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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 11:45

Prise de parole Sème ta ZAD !

Paysans, paysannes, collectifs agricoles d’ici et d’ailleurs, amiEs de luttes, semeurs et semeuses de révolte, c’est avec nos outils en main, fermement tenus, que nous venons aujourd’hui défendre et cultiver les terres que l’État et AGO-Vinci veulent détruire.

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La manifestation de mise en culture « Sème ta ZAD ! » s’inscrit dans la continuité de la réoccupation du 17 novembre. 6 mois après les expulsions, alors que 19 maisons et cabanes avaient été détruites, plus de 30 nouveaux habitats ont été reconstruits. La ZAD et la lutte contre l’aéroport, appuyées par plus de 200 comités locaux sont aujourd’hui plus vivantes que jamais. À l’heure où la commission du soit-disant dialogue a révélé sans nulle surprise son soutien au projet d’aéroport, “Sème ta ZAD !” est notre réponse, notre riposte pour continuer à les mettre en échec. Aujourd’hui, avec les différents chantiers, nous renforcerons l’implantation dans la durée des occupations agricoles sur la ZAD. Construire là où ils veulent détruire, cultiver là où ils veulent bétonner, voilà notre manière de lutter et voilà ce que nous ferons tous et toutes ensemble aujourd’hui ! “Sème ta ZAD !” est aussi une manière de voir loin, d’imaginer ce que sera la zone après l’abandon définitif de leur grand projet inutile et imposé. Parce que nous luttons contre un aéroport mais aussi contre le monde qui va avec, nous aurons à faire aux aménageurs en tous genres qui spéculent sur les terres nourricières, nous aurons à faire aux agriculteurs intensifs qui cherchent à s’agrandir toujours plus… Avec « Sème ta ZAD ! » nous voulons mettre en place dès maintenant une communisation des terres et des pratiques, nous prenons la terre et nous la garderons !

La manifestation « Sème ta ZAD ! » ne surgit pas de nulle part. Nous voulons rappeler qu’elle prend racine dans une histoire et dans la mise en place de pratique collective de lutte. Le 7 mai 2011, déjà outils en main et tracteurs en tête, nous étions plus d’une centaine à mener le défrichage de la ferme maraîchère du Sabot. Déjà il y avait dans l’air comme une atmosphère joyeuse de jacquerie et de partage. Au moment des expulsions, les tracteurs ont constitué un vrai renfort matériel. Ainsi on a pu voir la nuit pousser des barricades gigantesques pour faire face à la pluie de lacrymogène qui arrosaient les légumes du Sabot. Avec les paysans, nous avons défendu la ferme du Rosier, un peu plus tard les tracteurs se sont enchaînés autour de la Châtaigne, puis par une belle nuit étoilée de janvier, les paysans ont commis l’irréparable : ils sont devenus squatteurs à leur tour ! Ils ont occupé et occupent encore la ferme de Bellevue pour la sauver de son imminente destruction. Au-delà des moments de lutte, cette manifestation a aussi pris forme au sein des assemblées agricoles qui se réunissent régulièrement à la Châtaigne depuis fin novembre. Parce que l’autonomie alimentaire et la répartition des terres ne concerne pas que les paysanNEs, ces assemblées regroupent toutE opposantE qui veut porter la lutte à travers une pratique agricole. Avec nos différences nous nous sommes accordés sur des principes communs :

• sur la dénonciation des grandes concentrations agricoles et la défense de l’accès à la terre pour les projets d’installation paysanne, à Notre-Dame-des-Landes et partout ailleurs.

• sur l’entraide, la mutualisation des moyens et des outils pour favoriser l’installation collective.

• sur l’apprentissage par l’échange et le dialogue entre savoir-faire agricole traditionnel et pratiques expérimentales, entre professionnelLEs et paysanNEs hors cadre.

• sur la nécessité de développer et démultiplier des projets d’agriculture vivrière locale pour promouvoir l’autonomie alimentaire contre l’agro-industrie et contre l’artificialisation des terres.

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Aujourd’hui, en écho à la journée mondiale des luttes paysannes, qui aura lieu le 17 avril prochain,  nous voulons faire de cette manifestation un acte politique fort. Rappelons que cette journée mondiale commémore le massacre du 17 avril 1996  où des hommes et des femmes du Mouvement des travailleurs ruraux et paysans sans terre du Brésil avaient bloqué une route pour exiger l’expropriation de terres en friche et la mise en place d’une réforme agraire. La police militaire avait alors tiré à bout portant sur la foule : bilan 22 morts et 70 blessés. Ici comme ailleurs, nous avons recours à l’occupation comme pratique de lutte pour défendre ce bien commun qu’est la terre. Ce type d’action directe, à la fois illégale et légitime, est notre unique rempart pour stopper sur le terrain l’avancée du désert dans le bocage, un désert de béton qu’ils nous présentent comme une oasis. C’est en nous réappropriant la terre et en  la cultivant que nous voulons la défendre, c’est par l’occupation que nous voulons nous opposer frontalement à l’accaparement des terres. Nous serons là à nouveau le 27 avril à Avignon pour la manif-occupation contre le saccage de 50 ha de terres nourricières. Partout où ils aménagent, où ils modernisent, où ils bétonnent et urbanisent,  nous nous organisons. Parce que notre monde n’est pas le leur et parce qu’ils sèment le désert, ils récolteront la révolte et la lutte.

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Sème ta ZAD

 

Si on fêtait la fin de l’occupation militaire ?

Nous avons fait un rêve ! “Si on fêtait la fin de l’occupation militaire ?”, un rêve ou la réalité de demain et des jours suivants.

