Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 11:35

Centre de détention de Bourg-en-Bresse
La prison tue !

Début septembre, un homme prisonnier au centre de détention de Bourg-en-Bresse est décédé d’une crise cardiaque, sans avoir été pris en charge médicalement à temps, malgré ses demandes répétées. Nous relayons ici un texte qui a été publié suite à cela sur divers sites internet, et l’interview audio de sa compagne.
Ces témoignages doivent circuler au maximum.

Un texte ayant circulé sur internet :

« Dans la nuit de dimanche à lundi 2 septembre, un détenu du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, M. LAVANCHY, surnommé “Papy”, est mort d’une crise cardiaque. Dans l’après-midi, d’autres détenus l’ont vu, il tenait son cœur et disait qu’il avait mal. Il se plaignait depuis deux jours de douleurs au cœur, et quand il est allé à l’infirmerie, c’est des Eferalgans qui lui ont été donnés.

D’autres prisonniers, très inquiets de son état, ont interpellé la surveillante qui était présente, en disant qu’elle devait prévenir le brigadier, pour que “Papy” soit soigné rapidement.

La surveillante dit qu’elle a prévenu le brigadier, que celui-ci est allé voir le prisonnier et que comme il était “capable de parler”, il a jugé que ce n’était “pas grave”.

“Papy” était en cellule avec un autre prisonnier, qui en voyant son état dans la nuit a tapé à la porte pour alerter les surveillants. Ceux-ci lui ont répondu que ce n’était “pas la peine de taper, qu’ils ne viendraient pas plus vite”.

Le lendemain, l’information a circulé que “Papy” était mort dans la nuit.

Il ne s’agit pas d’un décès accidentel. L’administration pénitentiaire, qu’il s’agisse des surveillants ou des soignants, ont été informés que son état de santé était grave, qu’il souffrait et était en danger. Ils ont choisi de le remettre en cellule, et l’ont laissé crever, plutôt que d’appeler les pompiers, plutôt que de l’emmener à l’hôpital.

Pour les vies détruites, les humiliations au quotidien, le temps volé, rendons les coups. »

Une interview de la compagne de Monsieur Lavanchy :

Cette interview a été réalisée auprès de sa compagne, dont une amie est également présente (elle intervient à la fin). Elle revient sur les faits, la manière dont elle a été prévenue, et le problème très grave du manque de soins en détention.

Vous pouvez l’écouter ou la télécharger ici

Pour contacter le collectif anti-carcéral Papillon (émission de radio, solidarité avec les prisonniers, publication d’infos et témoignages, etc.) :

Émission Papillon
16 rue du Mont
42100 Saint-Étienne

Numéro Zéro, 23 octobre 2012

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 14:00

Tours – Des détenus se plaignent des conditions de détention

Plusieurs détenus de la maison d’arrêt viennent adresser un courrier à l’administration pour se plaindre de la vie carcérale.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/0322.jpg

Les détenus demandent notamment « l’amélioration du service des parloirs ».

Le courrier est adressé à la Direction régionale de Dijon de l’administration pénitentiaire. Et il porte mention de plus d’une trentaine de signatures. La copie de cette lettre a également été envoyée à la rédaction de La Nouvelle République. Comment ces courriers sont-ils sortis de la maison d’arrêt ? On l’ignore.

« Un accès régulier à la bibliothèque »

Mais le contenu fait état de revendications, clairement exprimées par ses auteurs, et rédigées à l’aide d’une écriture soignée.

« Nous demandons une amélioration de la vie carcérale au sein de cet établissement », expliquent les détenus. La lettre détaille ensuite leurs revendications précises à commencer par le droit à travailler « en priorité pour les détenus indigents n’ayant pas de revenus pour subvenir aux besoins ni pour indemniser les parties civiles ». « Nous demandons également que la liste d’attente pour les demandeurs de travail soit respectée », ajoute l’auteur du courrier. Des activités socioculturelles et sportives sont aussi réclamées.

Plus surprenant encore, ceux qui ont signé ce courrier évoquent « des risques d’incendie » au sein de l’établissement en raison des « chauffes artisanales » utilisées par certains pour cuire leurs aliments en cellule.

