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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:33

mirador

 

Une nouvelle fois, ce 28 janvier, l'exécution de la décision de justice, qui permettrait à Georges Ibrahim Abdallah de quitter la prison française pour retourner dans son pays, a été différée !

 

L’État français, au travers de ses magistrats du Parquet, multiplie les procédures dilatoires inédites pour retenir emprisonné Georges Abdallah.

Son départ vers le Liban dépend en effet de la signature d'un arrêté par le ministre de l'Intérieur, laquelle signature se fait attendre depuis le 21 novembre !

Ces incessants reports, ces nouveaux "obstacles" ne font que révéler l'entêtement obtus d'un État qui a fabriqué de toutes pièces l'"affaire Abdallah" depuis près de 30 ans.

De Tunis à Beyrouth, en passant par Ramallah, le soutien au militant révolutionnaire, au résistant Georges Abdallah ne cesse de s'étendre.

En France, l'indignation s'accroît de jour en jour. Les protestations de toutes sortes* se multiplient, dénonçant la chape de plomb qui pèse sur les mensonges d'État : les gouvernements de droite et de "gauche" valident tour à tour les mensonges des précédents, embrassent la même allégeance aux exigences étasuniennes, agissent en puissance qui se croit encore coloniale vis-à-vis du Liban, qui réclame son ressortissant.

Selon le tribunal d'application des peines, la libération de Georges Abdallah est "subordonnée" à la signature d'un arrêté d'expulsion, mais rien n'indique que toute procédure doive être gelée "en attendant" que le gouvernement français reconnaisse les décisions de ses juges.

Nous n'attendrons pas le 28 février pour obliger le pouvoir politique à céder devant la mobilisation internationale. Aujourd'hui, la seule exigence, qui doit se faire entendre plus fort encore, c’est   "Libération immédiate de Georges Abdallah !"

Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA)

Paris, le 29 janvier 2013


Hier soir, par exemple, à Asnières, le discours de Manuel Valls a été interrompu aux cris de "Libérez Georges Abdallah !" lancés par une dizaine de personnes présentes dans la salle… et expulsées aussitôt manu militari.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 10:44

 

MONDE -  le 24 Janvier 2013

 

Mots clés : turquierépressionpkkpinar selek,

 

 

Un tribunal d'Istanbul a condamné jeudi la sociologue et féministe turque Pinar Selek, qui était rejugée pour la quatrième fois après trois acquittements, à la prison à perpétuité en Turquie pour sa participation à un attentat commis en 1998 qu'elle a toujours contesté.

Après en avoir délibéré pendant plus d'une heure, la cour a reconnu l'universitaire Pinar Selek, quarante et un ans, qui vit aujourd'hui en exil à Strasbourg et qui n'assistait pas à son procès, coupable d'avoir aidé des rebelles kurdes à commettre un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, le marché des épices sur la Corne d'or, qui a fait sept morts en 1998.

>>> Lire : Le long combat de Pinar Selek

Le verdict de la justice a provoqué des réactions indignées parmi les nombreux soutiens de la sociologue, connue pour ses recherches sur les minorités marginalisées comme les transsexuels ou les Kurdes, venus assister à cette audience. Ne souhaitant pas être protégée par le statut de réfugié politique qu'elle n'a pas sollicité auprès de la France, elle risque l'extradition, en vertu des accords franco-turcs.

Arrêtée et incarcérée à l'âge de 27 ans, Pinar Selek a été impliquée dans cette affaire après avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches. Elle a été libérée en 2000 après la publication d'un rapport attribuant l'explosion à une fuite de gaz.

Les tribunaux turcs, estimant que le caractère criminel de l'explosion n'était pas établi et prenant en compte la rétractation du principal témoin à charge, ont acquitté Pinar Selek à trois reprises, mais à chaque fois la Cour de cassation a invalidé le verdict.

A l'ouverture de cette nouvelle audience, les avocats de Pinar Selek ont dénoncé jeudi la tenue de ce quatrième procès, arguant notamment le fait qu'une procédure d'appel, normalement suspensive, était en cours quand le tribunal s'est saisi du dossier. Devant le refus des juges d'accepter leurs demandes, ils ont suspendu jeudi leur participation au procès.