Depuis plus de 141 jours nous sommes, habitant-e-s de centre ZAD, pris au piège par les deux barrages de flics. Notre quotidien, c’est du bleu. Pas un matin, midi au soir sans être confronté à leur présence. Sans être contrôlé, fouillé, humilié. Nous n’avons pas le choix les éviter. Nos enfants vont à l’école, nous avons pour certain-e-s des activités professionnelles. Fini les balades en vélo, fini les marches tranquilles, les rencontres avec les voisins et les ami-e-s. l’endroit où nous et les enfants vivons, est devenu une zone d’enfermement, dans le silence depuis le weekend de 15/16 Décembre 2012.

Doit on continuer à subir sans réagir alors qu’il n’y a aucune légitimité et utilité à leur présence. Nous ne le pensons pas ! Alors il faut relever la tête, s’unir et refuser cette mascarade !

Mailing, 13 avril 2013

 

Évinçons Vinci

Des collectifs et des individues de tous les horizons, se sont rassemblées pour lutter à leur manière contre l’aéroport, ils/elles ont occupé des chantiers, manifesté, tagué, détourné des péages, se sont révoltés face une multinationale polymorphe anthropophage et sa collusion avec des pouvoirs « publics ».

Aujourd’hui les forces de l’ordre ont de nouveau l’autorisation d’expulser et de détruire nos lieux de vie pour installer leur béton morbide, qu’ils continuent de planifier leurs travaux, nous organiserons notre riposte…

En appui à celles et ceux qui ne peuvent/veulent pas se rendre sur place pour exprimer leur rage et soutien mais qui voudront continuer à lutter, harceler les décideurs et acteurs du projet, en premier lieu AGO.

Et pour celles et ceux qui sur place résistent, de savoir qu’effectivement, la ZAD EST PARTOUT.

Nous avons mis en place un outil participatif permettant de cartographier, cibler et mettre à découvert l’ensemble des infrastructures et chantiers de Vinci (ainsi que ses filiales [Les amies de stopvinci.noblogs.org ont réalisé un détricottage de la galaxie Vinci]) afin de faciliter les initiatives et l’organisation des différents collectifs/individues.

Un portail a été créé sur le site à cette attention pour que tout le monde puisse facilement récupérer des infos sur les cachettes de Vinci et nourrir la lutte en répertoriant les informations qu’ils ont pu accumuler.

Petit rappel, l’utilisation de l’informatique laisse des traces, Nous conseillons de ne pas laisser d’informations personnelles volontairement lors de ces travaux de recensement !

Ayez l’œil !

Vinci sait où est la ZAD sachons où est Vinci !

Pour chaque chantier référence, un triton sauvé

Mailing, 13 avril 2013

 

Déclaration de soutien de la coordination des mouvements de paysans indiens

Nous avons reçu à l’occasion de la manifestation « Sème ta zad ! », une déclaration de solidarité du « comité de coordination des mouvements de paysans indiens » qui se bat actuellement de son coté contre des méga-projets destructeurs, des aéroports encore, mais aussi des centrales et des « corridors industriels » pour que circulent toujours plus vite les marchandises. Le KRRS, le BKU ou le Kerala Coconut Farmers Association sont des syndicats et mouvements qui défendent les intérêts de plusieurs dizaines de millions de paysans dans différents États indiens. Actuellement, ils lutten particulièrement contre l’accaparement des terres agricoles pour les besoins de l’agro-business et du développement capitaliste. Ils souhaitaient appuyer les connexions avec ce qui se passe ici à Notre-Dame-des-Landes. Nous sommes heureux-ses que des liens se tisssent entre différents mouvements de résistance paysans à travers le monde et de contribuer, à notre échelle, à mettre en déroute la destructions des terres et des vies de ceux qui les habitent et les cultivent. Nous souhaitons remercier ces paysans en lutte qui nous écrivent de si loin, et leur exprimer à notre tour toute notre solidarité.

Solidarité internationale contre l’accaparement des terres et les méga-projets inutiles

Dans le monde  entier, des quantités énormes de capitaux financiers cherchent des investissements profitables, des gains spéculatifs ou simplement de s’abriter de la crise économique en s’appropriant des formes de richesses réelles. Des terres et des ressources naturelles sont saisies pour des mega-projets monstrueux – mines, plantations d’agri-business, corridors industriels, ports et aeroports – dont le seul résultat assuré est une destruction desastreuse de moyens d’existence et de l’environment. Mais avec peu de risque pour les investisseurs. Celui-ci – avec la complicité des partis de gouvernement de tous bords – est calculé pour tomber surtout sur le « partenaire » public.

En Inde, parmi une foule de projets de ce type, les paysans et pêcheurs luttent contre une centrale nucléaire française à Jaipur. Il y a aussi un projet de Corridor Industriel Mumbai-Delhi. Ce seul projet, long de 1500 km., comportant un chemin de fer dédié, 6 nouveaux aéroports, 4 ports, une batterie de centrales électriques au charbon, etc., détruirait les moyens d’existence de centaines de milliers de paysans, des milliers d’hectares de terres agricoles irremplaçables, des ressources en eau, etc.

Pour résister à ces accaparements, les organisations paysannes et d’autres mouvements populaires sont actuellement engagés dans une lutte à propos d’une nouvelle législation, le Land Acquisition Act. Pendant quatre jours, du 18 au 21 mars, 20,000 paysans de tout le pays ont occupé les rues de Delhi à côté du Parlement pour se faire entendre.

En France, nous avons appris qu’il y aussi une forte résistance contre de tels projets de « développement » destructif, et en particulier contre un deuxième aéroport pour la ville de Nantes. 40,000 jeunes activistes et paysans ont réoccupé le site il y a quelques mois, après une violente évacuation policière. Et le 13 avril, une autre manifestation nationale est appelée durant laquelle la terre sera labourée pour établir de nouvelles fermes.

