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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 14:08

Après plus de quatre mois d’occupation militaire du carrefour de la Saulce, le départ des gendarmes mobiles dans la nuit du vendredi 12 avril laissait espérer la fin de ce checkpoint permanent en centre-ZAD. Pendant le week-end, des individu-es ont mis en place des chicanes pour empêcher le retour prévisible des gendarmes. Le lundi matin, les forces répressives ont attaquées le carrefour, blessant une quinzaine de personnes à coups de grenades offensives et de flashballs. Le jour même, une dizaine de rassemblements de solidarité ont eu lieu partout en France [« Suite aux violents affrontements de lundi entre les forces de l'ordre et opposants à l'aéroport de NDDL, une dizaine de personnes se sont réunis à 18h devant la préfecture à Lons. 4 policiers et 1 RG étaient également là (…) » - Mailing du collectif Jura Nddl "Sauvons l'avenir, sauvons nos terres", NdJL]. Le président de l’Acipa, Julien Durand, a choisi de se dissocier totalement de cette action en publiant un communiqué accusateur [« L'ACIPA et l'ADECA regrettent que des tranchées aient été creusées sur la seule route encore utilisable normalement, offrant un prétexte à l'affrontement et entraînant l'escalade de la violence de part et d'autre. » (communiqué du 15 avril 2013)] et à travers des déclarations dans la presse [L'ACIPA condamne ces « comportements violents et inutiles qui vont entraver l’amorce de dialogue qui se dessinait avec les pouvoirs publics » (Libération, 15 avril 2013)]. Celui qui a fait son beurre médiatique et politique à l’automne 2012 sur l’expulsion des squatteurs et toutes les résistances qui s’en sont suivies, prévoit désormais l’abandon du projet et cherche à négocier avec l’État. Pour rendre ce rôle légitime et préparer un soi-disant retour à la normale, il doit taper plus fort que la préfecture. Il reprend les arguments policiers à son compte en niant l’occupation militaire qui rend impossible la vie des habitant-es de la ZAD et en présentant quelques chicanes comme une entrave à la libre circulation des capitaux agricoles.

Il faut en finir avec ce mythe des opposant-es historiques et du respect qui leur serait dû. Pendant plus de trente ans, ils et elles n’ont connu-es qu’échec sur échec. Nous ne reconnaissons aucun droit d’aînesse sur la ZAD. Depuis l’arrivée des squatteuses et des squatteurs, la lutte a changé de nature : il ne s’agit plus de s’opposer uniquement à la construction d’un aéroport pour préserver quelques hectares de terres agricoles polluées par les pesticides et les engrais chimiques, mais de se réapproprier collectivement les terres, les maisons, et tenter de libérer ce territoire de l’emprise étatique et de la propriété privée.

L’Acipa et les autres bureaucrates souhaitent organiser une chaîne humaine pour « enterrer le projet ». Mais ce qu’ils souhaitent vraiment enterrer, ce n’est pas le projet mais tout ce qui a pu émerger dans la lutte et qui s’éloigne de leur vision normalisée de la vie. La chaîne humaine, nous l’avons déjà faite spontanément le 17 novembre et elle a permis la construction de la Chat-teigne. Les récupérateurs déploient, quant à eux, toute une usine à gaz pour organiser leur grand projet inutile et imposé de Chaîne Humaine Citoyenne (CHC). À la manière d’une grande entreprise centralisatrice et rentable, elle donne des directives, liste les slogans autorisés [D'autant plus qu'ils sont imbéciles et enfermés dans une rationalité économique pro-capitaliste (par exemple : « Fragilisation de l'usine Airbus Bouguenais »)], planifie la fabrication de panneaux à partir d’un site pilote et contrôle leur diffusion en instaurant une procédure bureaucratique : toute implantation doit avoir l’aval du Comité central.

Dans leur délire spectaculaire, ils ont décidés de louer avec l’argent des dons, un hélicoptère pour les journalistes après avoir même projeté d’utiliser des drones pour produire des images de leur rassemblement. Pour une fois que l’hélicoptère de la gendarmerie ne survolera sans doute pas la ZAD, on aura le droit à celui des bureaucrates. Lorsque des individu-es se sont publiquement opposé-es à l’hélicoptère, il leur a été répondu, dans une langue de bois politicarde que le projet était déjà trop avancé et qu’il était trop tard pour revenir dessus.

Contre les bureaucrates, la pacification et la récupération,
Déchaînons-nous !

Contre la CHC, 17 avril 2013

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 11:55

Togo – Lomé le 15 avril 2013 – Au quatrième jour de la grève des travailleurs relayée par les élèves, on annonce deux morts et d’importantes casses à Dapaong.