"En Turquie, tout le monde sait que je suis contre la violence, que je milite pour la paix au Kurdistan, pour que l’on ne nie plus les massacres des Arméniens", confiait-elle en 2010 à l’Humanité.

  • Lire aussi :

Le long combat de Pinar Selek 
Pinar Selek, féministe turque menacée de prison à vie
"Je suis menacée de prison à vie" écrivait-elle dans une tribune publiée par l'Humanité en février 2011.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 12:07

Quelques nouvelles depuis la maison d’arrêt de Chambéry

Depuis le 7 janvier, je purge une peine de 4 moissuite à la fabrication d’un engin explosif en 2009 ayant entrainé une explosion accidentelle dans laquelle ma compagnonne Zoé décéda et où je fus grièvement blessé.

Je ne veux pas que vous vous apitoyez sur mon sort. Je ne suis pas une victime innocente face à une justice disproportionnée mais un individu parmi d’autres qui n’a pas voulu entrer dans la triste réalité que la société lui réserve et que l’État enferme pour accroître son contrôle et tenter de maintenir son autorité.

Je ne suis pas une avant-garde révolutionnaire montrant l’exemple à suivre et qui cherche à souffrir pour attiser la révolte des camarades, je ne suis qu’un individu qui cherche une émancipation collective par une destruction des structures sociales et des normes profitant à l’État et au capital.

Tout en ayant des désirs révolutionnaires, je refuse la séparation entre prisonniers.ères « sociaux » et « politiques » et me considère « prisonnier politique » au même titre que toutes les personnes enfermées.

Je ne suis qu’un être humain ayant soif de liberté et qui essaie de vivre et de lutter selon son éthique anti-autoritaire dans une société construite sur l’oppression et la domination et qui subit logiquement les conséquences de ses choix.

Si ma situation provoque de la colère, libre à chacun.e de la cultiver et de lui donner la forme qu’il ou elle désire.

Pour que la rage ne s’efface pas sous la peur, que vivent les révoltes !!! Crève la taule et ce monde bétonné de merde, liberté pour toutes et tous !!!

mike

P.-S. Durant ces quelques mois d’enfermement, voici mon contact où il est possible de m’écrire :

Michaël Dupanloup,
numéro d’écrou 23 007
M.A de Chambéry,
151 rue Belledonne,
73011 Chambéry (France).

Pour celles et ceux qui ne savent jamais quoi écrire à des personnes enfermées, vous pouvez également participer au grand concours de cartes postales qui ne craint même pas le ridicule…

C’est déjà tout de suite, 10 janvier 2013

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:53

Les gardiens d’une prison brésilienne ont capturé un chat que des détenus, pleins d’imagination, avaient spécialement dressé pour leur fournir tout une panoplie nécessaire à une évasion, rapporte le journal O Globo.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/034.jpg

C’est un agent de la prison qui a découvert la supercherie. Celui-ci, intrigué par le comportement bizarre du félin et en l’examinant de près a constaté qu’un sac, attaché à son corps, contenait tout un matériel pour s’évader : lames de scie, instruments nécessaires à forer et percer le ciment, ainsi qu’un téléphone portable avec son chargeur, a relaté au journal O Globo, Marcelo Avelino le responsable des gardiens de la prison de Alagoas, dans le nord-est du pays. Le chat avait été souvent vu entrant et sortant en toute quiétude de la prison.

Un responsable de l’établissement pénitentiaire, Luiz de Oliveira Souza, a précisé sur le site internet de G1 news que les prisonniers avaient élevé le chat et que des proches le reprenaient souvent chez eux à l’issue d’une visite à la prison. “On a été très surpris par cette nouvelle tactique des prisonniers”, a-t-il commenté.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/043.jpg

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 6 janvier 2013)

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 11:01

Trois détenus se sont évadés de la maison d’arrêt de Colmar la nuit de la Saint-Sylvestre, après avoir creusé un trou dans le plafond de leur cellule, a-t-on appris de source policière.

“Les agents de l’administration pénitentiaire ont constaté leur disparition entre 6h30 et 7h” ce matin, a indiqué à l’AFP le commissaire Christian Reeb de la police judiciaire de Mulhouse, en charge de l’enquête. Les trois fuyards, âgés de 19 à 24 ans, réputés non dangereux, ont creusé un trou dans le plafond de leur cellule commune. Une fois dans les combles de la prison, ils sont parvenus à rejoindre le palais de justice voisin, par lequel ils ont pris la fuite. “L’alarme du tribunal de grande instance s’est déclenchée à 4h30 du matin”, a précisé M. Reeb. Mais les gardiens n’ont rien constaté d’anormal lors de leur inspection.

