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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:29

Redoine Faïd, un temps considéré comme le caïd le plus recherché de France, s’est évadé samedi matin à l’aide d’explosifs de la prison de la banlieue de Lille, après avoir pris quatre surveillants en otage.

Redoine Faïd est de nouveau le « caïd le plus recherché de France ». Le braqueur s’est évadé samedi matin de la prison de Sequedin dans la banlieue lilloise, au terme d’une évasion spectaculaire, qui a combiné prise d’otages et recours aux explosifs.

Vers 8 heures, la porte principale de la prison a été ouverte à l’explosif et à l’arme lourde. Redoine Faïd, qui est issu du grand banditisme, prend quatre surveillants de la prison en otage et sort de l’enceinte. Le braqueur laisse partir ses otages et monte à bord d’une voiture. Le véhicule se mêle à la circulation avant de rejoindre l’autoroute A25 et d’être abandonné et incendié à hauteur de Ronchin, au sud de Lille. Le détenu a poursuivi sa route dans un deuxième véhicule. De nombreux moyens de recherches ont été mis en place, dont un hélicoptère. Redoine Faïd est armé et a des explosifs en sa possession.

« Cela s’est passé très vite, c’était visiblement très bien organisé, on est encore en train de reconstituer » les faits, a déclaré la préfecture. Redoine Faïd a vu ce matin sa femme au parloir, celle-ci lui aurait fourni les explosifs par l’intermédiaire de petits mouchoirs. Tous les parloirs de l’établissement pénitentiaire ont été annulés. La prison aurait subi d’importants dégâts. Il y aurait eu cinq explosions lors de l’évasion, qui ont détruit cinq portes de l’établissement.

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« Repenti médiatique »

Redoine Faïd avait été arrêté en juin 2011 près de Lille à l’issue de six mois de cavale. Il est soupçonné d’être le maître d’œuvre d’un projet d’attaque à main armée qui avait coûté la vie à la policière municipale Aurélie Fouquet, 26 ans, en mai 2010 à Villiers-sur-Marne. Peu après la fusillade, un premier suspect porteur de plusieurs armes de guerre avait été interpellé à Champigny-sur-Marne. Par la suite, les policiers s’étaient évertués à déterminer la composition exacte du commando qui « montait » ce jour-là sur le braquage d’un fourgon abritant 10 millions d’euros à destination de la Banque de France. Le 11 janvier dernier, 27 personnes avaient été interpellées en région parisienne. Parmi les « cibles » figurait en bonne place Rédoine Faïd. Mais ce dernier avait réussi à échapper au coup de filet. Condamné à vingt ans de prison pour plusieurs hold-up, dont celui d’un fourgon blindé à Villepinte en 1997, et incarcéré l’année suivante, ce braqueur de haut vol était notamment issu des quartiers de Creil dans l’Oise.

Étoile montante du banditisme, puis « repenti » médiatique Rédoine Faïd, qui était sorti de prison en 2009, avait écrit un livre de témoignages, intitulé Braqueur, des cités au grand banditisme. Il y racontait notamment comment il avait braqué une banque comme dansRéservoir Dogs ou des fourgons blindés en mettant des masques de hockey, à l’image de Robert De Niro dans Heat. Faïd était aussi à la charnière d’un documentaire choc sur la nouvelle « voyoucratie » de banlieue, diffusé en janvier 2011 sur Canal +.

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LIRE L’INTERVIEW – Le braqueur qui s’est évadé samedi de la maison d’arrêt de Sequedin à l’aide d’explosifs s’était confié au “Point” en octobre 2010.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Christophe Cornevin, LeFigaro.fr, 13 avril 2013)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 15:16

Incarcéré à tort, battu, devenu handicapé, il poursuit la pénitentiaire

Violemment agressé par un codétenu avec lequel il n’aurait pas dû se trouver, transporté sans précaution malgré son coma, un sans-papiers se retourne contre le directeur et les gardiens de la prison de Fresnes. Un combat inégal.