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La victime de 12 ans

La grève entamée par la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) pour revendiquer de meilleures rémunérations et relayée par les élèves vient d’enregistrer au moins deux martyrs. Il s’agit d’une jeune fille de 14 ans et de Signadaré Anselme, âgé de seulement 12 ans. Le jeune collégien qui aurait reçu une déflagration d’une grenade serait ensuite ensanglanté par un caillou qu’il a reçut en plein visage de la part d’un élément des forces de sécurité.

En effet, suite à la mesure gouvernementale de fermeture des établissements scolaires, intervenue tardivement dans la soirée du dimanche 14 avril, les élèves ont envahi les rues à Lomé comme dans certaines villes de l’intérieur pour réclamer les cours. Selon le Gouvernement, la décision de fermer les écoles visaient à s’assurer du retour au calme avant la reprise des cours dans les établissements publics comme privés.

Pour protester contre la position des enseignants en grève de considérer comme effectués, les cours pendant les jours du mouvement social, les élèves ont démarré des manifestations. Ils ont durant les trois premiers jours fortement perturbé la circulation notamment à Lomé et Dapaong dans la région septentrionale. Le décès du jeune collégien a fait dégénérer la situation. Le poste de police a été incendié de même que la voiture du maire de la ville.

Des militaires du camp Niprouma ont été déployés en renfort aux forces de sécurité qui ont été vite débordées. Selon des informations recueillies par kaoci.com, les militaires ont fait usage de balle en caoutchouc, mais les manifestants ont réussi à incendier un camion des transports de troupes, utilisé par les militaires. Les échauffourées ont pris fin aux environs de 16 heures, mais la tension était toujours perceptible dans la ville, où des militants du parti de Faure Gnassingbé ont été agressés.

Ce lundi, du fait de manœuvres déployées depuis quatre jours par des tenants du pouvoir pour empêcher la tenue d’une assemblée générale de la STT, la tension est montée d’un cran. Finalement les travailleurs ont décidé d’un sursoir à la grève durant 48 heures. Pour l’instant, le gouvernement qui refuse d’engager des discussions avec les responsables de la STT, a décidé de fermer les écoles. Une mesure qui a contribué à jeter le l’huile sur le feu.

Des milliers d’écoliers en pris d’assaut les rues à Lomé. Ils sont allés vers les ministères en charge des secteurs de l’éducation, sans pourvoir rencontrer les ministres. Pendant ce temps, c’est la désolation dans les centres de santé. Le corps médical a radicalisé le mouvement. À peine le service minimum est assuré. Plusieurs voix s’élèvent pour demander au gouvernement d’entamer des négociations avec la STT.

Leur presse (Koaci.com, 15 avril 2013)

 

Togo : toutes les écoles fermées après la mort d’un élève lors d’une manifestation

LOME, 15 avr 2013 – Un élève de 12 ans a été tué par balle lundi dans le nord du Togo par un gendarme lors d’une manifestation qui a dégénéré, alors qu’un vaste mouvement de contestation a poussé le gouvernement togolais à décider dans la soirée de la fermeture “temporaire” de tous les établissements scolaires du pays.

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Lomé, 10 avril

“Un élève de la classe de 6e a été tué par balle lors des tirs de sommation d’un gendarme au moment où des élèves saccageaient la mairie et le commissariat” de Dapaong (nord), suite à une manifestation en soutien à une grève des enseignants du service public, a indiqué le ministre togolais de la Sécurité, le colonel Damehane Yark, précisant que la victime était âgée de 12 ans.

Selon M. Yark, “dans une autre localité du Nord, le ministre de l’Eau Bissoune Nabagou a été agressé et blessé au front par des élèves” au cours d’une autre manifestation qui a dégénéré.

Par ailleurs, “un élément des forces de défense a été grièvement blessé à tête et évacué d’urgence à Lomé”, lors d’une autre manifestation, selon le gouvernement.

La mobilisation des élèves togolais, qui ont aussi défilé par milliers dans les rues de Lomé jeudi et vendredi, fait suite à une grève de trois jours des fonctionnaires de l’Éducation et de la Santé, la semaine dernière, pour exiger notamment une hausse de 100% des salaires.

Selon le gouvernement, la fermeture des établissements scolaires a été en raison des “manifestations de rues des élèves des écoles primaires et secondaires dans plusieurs localités du pays.”

“Ces mouvements accompagnés dans certaines villes de violences, d’actes de vandalisme et parfois des heurts avec des forces de sécurité ont occasionné de graves conséquences notamment un mort, des blessés dans les rangs des forces de sécurité et parmi les manifestants, ainsi que des destructions de biens publics et privés”, indique le communiqué du gouvernement.

La fédération Synergie des travailleurs du Togo (STT), qui regroupe tous les syndicats du secteur public, regroupé, a décidé lundi de cesser la grève mardi et mercredi, afin de négocier une sortie de crise avec le gouvernement, mais elle menace d’en lancer une autre si les autorités ne réagissent pas.

