécurisation des manifestants pour éviter que les affrontements ne se soldent par des victimes”.

Ce nouveau bras de fer entre Frères musulmans et opposition a lieu alors que le pays vit dans l’instabilité depuis la révolte populaire de début 2011 ayant provoqué la chute de M. Moubarak. L’Égypte est aussi confrontée à une baisse des revenus du tourisme et à un effondrement des investissements étrangers, qui contribuaient autrefois fortement à la croissance économique.

Publié par le savoir-faire français (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 20 avril 2013)

 

Curfew declared in Assiut after police station clashes

Security forces in Assiut imposed curfew late Thursday night for the area encompassing the four main roads leading to the Abanoub Police Station following attacks on the building by relatives of a suspect arrested on charges of arms possession.

The detainee’s uncle claimed the police did not find weapons when they searched his house, but arrested him and took him into custody anyway.

One of the suspect’s relatives, Mohamed Salah Attiya, was reportedly shot dead by police during Thursday’s confrontations. The state-run Al-Gomhurriya newspaper reported that the victim was killed when police shot into the crowd to disperse the protesters.

In an exchange of tear gas and Molotov cocktails between Central Security Forces and those attacking the police station, two police vehicles reportedly caught fire.

Officers went through the city streets in vehicles equipped with loudspeakers to announce the curfew and ask residents to stay at home.

An initial autopsy of Attiya’s body showed he ustained three shots that deeply penetrated his chest and abdomen.

Leur presse (Al-Masry Al-Youm via EgyptIndependent.com, 18 avril 2013)

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 14:12

Vandalisme : tags et fumier à la fédération du PS

« Notre Dame des Landes on récolte ce que l’on sème ! » « Vinci + PS = mafia ». Hier matin, sur les murs de la fédération du Parti Socialiste de la Haute-Garonne, rue Lancefoc à Toulouse, de grosses lettres noires. Et à terre, contre le portail de l’entrée, du fumier et des déchets verts. Une nouvelle fois, profitant de la nuit, des opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, près de Nantes, ont pris pour cible les locaux du PS, à Toulouse. Des tags et du fumier photographiés largement distribués pendant la nuit et dont la présence, avant un rapide nettoyage, a été constaté par les services de police.

Le PS a bien sûr porté plainte mais l’enquête risque de ne pas déboucher sur grand-chose comme celles qui ont porté ces derniers mois sur d’autres dégradations. Déjà sur les murs du parti de la majorité présidentielle régulièrement pris pour cible mais également sur les murs centenaires de l’Hôtel-Dieu. En décembre, les opposants avaient réussi à écrire à l’encre fluo et en lettres géantes un autre slogan contre le projet d’un aéroport qui se situe quand même à plus de 580 km de la place du Capitole.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDépêche.fr, 18 avril 2013)

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 14:10

Depuis plusieurs années, à la région de Skouries, à Halkidiki, au nord de la Grèce, des habitants s’opposent à la construction d’une mine d’or, qui va détruire une grande partie d’une foret ancestrale, avec des arbres de plus de 400 ans. Ces derniers mois, après que l’État ait vendu une grande partie du territoire à la compagnie Hellas Gold (5% grecque et 95% canadienne) en mars 2012, plusieurs manifestations, souvent violentes, ont eu lieu. Suit une petite chronique des événements les plus récents.

17 février 2013 : Attaque incendiaire sur le chantier des mines d’or. Une quarantaine de personnes, selon la police, ont mené une attaque incendiaire, brûlant tout équipement qui se trouvait sur le chantier des mines d’or.

Février 2013 : Les jours qui suivent, dans le cadre de « l’enquête », des policiers cagoulés kidnappent des habitants du village de Ierissos, un des villages qui résiste le plus massivement au projet, et les gardent pendant des heures au commissariat pour les interroger. Sans la présence d’avocats, et sous des menaces, les flics font des prélèvements d’ADN sans même qu’il y ait des accusations envers les détenus, qui sont censés être au commissariat pour une simple interrogation.

7 mars : 5 habitants du village de Ierissos sont arrêtés par la police. Officiellement il s’agit d’un appel à témoignage et non pas d’arrestations. 6 camions de CRS et 8 voitures de police essaient de rentrer dans le village pour faire des recherches dans les maisons des arrêtés, sans la présence d’un juge. Les habitants s’opposent et les flics chargent avec des gaz lacrymogènes, qu’ils jettent même dans l’école du village. Un enfant est blessé par une bombe lacrymogène, tirée directement sur lui, et trois s’évanouissent à cause des gaz. Les flics rentrent dans les maisons des arrêtés. Le soir, des affrontements éclatent entre les habitants et les forces d’occupations. Une heure après les flics, chassés, vont quitter le village.

