Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 15:07

Le sociologue Karim Hammou propose une histoire du rap français. Associée aux quartiers populaires, cette contre-culture semble tiraillée entre la logique commerciale et la passion artistique.

 

Le rap semble aujourd’hui calibré, formaté, marchandisé, standardisé. La radio commerciale Skyrock ne cesse de vomir son rap médiocre et consensuel. Rapper n’est plus un plaisir et une passion, mais un simple métier avec ses ficelles et sa routine professionnelle. 

Karim Hammou, un jeune sociologue, propose Une histoire du rap en France. Ce chercheur observe l’évolution dans la manière de faire du rap depuis son émergence. Le rap français apparaît comme un produit de la société. Pourtant, ses acteurs « ont construit en France un espace d’autonomie culturelle relative, un lieu propre instillant dans la société dont-ils font partie un ensemble de formes esthétiques et de voix nouvelles », estime Karim Hammou. 

 

 

                  

 
 

Les débuts du rap en France

 

Entre la parole et le chant, l’interprétation rappée émerge par tâtonnements dans les années 1980. La musique afro-américaine, comme le jazz, inspire la variété française. Mais les musiques soul et funk sont diffusées tardivement en France. Les discothèques permettent de diffuser la musique rap. Ce circuit parallèle à l’industrie du disque permet aux groupes à faible notoriété d’attirer une clientèle. « Chacun fait c’qui lui plaît » devient le premier grand succès avec une interprétation rappée. Les paroles de cette chanson s’apparentent à un polar musical. Le milieu de la nuit croise le thème de la séduction. En 1984, l’émission H.I.P. H.O.P. évoque une culture plus vaste que la musique avec photographes, danseurs, graffiti-artistes. Le hip hop apparaît comme un mouvement artistique pluridisciplinaire. Mais cette émission décrit également le hip hop comme un phénomène exotique. 

Au cours des années 1980, le rap s’impose progressivement au sein du paysage de la variété française. Même Annie Cordy surfe sur l’air du temps dans la chanson « Et je smurfe ». Surtout, les radio libres comme Carbone 14 diffusent du rap, en marge des grands circuits commerciaux. Phil Barney ou le DJ Dee Nasty, issus des radios libres, produisent des disques de rap. Pourtant, Annie Cordy et Dee Nasty font du rap à côté d’autres activités. Ils participent à l’industrie musicale, même en étant à sa marge. Aucun n’apparaît comme un « rappeur », comme un artiste qui se consacre exclusivement au rap. C’est en dehors du milieu du disque, du côté des amateurs, que la figure du rappeur émerge.

 

Le rap se popularise à travers les clips télévisés, les radios libres et les discothèques. Mais cette musique semble surtout diffusée dans la région parisienne au début des années 1980. A Marseille, Philippe, adolescent de classe moyenne, découvre la culture hip hop et voyage aux Etats-Unis. Il décide ensuite d’intervenir dans une émission sur une radio libre. Il construit son réseau à travers la radio pour devenir le rappeur Akhenaton, rencontrer DJ Khéops et former le groupe IAM. 

Les DJ ne se contentent plus de sélectionner les morceaux pour les juxtaposer. Ils contribuent à l’innovation musicale à travers la recomposition d’extraits sonores. Ses DJ inventent un nouvel art, le « son hip hop ». Cette musique devient le support pour les chanteurs de rap. Contre le conformisme musical, le rap invente un nouveau son. Les rappeurs apparaissent comme des francs-tireurs selon la catégorie définie par le sociologue Howard Becker. Ses artistes « apportent des innovations que le monde de l’art ne peut accepter parce qu’elles sortent du cadre sa production habituelle », décrit Howard Becker. Mais les rappeurs n’appartiennent même pas à l’industrie du disque et ne se définissent pas comme musiciens, contrairement aux francs-tireurs. Mais ils inscrivent leur démarche dans un horizon artistique.

L’importance des discothèques dans la diffusion du rap doit être relativisée. Les musiques afro-américaines y sont diffusées, mais le rap français y reste peu admis. Surtout, l’entrée des discothèques est réservée aux blancs bien habillés, donc à un milieu social privilégié. La musique des discothèques correspond au public désiré. Le rap est alors peu diffusé pour ne pas attirer un public racisé. Mais des lieux de danse alternatifs s’organisent sur des terrains vagues. L’ambiance se révèle plutôt virile et peu de femmes y participent. Le réseau du magazine Actuel permet également la diffusion du rap underground. Créé par Jean-François Bizot, Actuel semble proche de du mouvement hippie, et de la contre-culture, pour participer à la presse underground des années 1970. Le magazine Actuel est également lié à Radio Nova et au label Celluloïd. Dans les années 1980, ce réseau s’intéresse aux nouvelles formes musicales, comme le funk. Malgré une faible audience, ses médias deviennent un point de convergence pour de nombreux artistes marginaux qui privilégient une interprétation rappée.  