De nombreuses manifestations de l’opposition togolaise, réunie au sein du collectif “Sauvons Le Togo”, ont été organisées ces derniers mois, dont certaines ont été dispersées au gaz lacrymogène, dans les rues de la capitale togolaise. Les manifestants réclament notamment des réformes électorales et le départ du président.

La crise économique et le déclin de la production de coton, ainsi que la stagnation de l’industrie du phosphate ont accru la grogne populaire dans ce pays ouest-africain de six millions d’habitants.

Le Togo a été dirigé d’une main de fer par le général Gnassingbé Eyadéma de 1967 à sa mort en 2005. Porté au pouvoir par l’armée, son fils Faure Gnassingbé lui a succédé en 2005. Il a remporté en 2005 puis 2010 l’élection présidentielle dont les résultats ont été contestés par l’opposition.

Leur presse (Agence Faut Payer, 16 avril 2013)

 

La CSTT soutient désormais la STT

Les revendications sociales des travailleurs viennent de prendre une autre tournure avec la désolidarisation de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT) des autres centrales syndicales qui discutent avec le gouvernement.

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Lomé, 12 avril

L’annonce a été faite vendredi en assemblée par les responsables de cette centrale qui reproche à la coordination des six (6) centrales syndicales d’« empêcher l’élan et l’évolution normale de la lutte des centrales syndicales ».

Selon Sébastien Têvi Ayikoué, secrétaire général de la CSTT, « il y a un problème de direction des centrales syndicales. Nous sommes mal à l’aise de voir ceux qui n’ont pas notre niveau nous diriger et nous imposer leur volonté. On ne peut pas aller ensemble. Nous ne poursuivons pas les mêmes objectifs. Nous n’allons jamais fuir nos responsabilités ».

Mieux encore, la CSTT soutient désormais la lutte engagée par La Synergie des Travailleurs du Togo (STT) qui donne depuis quelques semaines du fil à retordre au gouvernement.

Pour « mieux » accompagner la lutte, la CSTT compte lancer son propre mot d’ordre de grève pour faire définitivement bouger les lignes.

Les responsables de cette syndicale qui se dit « la plus représentative de toutes les centrales », font désormais de la participation des responsables de la STT aux négociations, car soutiennent-ils, ce mouvement a suffisamment démontré qu’il est « incontournable » dans la résolution de cette crise.

Tout en souhaitant être un « interlocuteur privilégié » dans les discussions, la CSTT recommande aux travailleurs de tous les secteurs, public ou privé de ne plus considérer la coordination des 6 centrales comme leur représentant dans les discussions prochaines.

« La CSTT demande aux Institutions nationales de la République, au Patronat, aux Organisations nationales de défense des droits de l’homme, aux associations, aux organisations internationales, au BIT et autres partenaires de s’adresser directement à elle à partir de cet instant, lorsqu’il s’agit des problèmes du monde du travail auxquels ils voudront bien l’associer ».

Leur presse (Focus Infos via Togosite.com, 15 avril 2013)

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 11:49

 

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TÉLÉCHARGER LE BULLETIN

CNT-FTE

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:46

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:37

Dans la presse vous entendrez beaucoup parler des trois gendarmes blessés mais, peu des personnes subissants les violences physiques et psychologiques de cette opération militaire.

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En tant qu’équipe medic on voulait transmettre ce que l’on a vu aujourd’hui. Alors qu’hier on celebrait la libération du carrefour de la Saulce deux jours plus tôt par un pique-nique festif sans autres blessures que des coups de soleil, ce matin les gendarmes sont revenus en nombre reprendre le carrefour, réinstaurer leur occupation militaire. Dans ce cadre-là, on a vu de nombreux tirs tendus de flashball et grenades assourdissantes a courte distance, qui ont infligé de nombreuses blessures dont certaines pris en charge par l’équipe médic :

• impacts par flashball :

→ œdèmes et hématomes :
- trois personnes dans les jambes
- une personne dans le bras
- une personne dans les épaules
- trois personnes dans le thorax
- une personne dans le dos

→ un impact dans la tête entrainant une plaie ouverte du crâne nécessitant cinq points de suture

→ un impact dans le visage provocant un arrachement important de l’arcade et un enfoncement des sinus accompagné par une hémoragie importante nécéssitant une prise en charge par les pompiers

• impacts par des grenades assourdissantes :

→ plaies, brulures et corps étrangers faits par les éclats de grenade :
- trois personnes dans les jambes
- une personne dans une fesse

→ blaste :
- multiples personnes choquées (désorientations, acouphènes)
- une personne plus gravement atteinte malgré la présence d’une palette la protégant des impacts des éclats

• des nombreuses intoxicationes liées à l’emploi massif de gaz lacrymogène et poivré

Les pompiers ayant evacué la personne ont eté bloqué par les gendarmes qui leur ont refusé l’accès et ne les ont laissé passer qu’après l’insistance d’occupants présents. Ils ont de nouveau empêché leur départ afin de contrôler la personne blessée, retardant en tout plus de vingt minutes la pris en charge des secours.