9 mars : Plus de 20.000 personnes manifestent dans la ville de Thessaloniki contre les mines d’or et le terrorisme d’État contre les habitants en lutte.

10 avril 2013 : À 3 heures du matin, des flics armés et cagoulés kidnappent deux habitants de Ierissos, sous l’accusation de participation à l’attaque incendiaire. Sans aucune notification ni aucun appel pour se présenter à la police ou au juge, les flics ont forcé la porte de leur maison pendant qu’ils dormaient et les ont arrêtés devant leurs enfants et le reste de leur famille. Selon des témoins, un des flics a dit à la fille de 13 ans d’un des arrêtés « regarde le bien maintenant avec les menottes, parce que tu seras grande la prochaine fois que tu le reverras ». Quelques minutes plus tard, les habitants se rassemblent au centre du village et attaquent le commissariat de la police, qui était vide. Dans l’après midi, la police annonce que le commissariat sera abandonné et tout le personnel et les services vont déménager au commissariat d’un village voisin. Durant la journée les habitants construisent des barricades en bloquant l’entrée au village (les barricades sont toujours en place aujourd’hui et le passage ne s’effectue que dans des heures précises). Certains des habitants restent pour protéger les barricades, et le reste se dirige vers la ville de Thessaloniki, où sont amenés les détenus.

13 et 14 avril : Des manifestations de solidarité, déjà prévues avant les événements du 10, ont lieu dans plusieurs villes du pays.

14 avril : Les deux accusés de l’attaque du 17 février  sont mis en détention préventive, qui peut durer jusqu’à 18 mois avant que le procès ait lieu. Ils sont accusés, entre autres, de participation à une organisation criminelle, tentative d’homicide, détention d’explosifs et explosion. En total, il y a 20 personnes recherchées par la police. Les deux detenus sont les premières personnes accusées.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 11:49

Frantz Fanon

Encore un très bon texte ressorti par nos camarades de Libération Irlande. Il est tiré de l’œuvre majeure de Frantz Fanon Les damnés de la terre. Un des deux livres que tout militant des black panthers devait avoir lu… Les écrits de Fanon, théoricien majeur de la décolonisation, restent toujours d’actualité malheureusement.

A la formule “Tous les indigènes sont pareils », le colonisé répond : “Tous les colons sont pareils.” Le colonisé, quand on le torture, qu’on lui tue sa femme ou qu’on la viole, ne va se plaindre à personne. Le gouvernement qui opprime pourra bien nommer chaque jour des commissions d’enquête et d’information. Aux yeux du colonisé, ces commissions n’existent pas. Et, de fait, bientôt sept ans de crime en Algérie et pas un Français qui ait été traduit devant une cour de justice française pour le meurtre d’un Algérien. en Indochine, à Madagascar, aux colonies, l’indigène a toujours su qu’il n’y avait rien à attendre de l’autre bord. Le travail du colon est de rendre impossibles jusqu’aux rêves de liberté du colonisé. Le travail du colonisé est d’imaginer toutes les combinaisons éventuelles pour anéantir le colon. Sur le plan du raisonnement, le manichéisme du colon produit un manichéisme du colonisé. A la théorie de “l’indigène mal absolu” répond la théorie du “colon mal absolu”.

L’apparition du colon a signifié syncrétiquement mort de la société autochtone, léthargie culturelle, pétrification des individus. Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon. Telle est donc cette correspondance terme à terme des deux raisonnements. Mais il se trouve que pour le peuple colonisé cette violence, parce qu’elle constitue son seul travail, revêt des caractères positifs, formateurs. Cette praxis violente est totalisante, puisque chacun se fait maillon violent de la grande chaîne, du grand organisme violent surgi comme réaction à la violence première du colonialiste.

Les groupes se reconnaissent entre eux et la nation future est déjà indivise. La lutte armée mobilise le peuple, c’est-à-dire qu’elle le jette dans une seule direction, à sens unique. La mobilisation des masses, quand elle se réalise à l’occasion de la guerre de libération, introduit dans chaque conscience la notion de cause commune, de destin national, d’histoire collective. Aussi la deuxième phase, celle de la construction de la nation, se trouve-t-elle facilitée par l’existence de ce mortier travaillé dans le sang et la colère. On comprend mieux alors l’originalité du vocabulaire utilisé dans les pays sous-développés. Pendant la période coloniale, on conviait le peuple à lutter contre l’oppression.