Son histoire est absurde, terrible, et en dit long sur le sort qui est fait, aujourd’hui encore, aux plus faibles parmi les faibles.

Emprisonné à tort, violemment battu par un codétenu, laissé inconscient, puis mal pris en charge sur le plan médical, Slaheddine El Ouertani, 39 ans, est aujourd’hui handicapé à vie, et se bat pour faire reconnaître les torts de l’administration pénitentiaire. Et comme souvent, dans ce type d’affaires, la justice fait preuve d’une inertie qui confine à la négligence coupable.

Les malheurs de ce Tunisien sans papiers commencent en 2008, lorsqu’il se retrouve enfermé au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, près de Paris. Le 21 juin, un de ses compatriotes, Salem Souli, est retrouvé mort dans sa chambre dans des conditions peu claires, et des incidents éclatent entre retenus et policiers. Les premiers mettent le feu à des matelas, et le CRA part en fumée, le 22 juin 2008.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/10.pngLa machine judiciaire se met en branle. Soupçonnés d’avoir pris part aux incidents, une dizaine d’étrangers sont mis en examen pour « destruction de biens par incendie » et « violences sur agent de la force publique ».

C’est le cas de Slaheddine El Ouertani, alors repéré comme « meneur », uniquement « parce qu’il est musulman pratiquant, vêtu d’une djellaba blanche, et qu’il a fait la prière lors de la marche funéraire pour le retenu décédé », s’indigne son avocat.

Le pieux Tunisien est mis en examen le 5 juillet 2008, et écroué à la maison d’arrêt de Fresnes. Il va y passer neuf mois pour rien, avant d’être finalement mis hors de cause. Mais il n’en ressortira pas indemne.

Dans le coma, en chaise roulante dans les escaliers

Le 4 novembre 2008 au matin, un gardien faisant sa ronde découvre, à 7h25, le détenu « assis au sol, conscient mais dans l’impossibilité de répondre à ses questions », selon la version officielle. Trente minutes plus tard, revenant à sa cellule, il le retrouve « inconscient et allongé sur le sol ». Il n’y a pas de sonnettes permettant d’appeler les secours dans les cellules. On crie.

Les infirmiers finissent pas arriver. Ils retournent le détenu, qui saigne d’une oreille, puis le transportent en chaise roulante à l’infirmerie. Sur quatre étages, et au motif que « le brancard ne passe pas ». Le Samu n’est appelé qu’à 8h41, pour venir — enfin — prendre en charge le blessé. À 9h10. Il est hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière, et restera trois mois dans le coma.

Il s’avère que Slaheddine El Ouertani a été frappé deux fois à la tête par son codétenu, et qu’il est tombé aussitôt dans le coma. Il gardera de graves séquelles neurologiques de cette agression : souffrant d’une hémiplégie complète du côté gauche, ainsi que de difficultés à parler, il est aujourd’hui invalide à 80 %.

L’autre détenu, Igor Mutskajev, un Estonien écroué pour escroquerie, nie d’abord l’avoir frappé, puis finit pas avouer. En septembre 2009, devant le juge d’instruction, il reconnaît avoir cogné El Ouertani parce qu’il faisait sa prière à voix haute cinq fois par jour et l’empêchait de dormir. Il ajoute que celui-ci est resté « longtemps » sans aucune aide après l’agression, ce qui n’est pas de son fait.

Slaheddine El Ouertani dépose une première plainte au tribunal de Créteil pour « violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente », qui vise son agresseur. Puis une seconde, en août 2010, pour « violences involontaires », « non-assistance à personne en péril » et « faux en écritures publiques ». Cette fois, il met en cause l’administration pénitentiaire, dont le personnel a d’abord perdu trop de temps à le prendre en charge médicalement après son agression, et l’a en outre manipulé puis transporté sans prendre les précautions que nécessitait manifestement son état.

Ce n’est pas tout. Dans le rapport administratif adressé le jour même de l’agression à sa hiérarchie, le directeur de la maison d’arrêt de Fresnes a ouvert le parapluie en grand, en expliquant que « ces deux détenus ont été placés ensemble à leur demande », qu’ils s’entendaient bien. Ajoutant qu’ils « travaillent tous deux à l’atelier et s’y sont connus ». Faux.