Parmi les autres revendications des signataires, on notera aussi « un accès facilité au téléphone pour les détenus autorisés à téléphoner » ou encore « le respect du protocole d’hygiène en cuisine et lors de la distribution des repas » ou bien encore « un accès régulier à la bibliothèque ».

Une partie importante de cette lettre est aussi consacrée aux relations des détenus avec leurs proches. Ils réclament, par exemple, « une amélioration du service des parloirs », en insistant sur le problème des retards. Des transferts pour rapprochement familial sont aussi demandés.
Un courrier étonnant, donc, auquel l’administration pénitentiaire n’a, pour l’instant, pas apporté de réponse.

Presse carcérale (lanouvellerepublique.fr, 25 octobre 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 22:49

« Mes quatre premières brochures sont désormais dispo (5€ chacune) à la librairie Publico, 145 rue Amelot, métro République ou Oberkampf et à la librairie Lady Long Solo, 38 rue Keller Paris… N’oubliez pas ceux qui sont de Mantes-la-Jolie, mes deux premières brochures sont toujours dispo au point presse sur la dalle du centre commercial du Val Fourré la famille de ma cellule tout ça ça fait plaisir. » (25 septembre 2012)

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0218.jpg

« Flash Spécial pour tous les clochards qui n’ont pas 5 euros à donner pour lire mes brochures ptdr je lol…
Elles sont désormais disponibles du volume 1 au 4 sur le site officiel de ma maison d’édition, vous pouvez les lire et même les télécharger. »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/1117.jpg

TÉLÉCHARGER LA PREMIÈRE BROCHURE

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/129.jpg

TÉLÉCHARGER LA DEUXIÈME BROCHURE

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/136.jpg

TÉLÉCHARGER LA TROISIÈME BROCHURE

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0125.jpg

TÉLÉCHARGER LA QUATRIÈME BROCHURE

« Je rappelle à tous que mes brochures sont disponibles au tabac-kiosque sur la dalle du centre commercial du Val Fourré.
Les deux volumes sont à 10 €, pour ceux qui ne sont pas de Paris, envoyez un message privé à Dou Anelka elle vous les enverra par la poste. » (1er août 2012)

Youv

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:38

Nous relayons la réaction d’un prisonnier suite à la diffusion du JT de Canal Plus en date du 27 juin 2012. Ce court message d’un « emmuré », envoyé depuis une maison d’arrêt, fait suite à la diffusion d’une séquence d’1 minute environ concernant la décision prise au printemps dernier de bloquer les prix sur 200 produits de « cantine » désignés comme « prioritaires » par l’Etat (qui affirme s’être appuyé, pour les sélectionner, sur la liste des produits les plus fréquemment commandés en détention).

On y entend (une fois de plus) la parole de deux représentants de syndicats pénitentiaires dénonçant cette décision comme une sorte de “cadeau” fait aux prisonniers – drôle de blague, vu les tarifs pratiqués. Nulle part l’exception et l’exploitation que constitue le travail en détention n’apparaissent, pas plus que ce qui se sait, même sous la forme du lieu commun, sur la « qualité » des repas en prison. Même ce simple fait est visiblement jugé inutile à faire connaître : l’entreprise privée fournissant un établissement pénitentiaire sur tout ou partie des denrées cantinables est en situation de monopole. Et elle s’en met, c’est une évidence, sauvagement plein les poches, grâce à ce partenariat public-privé.

Une fois encore, ce sont les représentants médiatiques des syndicats pénitentiaires qui passent au crible de leurs discours (rendus plus “soignés” pour la télévision mais beaucoup plus explicites dans les communiqués ou revues internes, où ils n’hésitent pas à parler de « supermarchés pour super-voyous ») tout fait ou geste carcéral. Ce sont eux qui commentent et distribuent responsabilités, accusations et autofélicitations en cas de révolte, qui distribuent critiques et approbation de toute loi, mesure, parole qui touche de près ou de loin à la prison. Une fois encore, leur discours relayé par les médias occulte totalement les paroles alternatives, et plus encore celle des premiers concernés. Quant aux statistiques fournies pour effrayer le spectateur, elles sont fournies par l’UNSA, syndicat pénitentiaire majoritaire.