 

                         


 
 

Une musique associée à une culture minoritaire et populaire

 

A partir des années 1990, le rap sort de la confidentialité et de la marginalité artistique des radios libres. Mais les médias de masse n’associent pas le rap et l’esthétique hip hop à une nouvelle pratique artistique. Le rap incarne désormais lapopulation des banlieues et les problèmes qui lui sont associés. 

La culture hip hop incarne la délinquance et l’illégalisme à travers le tag. Dans les émissions télévisées le tag et le rap sont censés exprimer la mal-être de la jeunesse populaire. L’expérience esthétique disparaît et « le rap devient un symptôme de problèmes publics », décrit Karim Hammou. Les médias évoquent les affrontements entre bandes rivales. Ensuite, les émeutes de Vaux-en-Velin sont déclenchées par l’assassinat de Thomas Claudio par la police. Les habitants s’opposent à la police. Un centre commercial est pillé et incendié. D’autres émeutes se développent avec incendies de voitures, commerces mis à sac et affrontements avec la police. Le thème de la « crise des banlieues » se banalise dans les médias. Le rap est associé à ses problèmes publics. Les rappeurs, lorsqu’ils sont invités dans des émissions, doivent se prononcer sur ses problèmes publics. 

Les médias associent le rap à l’altérité et à l’exotisme. Le rap, c’est les autres. Les reportages télévisés insistent sur la mise à distance. Les rappeurs sont invités dans les émissions pour délivrer un discours moraliste. Sinon, le rap est tourné en dérisions avec des parodies ou des images qui montrent un singe avec un micro. 

Le rap est perçu comme une culture minoritaire. Musique afro-américaine diffusée dans les banlieues par des populations issues de l’immigration, le rap est considéré comme étranger à la France. Cette culture renvoie à une altérité d’âge, de classe, de race. Les médias « laissent peu d’espace à la conception que les rappeurs se font de leur pratique », souligne Karim Hammou. Le décalage entre les artistes et les journalistes semble important. Pour trouver un espace de discussion commune, le rappeur doit jouer le rôle de celui qui représente les jeunes de banlieue. Les rappeurs endossent alors la responsabilité minoritaire et tentent de contester les représentations dominantes sur la banlieue véhiculées par les médias. 

 

Durant les années 1990, le rap devient très médiatisé. L’industrie du disque peut alors s’en emparer. Le rappeur Benny B doit faire des compromis, se conformer à la logique marchande et accepter le carcan imposé par les maisons de disque. En 1989 les négociations débouchent sur le titre « Vous êtes fous ! », qui incarne un rap commercial. « Le cas de Benny B permet de préciser à la fois les modalités de coopération auxquelles tiennent les francs-tireurs du goût et les attentes des producteurs indépendants ou des maisons de disques les plus orientées vers un marché grand public », décrit Karim Hammou. Mais, avec la médiatisation du rap à partir de 1990, le rapport de force devient plus favorable aux artistes francs-tireurs. 

L’investissement des maisons de disques repose sur un pari. Il faut alors trouver la future star qui sera diffusée dans les radios et pour vendre des disques. Le marché du rap apparaît encore mystérieux et peu connu. Avec Lionel D, les maisons de disques tentent de fabriquer un produit formaté. Lionel D doit adopter le look marketté du rap américain contestataire et du jeune de banlieue français. Mais l’album débouche vers un échec commercial car même les amateurs de rap ne se reconnaissent pas dans un produit aussi formaté. En revanche, le groupe NTM parvient à imposer son point de vue face à sa maison de disque. Les rappeurs contrôlent leur album mais aussi sa promotion. Ils dirigent la réalisation de leur pochette d’album et choisissent les émissions auxquels ils participent. Cet exemple montre une inversion du rapport de force entre artistes et maison de disques. 

Les radios commerciales refusent de diffuser du rap. Cette musique est associée à la banlieue, à la délinquance, aux classes populaires et à une pratique minoritaire. Mais l’émission de radio Là-bas si j’y suis, de Daniel Mermet, s’intéresse au rap dès 1990. Cette émission semble proche de la gauche. Le rap est valorisé pour les mêmes raisons. Cette poésie de banlieue est censée exprimer la voix des plus défavorisés. Le rap, qui ne débouche pas toujours vers un succès commercial, semble délaissé par les maisons de disques au début des années 1990.

 

L’État s’empare également du rap. Cette musique devient un loisir qui doit permettre la prévention de la délinquance. Ensuite Jack Lang et le ministère de la Culture s’attachent à valoriser le rap dès 1990. Cette démarche doit surtout permettre d’afficher un soutien aux populations des quartiers populaires auxquels le rap est associé. Mais cette culture hip hop reste perçue comme exotique. 