Au vu de l’enquête, il s’avère qu’El Ouertani ne s’est jamais rendu à l’atelier avec les autres détenus, et que pour sa part Mutskajev ne supportait pas les musulmans pratiquants, et avait déjà changé de cellules à plusieurs reprises pour cette raison…

Manifestement, l’administration pénitentiaire n’aurait pas dû placer ces deux hommes dans la même cellule, et cette erreur a été grossièrement maquillée dans le rapport administratif.

Des plaintes traitées avec désinvolture

En novembre 2012, Slaheddine El Ouertani a assigné l’État pour « fonctionnement défectueux du service de la justice » devant le tribunal de grande instance de Paris. L’affaire n’est pas encore audiencée.

Quant à la plainte de 2010 visant l’administration pénitentiaire, malgré plusieurs relances, elle s’est enlisée depuis deux ans au tribunal de Créteil, à cause de l’inertie conjointe du procureur de la République et du doyen des juges d’instruction.

Dans un arrêt aux attendus sévères, rendu le 18 février (et dont Mediapart a pris connaissance), la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a — en grande partie — donné raison à l’avocat de la victime, Sébastien Rideau-Valentini.

La chambre de l’instruction annule en effet « l’ordonnance de refus d’informer » pour l’infraction de faux en écriture publique, prise le 17 novembre 2011 par le juge d’instruction de Créteil. En clair : les magistrats de la chambre de l’instruction estiment que l’ancien directeur de la maison d’arrêt de Fresnes peut être poursuivi pour son faux rapport administratif expliquant l’agression et son contexte.

De même, la chambre de l’instruction annule l’ordonnance par laquelle le juge de Créteil a refusé de faire entendre comme témoin un médecin du Samu 94, qui pourrait pourtant donner un éclairage intéressant sur la prise en charge du détenu dans le coma.

Cet arrêt n’a, jusqu’ici, eu aucun effet au tribunal de Créteil.

« Le traitement de cette affaire par la justice est proprement scandaleux », déclare Me Rideau-Valentini à Mediapart. Pour lui, l’ex-directeur de prison s’est livré à des « carabistouilles administratives » pour cacher ses erreurs, et les magistrats de Créteil traitent cette affaire grave avec « désinvolture ».

Maigre consolation : Slaheddine El Ouertani a obtenu un non-lieu pour l’incendie du centre de rétention de Vincennes, en mars 2009, et il a fini par être indemnisé pour ses neuf mois de détention injustifiée. Quant à son agresseur, il vient d’être condamné à deux ans de prison ferme, le 25 mars dernier au tribunal de Créteil.

Presse carcérale (Michel Deléan, Mediapart, 6 avril 2013)

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:46

Gilbert Ghilslain ne sortira pas de prison

Deux ans après l’arrivée de Gilbert en France nous comprenons une chose : il ne sortira pas de prison pas du moins si la France peut l’éviter. Nous nous sommes fatigués à dénoncer depuis le début les irrégularités et les fautes dans la procédure d’extradition. Mais aucun juge ne veut statuer sur des fautes qui sanctionnerait « leur camarades » de tribunal. Aucun avocat non plus, n’est disposé a cette défense, une défense qui dénonce le caractère délinquant de toute la procédure. Comme nous n’avons trouvé aucun avocat qui voulait amener le cas devant la cour européenne des droits de l’hommes. Tous les avocats que nous avons eu dans la procédure ce sont attaché à demander un « aménagement » qui supposerait sortir avec un travail, un bracelet et un suivi. Nous l’avons aussi solicité et nous n’avons rien obtenu. Les juges signale souvent le fait que G. refuse de travailler, mais ils oublient qu’il est en prison où travailler veut dire fabriquer des bottes aux matons ou le fil barbelé de la prison.