Voilà donc la réaction d’un détenu à cette « blague » médiatique :

« Le 27 juin 2012,

Par hasard je tombe à l’instant sur une intervention télévisée (JT de Canal+, 18h57, mercredi 27 juin 2012) de M. Christophe Marques, secrétaire général FO Pénitentiaire. Ce dernier se plaint que les produits vendus aux détenus en prison, achetés sur le budget de l’Etat, seraient vendus à perte. Pour illustrer ses propos, un paquet de pâtes alimentaires serait acheté 1,54€ et revendu 0,30€ aux détenus.
Je m’interroge sur le rôle de ce syndicat professionnel.Le syndicat des transports d’Ile-de-France serait-il en charge d’établir le juste prix du ticket de métro? 
Le syndicat national unifié des impôts aurait-il pour rôle de dénoncer l’inégalité des concitoyens devant les niches fiscales? Tel syndicat d’enseignants serait-il chargé de discuter le montant de l’allocation de rentrée scolaire?
En tant que citoyen, chacun doit être libre d’en discuter. Mais en se présentant comme secrétaire général d’un syndicat professionnel, je me trompe sans doute, mais il me semble que ce monsieur n’est pas dans son rôle.
Il a été précisé par ailleurs que les détenus, compte tenu de ces prix dérisoirement bas, fournissent des paniers garnis à leur famille (sic). J’étais assis, heureusement.
Je souhaite de bonnes vacances à ceux d’entre vous qui profiteraient de l’été pour s’évader un peu. »

L’équipe du blog et le GEP restent à la disposition de qui voudra la contacter pour publier les réactions des premier.è.s concerné.e.s par les questions carcérales et, plus largement, pénales.

contrelenfermement@riseup.net

geprison@riseup.net

tiré de http://contrelenfermement.noblogs.org

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 13:36

Les caméras protégées par des boucliers

Les caméras de vidéosurveillance ne devraient plus être la cible de dégradations. La ville a décidé de les équiper de protections, inspirées des boucliers des policiers.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/07/013.jpg

SARTROUVILLE, le 25 JUIN. La commune compte 70 caméras, qui seront toutes protégées du vandalisme.

Utiliser des boucliers de police pour protéger les caméras ? Astucieux. C’est en tout cas l’idée trouvée par la ville de Sartrouville pour protéger ses équipements de vidéosurveillance régulièrement attaqués. Outre l’usage d’armes à feu, la destruction des poteaux, les dégradations des armoires ou les jets de projectiles, ceux-ci subissent parfois l’assaut de voitures incendiées. En quelques mois, des plaques de plastique, fixées sous les appareils, ont donc pris place, dans le quartier des Indes, pour tenter d’enrayer cette violence.

« L’idée est venue, il y a deux ans, à la après deux destructions consécutives de caméras aux Indes suite à des tirs de chevrotine. En voyant l’état des globes cassés, on s’est dit qu’il fallait trouver quelque chose de vraiment solide », raconte Pierre Fond, maire (UMP) de la ville.

La destruction totale des machines évitée

Quelques réunions plus tard, c’est Jean-Michel Tisserand, directeur de la police municipale, qui trouve l’inspiration. « Si on prenait des boucliers qui résistent aux balles, les casseurs devraient changer leurs angles de tirs. Ce serait moins efficace pour eux », lance-t-il. Ni une ni deux, un métallier se met au travail. Il taille les boucliers plastique en deux et les cercle avant une fixation tout en haut des poteaux. « Le résultat a été spectaculaire puisque même si on a encore enregistré des tirs, les boucliers ont empêché une destruction totale des machines qu’on a pu, à chaque fois, réparer », note Pierre Fond.

Il faut dire que le coût des destructions d’un appareil, coûtant à lui seul environ 3000 €, peut vite grimper. À l’inverse, le prix de revient d’un bouclier de police — une centaine d’euros — semble en effet dérisoire.