Une jeunesse masculine précarisée s’identifie au rap. La culture hip hop, avec le tag et la danse, permet une appropriation de l’espace public urbain. A partir des années 1990, la précarité se généralise. Les classes populaires ne sont plus des ouvriers mais des travailleurs précaires et des chômeurs. La rage contre la société devient plus forte. Ensuite, la répression et l’encadrement policier s’intensifie. Le funk joyeux et festif laisse la place à un rap plus énervé. « Ces transformations s’inscrivent ensuite, à un niveau plus collectif, dans le processus d’appropriation du rap par une jeunesse masculine précarisée », décrit Karim Hammou. Le quartier, avec sa routine et ses problèmes, devient le sujet central du rap français. Cette musique évolue avec la société et décrit « la vie quotidienne des quartiers populaires, dans une veine détaillée et réaliste peu présente dans les premiers albums de rap français », souligne Karim Hammou. 

 

 

                  

 

Le développement d'une industrie du rap

 

A partir de 1993, les maisons de disques délaissent le rap. Une nouvelle génération d’artistes émerge à partir de 1994 et conteste la manière dont ses aînés pratiquaient le rap.

Des labels indépendants, précaires mais innovants, permettent une auto-production des artistes. « Le développement de ses labels indépendants apparaît comme une alternative à la coopération asymétrique qui les rapports aux majors et commen un effort pour promouvoir une expertise en matière de rap », explique Karim Hammou. Ses labels sont alors liés au développement du rap comme genre musical. Les mixtapes permettent également la diffusion souterraine du rap. Ses sélections de plusieurs morceaux se diffusent illégalement mais assurent la promotion des groupes de rap. Des associations permettent également de financer la musique grâce aux subventions et permettent d’animer un local. 

Une nouvelle génération d’artistes se développe. Dans les albums produits entre 1994 et 1997, le rôle des DJ s’affaiblit fortement. La figure du rappeur devient plus valorisante et médiatisée que celle du DJ ou du MC. Cette nouvelle génération s’appuie également sur la radio. En 1994, une loi oblige les stations de radio à diffuser un quota de chansons francophones. Mais seul un certain rap est sélectionné. Les chansons doivent être musicales, dansantes, festives et commerciales. Mais les rappeurs à succès sont vite dénigrés par les artistes moins connu. NTM attaque MC Solaar sur le plan musical et esthétique, mais aussi sur le contenu de ses chansons. « Ça dit rien », tranche NTM. Le style musical, mais aussi les paroles, sont raillés. Au contraire les médias valorisent le rap cool de MC Solaar contre le rap hardcore de NTM. La chanson festive de Menelik, intitulée « Tout baigne », est également tournée en dérision. « Mais yeux ont vu le pire et je vous jure / qu’il est indécent de crier que tout baigne / alors qu’autour de nous y a tant de gens qui saignent », chante le groupe NTM. La critique thématique s’ajoute à la critique musicale et esthétique. 

 

Le rap devient plus professionnalisé et exposé. Une scène rap francophone se construit comme un réseau. Des collectifs d’artistes entretiennent des liens de collaboration durable et produisent des chansons communes. Le featuring permet d’inviter un artiste extérieur dans sa chanson. Ses invitations permettent de montrer les liens qui unissent les différents rappeurs entre eux. Mais, à partir de 1995, cette pratique devient une technique commerciale. Toutefois, à travers le partage de ressources, le rap français devient un monde social commun. 

A la fin des années 1990, une nouvelle forme d’accréditation et de sélection des rappeurs se développe. La radio Skyrock diffuse des produits musicaux marckettés pour les circuits commerciaux. En 1996 Skyrock privilégie le rap pour se démarquer de la concurrence de NRJ et Fun radio. L’émission Planète rap est entièrement consacrée à ce genre musical. En 1997, la programmation de rap décolle. A partir de 1998, Syrock devient la principale radio à diffuser ce genre musical. « Premier sur le rap » devient son slogan commercial. Certains rappeurs vedettes, comme Stomy Bugsy ou JoeyStarr, disposent de leur propre émission. 

 

 

A partir de la fin des années 1990, le rap s’institutionnalise. Pour se développer, ce genre musical cultive son association avec la rue et les quartiers populaires. Un véritable « marketing de la marge » se construit.

La radio Skyrock subit de l’image de la radio des banlieues auprès des annonceurs publicitaires. Mais le rap devient la radio de toute la jeunesse. Skyrock peut se repositionner comme la radio des moins de 25 ans. La presse magazine spécialisée dans le rap devient plus critique et adopte le mandat de responsabilité minoritaire dévolu à certains rappeurs. Les grosses majors du disque se rapprochent des labels indépendants pour vendre des disques de rap. Ce genre musical devient alors commercial et institutionnalisé. « Les modalités de coopération plus favorables dont bénéficient un nombre croissant de rappeurs sont conditionnées à la profitabilité commerciale du genre », résume Karim Hammou. 

Le parcours des jeunes artistes est toujours difficile. Ils doivent se faire un nom auprès des médias pour pouvoir sortir un disque. Mais, pour avoir un relais médiatique, ils doivent déjà avoir sorti un disque. Ensuite, la crédibilité et l’image de l’artiste entrent en contradiction avec le formatage commercial imposé par les maisons de disques. 