Gilbert a eu 50 ans, il en a passé 30 en prison. 16 ans dans un bunker d’isolement. Et nous connaissons les conditions de ces bunker et la violence quotidienne. La condamnation a 4 ans pour évasion en hélicoptère a été réduite à 2 ans en appel à Pau. Et aujourd’hui nous devons aller en Cassation. En France tu peux avoir un avocat pour beaucoup de chose, mais pour aller en Cassation il faut un avocat spécialisé, comme pour la cour européenne, et les prix montent. Nous avons sollicité l’aide juridique et ils nous l’ont refuser parce que nous avons payé les avocats précédents avec l’aide de caisse de solidarité. Ce qui leur fait penser que nous sommes solvables.

En résumé, en passant par leur système nous voyons qu’ils n’ont pas l’intention de libérer Gilbert. Et  en dénonçant leur système nous ne savons pas si il y aura une opportunité parce que nous n’avons pas d’avocat pour essayer et nous ne savons pas s’il existe des avocats de ce genre en France. De fait la situation est bloquée.

Ce qui ne l’ait pas, c’est notre rage et notre haine, qui sont monté. Et nos vies divisées. Et notre dégoût et notre mépris pour l’hypocrisie française. Et notre épuisement de tant d’années de lutte pour voir la rue… parce que la liberté… ce concept n’existe plus dans notre monde… seulement au fond de nos cœurs. Ce que semble ignorer l’etat français c’est les conséquences potentielle qui existe quand tu écrase la vie d’un homme libre. Ils ont l’habitude que leur système fonctionner parfaitement… que les rebelles se soumettent, de détruire les point de confrontation avec le système et détruire les rêves de la classe dominée. Mais un homme libre, est un homme libre… et il est irréductible… il possède quelque chose qu’aucun Etat ne peut atteindre. Un homme libre est incapable de se soumettre… et s’ils essaient… avant de trébucher, ils réussiront à le rendre FOU et à libérer sa rage.

Et Gilbert Ghislain garde à l’intérieur la haine de 30 ans de vexation et de tortures, d’isolement et de mort, de compagnon assassiné ou conduit au suicide. Comment oublier ? et Comment peut-on oublier quand 30 de tes 50 années ont été comme ça ?

Si nous savons tous que peux de vengeance dépasse la sauvagerie vengeresse du système et en particulier de la république Française. Je pense que jusqu’ici nous n’avions pas atteint un tel acharnement. Nous sommes encore trop bon.

La compagne de GG

Gilbert dans la rue – Courriel

Pour le soutien financier :
20041 01016 1302461k037 06 La Banque Postale (Francia)

Communiqué par le CAJ – Toulouse, le 11 avril 2013

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:48

Message écrit avec Cyril

Salut à toutes et tous,

8H30, ce matin 10 avril, Cyril est sorti de prison, accueilli par sa compagne et des amis(es) ; il avait arrêté sa grève de la faim depuis deux jours.

Il est reparti vers son domicile après avoir fait une pause café (une terrasse malgré le temps).

Cyril souhaite faire un break durant les semaines à venir et passer du temps avec sa compagne A… et sa famille.

Cyril remercie tous les gens qui lui ont manifesté leur soutien ; il ne veut pas que ni son adresse ni son n° de tél. personnels soient diffusés.

Il préfère que les courriers lui soient envoyés à l’adresse indiquée ci-dessous :

Comité de soutien aux inculpés(es)
Pour Cyril
« Le Gué »
44220 Coueron

Zone à défendre, 10 avril 2013

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:15

Note: Ceci est la prison où plusieurs des prisonniers subversifs ont été enfermés, accusées d’avoir fabriqué des explosifs et le trafic de drogue, depuis le 28 mars 2013. Nous traduirons plus d’informations bientôt.

Traduit de liberaciontotal par WarOnSociety (06/04/2013):

Aujourd’hui, jeudi 4 avril 2013:

Aux alentours de 10h30, alors que les détenues de Temuco avaient des visites, une émeute a éclaté à l’intérieur de la prison, par des feux de matelas et d’autres choses.