Les enquêteurs tentent d’établir si l’évasion était préméditée, et si les détenus ont pu bénéficier d’une complicité à l’extérieur du bâtiment. Cette évasion spectaculaire intervient une semaine après la publication d’un rapport dénonçant l’insalubrité et la vétusté de la prison de Colmar.

Dans ce document, réalisé à la demande d’un détenu, un expert judiciaire déplore entre autres l’étroitesse des cellules (9,01 m² pour trois personnes), l’état défectueux des chauffages et le manque d’aération. D’après le site internet du ministère de la Justice, la maison d’arrêt de Colmar, d’une capacité d’accueil de 120 détenus, est installée dans un bâtiment remontant au Moyen-Âge.

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 1er janvier 2012)

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:50

PRISON. PAS DE CONDITIONS INDIGNES À COLMAR SELON LES DÉPUTÉS

Jean-Louis Christ et Éric Straumann ont effectué une visite à la prison de Colmar, ce matin.

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Dans L’Alsace des 25 et 26 décembre derniers, nous évoquions le rapport d’un expert-architecte sur la maison d’arrêt de Colmar. Cet expert agréé avait été désigné suite à une procédure engagée par Me Fabien Arakelian, avocat au barreau des Hauts-de-Seine et représentant un plaignant détenu pendant sept mois à Colmar, en 2011. Ce document concerne une cellule et déplore « la surface et le volume insuffisant par personne », des « conditions de salubrité insuffisante », un éclairage insuffisant ou encore « un état de vétusté avancé » des douches. L’information avait été reprise abondamment dans les médias

« Un niveau familial »

Hier matin, les députés haut-rhinois Éric Straumann et Jean-Louis Christ ont fait valoir leur droit de visite. À la sortie de la prison colmarienne, ils ont déclaré : « On est très loin de la situation décrite dans la presse. Les conditions de détention restent dignes par rapport à ce qu’on peut attendre d’une prison aujourd’hui. » Le maire de Ribeauvillé a mis en avant un établissement « relativement bien tenu, avec du personnel qui reste à un niveau familial ». Il a ajouté que les détenus avec lesquels ils avaient parlé « ne se plaignaient pas et préféraient être là qu’à Strasbourg ou Nancy ». Son collègue de Houssen a ajouté : « Il n’y a ni cafard, ni rat, ni problème de chauffage comme indiqué dans le rapport. »

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Les députés ont reconnu qu’il y avait un problème « au niveau des sanitaires, des douches ». Ils vont saisir la garde des Sceaux Christiane Taubira à ce sujet : « On ne peut pas laisser les choses en l’état. C’est une enveloppe de quelque 50’000 €. Mais depuis un an, il n’y a plus aucun investissement puisqu’on attendait une décision sur la future prison de Lutterbach. Comme celle-ci ne vient pas, il faut faire ces travaux le plus rapidement possible. »

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LES RÉACTIONS DES DÉPUTÉS EN VIDÉO

Presse carcérale (Annick Woehl, LAlsace.fr, 31 décembre 2012)


LE PS COLMAR DEMANDE LA CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE PRISON À COLMAR

Après la communication des premiers éléments d’un rapport d’expertise judiciaire privé sur l’état général de la prison de Colmar (sanitaire dégradés, chauffage insuffisant, surpopulation carcérale), Victorine Valentin, conseillère municipale et régionale, et Julien Ernst, secrétaire de la section du Parti Socialiste de Colmar, tiennent à rappeler leur position sur le devenir de l’unité carcérale colmarienne.

Partisans d’une fermeture de la prison de la Rue des Augustins en raison de sa vétusté et des conditions de surveillance rendues difficile par manque de personnel, les socialistes colmariens restent cependant opposés au regroupement des établissements pénitentiaires haut-rhinois au sein d’une nouvelle prison à Lutterbach et demandent la construction d’une nouvelle prison sur le ban de Colmar.