 

 

 

                 
 

Le plaisir du rap face à la logique marchande

 

La rue produit ses propres règles qui s’opposent aux normes du rap commercial. La rue s’oppose à ce monde dans lequel les intérêts économiques dominent. La passion doit primer sur la logique marchande, « une passion que manifesterait au contraire la disposition à entretenir des relations de familiarité avec ceux qui la partage, indépendamment de leurs statuts ou de l’intérêt économique que l’on peut trouver à coopérer avec eux » précise Karim Hammou. Cette démarche se rapproche de la contre-culture des années 1960 et cultive à la fois « marginalité artistique et sociale vis-à-vis de formes musicales ou d’une société dominantes, légitimité des formes de déviance, opposition entre comportement calculateur et passion pour le rap » décrit Karim Hammou. La « faim » s’oppose au fait d’être « gavé ». Ce clivage renvoie à une opposition de classe entre rappeurs riches qui ont réussit et rappeurs pauvres qui débutent et qui font vivre un désir de rap.  De même, « être en chien » s’oppose à « être installé ». Les fanzines underground, qui partagent « l’esprit hip hop », refusent toute forme de sélection et de hiérarchie musicale. La solidarité, la gratuité, le plaisir et la passion priment sur la logique financière. Même les groupes peu connus, mais attirés par l’argent ou le succès, doivent être vivement critiqués. Le milieu underground s’attache au rap comme esthétique musicale, et non comme tremplin vers la réussite. 

La rue renvoie aux classes populaires, opposées à la bourgeoisie, et à une logique de classe. Le « biz », avec les maisons de disques et le rap commercial, repose sur la concurrence au détriment du plaisir artistique. 

 

Dans les années 2000, le groove et le R n’ B remplacent le rap dans les stations de radio. Ce style musical privilégie les refrains chantés et se veut plus dansant. Mais la musique afro-américaine demeure la source comme du rap et du groove. De plus, le rap n’est plus un genre cloisonné et s’associe avec d’autres styles musicaux. 

A partir de 2002, avec Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur, le rap est vivement dénoncé par les plus hautes institutions de l’État. Au milieu des années 1990, des syndicats de policiers portent plainte contre NTM. Mais les politiciens semblent surtout indifférents à cette affaire. Certains ministres de droite défendent même la liberté d’expression des artistes. Mais, en 2002, le groupe de rap La Rumeur est attaqué par le ministère de l’Intérieur. Un article qui accompagne leur nouvel album est alors incriminé, notamment le passage: « Les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun assassin n’ait été inquiété ». La Rumeur est assigné à un marathon judiciaire qui ne s’achève qu’en 2010. Un député porte plainte contre Sniper, un groupe à succès, accusé d’avoir écrit une chanson qui critique la France. En 2005, avec les émeutes dans les quartiers populaires, les députés UMP organisent une croisade nationaliste contre le rap. Ce ne sont plus quelques paroles de chanson qui sont dénoncées, mais le rap en tant que style musical qui incite à la violence et à la haine de la police. Cette musique est censée menacer l’État et le peuple français. Le rap est attaqué car il bénéficie désormais d’une large audience. Il est associé à la parole des classes populaires. Selon Karim Hammou, « les rappeurs ont converti l’assignation de leur pratique aux banlieues en un moyen d’existence publique relayant des expériences, des sentiments, des points de vue qui n’avaient guère ou pas droit de cité auparavant ». 

 

Les intellectuels gauchistes distinguent le « rap conscient » du rap plus consensuel. Mais le clivage ne se situe pas sur ce terrain. Des artistes politisés, comme la figure du rap hardore Casey, acceptent une musique marchande et une pratique d'artiste professionnel, avec sa routine et son ennui. En revanche, tous les amateurs de rap anonymes écrivent, chantent, écoutent du hip hop uniquement pour le plaisir. Ils ne recherchent pas l’argent, la reconnaissance ou un quelconque succès. Ils participent à une contre-culture et à une esthétique singulière pour la simple joie et le plaisir de créer. Le rap permet alors de briser la routine du quotidien pour exprimer sa créativité, sa rage et ses désirs.  

 

Source: Karim Hammou, Une histoire du rap en France, La Découverte, 2012

 

Articles liés:

Le punk, une contre-culture dans le capitalisme

La vie quotidienne dans un quartier populaire

La presse underground des années soixante-dix

 

Pour aller plus loin:

Blog "Sur un son rap", de Karim Hammou

Cyril Vattorato, "Qu'est-ce que le rap français ?", publié sur le site La vie des idées le 14 février 2013

Recension de Louise Dorignon, publiée sur le site Liens socio le 24 janvier 2013

Karim Hammou sur France Culture

Interview de Karim Hammou, journal Ventilo n°311, publié le 23 janvier 2013

Entretien avec Karim Hammou, publié sur le blog Samarra le 26 janvier 2013

Jean Birnbaum, "Quand le rap se la joue fiction", Le Monde des livres, le 6 décembre 2012

Sophian Fanen, Damin Dole, "Un clivage entre rappeurs cool et hardcore", publié dans Libération Next le 23 décembre 2012