Une occupation militaire ne s’installe jamais sans violence. Cette liste non-exhaustive ne voudrait pas oublier toute la violence psychologique d’un tel déployement policier ainsi que celles subies au quotidien dues à leur présence permanente et leurs agissements.

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Zone à défendre, 15 avril 2013

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 11:08

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Le socialiste Paul Lafargue et l’écrivain Robert Louis Stevenson dénoncent la civilisation industrielle fondée sur le travail.


L’opposition à l’Accord national interprofessionnel (ANI), une nouvelle réforme du contrat de travail, révèle les limites du mouvement social. Les syndicats et les partis défendent tous une société du plein emploi dans laquelle le travail devient quasiment sacralisé. Le Front de gauche incarne cette aspiration au petit bonheur conforme avec son logement pavillonaire, son amour routinier et son indispensable CDI.

Mais une partie du mouvement ouvrier révolutionnaire n’a pas toujours défendu cette conception du bonheur étriqué et ennuyeux. Le droit au travail semble moins important que le droit à la paresse. Les éditions allia s'attachent à publier des textes percutants qui dressent l'apologie de l'oisiveté.

                      


                             Paul Lafargue et Robert Louis Stevenson - Coffret De la paresse - 2 volumes : Une Apologie des oisifs suivi de Causerie et causeurs ; Le Droit à la paresse.

 

Paul Lafargue et le Droit à la paresse

« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste », ouvre un texte de 1881 : Le Droit à la paresse écrit par le socialiste Paul Lafargue. « Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture », poursuit le texte. Même la classe ouvrière subit cette religion du travail. Pourtant les prolétaires doivent s’émanciper pour libérer l’humanité du salariat et du capitalisme. Surtout cette classe sociale subit fortement les conséquences du travail. « Toutes les misères individuelles et sociales sont nées de sa passion pour le travail », résume Paul Lafargue. 

Le travail doit éradiquer les sentiments de fierté et d’indépendance des ouvriers. Le docteur Villermé décrit les problèmes de l’Alsace manufacturière. Il observe la destruction par le travail. Cette activité particulièrement dure et pénible ne permet même pas de se loger et de vivre confortablement. « Introduisez le travail de fabrique, et adieu joie, santé, liberté ; adieu tout ce qui fait la vie belle et digne d’être vécue », souligne Paul Lafargue. Son analyse économique précède celle de l’économiste John Maynard Keynes. Paul Lafargue observe que le travail débouche vers une surproduction. Les produits fabriqués en grande quantité ont peu de débouchés, en raison d'une faible consommation. Ce qui alimente une crise économique. 
Les ouvriers doivent s’extraire de la morale chrétienne. Contre les Droits de l’Homme, qui ne se préoccupent pas des conditions sociales d’existence, les ouvriers doivent proclamer un Droit à la paresse. Selon Paul Lafargue le travail doit se limiter à trois heures par jours pour devenir « un condiment de plaisir de la paresse, un exercice bienfaisant à l’organisme humain, une passion utile à l’organisme social ». 

Les machines ne permettent pas à l’ouvrier de se reposer, mais l’obligent au contraire à devenir plus actif et productif. Les prolétaires doivent accepter le travail et l’abstinence pour assurer à la bourgeoisie son mode de vie confortable. Le travail permet l'exploitation du prolétariat au profit du capitalisme. Mais il s'agit également d'une forme d'aliénation qui permet d'accepter les normes, les contraintes et la routine de la vie quotidienne.


                           

Robert Louis Stevenson et le plaisir de l’oisiveté

L’écrivain Robert Louis Stevenson propose Une apologie des oisifs. Il s’inscrit dans le sillage d’une critique radicale du travail et de l’exploitation capitaliste. Son article est publié pour la première fois dans le Conrhill Magazine en 1877. Il écrit dans le contexte du développement industriel de l’Angleterre, avec son travail en usine et sa misère sociale. Mais sa critique radicale du travail semble toujours pertinente et actuelle.

« Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail », résume Robert Louis Stevenson. Il dénonce une société de spécialistes dans laquelle chacun reste cantonné à sa petite activité séparée. Le refus du travail provoque une marginalisation de ceux qui refusent de se soumettre aux règles.

Le romancier développe une critique de l’école. La soumission à la discipline scolaire laisse alors peu de temps pour penser. « Si vous vous repenchez sur votre propre instruction, je suis sûr que ce que vous regrettez, ce ne sont pas les heures passées à faire l’école buissonnière, car elles auront été exaltantes, instructives et bien remplies remplies. Vous préféreriez effacer le souvenir des heures monotones perdues à somnoler en classe », ironise Stevenson. L’école de la rue et de la vie permet davantage une découverte sensualiste du monde, contre la science officielle, glaciale et ennuyeuse. « Mais c’est autour de vous, et au prix d’un simple regard, que vous apprendrez la chaleur palpitante de la vie », précise le romancier. L’école permet surtout d’apprendre la discipline, tandis que l’oisiveté permet de développer l’imagination et la créativité. L’art de vivre demeure le domaine d’étude le plus passionnant et indispenble.