« On essaie d’avoir un coup d’avance sur l’ultime invention des délinquants », remarque Raynald Godard, adjoint à la sécurité publique, qui aime bien tester de nouvelles idées. Ainsi, la ville a mis en place sur la place Nationale dans le quartier du Vieux-Pays, un coffrage blindé sur une caméra pivotant à 360 degrés. Là aussi, le test est concluant. Dans ce cas, le coût s’est monté à 15’000 à 20’000 € pour équiper le matériel.

Presse pare-balles (Laurent Mauron, LeParisien.fr, 29 juin 2012)


Pour mémoire (« Les Indes les boss ! », in Le Jura Libertaire old school le 30 juin 2009) :

http://juralib.noblogs.org/files/2012/07/02.gifLes caméras encore détruites à Sartrouville

Des projectiles ont été tirés dimanche soir sur trois caméras de vidéosurveillance à Sartrouville. Les prochains appareils installés seront blindés, pour résister aux balles.

Les caméras de la cité des Indes à Sartrouville (Yvelines) ont encore une fois été visées par des tirs d’arme à feu dans la nuit de dimanche à lundi. Vers 23 heures, avenue de l’Europe, un scooter s’arrête devant l’œil électronique, réparé il y a trois semaines. Les deux hommes juchés sur la machine ont pris le soin d’enfiler une cagoule.

L’un des deux met pied à terre et braque un pistolet de calibre 22 long rifle en direction de la caméra. Le premier objectif rend l’âme. Le scooter fait le tour de la cité et deux autres caméras sont détruites selon le même procédé. Dans le bureau de la police municipale, l’opérateur assiste impuissant à la scène. « Il n’a pas eu le temps de réagir entre la première et la dernière dégradation ; il ne s’est passé que quelques instants, précise le maire, Pierre Fond (UMP). Ces caméras appartiennent au Logement francilien. Les nôtres sont désormais blindées. »

Le scooter sera retrouvé incendié un peu plus loin afin d’éviter que les forces de l’ordre réalisent le moindre prélèvement qui permettrait de remonter jusqu’aux auteurs.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/07/03.gifAu mois d’avril dernier, une demi-douzaine de caméras avaient déjà été détruites par un duo à scooter armé d’un fusil. Les hommes du commissariat pensaient tenir une piste. Mais les nouvelles dégradations ont réduit leurs espoirs à néant. Ils vont aujourd’hui tout recommencer pour arrêter les coupables. « Ce n’est pas une affaire simple, précise une source proche de l’enquête. Il y a de nombreux suspects dans ce quartier et les raisons de casser les caméras ne manquent pas. »

Hier, l’édile ne cachait pas sa colère. « C’est insupportable, s’indigne-t-il. Nous avons commencé un mouvement de réappropriation de ce quartier qui est aux mains des délinquants. On les dérange et ils passent à l’action. » Le maire avance que les tirs sur les caméras sont le fait de délinquants « organisés et efficaces ». « Ils nous prennent de vitesse, mais on ne va pas laisser les choses comme ça. Je veux de l’action ! On va trouver une réponse pour les contrer parce qu’on le doit aux habitants du quartier. »

Dans un avenir proche, de nouvelles caméras, blindées cette fois-ci, devraient remplacer les anciens modèles.

Leur presse (Julien Constant, LeParisien.fr, 30 juin 2009)


Des coups de feu tirés sur les caméras

Onze caméras de vidéosurveillance ont été détruites à Sartrouville en l’espace d’une semaine. Dimanche soir, trois ont encore été la cible de tireurs qui circulaient à scooter.

Qui en veut au système de vidéosurveillance de Sartrouville ? Dimanche soir, trois caméras ont été détruites. En une semaine, pas moins de onze ont été dégradées, certaines deux fois de suite.

Aux environs de 22h25, dimanche, trois caméras de surveillance ont été atteintes par des tirs de fusil de chasse, sur la place Nationale, dans le quartier du Vieux-Pays.

Les auteurs de ces dégradations opéraient casqués depuis un scooter. Peu après les faits, la police a contrôlé deux individus à proximité, mais ils n’ont pas été placés en garde à vue.