 

Rap et contestation politique:

Site web de Dialectik Musik

Jacques Denis, "Rap domestiqué, rap révolté", Le Monde diploomatique, septembre 2008

Emission Tracks, Arte, "Emeute et rap"

Film "Rap Attack"

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:36
Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:31

 

ALBUMS  

                                                                TELECHARGEMENT LIBRE, DONC GRATUIT

 

x.jpg

eretik - noces alchimiks front

 

pochette parole de primitif entiere

MIXTAPES

 

                                                                  TELECHARGEMENT LIBRE, DONC GRATUIT

Cover

1

FACE-copie-1

1.1.harrycoverYO

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 13:22
Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:36

crane-rouge.jpeg

JANVIER 2013

RKP # 26 "COKTAIL MALAKITE" et RKP HORS SERIE V "EL CAMINO", deux morceaux démo issu du projet ANTOMIE DE LA HAINE  de 2010 à écouter 


2013

Et toujours les mêmes qu'on baise!

niik-damnes-de-la-terre.jpg

UNE SEULE REPONSE

REALISATION DE L'ANTAGONISME DE CLASSE PAR LA GUERRE ASYMETRIQUE ET LA LUTTE CRIMINELLE

80er-barri-brennt.jpg

A TOUS LES ETAGES, DANS TOUS NOS RAPPORTS

proletariat.jpg


RADIO KLANDESTINE PERMANENTE # 26

COCKTAIL MALAKITECOCKTAIL MALAKITE

Lyrics: Enedeka Maska / Instru: Eno Kaes 2009 / Enregistrement: Unikogree @ homestudio gare du nord

 Ma couleur c'est le noir comme la malakite et  j'me bat pour ceux que j'aime, ceux qu'j'ai du mal à quittter / avec toi et c'que tu m'as fait comme mal je crois pas qu'on est quite et / tu kiffes, tu joues les gros mâles mis on sait pas qui t'es!

J'en ai connu des déceptions pas des histoires d'ados / on te sourit comme à réception avec un schlass dans le dos / et toi tu prends un coup lorsque t'es au plus bas / tu t'y attends pas tout à coups lorsque t'es peinard tranquile  au plumard / ça fait ce genre de blessures d'celles qui font mal / maintenant face aux gens t'es pas sûr il ya bien des vil-cis avec des pumas / tu croyais griller les vigiles juste parcequ'ils sont plus mattent / va falloir revoir ta vigie avant que l'un d'eux te mattent!

Malotru, j'veux du mal au truie puisque je veux voire le porcs morts / malapris, je sais pas quel mal m'a pris je recommencerai encore / à donner des conseils dire ce qui me colle aux viscères, fait tourner le cocktail, la 'teille que j'me re vi-ser

J'ai des trous dans le bide c'est pour ça que je vomis sang / des retours acides ça fait déjà dix ans / mon avenir une terre aride sur laquelle je sue eau et sang / pas le temps d'attendre les rides pour vivre à 100% / le procureur me voulait  en cage je lui ai dit "nique ta mère" / le juge que je cesse d'avoir la rage , le baveux d'être amer / je suis encore là et je suis toujours le même, / dehors donc ça va mais c'est toujours la merde / toujours 1 monde, 2 putains de classes, une guerre / mille millions d'injustices peu de raison que ça change guère / alors qu'est ce tu veux qu'je change, je suis pas prés de lacher le mic / tant mieux si ça dérange, je suis pas venu jouer au maqu' / pas un redresseurr de tort, ni un donneur de leçon  / ceux qui m'accusent à tort le font pour d'autres raisons / les rageux peuvent user de leur salive / jamais lacher d'aveux ces merdes flippent qu'on arrive...

Malotru, moi j'veux du mal aux truies puisque je veux voire les porcs morts / Malapris, j'sais pas quel mal m'a pris j'recommencerai encore / à donner des conseils, dire c'qui me colle aux viscères / fait tourner les cocktails, la 'teille que j'me re vi-ser

Ma couleur c'est le noire comme la malakite / j'te jette un regard un noire comme la malakite / moi j'brûle les drapeaux pour qu'ils soient noirs comme la malakite / mon étendard noir comme la malakite / enedeka en lettre d'or sur fond noir comme la malakite / la haine de classe précieuse comme la malakite / précieuse pression sur la gachette contre l'oppression baiser les puissants avec passion c'est mon obsession




RADIO KLANDESTINE PERMANENTE # 5

 tomahawk-twk-marchant-vers-la-mort.jpgEL CAMINO

C'est pour les pirates, pas les corsaires / ceux qu'on incarcère / les soldats communards qu'avaient "la crosse en l'air" / C'est pas les gros salaires qui vivent dans  les boîtes de conserves / pas besoin de glossaire pour le langage qu'on s' sert / et mon coeur s'sert pour les enfermés les frères pour qui on a fait des concerts / pour ceux qui gardent leurs ceintures et la serrent / ceux qi se servent de leurs bras et de rage parfois les lacèrent / rappelle toi de kopp la bonne époque "fais pas de garot avec les lacets" / c'est pas fait pour frimer un glock, gros on en a assez / de voire nos mères qui pleurent et nos frères sans repère / et nos soeurs qui ont peurs que leurs frères fassent comme leurs père / qui sont nombreux à se perdre à rentrer dans un rôle / à finir dans la merde à trouver ça moins drôle / une fois qu'o réalise juste le mal fait au sien / ne serait ce qu'à celle qu'on idéalise