Pour Stevenson, « la faculté d’être oisif est la marque d’un large appétit et d’une conscience aiguë de sa propre identité ». Au contraire le travail consiste à s’enfermer dans la routine et l’ennui. Ceux qui travaillent se révèlent souvent passifs et creux. « Ils ne sont curieux de rien ; ils ne se laissent jamais frapper par ce que le hasard met sur leur chemin ; ils ne prennent aucun plaisir à exercer leurs facultés gratuitement », souligne l’écrivain. Ils développent alors un rapport détaché, voire comateux, à leur propre existence. Dans leur petite vie étriquée, ils ne pensent qu’aux affaires et au respect du professionalisme.

Au contraire, l’oisiveté permet de s’ouvrir à la rencontre, à l’imprévu, à l’aventure. « Et voilà soudain qu’ils se retrouvent à quarante ans, apathiques, incapables d’imaginer la moindre façon de s’amuser », raille Stevenson. Ils subissent une existence terne et monotone, sans plaisir ni passion. « Ce n’est pas vraiment ce que j’appelle réussir sa vie », résume l’écrivain. La logique de la contrainte et du sacrifice prime sur la recherche du plaisir et du bonheur. « Par conséquent, si l’on ne peut être heureux qu’en étant oisif, restons oisifs », résume Robert Louis Stevenson.


La critique du travail remet en cause le capitalisme et l’exploitation, mais aussi tous les autres domaines de la vie. L’existence ne doit pas se réduire à une routine monotone. Au contraire, il semble plus épanouissant de privilégier l’oisiveté dans le plaisir et la jouissance. 

 

Sources:

Paul Lafargue, Le Droit à la paresse, Allia, 2012

Robert Louis Stevenson, Une apologie des oisifs suivi de Causerie et causeurs (Traduit de l’anglais par Laili Dor et Melisandre Fitzsimons), Allia, 2012

 

Articles liés:

Ecole, discipline et répression des désirs

Insurrection des désirs dans l'Italie des années 1970

Fissurer l'emprise du capital sur la vie


Pour aller plus loin: 

Brochures "Critiques du travail" sur le site Infokiosques.net

"Résistance au travail / Refus du travail" sur le site mondialisme.org

Revue en ligne Variations n°17, "Critique du travail", Automne 2012

tiré de l'excellent blog: http://zones-subversives.over-blog.com

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 11:07

Récit de la journée Sème ta zad !

Les champs sont encore bien humides pour une grande action agricole, mais cela fait fait quelques jours que ça fourmille un peu plus encore partout sur la zone : préparation des chantiers, des scènes, des gâteaux, dégagement de certains chemins, signalisation… Puisque la commission du dialogue conseille de poursuivre le projet d’aéroport, mais que le gouvernement risque de ne pas oser se lancer dans de nouvelles expulsions avant d’avoir révisé quelque peu la copie, notre réponse immédiate sera d’asseoir l’occupation à long terme de la zone par de nouveaux projets agricoles.

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En préambule à la journée “sème ta zad”, bonne surprise hier soir puisque vers 22h, la préfecture a décidé de retirer ses troupes du carrefour de la Saulce, point central au cœur de la zone menacée par l’aéroport. Cela fait 141 jours que l’on vit avec une occupation policière permanente : harcèlements, ralentissements et perturbations de nos allées et venues avec le choix de contourner à pied par les champs ou de se faire contrôler, fouiller et humilier. On peut donc dire que leur départ de la Saulce est un sacré soulagement. Immédiatement, le joyeux message passe, par la radio, par les chemins, d’une maison à l’autre… Tant et si bien qu’assez vite une fête s’improvise sur la route, avec quelques chicanes et brasero. La fête est quelque peu perturbée par la présence de deux camions de gendarmerie restés en retrait dans un chemin attenant, qui appellent leurs collègues en renfort et finissent par balancer quelques lacrymos et grenades assourdissantes au Carrefour. Ce samedi matin alors que les cortèges se préparent à partir, plus de traces de gendarmes. Comme pour le 17 novembre on dirait qu’ils ont choisi de faire profil bas ou de faire comme si il n’y avait pas une occupation militaire quand les caméras débarquent. Il s’agit maintenant d’être attentif-ve-s à ce qu’ils ne reviennent pas dès lundi et à ce qu’ils nous lâchent définitivement les basques.