Vendredi soir, une caméra située sur l’avenue de l’Europe avait été touchée, cette fois par une décharge de chevrotine. Le week-end dernier, c’était déjà la vidéosurveillance de la place Nationale qui avait été la cible des délinquants. Aussitôt remplacé, le matériel n’aura pas terminé la semaine.

D’après une source proche du dossier, il est difficile pour l’heure de se faire une idée sur les motivations des auteurs de ces dégradations. « On ne sait pas si c’est pour protéger un trafic ou simplement de la provoc. »

Pour Pierre Fond (UMP), le maire de Sartrouville, quel que soit le mobile, la réponse est claire : « On va remplacer le matériel détruit par du plus résistant. Il y a des modèles qui résistent aux balles. Il est impératif de le réinstaller. »

Pionnier en la matière, Sartrouville s’est doté depuis douze ans d’une cinquantaine de caméras de vidéosurveillance. « Nous allons rétablir notre système de sécurité, voire le renforcer, affirme l’édile, qui voit dans ces actes de vandalisme une justification de son action. Visiblement, si on les détruit, c’est que ces caméras gênent. C’est la preuve qu’elles servent. Et, de toute façon, il n’est pas question d’abandonner les habitants et ces territoires à des délinquants. »

Leur presse (Matthieu Suc, LeParisien.fr, 31 mars 2009)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:27

Un détenu s’est évadé sur le chemin du retour vers la maison d’arrêt de Villeneuve lès-Maguelone, dans la banlieue de Montpellier, après avoir passé son code de la route, selon une source judiciaire.

L’homme, âgé de 22 ans, a profité d’un feu rouge pour fausser compagnie au surveillant qui le ramenait sans lui avoir remis les menottes, a précisé cette source, qui n’était pas en mesure de dire si le jeune avait été reçu à son examen. Des recherches sont en cours pour retrouver le fugitif.

Par ailleurs, un autre détenu s’est échappé d’un chantier dans la cité du Petit-Bard alors qu’il effectuait un travail d’intérêt général (TIG) en présence de deux éducateurs du service d’insertion pénitentiaire.

Publié par des amis des matons (Agence Faut Payer, 28 juin 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:19

Marche (Belgique) : Des bombes sur le chantier de la future prison

La stupeur et la crainte ! Ce sont les deux sentiments qui ont habité le personnel de l’entreprise Valens-Duchene après la découverte de cinq bombes artisanales à l’ouverture du chantier sur le site de la construction de la prison à Marche-en-Famenne. Elles se présentaient sous forme de bouteilles apparemment remplies d’essence et reliées entre elles. Elles étaient raccordées à un dispositif de mise à feu à retardement.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/0510.jpg

C’est vers 7h lundi matin que, sur le chantier de la prison de Marche-en-Famenne, un objet suspect a été repéré par un ouvrier qui montait sur sa grue. Il s’agit d’un engin de type artisanal, et de type mise à feu avec un dispositif à retardement.

« C’est effectivement un des grutiers qui a repéré quelque chose d’anormal en montant dans sa cabine pour reprendre le matin. Il a découvert une installation artisanale placée dans la couronne de sa grue sous sa cabine. Ceux qui les ont placées sont donc carrément montés en haut de la grue, vraisemblablement de nuit. Il fallait être vraiment motivé et très organisé, témoigne l’un des ouvriers du chantier. Nous n’avons en tous les cas jamais fait l’objet de la moindre menace avant cette découverte. Cependant, si ces mécanismes avaient explosé, cela aurait pu faire du dégât et consumer les cabines des grutiers. Imaginez qu’ils aient été en plein travail. On en a retrouvé quatre autres. Deux des engins commençaient d’ailleurs à se consumer. On a repris le travail, mais les consignes de sécurité seront renforcées et chaque ouvrier devra se tenir vigilant avant chaque utilisation du matériel. »

Vers un acte de sabotage

« Installés près du coffret électrique, ces indices montreraient le souhait de dégradation de matériel et de sabotage, sans volonté d’atteinte aux personnes, expliquait hier après-midi la Procureur du Roi Élisabeth Dessoy, descendue sur les lieux.