Nous applaudissons et soutenons cette résistance !

Nous offrons et appelons à la solidarité avec tous ceux et celles qui luttent contre ces politiques néolibérales criminelles : comme avec les peuples indigènes du Canada, qui se sont soulevés depuis quelque temps, comme avec toutes les résistances similaires en Afrique, Amérique Latine et à travers le monde. Solidarité entre tous et toutes qui partagent la vision d’une autre société, basée sur les intérêts réels du peuple et le respect pour notre environnement naturel !

Indian Coordination Committee of Farmers’ Movements :

Adivasi Gotra Mahasabha, Kerala
Bharatiya Kisan Union (BKU), Haryana
Bharatiya Kisan Union (BKU), Madhya Pradesh
Bharatiya Kisan Union (BKU), Maharshtra
Bharatiya Kisan Union (BKU), New Delhi
Bharatiya Kisan Union (BKU), Punjab
Bharatiya Kisan Union (BKU), Rajasthan
Bharatiya Kisan Union (BKU), Uttar Pradesh
Bharatiya Kisan Union (BKU), Uttarakhand
Karnataka Rajya Ryota Sangha (KRRS), Karnataka
Kerala Coconut Farmers Association, Kerala
Tamil Nadu Farmers Association, Tamil Nadu

Zone à défendre – mailing, 12 avril 2013

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 11:43

femme voilée

Dans le cadre de notre mise en avant des travaux du collectif Etat d’exception, nous publions cet article intitulé « l’étatisme, maladie infantile de l’antiracisme ». Il reprend plusieurs thèmes qui nous intéressent (critique de la « gauche » traditionnelle, critique du républicanisme, antiracisme autonome et non pas institutionnel…). Cet article répond à une pétition contre l’islamophobie titrée « ne stigmatisons pas les musulmans ». Voilà donc un bon morceau de polémique constructive, et comme d’hab, l’article intégral est disponible en lien:

« Dans la conception des philosophes, l’Etat est « la réalisation de l’Idée » ou le règne de Dieu sur terre traduit en langage philosophique, le domaine où la vérité et la justice éternelles se réalisent ou doivent se réaliser. De là cette vénération superstitieuse de l’Etat et de tout ce qui y touche, vénération qui s’installe d’autant plus facilement qu’on est, depuis le berceau, habitué à s’imaginer que toutes les affaires et tous les intérêts communs de la société entière ne sauraient être réglés que comme ils ont été réglés jusqu’ici, c’est-à-dire par l’Etat et ses autorités dûment établies ». Friederich Engels, Londres, 18 mars 1891

Tiré d’une adresse d’Engels faite à l’occasion d’une commémoration à Londres du 20eanniversaire de la Commune de Paris, cet exergue à de quoi surprendre sur un site qui se veut autonome vis-à-vis de la gauche et qui souhaite mettre en avant des auteur-e-s de l’immigration (post)coloniale. C’est pourtant à cet extrait – surtout sa deuxième partie – que nous a fait immédiatement penser la lecture de la pétition contre l’islamophobie qui circule en ce moment. Celle parue dans le journal Le Monde et signée par un certain nombre d’universitaires et d’intellectuel-le-s, parisien-ne-s pour la plupart, parmi lesquel-le-s des marxistes et des libertaires.

Le décalage existant entre l’étatisme et le réformisme de la pétition, et les idées défendues par ailleurs par certain-e-s de ses signataires est flagrant. Celui entre le conformisme de la pétition et les attaques continues contre les musulman-e-s l’est encore plus. C’est de ce double décalage qu’il sera question ici. Avec deux interrogations que nous aimerions soumettre à la discussion : pourquoi certaines personnes adoptent-elles des idées contraires à leurs convictions dès lors qu’il s’agit d’ « antiracisme » ? Et pourquoi les « antiracistes » musulmans font-ils preuve d’autant de conformisme et s’en remettent-ils si souvent à l’Etat et si peu aux premier-e-s concerné-e-s, les musulman-e-s ?

Pour des raisons de place, nous ne pourrons qu’esquisser des éléments de réponse sur ces questions et celles qui leur sont connexes. Ce qui expliquera le caractère volontairement court et lapidaire de ce texte, dont chacune des parties et sous-parties fera l’objet de plus amples développements dans de prochaines publications. Et si certaines critiques peuvent paraitre sévères, elles ne sont motivées par aucune considération d’ordre personnel ni par quelque volonté de « se payer » tel ou tel collectif. Nous ne connaissons pratiquement aucun-e des signataires de la pétition et n’avons jamais eu l’occasion de rencontrer son instigateur en chef. C’est uniquement le mode opératoire de la pétition et plus que tout son contenu dont nous souhaitons ici discuter, avec à chaque fois en ligne de mire la nécessaire auto-organisation de celles et ceux qui subissent le racisme et l’islamophobie. De toute façon, si nous ne devions écrire que des choses sur lesquelles il y a consensus, cela n’aurait aucun intérêt. A l’instar du journalisme, une chronique politique consiste à écrire ce que d’autres ne voudraient pas que l’on écrive. « Tout le reste n’est que relations publiques » (G. Orwell).

État d’Exception

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:19

Greek police station attacked in protest over Eldorado gold mine

THESSALONIKI, Greece – Authorities say a police station has been attacked in a village in northern Greece where frequent protests have broken out against plans to develop a gold mine in the area by a Canadian mining company.

The attack took place in the village of Ierissos early Wednesday after police special forces entered the homes of two local residents and arrested them over their alleged involvement in a February arson attack at the nearby gold mine installations.

Local campaigners fiercely oppose the plans to develop the mine by Vancouver-based Eldorado Gold Corp.