Après la libération nationale, on le convie à lutter contre la misère, l’analphabétisme, le sous-développement. La lutte, affirme-t-on, continue. Le peuple vérifie que la vie est un combat interminable. La violence du colonisé, avons-nous dit, unifie le peuple. De par sa structure en effet, le colonialisme est séparatiste et régionaliste. Le colonialisme ne se contente pas de constater l’existence des tribus, il les renforce, les différencie. Le système colonial alimente les chefferies et réactive les vieilles confréries maraboutiques. La violence dans sa pratique est totalisante, nationale.

De ce fait, elle comporte dans son intimité la liquidation du régionalisme et du tribalisme. Aussi les partis nationalistes se montrent-ils particulièrement impitoyables avec les caïds et les chefs coutumiers. La liquidation des caïds et des chefs est un préalable à l’unification du peuple. Au niveau des individus, la violence désintoxique. Elle débarrasse le colonisé de son complexe d’infériorité, de ses attitudes contemplatives et désespérées. Elle le rend intrépide, le réhabilite à ses propres yeux. Même si la lutte armée a été symbolique et même s’il est démobilisé par une décolonisation rapide, le peuple a le temps de se convaincre que la libération a été l’affaire de tous et de chacun, que le leader n’a pas de mérite spécial. La violence hisse le peuple à la hauteur du leader. D’où cette espèce de réticence agressive à l’égard de la machine protocolaire que de jeunes gouvernements se dépêchent de mettre en place.

Quand elles ont participé, dans la violence, à la libération nationale, les masses ne permettent à personne de se présenter en “libérateur”. Elles se montrent jalouses du résultat de leur action et se gardent de remettre à un dieu vivant leur avenir, leur destin, le sort de la patrie. Totalement irresponsables hier, elles entendent aujourd’hui tout comprendre et décider de tout. Illuminée par la violence, la conscience du peuple se rebelle contre toute pacification. Les démagogues, les opportunistes, les magiciens ont désormais la tâche difficile. La praxis qui les a jetées dans un corps à corps désespéré confère aux masses un goût vorace du concret. L’entreprise de mystification, devient, à long terme, pratiquement impossible.

F. Fanon, Les damnés de la terre, Paris, Gallimard, 1991, p. 126.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 11:32

Vaucluse. Licencié de Veolia parce qu’il refusait de couper l’eau à ceux qu’il estimait défavorisés

Un employé de Veolia Eau à Avignon a été licencié début avril pour avoir refusé depuis 2006 de couper l’eau aux domiciles de personnes qu’il estimait défavorisées mais que la direction considérait comme de mauvais payeurs.

L’homme, âgé de 48 ans et employé depuis 20 ans à Veolia eau, a reçu une lettre de licenciement datée du 4 avril 2013, motivée par son « refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite au non-paiement de facture ».

Depuis 2006, l’employé refusait de procéder aux coupures du compteur d’eau de familles qui ne s’acquittaient plus de leurs factures et qu’il jugeait défavorisées.

« Psychologiquement, il se refusait à couper l’eau, il préférait négocier avec les familles, récupérait des chèques et leur conseillait de voir avec Veolia » pour épurer leurs dettes, selon le secrétaire général de la CGT du Vaucluse, Thierry Lapoirie.

Selon le responsable syndical, environ un millier de familles auraient été concernées par ces coupures non effectuées entre 2006 et 2013.

Ces « coupures concernent des personnes mauvais payeurs », et non des foyers en difficultés, a précisé le responsable Véolia pour le secteur Gard-Lozère-Alpes-Provence, Bruno Challoin.

« Les personnes défavorisées relèvent des services sociaux (qui) prennent en charge tout ou partie » des factures impayées comme le prévoit la loi, a-t-il ajouté.

Depuis 2006, le salarié récalcitrant avait fait l’objet de plusieurs rappels de consigne, et des entretiens de conciliation avec la direction avaient été organisés.

« Sur sa fiche de poste, il y a cette mission (de coupure de branchements) et nous sommes une société avec des règles, on ne choisit pas les tâches qu’on a envie d’effectuer », a indiqué M. Challoin.

Ses refus de couper l’approvisionnement en eau nuisaient à l’organisation du travail, selon Veolia, et d’autres agents devaient procéder aux coupures non effectuées.

Le salarié licencié a décidé d’engager une procédure devant le conseil des prud’hommes.

Leur presse (Agence Faut Payer via LeProgres.fr, 18 avril 2013)

 

(…) En 2012, un employé ERDF avait été traduit en conseil de discipline pour avoir refusé de couper le courant à une famille en grande précarité. Plusieurs milliers de ses collègues avaient signé une pétition de soutien.

Leur presse (FranceInfo.fr, 18 avril 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES

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