Quatre autres grues ont été équipées du même type de matériel : « Mais la visite des lieux ne nous a pas permis de déceler d’autres éléments. Après avoir dressé un périmètre de sécurité, nous avons constaté qu’il n’y avait plus de danger et nous étions rassurés. C’est maintenant la procédure normale qui joue. Nous avons fait appel au SEDEE de l’Armée (Service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs) qui doit établir son rapport et évaluer la dangerosité du dispositif. À l’heure actuelle, on peut dire que l’enquête peut aller dans tous les sens. La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice… La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a été écartée. »

La piste d’un mouvement d’opposants à la construction de la prison est privilégiée par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat.

Publié par des amis des matons (L’Avenir, 26 juin 2012)


Marche-en-Famenne : une nouvelle bombe déposée

Une sixième bombe artisanale, retrouvée mardi en début de journée sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne, a été déposée entre lundi et mardi, a indiqué mardi après-midi la procureur du roi de Marche-en-Famenne, Élisabeth Dessoy.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/0413.jpg

Cet engin explosif, confectionné à nouveau à l’aide de bouteilles, et de type similaire à cinq autres déjà découverts sur le site lundi matin, se trouvait en hauteur près du mécanisme d’une grue de chantier. Une bombe artisanale avait déjà été découverte sur cette même grue lundi. « Il ne s’agit donc pas d’un engin qui n’a pas été retrouvé lundi lors de la fouille du chantier », a relevé la procureur du roi. Sur base de cet élément, il est donc établi que quelqu’un a réussi à nouveau à s’introduire sur le chantier pour venir y poser un engin artisanal. Mardi en fin d’après-midi, aucune instruction n’avait été ouverte même si cette possibilité n’est pas exclue par le parquet.

Par ailleurs, la procureur du roi précise que les premiers résultats des diverses analyses effectuées sur les engins explosifs, par le service de déminage d’Heverlee, ne seront pas connus avant la fin de cette semaine. Ces analyses doivent permettre de connaître la dangerosité des bombes artisanales et leur mécanisme. Les autorités judiciaires n’ont eu connaissance de quelconques revendications.

Publié par des amis des matons ( RTL.be, 26 juin 2012)

Brèves du désordre, 28 juin 2012


Marche-en-Famenne : des engins explosifs sur le chantier de la prison

La procureur du roi de Marche-en-Famenne Élisabeth Dessoy a indiqué qu’un dossier était à l’information au parquet à la suite de la découverte lundi matin de cinq engins, pouvant s’apparenter à des bombes artisanales, sur des grues sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne. À ce stade, la mise du dossier à l’instruction n’a pas été jugée nécessaire.

« Des devoirs d’enquête vont être dirigés afin de vérifier si des engins de la sorte ont déjà retrouvés ailleurs, les engins vont aussi être analysés afin de déterminer quelle aurait été la conséquence en cas d’explosion, ou encore si ceux-ci auraient pu être actionnés à distance ou bien si l’explosion aurait été provoquée lors de la mise en marche des grues », a confié la procureur du roi.

Les « bombes artisanales », confectionnées à l’aide de bouteilles, ont été trouvées près des boîtiers électriques. L’hypothèse privilégiée à ce stade par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat, est celle d’un mouvement anti-prison. La construction de cette future prison n’a toutefois pas engendré de protestations. Les autorités judiciaires n’ont, elles, jamais eu non plus connaissance de quelconques revendications.

« La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice », ajoute la procureur Dessoy. La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a aussi déjà été écartée.

Publié par des amis des matons (Belga, 25 juin 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 15:32

Évasions en série dans les prisons françaises

Un détenu du centre pénitentiaire de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), hospitalisé mardi après une dispute, s’est évadé dans la nuit et demeure introuvable depuis.

Ce Marseillais condamné pour violences volontaires avec arme et libérable dans trois semaines, a été blessé au thorax par arme blanche mardi après-midi.