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Au départ de la manifestation “sème ta zad”, la surprise est moins agréable puisqu’il pleut généreusement. Le printemps a décidé paresseusement d’attendre un jour de plus pour s’installer. Malgré ce léger désagrément, pas mal de monde arrive petit à petit fourche, pioche, pelle en main… À l’est, à la sortie de la Paquelais, des tracteurs s’installent avec des bennes de fumier ou des outils, plants et matériaux déposés par les manifestants. Radio Klaxon commence à rediffuser en direct sur les enceintes des sons de la manifestation, de la disco ou de vieux chants révolutionnaires… Une batukada de bidons, de bric et de broc s’installe en tête, derrière une banderole “sème ta zad – cultiver, occuper, résister”, une tête de “tanouki” masqué et entonne une chanson de geste hypnotisante sur les hauts faits des mois passés. Le cortège s’enfile sur la d281. Pour ceux qui ne sont pas passés depuis quelques mois ou qui découvrent, c’est un moment un peu surréaliste. Cette route qui en octobre était quoitidiennemement asphyxiée par un millier de policiers est devenue le cauchemar de tout aménageur du territoire. On y découvre une architecture défensive et sauvage : barricades et chicanes, tour de guets et barraques posées au milieu du bitume, pneux, palettes et panneaux de circulation détournés de leur usage règlementaire. La DDE en mode zad oblige tout un chacun à zigzaguer et ralentir un brin mais ça passe. Tout au long du parcours, des panneaux et chemins protégés indiquent l’accès à diverses cabanes. Quelques grandes plaques de bois commémoratives rappellent la bataille du Sabot, ferme maraîchère occupée dans une manifestation similaire en 2011 et détruite en octobre. Quelques dizaines de minutes plus tard, la manifestation arrivent sur les ruines des Planchettes, ancien lieu d’acceuil et d’organisation collective. La pluie est toujours là mais on doit être maintenant un bon millier.

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Sur le cortège ouest, le départ a pris un peu plus de temps. 5 voitures de gendarmerie attendaient les premiers arrivés aux Ardillères. Ils se mettent à fuir à l’arrivée d’un bouc, essaient de se remettre un peu plus loin sur le carrefour mais en sont empêchés. Aujourd’hui, c’est nous qui leur bloquons la route et les obligeons à contourner. Qui aurait pu résister de toute façon à une troupe emmenée par des banderoles annonçant “jacquerie !”, “nul terre sans guerre” ou encore “Vinci dégage, la terre on la partage”, ainsi que par les chants tonitruants des Aveyronnais venus construire une cabane sur les terres de Saint-Jean-du-Tertre. À l’arrivée au hameau du Liminbout, un panneau “village en résistance”, une grosse pause collective à la buvette pour franchir la dernière ligne droite et se retrouver un millier à la Ferme de Bellevue, occupée en février par le collectif “Copain” — regroupement d’organisations agricoles en lutte contre l’aéroport.

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Les deux manifestations se terminent par des prises de parole de l’assemblée paysanne qui a initié “sème ta zad” et de COPAIN. Une déclaration de solidarité avec la lutte à Notre-Dame-des-Landes envoyée par la coordination des mouvements paysans indiens est lue, d’autres invitent à venir occuper des terres agricoles menacées par un projet routier le 27 avril à Avignon. Nul besoin de rappeler trop longtemps que, plus qu’une manifestation de masse, l’objectif de cette journée est cette fois de permettre un moment d’action collective et de chantier participatif : des petits groupes s’éparpillent rapidement une carte à la main sur les différents nouveaux projets agricoles en gestation sur la zone. Des bétaillères font la navette jusqu’à Saint-Jean-du-Tertre au rythme d’une bourrée, d’autres partent explorer à pied. Malgré la pluie qui continue l’ambiance est au partage et aux sourires. Certains chantiers ont dû être reportés mais ça bosse dans tous les sens : cassage de bois et isolation de la Vache rit, montage de buttes, plantation de fraisiers et patates aux Cent noms, couverture et montage de serre au potager rouge et noir ou à la Wardine, drainage et préparation des sols pour acceuillir des petits fruits et légumes à la Bellich’ ou au Sabot, réhabilitation d’une baraque abandonnée à Saint-Jean-du-Tertre en attendant qu’il fasse un peu plus sec pour démarrer les cultures de blé ou les plantations de vigne, phyto-épuration aux Cent noms ou au Gourbi, cuisson de pain à Bellevue, nettoyage de chemins et fossés et création de chemins pour ne pas abîmer les champs et éviter la police. Dès que la fatigue, la faim ou l’humidité se font trop sentir, un tas de cantines et buvettes dispersées sur la zone proposent de grandes assiettes de légumes, des crêpes et autres dégustation de vins et fromages…  Et puis il est toujours possible de se poser pour des discussions sur les semences, des ateliers sur les plantes médicinales, des états des lieux de la lutte ou pour regarder des photos sur les expulsions au dôme “bowl y wood”. Pour beaucoup c’est aussi un moment pour re-découvrir la zone, les barricades et sigmates des batailles, la beauté du bocage et tous les nouveaux habitats construits ces derniers mois. Certain-e-s rêvent déjà d’organiser une journée mensuelle “Sème ta zad” avec des chantiers ouverts réguliers. En attendant il est possible de revenir demain et les jours prochains, en plein soleil pour continuer les chantiers initiés aujourd’hui. Il est déjà tard et temps d’aller danser au Fest noz ou sur quelques bon vinyls. La journée d’aujourd’hui l’a encore prouvée, dans quelques mois ou quelques années, si ils tentent de nouveau de faire passer l’aéroport en force, nous serons encore plus nombreux et déterminés.