They argue that the venture will harm the economy in Greece’s northern Halkidiki peninsula which relies heavily on farming and tourism.

Police said no officers were in the police station at the time of the attack.

Presse chercheuse d’or (The Associated Press, 10 avril 2013)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:19

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:18

State backs down on forcing striking train drivers into army

State authorities halted attempts at conscripting striking train drivers into the service of the Armed Forces on Wednesday, a campaign they had begun the day before.  The state’s “public mobilization” order was rescinded following solidarity protests and a host of legal complaints filed by labor lawyers.

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Des syndicalistes et des militants au Caire en solidarité avec les travailleurs du rail, 10 avril (via revsoc.me)

The attempt to enlist 97 striking train drivers into military service came after previous efforts at strikebreaking had failed.

At a Thursday news conference at the Egyptian Center for Social and Economic Rights, labor lawyers pointed out that according to the law, acts of public mobilization can only be issued by the president’s office in times of war or natural disaster.

“There was no announcement of a disaster or state of war,” argued labor lawyer Mohamed Adel. “Furthermore, it was not the president who issued this order for public mobilization. Therefore, this order is null and void.”

The public mobilization order was issued on Tuesday by Transportation Minister Hatem Abdel Latif via the Central Agency for Public Mobilization and Statistics (CAPMAS), and was enforced by the Ministry of Defense.

By forcefully enlisting the strikers into the service of the Defense Ministry, under this decree their continued work stoppage would have been considered an act of sedition — punishable by military trial.

Train drivers had launched the largest nationwide railway strike since 1986 on Sunday in demand for increased salaries, more time off and other benefits. By Monday night the strike had largely fizzled out, and the few protesters who remained were summoned to an army barracks in the Cairo neighborhood of Sharabiya on Tuesday.

“The Morsy administration’s targeting of strikers has proven to be much worse and more oppressive than the actions of the Mubarak regime” said train driver Ashraf Momtaz.

Momtaz explained that he and 96 of his coworkers were detained at the military barracks in Sharabiya for nearly 24 hours. “We were not allowed to go home, and we were denied visitations.”

“We were singled out as being the chief strike leaders. The army held us as if we were war criminals; we were not given any food or drink. We would give money to the soldiers so they could buy us food and beverages,” recounted Mohamed Khalil, another train driver who was held for public mobilization in Sharabiya.

The Egyptian National Railways Authority (ENRA) and Ministry of Transport resorted to this tactic after they had threatened to replace train drivers with members of the Armed Forces, but had to back down when the Ministry of Defense conceded that it did not have the personnel qualified to operate trains.

The ENRA and the Transport Ministry then sought to recruit retired train drivers to break the strike, but to no avail. Metro drivers were offered bonuses to take over operating the trains, but they refused out of solidarity with the train drivers, said Khaled Ali, a labor lawyer and former presidential candidate.

Refaat Arafat, a member of the Independent Union of Metro Workers, denounced the “punitive measures” taken against striking workers.

“The authorities are quick to issue laws against strikes and protests, while they continue to drag their feet when it comes to issuing laws that protect our labor rights,” he stated.

The ENRA had also asked the public prosecution to press criminal charges against the striking drivers, accusing them of obstructing transportation and harming the economy. The body claimed that the two-day strike resulted in a loss of several million pounds of revenues.

“Tens of our names were sent to the public prosecutor for criminal investigations, while the railway authority moved to suspend 17 of us drivers for three months,” claimed Khalil.

“Apparently these suspensions have been revoked, but we don’t know if we are still being investigated or not,” he added.

Another train driver, Karim Ibrahim, explained, “We were promised that conscription would not be imposed on us again. The national railway authority also promised us that our wage scales would be augmented by June.”

“We have heard a lot of promises from the authority in the past, but none of these promises have been fulfilled,” he added.

The recent attempt at conscription is just the latest in a series of labor violations perpetrated by Morsy’s government, according to labor lawyer Haitham Mohamadein.

“Tens of unionists and striking workers have been referred to prosecution and criminal investigations for exercising their right to strike,” he said.

“We’ve seen also that the regime is willing to crackdown against strikes by any means available,” he alleged, referring to the recent use of police dogs against striking cement workers in Alexandria.

The army has also actively involved itself in acts of strike-breaking. The Armed Forces operated alternate bus services during the Delta Bus workers’ strike in February and March 2012. Prior to this, in May 2011, military police in the industrial hub of Mahalla are reported to have threatened striking doctors with military trials if they did not resume their work.

Leur presse (Jano Charbel, EgyptIndependent.com, 11 avril 2013)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:17

Bahreïn : manifestation contre un prix F1

La police a fait usage de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes pour disperser des centaines de personnes qui manifestaient près de Manama contre le Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn, ont indiqué aujourd’hui des témoins.

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Peinture murale contre le Grand Prix de Bahrein, dans le village de Barbar, près de Manama, le 31 mars.

“Votre course, un crime”, ont scandé hier soir les protestataires dans les rues du village chiite de Khamis. La nouvelle édition du GP de F1 est prévue du 19 au 21 avril sur le circuit de Sakhir, au sud de Manama. “Le peuple veut la chute du régime”, “À bas Hamad”, le souverain bahreïni, a aussi chanté la foule, qui répondait à un appel du Mouvement du 14 février, un groupe radical qui organise la contestation sur les réseaux sociaux.

Des heurts ont éclaté lorsque les forces anti-émeutes sont intervenues pour disperser la manifestation. Des manifestants ont riposté en lançant des cocktails molotov contre elles, selon les témoins. Lors de l’édition 2012 du GP, l’opposition chiite avait organisé des manifestations, parfois violentes, pour attirer l’attention sur ses demandes de réformes politiques, mais sans entraver le déroulement de la course. Celle-ci avait été néanmoins annulée en 2011 en raison des troubles.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 12 avril 2013)

 

Bahreïn : Perquisitions ciblées et détentions arbitraires

Les autorités ont mené plusieurs opérations avant la tenue du Grand Prix de Formule 1.