Transféré au centre hospitalier de Salon, il a été placé dans une chambre au rez-de-chaussée sous garde policière. Entravé au lit par une cheville, il est néanmoins parvenu à s’enfuir de l’établissement par la fenêtre de sa chambre, dans la nuit vers 1 heure 30, et reste introuvable depuis, malgré la mise en place d’un important dispositif de recherches avec des chiens pisteurs.

D’autres évasions se sont produites ces derniers jours dans les établissements pénitentiaires français.

À Sarreguemines (Moselle), mardi, un détenu de la maison d’arrêt s’est évadé lors d’une extraction pour raison médicale, aidé par trois complices armés qui ont tiré à plusieurs reprises sans faire de blessé. « Vers 15H20, trois individus encagoulés ont interpellé le véhicule des deux surveillants pénitentiaires qui escortaient le détenu, en utilisant un fusil à pompe. Ils ont tiré à plusieurs reprises sur le véhicule, qui a été endommagé », a indiqué la responsable régionale du syndicat pénitentiaire FO, Fadila Doukhi.

La scène s’est déroulée en centre-ville, alors que le détenu, âgé de 42 ans, sortait d’un rendez-vous chez un dermatologue. L’escorte pénitentiaire n’était pas armée, conformément au règlement car le détenu n’était pas considéré comme dangereux. Une voiture, immatriculée en Allemagne, attendait le trio dans une rue adjacente, selon Le Républicain lorrain. Selon le quotidien, le détenu, qui était toujours en fuite mercredi, avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement pour escroquerie en bande organisée, et était en attente de transfert vers un établissement dédié aux longues peines.

Il s’agit de la deuxième évasion spectaculaire en Lorraine en moins de trois semaines. ÀThionville, le 10 mai, un homme de 28 ans mis en examen pour trafic de stupéfiants s’était évadé lors de son transfert pour le centre de détention d’Épinal (Vosges). Lors d’une pause sur une aire de l’A31, le prisonnier, qui se plaignait de violentes nausées, avait réussi à traverser menotté l’autoroute avant de disparaître dans les fourrés.

À Roanne (Loire), lundi en fin d’après-midi, un détenu de 32 ans s’est évadé du centre de détention, profitant d’un parloir pour quitter la prison avec les familles. Le jeune homme, multirécidiviste et condamné pour vol, infraction à la législation sur les stupéfiants, séquestration et violences, devait rencontrer son frère au parloir vers 17 heures. Au terme de leur conversation, il s’est rangé du côté des visiteurs et a quitté les lieux sans être remarqué, avant qu’un surveillant ne s’interroge bien plus tard sur son absence. Ce détenu jusqu’alors « discret », arrivé en mars dernier, était libérable en juillet 2015.

C’est la première évasion dans ce centre inauguré en janvier 2009 par François Fillon, alors Premier ministre. La prison accueille 550 détenus dont une cinquantaine de femmes, purgeant des peines allant d’un an de détention à la réclusion à perpétuité.

À Nancy (Meurthe-et-Moselle), un détenu de 28 ans, natif de Besançon, s’était évadé le 23 mai dernier lors d’un transfert pour le tribunal où il devait être présenté à un juge. Il a été repris dimanche soir à Marseille, puis déféré lundi après-midi au parquet de Marseille par la brigade des recherches et mandats (BRM) afin d’être à nouveau écroué. C’est à la suite d’un renseignement anonyme que ce cambrioleur a été interpellé par les policiers dimanche soir à la descente d’un train à la gare Saint-Charles.

La semaine dernière, dans cette même gare, un homme de 27 ans, détenu à Mulhouse, avait échappé aux gendarmes l’escortant depuis l’Alsace pour le TGI de Marseille, où il devait être présenté à un juge des libertés et de la détention. Le fugitif, qui était menotté, court toujours.