Après plusieurs rencontres entre les opposants au projet et les Ministres de la Justice Michel Mercier en février 2011, puis Christiane Taubira en juillet et octobre 2012, le projet de super-prison de Lutterbach semble en passe d’être abandonné. Dans ces conditions, les socialistes colmariens demandent à la Ministre la construction d’une nouvelle unité carcérale de taille et fonction équivalente à l’unité existante à Colmar, la ville alliant tradition judiciaire (présence du TGI et de la Cour d’Appel), réseau de transport en commun permettant aux familles de détenus de rallier facilement la prison, et présence d’un réseau associatif efficace d’éducation et de réinsertion des détenus. Ils demandent aussi le maintien, voire l’augmentation des postes de gardiens afin que les conditions de travail soient sûres.

Victorine Valentin et la section PS de Colmar continueront à œuvrer dans ce sens, et proposent au Maire de Colmar de s’associer à leurs démarches pour obtenir la construction d’une nouvelle prison à Colmar qui garantira de bonnes conditions de travail pour les surveillants et le respect de la dignité humaine pour les détenus.

Parti carcéral (Communiqué de presse du 27 décembre 2012 en réponse aux articles parus le 25 décembre sur l’état général de la prison de Colmar)


JUSTICE. UN RAPPORT QUI ACCABLE LA MAISON D’ARRÊT DE COLMAR

L’affaire des conditions indignes de détention aux Baumettes à Marseille n’est pas un cas isolé. Un expert-architecte a rendu hier un rapport qui accable la maison d’arrêt de Colmar.

« Un client détenu pendant sept mois à Colmar en 2011 m’avait fait part de conditions de détention indignes », souligne Me Fabien Arakelian, avocat au barreau des Hauts-de-Seine. Ce dernier avait saisi le tribunal administratif de Strasbourg en référé, afin qu’un expert puisse être désigné. Le tribunal avait rejeté la demande et le conseil avait fait appel.

En juin de cette année, la cour administrative d’appel de Nancy avait ordonné la désignation d’un expert. Celui-ci, en présence de l’avocat et du directeur de l’établissement, s’est rendu à la maison d’arrêt le 22 octobre. Dans son rapport, l’architecte, expert agréé près la cour d’appel de Colmar, écrit au sujet d’une cellule : « Surface et volume par personne insuffisant […], absence de possibilité d’intimité […], conditions de salubrités insuffisantes » Pour ce qui est des douches : « État de vétusté avancé […], chauffage très sommaire, voire inexistant. » Suite à ce rapport, Me Arakelian devrait déposer un nouveau recours devant le tribunal administratif de Strasbourg, afin d’obtenir réparation pour son détenu.

Contacté par téléphone, Éric Gemmerlé, secrétaire général du syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa, n’était pas étonné par ce rapport : « Cela fait longtemps que nous disons qu’à Colmar les conditions sont indignes et pour les détenus, et pour le personnel pénitentiaire qui y travaille. » Hier, en fin de matinée, la direction de la prison était injoignable.

Presse carcérale (Thierry Martel, LAlsace.fr, 25 décembre 2012)


(…) Selon le rapport, les détenus vivent à trois dans des cellules de neuf mètres carrés, où l’aération est difficile et l’intimité presque inexistante, a souligné mardi Me Fabien Arakelian, l’avocat du détenu, sur France info.

En outre, les douches de ce bâtiment très ancien, construit en 1791, sont dans un “état de vétusté avancé”, et le chauffage est “très sommaire”, a-t-il ajouté.

“Je vais désormais saisir le tribunal administratif de Strasbourg pour obtenir réparation des conditions de détention indignes imposées à mon client”, a expliqué l’avocat, qui a déjà contraint l’État, en juillet 2011, à indemniser deux détenus des maisons d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine) et de Bois d’Arcy (Yvelines).

Me Arakelian entend en outre saisir le même tribunal pour obtenir la mise en oeuvre de travaux de mise en conformité, alors qu’il existe un projet de construction d’une prison neuve pour le département. (…)

Presse carcérale (Reuters via tempsreel.nouvelobs.com, 25 décembre 2012)

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:42

Salpètre et chlorate

Vers minuit, on se promenaient, fin sobres, en longeant les murs pour échapper à l’hyppocrite élan socialisant annuel des passants, le sourire aux lèvres rouges avinées et de bave gluante dans les yeux (ceux qui fêtent la nouvelle année en fait). Derrière les ombres immobiles des murs de la taule de meufs à Rennes, nous aperçumes plusieurs groupes de gen-te-s qui, en hurlant des trucs sympas, firent exploser (non pas les murs mais) des bidules pyrotechniques, pas bien dang’reux mais assez spectaculaires. Les entaulées étaient nombreuses à répondre, à crier et à faire du bruit contre les barreaux.