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Des policiers anti-émeute patrouillent dans une rue de Manama le 19 avril 2012, lors d’un rassemblement anti-gouvernemental qui a lieu le même jour que le Grand Prix automobile de Formule 1 de Bahreïn.

(Beyrouth, le 10 avril 2013) – Selon des informations fournies par diverses sources locales, les autorités bahreïnies sont en train de mener des perquisitions à domicile et de procéder à des arrestations arbitraires d’opposants dans les jours qui précèdent le Grand Prix automobile de Formule 1 qui se tiendra du 19 au 21 avril,  a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Ces sources ont affirmé à Human Rights Watch que des groupes de policiers en civil masqués ont effectué des descentes ciblées dans la nuit et à l’aube dans plusieurs localités situées à proximité du circuit de la course automobile. Vingt personnes, dont des personnes connues pour avoir dirigé des manifestations contre le gouvernement, ont été arrêtées. Selon les sources de Human Rights Watch,  les policiers procédant à ces opérations n’ont toutefois présenté aucun mandat d’arrestation ou de perquisition, ou justifiant la confiscation de matériel, malgré l’obligation de le faire selon la loi de Bahreïn. Les autorités ont également refusé aux détenus le droit à une assistance juridique lors de leur premier interrogatoire formel par des procureurs.

« Cette nouvelle vague de répression et la manière dont elle est menée soulève des questions quant à l’engagement des autorités de Bahreïn en faveur de réformes », a commenté Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Ces perquisitions et arrestations semblent indiquer que les autorités sont plus soucieuses d’éloigner les militants lors de la course de Formule 1 que de répondre aux revendications légitimes qui ont conduit tant de Bahreïnis à descendre dans la rue. »

Human Rights Watch, 10 avril 2013

 

Attaque aux cocktails Molotov contre le ministère des AE à Bahreïn

Des inconnus ont lancé dans la nuit de lundi à mardi des cocktails Molotov sur le ministère des Affaires étrangères à Bahreïn sans faire de dégâts ni de victime, ont annoncé les autorités.

Il s’agit de la première attaque du genre depuis le déclenchement en février 2011 d’un mouvement de contestation mené par l’opposition chiite dans ce petit royaume du Golfe. Des attaques avaient déjà visé les forces de sécurité dans les villages chiites entourant Manama.

Selon le ministère de l’Intérieur, “un groupe de terroristes” a attaqué le bâtiment, dans le centre de Manama, qui abrite également des bureaux de la présidence du Conseil. “Les gardes du bâtiment se sont opposés à cette attaque et aucun dégât n’a été signalé”, a précisé le ministère sur son compte Twitter.

Des images circulant sur des sites internet ont montré des individus masqués attaquant à l’aide de cocktails Molotov le bâtiment.

Selon des témoins, les forces de sécurité ont mené mardi à l’aube des perquisitions dans plusieurs habitations à Manama et procédé à des arrestations.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé par la suite que quatre personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque avaient été arrêtées. “Les recherches sont en cours pour retrouver d’autres suspects”, a ajouté le ministère, dans un communiqué.

Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par des chiites contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa au pouvoir.

Selon la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), au moins 80 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation. L’opposition et le gouvernement ont entamé le 10 février une nouvelle session du dialogue national, mais les discussions piétinent.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 9 avril 2013)

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:43

Berlin : Action contre la guerre et le militarisme

Mercredi 10 avril, le ministre de la Défense de la République Fédérale Allemande organisait une conférence à l’université de Berlin. Trois cent étudiants ont perturbé cette conférence pour dénoncer les guerres, le militarisme et la vente d’armes aux dictatures.

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Source : Rowzane (en farsi) – Solidarité ouvrière, 11 avril 2013

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:56

Dans la série Tours ment et tourment…
À votre BUNKER sous-citoyens
Ou la Bunkerisation à visage humain

Les caves sont pleines de mort aux rats, la dératisation n’a jamais cessé. À Tours la municipalité avance à visage découvert avec une arrogance tout en Ecobuldinge sans méninges.

Après la Militarisation : LA BUNKERISATION À propos de la pépinière au Sanitas

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Sanitas dernière cité populaire en centre ville de France, coincée entre l’ordre et le désordre

Extrait du Tours Infos (mensuel municipal d’information) février 2010 N°116 page 4.

… Tours(s)plus en choisissant pour maître d’œuvre, le jeune architecte Nicolas Favet, lauréat du prix Ecobulding et architecture de la fondation Nicolas Hulot, éclaire sur ses intentions.

L’objectif fixé : une consommation d’énergie deux fois inférieure à celle d’un bâtiment respectant les normes en vigueur. “Le travail le plus remarquable portera sur l’enveloppe du bâtiment”, note Aline Rollin, ingénieur de l’OPAC, maître d’ouvrage délégué. Pour éviter absolument les déperditions de chaleur, le blockhaus est en théorie un modèle “parfait”, mais Nicolas Favet veut aussi prouver que le geste architectural est possible, quand bien même la présence de vitrages doit être limitée. (woua si ce n’est pas du verbiage çà !!) “Mon projet, s’il est sobre, explique-t-il, s’accorde avec harmonie au dessin rigoureux des bâtiments principaux du quartier…” cela revient à dire qu’en regardant le camp du Sanitas, un blockhaus conviendra parfaitement avec les bâtiments déjà hideux du quartier… ahha le dessin rigoureux… nous aimerions bien vous rencontrer pour en discuter sobrement et très rigoureusement..