L’émeute a commencé lors de protestations, entre autres, suite à l’entrée d’un gardien de prison en charge de la direction pendant environ un mois qui avait augmenté les abus, les humiliations (en interne ainsi que lors des visites) et les abus à l’intérieur de la prison, où par exemple, lorsque les matons avaient jeté de la nourriture au sol que les familles des détenues avaient apporté.

Quand ils ont découvert le feu, ils ont évacué les visiteurs afin de laisser la place aux pompiers, aux forces spéciales et à la police anti-émeute pour entrer. Une femme, qui était en visite, a dit que les gardiens ont commencé à battre sa fille juste là, alors qu’elle se faisait évacuer de la prison.

Maintenant, à l’extérieur et sans rien savoir de ce qui se passe à l’intérieur, les flics se sont approchés de l’endroit et ont seulement donné des informations à la presse, en leur donnant libre cours à monter le spectacle qu’ils voulaient,enregistrant et encadrant la scène avec les familles et les amis qui étaient à l’extérieur.

Nous ne savons rien encore, à propos des compagnonnes qui ont été emprisonnées dans cette prison depuis le 28 mars dernier.

Nous sommes conscients qu’à l’intérieur ils ont battu des prisonnières, qu’à cette époque, ils doivent aussi être confronté à la torture des matons et à des peines et sanctions.

Pour le moment, nous ne savons rien de plus, ils ne laissent sortir aucune information.

Nous lançons un appel à être attentifs à la situation.

_______________________________________________________________________________________________

Urgent – infos d’enfants

Je suis venu pour les visites à la prison des femmes de Temuco et les enfants se sont révoltés, mettant le feu à des chaises, des matelas, des couvertures et tout ce qui pouvait être consumé par le feu. Les gardiens de prison ne voulait pas ouvrir les portes. Les enfants hurlaient pour qu’ils ouvrent la porte, mais ils ont pris plus d’une demi-heure à le faire. En dehors de la prison se trouvaient les bâtards de forces spéciales de la police, des gardiens de prison en tenue anti-émeute, les pompiers et les laquais de la presse.

Les enfants ont protesté sur le fait que les détenues se font humilier et frapper par les gardiens depuis plus de deux mois, en fait il y a une fille, Eliana Becerra, qui a été en grève de la faim et de la soif pendant 36 jours, ils l’ont battu, les engeôlées m’ont donné cette information à répandre à l’extérieur de la prison et de protester contre le traitement vindicatif que les gardiens mènent contre elles, et donc je fais un appel à condamner et à dénoncer cette situation infligée aux enfants – à toutes et tous, pas seulement à nos prisonnières.

En ce moment il y a encore des membres de la famille et des bâtards de la presse à l’extérieur.

Aucune prisonnière n’est seule!

Liberté pour tous les prisonnières!

Diffuser cette information!

Traduit de l’anglais par Le Chat Noir Emeutier, 08/04/2013

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 19:54

Mécontent de ses conditons de rétention, il se crève l’œil avec un stylo !

Les camarades de ce Mexicain se sont privés du repas du midi pour le soutenir dans ses protestations.

17 prisonniers du centre de rétention de Perpignan ont refusé de s’alimenter jeudi midi. Cependant, ce n’était pas une grève de la faim car ils ont mangé leur repas le soir.

Ils voulaient en fait montrer leur soutien envers un de leurs camarade qui s’est planté un stylo dans l’œil pour protester contre leurs conditions de vie dans le centre.

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L’étranger en situation irrégulière qui s’est crevé un œil jeudi matin au centre de rétention administrative de Perpignan où il était enfermé depuis le 31 mars se trouve dans le coma ce vendredi soir.

Ce Mexicain de 39 ans s’est enfoncé un stylo dans l’œil jeudi matin a priori pour dénoncer ses conditions de rétention.

Opéré à l’hôpital de Perpignan où il avait été amené sous escorte par les Sapeurs Pompiers, l’homme est entre la vie et la mort son pronostic vital étant engagé.