Sorry, récit tardif et vite fait — Plus d’images demain.

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LIRE LE REPORTAGE Sème ta ZAD : les hirondelles sont de retour ! (PresquîleGazette.net)

Des participant-e-s à “Sème ta zad !”
Zone à défendre, 14 avril 2013

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 11:06

Le carrefour de Fosses noires / chemin de suez est reprise par les flics

… tout est dans le titre…

Après des affrontements pendant 2 heures et des pluie des grenades assourdissantes et lacrymo.
Tôt ce matin sur les chicanes sud direction Vigneux, ils ont été harcelé par les ami-e-s qui ont été rechargé après.
Cette “jeu” duré quelques moments, pour finir en situation habituelle : les flics sont sur le carrefour !

On Rappel l’appel d’hier : Soit ils nous virent, soit ils se cassent ! (et s’ils nous virent, on revient !)

On vous donne des nouvelles pendant la journée !

RENDEZ-VOUS EST DONNÉ À 16H DEVANT LA PRÉFECTURE DE NANTES

Zone à défendre, 15 avril 2013 – 9h06

 

Soit ils nous virent, soit ils se cassent ! (et s’ils nous virent, on revient !)

La veille de la manifestation “Sème Ta ZAD”, le carrefour de Fosses Noires / Chemin de Suez, est liberé de la présence des gendarmes mobiles…

Pendant 2 jours, ce carrefour, nombril de la zad, est spontanément redevenu ce qu’il était : un endroit de passage, où l’on se croise, s’echangent des nouvelles, un point de rencontre. Ces jours-ci, la ZAD fut parcouru par des centaines de personnes outils en main.

Le dimanche, nous avons fêté la fin de l’occupation militaire. Rêve éphémère ou réalité des jours à venir ?

Depuis plus de 141 jours nous sommes, habitant-e-s du centre ZAD, pris au piège par les deux barrages de flics. Notre quotidien, c’est du bleu. Pas un matin, midi au soir sans être confronté.e.s à leur présence. Sans être contrôlé.e.s, fouillé.e.s, humilié.e.s. Nous n’avons pas le choix de les éviter. Nos enfants vont à l’école, nous avons pour certain-e-s des activités professionnelles. Fini les balades à vélo, fini les marches tranquilles, les rencontres avec les voisin.e.s et les ami-e-s qui n’osent plus venir. L’endroit où nous et nos enfants vivons, est devenu une zone d’enfermement, dans le silence, depuis le weekend du 15 décembre 2012.

Doit-on continuer à subir sans réagir alors qu’il n’y a aucune légitimité et utilité à leur présence ? Nous ne le pensons pas ! Alors il faut relever la tête, s’unir et refuser cette mascarade !

Le prétexte officiel de bloquer le carrefour n’a jamais empêché d’apporter des denrées sur la ZAD, du gaz, des matériaux inflammables ou de construction. Le réel objectif est plutôt de donner l’illusion qu’ils contrôlent la zone, de faire pourrir la situation tout en tentant de contenir la lutte aux frontières de la ZAD, d’établir une pression psychologique et de créer une répression constante qui provoque un climat de tension permanente. Enfin, lors d’un contrôle, quand on craque et qu’on exprime notre ras le bol, la réponse des flics est systématique : “vous n’avez qu’à partir”. Ce qui représente une autre forme d’expulsion, plus insidieuse, à l’heure où la commission du dialogue avait demandé la fin des interventions pendant la durée de son mandat…

Leur petite comédie de “commission du dialogue” a pris fin, maintenant la conclusion doit être claire : soit ils nous virent, soit ils se cassent !

Il est évident que nous ne nous laisserons plus occupé.e.s de la sorte : s’ils reviennent chez nous, nous irons chez eux !

Il y a quelques mois, un appel à occuper les lieux de pouvoir avait été lancé en cas d’attaque sur la ZAD. Or, la ZAD est habitée sur toute sa surface et on n’habite pas un endroit sans ses routes, ses champs et les liens qu’ils génèrent. Nous considérons donc que la réoccupation militaire du carrefour serait une attaque directe de notre lieu de vie. Nous appelons en conséquence à des actions décentralisées, que ce soit par des occupations de lieux de pouvoirs et de carrefours de circulation stratégiques, ou par toute autre type d’actions jugées pertinentes !