Étrange non, que le Sanitas ait pu inspirer un BLOCKHAUS !!!! Ils zont une imaginazione incroyable !!

Aline Machine trouve que le travail remarquable sera l’enveloppe du bâtiment. Nous sentons également ce besoin absolu d’éviter tout déperdition de chaleur c’est presque une obsession. Et la meilleure des réponses fut une conception qui puisse faire double emploi : le BLOCKHAUS comme modèle “parfait”. D’un côté il permet d’éviter toute fuite de chaleur à des fins bio-économiques (vous y croyez vous ?!) et de l’autre, bien sûre moins avouable, de protéger les futures start up des attaques possibles de l’extérieur.

La population entière est coupable d’être pauvre et donc potentiellement délinquante et criminelle. En attendant que tout le monde soit dégagé et le secteur assainit et pacifié (comme pendant la guerre d’Algérie), la meilleur des constructions répondant à ces 2 critères, chaleur et protection en Zone Urbaine Militarisée : c’est le BLOCKHAUS.

C’est un bâtiment qui par sa structure, ses formes, son architecture est capable de se défendre lui-même, il est dissuasif en tout point. Nous retrouvons ici un exemple d’architecture de prévention situationnelle. Un aménagement des lieux pour prévenir le crime.

Nous sentons également quelque chose de l’ordre de la prouesse technologique, une forme supérieure d’écologie en milieu pauvre militarisé, mitarisé, après la cité radieuse le BLOCKHAUS MODERNE.

Le SANITAS putain d’ta race tu crois vraiment que c’est le KOLKHOZE FLEURI ??

Aline est fière, ingénieuse et point une belle ingénue, elle turbine. Vas-y Aline à grand coup de vaseline, c’est bon, c’est bon… ducon.

Nicolas Culot quant à lui, nous explique avec beaucoup de classe et même avec un certain panache, qu’il va nous faire gober avec une grande sincérité que son bâtiment s’inscrira parfaitement dans l’architecture du quartier. Il suffit de l’écrire et de le répéter dans tous les magasines et organes de propagande municipale pour que tout le monde y croit… c’est ça, la fabrique du consentement durable.

Mais par quoi tout le monde a-t-il bien pu être inspiré ?? Comment en est-on arrivé à parler BLOCKHAUS ? Comment sort de la bouche de professionnels chargés de nous administrer et veiller à notre qualité de vie le mot BLOCKHAUS ? Que se passe-t-il à ce moment précis ? Es-ce que tout le monde dit “oui, oui, c’est bien un BLOCKHAUS, c’est une bonne idée pour ce quartier, ça va être très jolie et ce côté paisible et agréable du BLOCKHAUS ça va certainement faire plaisir aux habitants et les rassurer !!”

Un BLOCKHAUS cela ne vous fait-il pas penser à des morts plutôt qu’à des vivants ?

Voilà ce qui se produit quand vous entendez blockhaus, il y a tout un éventail d’atrocité qui vous serre peu à peu la gorge…

ghetto = sécurité = zone = défense = concentration = prison = guerre = mort = nazi = surveillance = internement = destruction = isolement = torture = massacre = pacification = pogrom = charnier = quarantaine = terreur = militaire = déportation = horreur = camp = nettoyage = épuration = extermination = esclaves … encore ?!!!

Quand j’étends le mot BLOCKHAUS je sors les dents connasse !!

- argument écologique vérité médiatique –

ce qui va suivre est une fiction… Dialogue entre Machine Block et Culot Haus tout en technique qui nique. L’une expliquant à l’autre son souci de déperdition de chaleur qu’il faut éviter à tout prix. Mais une digression est si vite arrivée…

Machine : … de notre côté (l’OPAC) nous avons bien réfléchi, il nous semble qu’un BLOCKHAUS réponde parfaitement à toutes nos préoccupations quelles soient d’ordre économique, sécuritaire ou sociale.

Culot : Euh oui, en plus pour les finitions c’est simple et sobre il fait toujours frais, je me souviens enfant les BLOCKHAUS de Bretagne ça me fasciné il y faisait toujours bon l’été.

Machine : Ah oui, les BLOCKHAUS de Bretagne c’est un genre de palais Breton hein ?! (tout le monde rit à pleine dent) Bon, soyons un peu sérieux, pas trop quand même. Vous savez un BLOCKHAUS dans une Zone Urbaine Militarisée comme le Sanitas, ça ne choquera personne. Quelques uns seulement s’agiterons mais rien qui ne puisse nuire véritablement à notre dessein et à l’avancée de nos projets pour ce quartier. Nous ferons diversions et avec toutes les fêtes organisées l’attention sera vite canalisée sur tout autre chose. Tenez regardez en ce moment il y a le Tram qui occupe les esprits, ça fera parfaitement notre affaire et ce, pendant au moins cinq ans. Lui de toute façon il passera, de gré ou de force, le Tram passera !! C’est en quelque sorte notre Cheval de Troie et pour le camp du Sanitas c’est notre Bélier, nous arriverons à nos fins, vous comprenez avec le Tram c’est la fête de la force.

Culot : Oui je comprends vous avez raison. Un BLOCKHAUS installé dans un camp de la vie ça passera et bientôt le train, pardon, le Tram desservira la station “Centre de Vie”… Aahahahah…

Machine : Vous me faites rire… hahaha…

Culot : Et vu l’architecture et l’urbanisation antiguérilla de la cité, avec toutes ces caméras, barreaux, barrières, grillages, interdictions, jardin découvert, mise à vue et à nue des espaces, minéralisation forcée, poteaux défense et grilles de la liberté, le BLOCKHAUS dans la Z.U.M. tout le monde va s’y habituer très vite, et une fois qu’il est là de toute façon il n’en bougera plus.