Gardons l’espoir qu’un jour, on fera péter les murs !!!

Indymedia Nantes, 1er janvier 2013

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 12:08

QUAND ILS ENFERMENT, ON SORT DANS LA RUE !

Depuis ces deux mois d’expulsions, c’est 80 situations d’interpellations qui ont été répertoriées. Les premières semaines avaient ce goût étrange de la guerre douce avec des sourires de flics, le moins de vagues possible. Cette dernière semaine, des arrestations ont lieu chaque jour. Les blessé-e-s ne se comptent plus, les comparutions immédiates s’enchaînent, les condamnations tombent de plus en plus lourdes. Les flics ne cessent de faire des faux témoignages pour condamner les personnes qu’ils arrêtent. La stratégie « mains propres » façon PS-EELV a foiré, le projet d’aéroport montre son vrai visage.

La stratégie du pouvoir est de créer une situation insupportable sur la ZAD : présence policière permanente, occupation et blocage du carrefour central, contrôles de papiers et fouilles de coffres de véhicules. Pour une fois, les flics ne font pas de distinction entre habitant-e-s légaux et illégaux, tout le monde peut être empêché de sortir et de rentrer chez soi. Ça fout la colère, qu’on soit là depuis des années, quelques semaines, ou juste en visite.

Ce soir, quelqu’un se retrouve en taule, arrestation avant-hier à minuit – garde à vue – prolongation – comparution immédiate – mandat de dépot – cellule ! On ne peut pas compter les personnes emprisonnées pour préserver l’ordre établi, mais dans cette lutte c’est déjà la deuxième. Quelques mois de prison par ci, quelques semaines d’hopital par là, « bof y a pas mort d’homme », ça reste acceptable pour les porteurs de ce projet.

Casser des individus pour affaiblir le mouvement, c’est tout ce qui leur reste. Face à ça, notre meilleure arme c’est la solidarité.

RASSEMBLEMENT JEUDI 20 DECEMBRE À 18H PLACE DU BOUFFAY [NANTES]

Vu sur le site internet des camarades occupant-e-s de la ZAD, le 20 décembre 2012

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 12:08

Lutte contre l’aéroport / rassemblement de solidarité devant la prison

Bonjour,

On s’organise depuis une dizaine de jours pour faire un rassemblement bruyant devant la prison de Nantes-Carquefou où sont détenus deux opposants (Cyril pour 5 mois et un autre copain pour 2 mois) qui aura donc lieu le SAMEDI 29 DÉCEMBRE À 16H.

Ci-joint on vous transmet l’appel que l’on a rédigé, avec les informations pour s’y rendre.

De plus, on doit faire savoir que sur la ZAD, on fait face à une répression judiciaire plus intense qu’avant. Ainsi on doit s’occuper de frais de justice importants et de soutien actif aux copains emprisonnés et à toutes celles et tous ceux inculpé.es ou réprimé.es.
 

On pense qu’il faut qu’on discute de tout ça et du rassemblement, donc on vous invite à venir à une bouffe auberge espagnole sur la Chat-teigne le VENDREDI 28 DÉCEMBRE À MIDI.

On souhaite que vous puissiez transmettre ce message autour de vous, aux listes de diffusion locale, aux comités, aux groupes antirépression, aux groupes anticarcéraux, aux différentes associations et collectifs en lutte contre l’aéroport. On voudrait que ça se diffuse car pour trouver les contacts de tout le monde c’est pas encore très au point…

On veut aussi vous dire qu’on ne pourra pas centraliser toutes les idées que les gens veulent apporter pour ce rassemblement. Soyons inventifs, et on pourra en discuter le vendredi à la Chat-teigne

On sait que la période de fin d’année est pleine de “fêtes”, on souhaite quand même se retrouver avec ceux et celles avec qui on lutte pour ne pas oublier celles et ceux réprimé.es, pour faire la fête tous et toutes ensemble.

Pour la fin du monde de l’aéroport aussi en 2013 !