Les habitant.e.s qui résistent

Zone à défendre, 14 avril 2013

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 11:46

Syrie : Plusieurs brigades islamistes rejettent la tutelle d’el-Qaëda

Plusieurs brigades de la rébellion syrienne ont rejeté l’adhésion du Front jihadiste al-Nosra au réseau extrémiste el-Qaëda, estimant que la priorité était de combattre le régime et appelant à un islam “modéré”.

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Des Syriens lors d’une manifestation anti-régime le 12 avril 2013 à Alep.

“Ici, en Syrie, nous avons lancé le jihad (guerre sainte) contre le régime (…), pas pour prêter allégeance à X ou Y et pas pour qu’on impose sur nos frères et notre peuple des choses malgré eux”, a fait savoir vendredi dans un communiqué le Front islamique de libération de la Syrie.

Ce front regroupe une vingtaine de bataillons islamistes sous l’autorité de l’Armée syrienne libre (ASL) — principale composante de la rébellion armée —, comme le Liwa Al-Tawhid, Liwa Al-Islam ou les brigades Al-Farouk.

Mercredi, le Front al-Nosra, un groupe formé de jihadistes syriens et étrangers et qui n’est pas membre de l’ASL, a prêté allégeance au chef d’el-Qaëda Ayman al-Zawahiri, qui avait appelé à l’instauration d’un “État islamique” en Syrie.

“Prêter allégeance à des gens qui ne savent rien de notre situation ne peut pas servir notre peuple et notre nation”, estime le communiqué. “Ô Moujahidine, le Front islamique de libération de la Syrie vous appelle à unifier vos rangs (…) et à suivre le chemin de la modération qu’a toujours connu la Syrie”.

Les mouvements islamistes regroupés sous l’ASL affirment avoir une interprétation “modérée” de l’islam, comparé aux factions salafistes.

L’annonce d’al-Nosra a été rejetée par l’opposition syrienne, tandis que le régime, qui assimile la rébellion à du “terrorisme”, a demandé à l’ONU d’inscrire le groupe sur sa liste noire d’individus et d’organisations affiliés à el-Qaëda.

Ce sujet était également présent vendredi lors des manifestations hebdomadaires contre le régime de Bachar al-Assad.

À Kafr Nabel, dans le nord-est de la Syrie, des manifestants brandissaient une banderole proclamant : “Notre révolution n’est pas contre le régime en tant que tel, elle est contre les attaques contre la raison et l’oppression (…) quelles que soient les formes qu’elles prennent”.

À Alep (nord), des manifestants ont défilé dans le quartier de Boustan al-Qasr tenu par les rebelles avec des pancartes disant : “C’est le peuple syrien qui décidera du genre d’État qu’il veut”, et d’autres ont scandé “Nous ne laisserons personne (nous) imposer sa tutelle” dans le quartier de Qaterji.

Le Front al-Nosra avait cependant des partisans dans la province d’Idleb (nord-ouest) comme à Bineche, où des banderoles proclamaient : “Le peuple islamique veut un califat islamique”.

(…)

Publié par des ennemis de la révolution syrienne (lorientlejour.com/Agences, 12 avril 2013)

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 11:45

Les réacs sont de nouveau de sortie, avec leurs pensées nauséabondes, leurs discours qui cherchent à justifier et à maintenir l’injustifiable : l’ordre des rapports de genres et de dominations, qui pourrissent cette société.

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Le « printemps français » animé par Vox Populi, n’est qu’une des nombreuses émanations sordides de ce courant conservateur qui souhaite remettre au goût du jour son slogan rance : « honore ton dieu et aime ta femme… ».

Après être grimpés dans leurs grues, les « bons pères de Famille » descendent dans les rues, avec leur haine de la décadence sexuelle, de l’homosexualité, des femmes, leurs retours aux vieilles traditions, leurs esprits pudibonds et puritains…

Malgré toutes leurs opérations de com’, leurs idéologies réacs ne nous feront jamais oublier que dans cette société, le patriarcat tue.

Travail – Famille – Patrie et Hétérosexuallité… Plutôt crever ! Plutôt Jouir ! Le modèle familial s’effondre : Tant Mieux ! Les mœurs et les tabous se perdent, les corps combattent et se libèrent : Tant Mieux ! Ce que vous qualifiez de « déviance », est une ressource inespérée de plaisirs raffinés… Mais vous ne le savez que trop bien…

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Votre mouvement nécessite un totem, une effigie à la hauteur de sa connerie… « Manif pour tous », « Printemps français » ou « des bons pères de famille » vos pensées de curetons ne nous empêcheront pas de jouir. En attendant, qu’un désir irascible vous envahisse et vous terrasse !

Ni Parité, Ni Patriarcat…

Prenez garde, car votre vieux monde s’effondre sur lui-même.

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13 avril 2013

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