Machine : Exactement. Regardez le “Centre de la Vie” il est toujours là… hahahaha quand je pense que tout le monde y a cru… hahahaha…

Culot : Fallait osé quand même…

Machine : Hé oui ! Il faut penser start up, nouvelle économie, e-commerce, e-stratégie, e-communication. De plus toutes ces nouvelles entreprises qui viendront s’installer pourront profiter du statut du quartier du Sanitas, c’est une Z.U.S. zone urbaine sensible, il y a les défiscalisations, les dégrèvements et tout ce qui est possible en terme d’abattement fiscal à la clef, il faut penser à tous nos amis. De toute façon ils ne resteront pas longtemps, c’est pour les aider à démarrer, en Z.U.S. il y a le package financement !

Culot : je ne comprends pas bien…

Machine : ben oui !! Nos amis entrepreneurs reçoivent de l’argent pour commencer une activité en zone urbaine sensible. En plus, s’ils embauchent la main d’œuvre locale bon marché ça ne leur coûtera rien ou presque rien pendant au moins deux ou trois ans. Ensuite ils peuvent partir, l’activité est lancée, le turn over envoyé, et ça tourne, mise sur orbite, la pompe fonctionne toute seule ensuite! Capisce ! Verstanden !!

Culot : ça y est je comprends, c’est formidable !

Machine : Vous savez cette nouvelle conception du BLOCKHAUS moderne n’attirera pas beaucoup l’attention, croyez-moi. Au début c’est l’étonnement, c’est nouveau et c’est toujours bien quand c’est neuf, on est respectueux. Et le respect on a les moyens de l’installer et d’ailleurs toute personne suspecte qui gravitera autour de notre BLOCKHAUS, de jour comme de nuit, sera vite interpellée, le secteur et sous vidéo surveillance et il y a un petit poste de police installé juste à côté depuis des années derrière le “Centre de Vie”… ahahah…

Culot : Vraiment ? Je ne savais pas. Quelle blague le BLOCKHAUS la pépinière-pompe-à-fric entre un commissariat et un centre dit culturel !!! Ouah, travailler avec vous c’est un vrai plaisir.

Machine : Nous devons absolument faire place nette dans ce périmètre. Changer progressivement de population ce n’est pas si simple, cela prend plusieurs décennies. Quand le BLOCKHAUS va s’installer les bobos iront manger où ? Consommer où ? Il faut qu’il y ait tout à porter de main, bars, restaurants, loisirs, supermarché, coiffeurs… Tout un quartier à refaire en somme, enfin un centre ville retrouvé, qui va s’agrandir très vite il va supplanter et phagocyter les restes !! Il ne sera pas utile de faire intervenir l’armée contre les habitants résistants. Les plus coriaces et il y en a à chaque fois finissent par quitter de leur plein gré les lieux dont on souhaite les voir partir. Nous avons des moyens de contrôle et de pression sociale très efficaces, plus subtiles, toute une panoplie de possibilité. D’ailleurs nous avons déjà commencé, toute personne née au Sanitas entre les années 1975/80 et après ne peuvent plus y avoir un appartement, elles sont renvoyées automatiquement au camp de La Rabière à Joué-les-Tours et aux Fontaines. Vous savez les anciens directeurs des OPAC sont souvent d’anciens militaires d’Indochine ou d’Algérie, ils connaissaient bien les problèmes de répartitions pour sectoriser les populations, ils avaient une grand maîtrise. Ils ne sont plus là mais il y a toute une pratique qui s’est transmise, quand ça marche on prend ! Rien n’est laissé au hasard, JAMAIS. Tout est sous contrôle. Nous faisons bien notre travail. Nous au moins nous avons un… hahaha… Qui aime bien châtie bien… hahaha… il devrait bosser un peu plus tous ces pauvres.

Culot : Aahahaha… Nous pourrions envisager quelques cellules sous le BUNKER ?

Machine : Comment n’y ai-je pas pensé ?

Culot : C’était une blague. Je cabotine un peu, j’aime bien le théâtre, d’ailleurs je pratique un peu, je suis à ma façon un marionnettiste. Dites vous savez quoi ?

Machine : Non ? Dites-moi tout…

Culot : Dans un BLOCKHAUS il y a toujours des cellules… hahaha…

En cœur : … HAHAHAHAHAHA… (tout le monde ris de bunkœur)

Et si le Sanitas avait inspiré autre chose qu’un BLOCKHAUS ? Le BLOCKHAUS n’est pas du tout à l’image de la société des habitants du Sanitas, n’aurait-il pas été plus judicieux et agréable pour les yeux qui vont être confrontés à cette forteresse, un bâtiment qui inspire la sympathie et la confiance plus que la peur et la guerre ? Personne n’a été consulté sur ce sujet ? Les voisins verrons à la grisaille du quartier s’élever le BLOCKHAUS de la honte. À quand les miradors et les zones électrifiées ? Jusqu’où allez-vous continuer ? Pensez-vous que nos yeux ne savent point distinguer ce qui est agréable ? Pourquoi personne ne respect les habitants du Sanitas ?

Une autre pépinière verra le jour au camp de La Rabière de Joué-Les-Tours, bientôt ils installeront des miradors et des citoyens-policiers pour tout surveiller…

Comité populaire des nouveaux malgré nous, 8 avril 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:53

Pas de honte à toucher les alloc’ !