Mailing RESF, 5 avril 2013

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 19:25

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 12:01

http://juralib.noblogs.org/files/2013/04/013.jpg

VOIR LA VIDÉO

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:04
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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 12:03

Le mercredi 20 mars 2013 a eu lieu le procès en appel d’Ibrahim El Louar, condamné à deux ans d’emprisonnement par le TGI d’Évry le 18 janvierpour “vol et violence en réunion sur agent dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité de travail de moins de 10 jours” et “soustraction à une mesure d’éloignement”. Il a également été condamné à verser des dommages et intérêts de 1000 et 600 euros à deux flics.

Le 16 décembre 2012, quatre prisonniers du centre de rétention de Palaiseau avaient réussi à s’évader après avoir subtilisé à un flic le badge magnétique ouvrant les portes. Suite à cela, un cinquième retenu, Ibrahim, a été arrêté et placé en garde-à-vue, accusé d’avoir participé à l’évasion. Frantz Pièce, maton au centre, l’a accusé de l’avoir ceinturé et maîtrisé pendant que les autres lui dérobaient son badge et prenaient la fuite. Sa collègue, Coralie Bouton, arrivée en renfort l’accusait elle de l’avoir fait tomber au sol et d’avoir essayé de lui prendre ses menottes et son badge.

Après une courte instruction d’un mois, il a été jugé par le tribunal d’Évry, sans bénéficier de l’assistance d’un avocat bien qu’il en ait demandé un. Lors de l’audience les faits ont été requalifiés (de “tentative de soustraction à une mesure d’éloignement et violence ayant entraîné moins de dix jours d’ITT” en “vol et violence en réunion sur agent dépositaire de l’autorité publique ayant  entraîné une ITT de moins de 10 jours” et “soustraction à une mesure d’éloignement”) de façon à pouvoir appliquer la récidive (sur une précédente condamnation pour vol) et donc faire passer la peine encourue de trois à quatorze ans.

Ce jour-là, des vidéos des caméras de surveillance du centre ont été visionnées. Comme l’a fait remarquer la défense, le tribunal devait être en possession de “lunettes spéciales qui altéraient sa capacité de vision”. En effet, sur les images que nous vu lors de l’audience d’appel, on voit que rien ne s’est déroulé comme l’on déclaré Pièce et Bouton. Déjà, on ne voit rien (les retenus qui ont dérobé le badge avaient pris le soin d’éteindre la lumière), ou presque : des ombres qui ceinturent un policier (reconnaissable à son uniforme) puis deux policiers qui tabassent quelqu’un dans un couloir. Ibrahim, qui nie depuis le début avoir participé à l’évasion, s’est par contre toujours reconnu dans la personne tabassée. Un PV établi en garde-à-vue constate d’ailleurs qu’il porte de nombreuses traces de coup. Lors de cette garde-à-vue, Ibrahim a essayé de se mutiler avec une lame de rasoir qu’il avait sur lui, ce à quoi les flics ont répondu en le gazant et en l’entravant aux pieds et aux mains jusqu’à ce qu’il soit déféré.

Lors de l’audience d’appel à laquelle une trentaine de personnes étaient présentes en solidarité, l’avocate a plaidé le fait qu’il n’avait pas pu se défendre en première instance et qu’elle-même n’avait pas pu préparer la défense comme elle l’aurait souhaité (pas eu accès aux vidéos, pas pu bénéficier d’un interprète pour s’entretenir avec son client les jours avant l’audience…). Ibrahim n’a pas varié dans ses déclarations. Il a continué à réfuter les accusations des flics et son avocate a pu mettre en avant les nombreuses incohérences existant entre les déclarations policières et les images vidéo. D’ailleurs, lors de l’exposé des faits on remarque que les déclarations des flics ont changé au cours de leurs auditions.

Le procureur a demandé confirmation des chefs d’inculpation et de la peine. L’avocate a plaidé la relaxe. Le jugement sera rendu le 2 avril à 13h, sans qu’Ibrahim ne soit extrait.

Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers !
Ni prison, ni rétention !

Évasion Palaiseau, ce 20 mars 2013

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