"Par la plume et l'épeé, par l'action et l'écrit, sur mon coeur je vous promet une guerre sans merci..."

la-plume-et-l-epee.jpg

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:50

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 16:29
Alain Soral parraine la publication d'un pamphlet anti-rap
A la notable exception de la très conspirationniste prose de Kimto Vasquez(qui n'acceptera de croire en la démocratie que lorsqu'il « verra à la télé le professeur Faurisson »...), aucun rap ne trouve grâce aux oreilles d'Alain Soral. C'est peut-être pour cela que la maison d'édition qu'il a fondée, Kontre-Kulture, s'est associée aux éditions Blanches pour éditer le pamphlet de Mathias Cardet, supporter du PSG et amateur de rap "repenti", qui vilipende sur un peu moins de 200 pages « l'effroyable imposture du rap »

Pour le journaliste Olivier Cachin, ce "premier livre noir du rap", comme on le lit en quatrième de couverture, repose sur une technique que l'on peut résumer en quelques mots : «multiplier les locutions compliquées ("contenant black-panthéro-marcusien" en mot compte triple) et tordre les faits pour qu’ils penchent du côté de votre thèse»

Une technique qui n'est pas sans rappeler celle de Thierry Meyssan auquel le titre de l'ouvrage de Mathias Cardet est un clin d'œil à peine dissimulé. Rien d'étonnant dès lors à ce que le livre de Cardet comporte «une bonne dose de théorie du complot (les liens entre rap et mafia, J. Edgar Hoover en grand ordonnateur de la normalisation révolutionnaire des Noirs américains)»

Ajoutons que la couverture du livre est l'oeuvre de Zéon, un dessinateur proche de Dieudonné et d'Alain Soral (il a co-produit avec eux une BD intitulée Yacht People) et auteur de plusieurs dessins et montages Photoshop à connotation antisémite. 

Visiblement pas rebuté, Le Figaro a discrètement assuré, la semaine dernière, la promotion du brûlot antirap de Cardet. 
L'Effroyable Imposture du Figaro
Vous ne le saviez pas, mais bien avant de faire sauter les tours du World Trade Center, les mêmes comploteurs de l'élite mondialo-sioniste ont mis en oeuvre une conspiration encore plus sournoise et machiavélique en France: ils ont inventé le rap  pour pervertir la jeunesse.
Vous ne le saviez pas mais maintenant vous le saurez, grâce à la collaboration objective d'Alain Soral et du Figaro.
Le 24 février, aux éditions Kontre Kulture, sort en effet un ouvrage intitulé " L'effroyable  imposture du rap ", rédigé par un certain "Cardet", présenté comme un ex-adepte repenti de cette satanique musique qui depuis des dizaines d'années serait propagée dans les quartiers populaires de toute la planète pour transformer les jeunes en suppôts du mal.
Avec un titre faisant explicitement référence au livre de Meyssan sur le 11 septembre, et une maison d'éditions officiellement présentée comme celle d'Egalité et Réconciliation qui a récemment réédité La France Juive de Drumont, on sait à quoi s'attendre: pour celles et ceux qui ne seraient pas sûrs du contenu, Soral en d'ailleurs parlé dans une vidéo récente, où il s'entretient avec des anonymes  présentés comme "salafistes", dont il fait la louange comme étant eux, des musulmans et des enfants d'immigrés "exemplaires".
A ces "jeunes exemplaires" , il oppose la "racaille nourrie au rap" . Selon lui, et le bouquin de Cardet dont il fait la promotion dans cette vidéo, le rap est une offensive culturelle menée secrètement par " les juifs ashkénazes" qui auraient été derrière tous les artistes depuis trente ans.
Derrière le prétexte du rap, la thèse classique de l'extrême-droite : l'union de tous les "allogènes", ceux de l'intérieur, les Juifs, et ceux de l'extérieur, les arabes et les noirs , notamment , pour détruire la civilisation blanche.
Selon le public visé, mais aussi en fonction de la tendance politique qui émet le message, cette théorie connaît diverses déclinaisons sémantiques: si Soral peut évidemment sans souci parler directement des "Juifs", dans d'autres cercles, on parlera des "élites immigrationnistes", notamment dans les médias de la droite dure.
C'est ainsi que des éditorialistes du Figaro comme Rioufol présentent généralement les choses, afin d'éviter d'exprimer trop ouvertement un antisémitisme que la droite prétend généralement combattre, puisqu'il n'existerait que chez la partie de la population issue de l'immigration.
Pourtant, c'est bien dans Le Figaro, que le nouvel opus de Kontre Kulture, ce bouquin qui présente donc le rap comme un énième avatar du complot juif, aura fait l'objet d'une élogieuse publicité...avant même d'être publié.