Mailing, 19 décembre 2012


Contre l’aéroport et ses prisons

Parce que dans ce bocage, dans ces champs de gadoue, autour de ses barricades, lors de ces tambouilles gargantuesques, dans les rues de Nantes et partout en France, nous sommes toutes et tous ensemble contre leurs machines et leur monde du saccage Rassemblons-nous devant les murs de la prison pour faire entendre notre solidarité et notre détermination à rester ensemble.

Ce projet d’aéroport, ils veulent le faire passer par la force. Ils occupent, ils essayent de contrôler et de bloquer la zone, ils fouillent, ils foutent la pression, ils tentent de manipuler, de diviser ; nous les évitons, nous les perturbons, nous continuons à vivre, à construire et à résister encore et encore.

Certain.es d’entre nous ont été condamné.es à des interdictions du territoire, de la Zad ou du département pour 1 ou 2 ans, à de la prison avec sursis, et dernièrement à des peines de prison ferme de deux et cinq mois. Lors des procès, les procureurs de la république justifient les peines prononcées comme “n’étant pas des peines contre le mouvement de contestation du projet d’aéroport, mais contre des actes délictuels”.  Nous voulons affirmer que dans cette résistance contre les expulsions, nous ne nous habituerons pas à leur présence, à leur répression, et nous continuerons à lutter pour qu’ils dégagent.

Ils tentent de nous intimider, nous leur répondons que ça ne fonctionne pas !
Ils tentent de nous isoler physiquement, ça ne se passera pas comme ça !

RASSEMBLEMENT BRUYANT DEVANT LA PRISON DE NANTES/CARQUEFOU SAMEDI 29 DÉCEMBRE

Rendez-vous à 16H00 au parking du centre commercial Carrefour La Beaujoire du côté du Mc Donald

Pour s’y rendre depuis le périphérique de Nantes : sortie n° 41, le centre commercial est situé entre la route de Paris et le boulevard de la Beaujoire.

Information complémentaire : pour en parler, une discussion-bouffe auberge espagnole est organisée LE VENDREDI 28 DÉCEMBRE À MIDI à la Chat-teigne.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 14:02

Brest. Sur Facebook depuis sa cellule !

Une enquête vient d’être ouverte à la prison de l’Hermitage, à Brest, après la découverte d’un détenu qui alimentait son compte Facebook depuis sa cellule.

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En prison, les téléphones portables sont bien sûr interdits. Mais nombre de détenus arrivent à s’en procurer. La grande majorité d’entre eux se gardent bien, toutefois, de se prendre en photo dans leur cellule pour les déposer sur leur page Facebook. C’est pourtant ce qu’a fait, la semaine dernière, un homme incarcéré à Brest. Le parquet a été saisi.

“Si on a les yeux bleus, c’est à cause des gyrophares”

On le voit dans sa cellule, seul ou avec des camarades incarcérés, le sourire aux lèvres, portant des photos papier et un t-shirt : “Si on a les yeux bleus, c’est à cause des gyrophares”. Le tout sur sa page Facebook, via un album intitulé “Moi et la cabane”. Dessous, des messages de soutien de la part des personnes, libres, auxquelles il a autorisé l’accès à ce compte caché.

Cet homme détenu à Brest depuis quelques mois pour une affaire de stups a simplement eu, a priori, la volonté de communiquer avec les siens, de les rassurer sur son moral. Rien de plus. Mais l’enquête le dira. Car l’administration pénitentiaire a eu vent de cette affaire et a saisi le parquet de Brest.

Des dizaines de portables saisis chaque année

Au-delà de ce cas particulier, voir des prisonniers communiquer si facilement avec l’extérieur crée divers risques en termes de sécurité et la parade ne semble pas évidente. Des dizaines de téléphones portables sont saisis à l’entrée ou à l’intérieur de la maison d’arrêt de Brest, chaque année. Un établissement moins concerné que beaucoup d’autres, d’ailleurs, selon son directeur, “car les peines y sont souvent courtes et il y a des permissions de sortie.” La tentation y serait donc moins grande. Mais combien d’appareils échappent au contrôle ?

Publié par des lecteurs honteux de la Chronique de Youv derrière les barreaux (David Cormier, LeTelegramme.com, 18 décembre 2012)

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A L’assaut Du Ciel!

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