L’administration (CAF, Pôle Emploi, etc) a tendance à nous humilier lorsque l’on va demander les allocations auxquelles on a le droit (RSA, Allocation chômage, Allocation logement…).  On parle souvent de parasites, de branleurs, bref, être pauvre et demander des allocations pour survivre (le RSA c’est pas grand-chose !) c’est pas très bien vu. Outre cette stigmatisation, on doit affronter les circuits de l’administration : formulaires divers et variés, documents à produire, justificatifs, files d’attente sans fin et attitude désagréable des conseillers (soumis eux aussi à des pressions par leur hiérarchie).

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Rappelons tout de même qu’il suffit d’acheter des clopes, de faire ses courses au supermarché ou de boire un verre dans un bar pour rendre à l’État ce qu’il nous a gracieusement cédé. Autrement dit quand on achète quelque chose, on paye la TVA et ça va directement dans la poche de l’État ! Qui a dit qu’on était des parasites ??? Malgré tout, on nous demande toujours de nous justifier de toucher l’argent sacré des allocations, jusqu’à venir parfois nous en demander le remboursement…

Un trop perçu, un indu, c’est quoi exactement ?

En fait, c’est la CAF qui considère qu’elle a trop donné (déjà qu’elle donne pas grand-chose !) pour diverses raisons : en général c’est quand la déclaration de situation trimestrielle ne correspond pas à ce qu’elle considère être la véritable situation de l’allocataire. Le souci c’est que la CAF, trop soucieuse de ne pas perdre un centime va parfois ne pas être trop rigoureuse avec les enquêtes qu’elle fait sur la vie des gens et va détecter des fraudes là où il n’y en a pas. Le truc c’est que ce petit jeu de l’administration peut nous mettre dans des situations  catastrophiques c’est-à-dire sans aucun revenu et avec en plus une dette à payer ! Il existe des moyens de contester ces décisions, toutefois ils n’aboutissent que rarement en notre faveur.

Ce qui arrive parfois pour le RSA, arrive aussi pour les autres allocations fournies par la CAF : allocation logement, allocation familiale. En général, quand la Caf commence à soupçonner une fraude sur une allocation, c’est toutes les allocations de la personne qui vont être revues.

Indus de bourses au Crous

Le système de « recouvrement des indus » est aussi applicable aux bourses allouées aux étudiants sur critères sociaux. Une série d’obligations qui sont de plus en plus contraignantes conditionnent le maintien des bourses (assiduité, réussite aux examens…). Le non respect d’une de ces conditions mène à une procédure de remboursement d’indus c’est-à-dire de demande de remboursement à l’étudiant de l’intégralité de ce qu’il a perçu pour l’année. Autant dire que pour un étudiant qui est obligé de travailler en plus de sa bourse parce qu’il est à un échelon intermédiaire, c’est pas facile d’être assidu tout le temps ! Une fois encore les recours disponibles pour  contester les décisions du CROUS ne sont pas très efficaces !

Radiations Pôle Emploi, c’est quoi ?

Ça concerne les demandeurs d’emploi. La radiation, c’est embêtant lorsque l’on perçoit une allocation chômage ou lorsque nos droits RSA sont conditionnés par notre recherche d’emploi auprès du PE. La radiation intervient généralement lorsque le PE considère que l’on ne respecte pas les obligations du demandeur d’emploi : c’est-à-dire qu’on ne s’actualise pas, qu’on ne recherche pas activement un emploi (RDV avec le conseiller…) ou qu’on refuse deux fois des offres raisonnables d’emploi. Là aussi il existe des recours contre les décisions de radiation mais l’administration revient difficilement sur sa première décision…

Galérer pour son assurance maladie

L’assurance maladie, la sécu, c’est ce qui nous permet de se faire soigner gratuitement. Pour cela il faut cotiser en travaillant, ou bien adhérer à la CMU quand on est au RSA ou qu’on a pas ou très peu de ressources. Comme ça, ça a l’air super simple mais les démarches pour avoir la CMU ne sont pas si évidentes : demande de multiples papiers, dossiers à remplir, longues files d’attente, abattage administratif… Il y a largement de quoi se décourager, ce qui arrange bien l’administration qui pourra ainsi économiser quelques centimes !

Pourquoi je dois payer la taxe d’habitation alors que j’ai pas un rond !

La taxe d’habitation est imposée à tous ou presque et, malgré les dégrèvements, reste impossible à payer pour beaucoup. Autrefois les RMIstes en étaient exonérés d’office. À l’occasion de la modification du RMI en RSA  ils ne le sont plus. Il est possible de demander une remise gracieuse de la taxe d’habitation mais encore une fois, aucune certitude que celle-ci soit accordée.

Toutes ces humiliations, nous les subissons isolés  et l’administration tend à nous faire croire que l’on est seul, que l’on est coupable, que l’on est un fraudeur… Or, ensemble, nous sommes capables d’agir et de nous battre contre ces logiques de stigmatisation.  L’expérience des occupations collectives des Pôles emploi contre les radiations a montré qu’il est bien plus efficace de faire plier l’administration ensemble que seul.

Ne restons pas isolés, regroupons-nous pour agir tous ensemble !

Vous êtes le bienvenu aux réunions du collectif luttons contre la précarité tous les vendredis soirs.

Infos et Contact – Blog

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:49
http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/053.jpg

ÉCOUTER Maggie You Cunt – The Exploited

En Grande-Bretagne, la disparition d’une des dirigeantes les plus controversées de l’Histoire n’a pas manqué de faire réagir ses détracteurs. Ils étaient plusieurs milliers à célébrer la mort de la Dame de fer.

Leur presse (LeFigaro.fr, 9 avril 2013)

 

7 policiers ont été blessés – dont un grièvement – lors d’une « fête de rue » improvisée célébrant la mort de l’ancienne premier ministre Margaret Thatcher (« la Dame de Fer ») dans le quartier d’Easton, à Bristol. […]

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/081.jpeg

Le Chat Noir Émeutier, 10 avril 2013

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