Sans le rap, il ne se serait jamais rien passé dans les banlieues" , voilà ce qu'on apprend dans cet article du Figaro. Et sans les déhanchements d'Elvis, la jeunesse n'aurait pas manifesté contre la guerre du Vietnam, comme chacun sait. 
Le ridicule de l'analyse, qui dispense qu'on la critique,  n'enlève rien à la gravité du fond, et à la collusion entre le "respectable" Figaro et les fascistes hallucinés d'Egalité et Réconciliation.
Ce compagnonnage ne s'exprime d'ailleurs pas que dans cette promotion d'un ouvrage de Kontre Kulture avant même sa parution , nous en avions parlé dans un précédent article, Le Figaro a également été le premier grand journal à faire la promotion d'un documentaire à visées négationniste réalisé par la boite de production des amis de Dieudonné , Clap 36, et ce au travers de deux articles différents !
Cette nouvelle publicité pour Soral et les siens dans le quotidien quasi-officiel de la droite française démontre que les alliances entre la droite et l'extrême-droite ne portent pas seulement sur la thématique raciste, mais sont bien existantes également sur l'antisémitisme, tant l'un ne va pas sans l'autre.
Accessoirement, son contenu offensif contre le rap et la banlieue justifie encore un peu plus le mépris qu'on peut avoir pour ces rappeurs qui font la promotion du fascisme de Soral ou de Dieudonné en les présentant comme les "vrais " rebelles et les véritables amis de la jeunesse des banlieues.

Maj: comme nous l'ont fait remarquer nos lecteurs, la couverture de l'ouvrage , reproduite sur l'article du Figaro est une "oeuvre" du dessinat
Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 13:22

 

Who let the torch passed fall in the tall grass?
Fire alarm wire’s disarmed, what do you call that?
Call it predictable political cliche
So when the movie ends, the revolution’s dead. Replay
the sequence of events that led to these deep divisions;
I’ve realized that all the wrong people are in prison.
The children wanna know if I believe in the Reptilians!
I tell em ‘I don’t know’ but on the TV I see lizards.
When action was in fashion you were such an easy mimic!
Bumpersticker quote lifting, crib note statistics,
Grasp for the straw man, born again cynics
Fair-weather firebrand; spark my suspicion.
We knew you were the type to take the fight like a gimmick,
and rock the t-shirt when your sweat wasn’t in it.
The clock is still ticking for the victim of the future,
You’re waiting til’ they look like you to ever choose but–

Chorus:
Which Side Are You On?
Which Side Are You On?
(Damn)
Which Side Are You On?
(Ask the Industry.)
Which Side Are You On?
(Ask an Emcee.)

Verse 2:

Who wrote the greatest lines of our generation,
but couldn’t get from under their own small-minded hate trip?
The same rappers say they’re trooping the frontlines,
and casually use the word ‘Faggot’ as a punchline.
That’s not a man, that’s not a tough guy.
That is a sucker and a fraud to the culture!
Hip Hop is folk music grown from the struggle and
half these fools could put the mic down and run as a Republican.
Fuck ‘em then; they learn from their own wrong.
Homophobes don’t go to my shows, we too strong!
And if you’re in the front row, harassing girls during a song
I will reach and ask you exactly–

Chorus:
Which Side Are You On?
Which Side Are You On?

Verse 3:

I’m on the side of poor people getting organized;
I’m on the side of Choice where it is in short supply;
I’m on the side of those the system doesn’t authorize;
L-G-B-T We are on the side of Pride,
Justice and Equality;
Egypt to Wisconsin when they march against the Policy;
If you bringing down a King I’m on your side probably.
Kids’ll give me shit for this it really doesn’t bother me.
They were not around when we were wrestling with poverty.
So I follow none and ask no-one to follow me
Use your own mind, use your heart and your anger
Check yourself because Apathy is a cancer
And let your action be the answer.

Chorus
Which Side Are You On?
(Ask your government)
Which Side Are You On?
(Ask your media)
Which Side Are You On?
(Ask yourself)
Which Side Are You On?

Sample:

Don’t scab for the bosses,
Don’t listen to their lies.
Us poor folks haven’t got a chance
Unless we organize.

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 13:06

http://sphotos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/424019_326435627466537_421338800_n.jpgCLICK LIMAGE

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 12:32

 

Par 
"L’Effroyable imposture du rap"

LE PLUS. "L"Effroyable imposture du rap". C'est le titre du livre de Mathias Cardet, à paraître le 21 février prochain. Un livre dont Olivier Cachin, spécialiste rap et hip-hop, a publié la critique sur Le Plus. Face aux attaques, l'auteur du livre s'explique et répond aux interrogations sur le contenu de son ouvrage. 

Édité par Sébastien Billard 

Mathias Cardet compare la superstar Booba à la kikou lol Amandine du 38. Mérité ? (COLLOT/SIPA/CAPTURE))

 Selon Olivier Cachin, Mathias Cardet compare Booba à Amandine du 38 dans son livre (COLLOT/SIPA/CAPTURE).

 

Cachin,

 

Je m'étonne que tu n'abordes jamais le fond de mon livre, critiquable ou pas, préférant t'attarder sur la forme, ma personne ou des coquilles d'éditeur. Éditeur, parlons-en tiens.

 

Premièrement, je n'ai pas signé avec "Kontre Kulture" mais avec les éditions Blanche de Franck Spengler, personnage éminemment respectable. Après, les tambouilles d'éditeurs et de coéditeurs, ce n'est pas mon problème. Ce qui compte, c'est ce qui est dans le bouquin, le reste...

 

Je n'ai pas de leçons à recevoir de toi

 

Cela dit, en effet, je connais Alain Soral. Et alors, j'ai envie de dire ? J'ai passé l'âge d'avoir des maîtres à penser, et je vais même te faire une confidence, je connais même des juifs, des arabes, des noirs, des blancs, des gens du PS, de l'UMP... Mais une nouvelle fois, et alors, j'ai envie de te dire ?

 

Si c'est pour sous-entendre l'accusation facile d'antisémitisme, je vais te détendre Cachin, je ne le suis pas. Et non, le rap n'est pas issu d'un complot judéo-maçonnique. Par contre, avant de me donner des leçons sur mes supposées proximités idéologiques, quid de la tienne avec ton meilleur ami Doc Gyneco, et de ses amitiés avec Sarkozy père et fils (le compositeur DJ Mosey) ?

 

Tu vois où ça mène les raccourcis à la con ? Pour ma part, je suis ouvertement anti Front national (entre autres) et, tandis que toi, tu arpentais les plateaux télé avec ton titre autoproclamé de spécialiste rap, moi et d'autres faisions concrètement le coup de poing. Aussi, je n'ai surtout pas de leçons à recevoir de toi. Ni de personne d'ailleurs, hormis celles, peut-être, de mon grand-frère Jo Dalton des "Blacks Dragons".

 

Et d'ailleurs Cachin, qui t'a élu ? D'où parles-tu ? Pendant combien de temps va-t-on devoir supporter les mecs comme toi qui prétendent parler au nom des mecs des quartiers populaires ?

 

Mensonges, mensonges...

 

De plus, tu mens ouvertement dès le titre : "Il compare Booba à Amandine du 38." Je prends à témoin tous les futurs lecteurs du livre, voici ce que j'ai dit sur Amandine du 38 (p. 168) :

 

"Avec l'explosion technologique et la popularisation des tablettes Black B, iPhone et cie, le rap voit son réseau s'étendre de manière exponentielle et sa vitesse de transmission se démultiplier ; un téléphone arabe puissance mille pouvant rendre célèbre n'importe quelle Amandine du 38, une minute après qu'elle a posté sur Youtube. Le rap est désormais liquide."

 

Mensonges, Cachin. Mensonges.

 

Par ailleurs, tu me traites de "complotiste" parce que j'évoque le rôle obscur de J. Edgar Hoover sur la déstabilisation de la contestation noire. Tu es sérieux Cachin ? Un fait avéré que même Hollywood reconnaît ? Il y a même un film qui traite de l'histoire de ce triste personnage et qui est sorti en 2011. À moins que Di Caprio ne soit un infâme soralien... Sais-tu au moins que les fichiers du FBI de cette époque ont été déclassifiés et rendus publics ?

 

Je ne cache pas mes idées

 

Pour finir, tu ironises sur le fait que j'apparaisse toujours flouté. Alors mettons les pieds dans le plat : c'est en effet dû à un passé judiciaire chargé et à une affaire qui était en cours jusqu'à très récemment.

 

Par contre, je préfère mille fois paraître de dos et avancer clairement mes idées, en essayant (modestement) d'appliquer sur le rap les outils fournis par la pensée clouscardienne, plutôt que masquer comme toi le véritable logiciel de l'idéologie de ton milieu et du Rap Game que tu chéris tant (car c'est ton gagne-pain). Soit un hédonisme libéral qui se drape sous un discours faussement subversif et totalement compatible dans une société d'hyperconsommation.

 

Les principales victimes étant évidemment les mecs de quartier. Que tu nieras évidemment en nous vantant l'effet émancipateur du Rap Game, toi qui y vis, sans doute, dans les quartiers.

 

Mais peut-être qu'après tout, ce livre que tu décris comme inintelligent a le mérite de démasquer les gens comme toi. Cela dit, je te reconnais au moins une chose : de la cohérence dans ton parcours. Pigiste chez "Picsou magazine" dans les années 1990, défenseur du rap consumériste en 2013. Logique.

 

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES

A L’Assaut Du Ciel!

  • : coutoentrelesdents
  • : Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
  • Contact

?

Celui Qui Ne Connaît Pas L'histoire Est Condamné À La Revivre.