Publié par des amis des matons (LeParisien.fr, 30 mai 2012)

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 12:00

Oh oui ! Celle-ci est très bonne ! Les crevures de l’Administration Pénitentiaire sont bourrés d’humanité, de cette humanité qui sue des canons, celle de ces grands hommes qui en enferment d’autres pour un salaire, cette belle candeur qui te tabasse pour ton bien, pour ta sécurité, le bras armé de la société qui bande à la vue du sang. D’un coté, le décors est dur et austère, la taule de Poissy, Maison Centrale, 230 détenus dont 80% purgeant des peines supérieures à vingt ans. Vingt ans, oui, vingt ans, le mensonge démocratique de l’abolition de la peine de mort, la banalité de la cruauté et de ses minables petits exécutants qui ne font qu’obéir. De l’autre, il est grandiose et flamboyant, le musée du Louvre, premier musée au monde en termes de fréquentation, une véritable usine culturelle, une centrale du profit. 
Le rapport avec la semoule ? Se demande-t-on...

« Au-delà des murs », c’est le nom donné à une exposition installée depuis fin janvier dans la cour intérieure de la prison de Poissy. Cette opération inédite associe le musée du Louvre, le service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) du département et la maison centrale de Poissy.

Autant dire que les métaphores gratinées du genre « Au-delà des murs » lorsqu’on se trouve entre quatre murs 24h/24h 7j/7j sont au choix génératrices d’éclats de rires nerveux ou de pulsions meurtrières. Les matons doivent se marrer entre deux fouilles à nu. Le patron de l’AP, ce fils de pute de Jean-Amédée Lathoud et le président-directeur du Louvre Henri Loyrette ont bien du se marrer en organisant leur petite partouse de cynisme. Une opération donnant-donnant. D’un coté, l’AP se tartine une belle tranche d’opinion publique pendant 48 secondes sur France-Info, de l’autre le Louvre se targue d’être « ouvert à tous, même aux prisonniers ». Comprendre : le Louvre ne donne pas que dans l’humain, mais aussi dans le repris de justice, le paria. C’est pas beau ?

Il s’agit, pour le président du Louvre, de faire en sorte, tenez-vous bien, que les détenus de la Maison centrale de Poissy puissent « ouvrir les portes des royaumes disparus ». « Je suis particulièrement heureux de venir ici, à Poissy, pour inaugurer cette exposition assez atypique, hors-les-murs et hors-normes ».

« Au-delà des murs », « ouvrir les portes », « hors-les-murs ». Comme disait l’autre, les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! Même si l’uniforme ou la cravate sont déjà des indicateurs fiables à 100% de la connerie qui se meut de porte en porte et de bureau en bureau, clés et matraques à la ceinture pour les uns, attaché-case en main pour les autres.

La joyeuse bande de bâtards que voilà !

Parmi les dernières « actions » culturelles soutenues, la visite de l’écrivaillon J.M.G. Le Clézio, maton culturel en CDD et actuellement « grand invité du Louvre », qui « va à la rencontre » des détenus de la maison d’arrêt de la Santé courant novembre. En 2012, un travail sur l’art de la statuaire commencera à la maison centrale de Poissy, encore elle. Sans oublier que depuis 2007, un partenariat à vocation pédagogique (si si), lie le musée du Louvre avec la maison d’arrêt de la Santé et le Service pénitentiaire d’insertion et de probation de Paris (SPIP 75). Il a été complété depuis 2009 par un partenariat avec la maison centrale de Poissy et le SPIP des Yvelines.

Ça veut dire quoi concrètement une activité culturelle en taule ? Les détenus reçoivent avec leur gamelle de croquettes avariées pour poisson un petit papier les invitant à s’inscrire à un atelier tout pourri sous la surveillance des porte-clés avec un gentil spécialiste d’un thème absolument inoffensif. Une centaine s’inscrit sans conviction, pour sortir de la monotonie poisseuse de la routine carcérale, une dizaine est retenue, ça dure vingt minutes chrono, ça se passe à l’heure de la promenade pour te la faire rater et c’est tout pourri parce que de toute façon il y a trop de bruit autour pour entendre quoi que ce soit. Et tout le monde est content, ou presque, la bonne conscience droits-de-l’hommiste est satisfaite.

Petit exemple de la beauté de la culture en milieu carcéral : janvier 2011 à la Santé, Michel Onfray, un philosophe de salon à la con vient « organiser une discussion » pour les détenus. Seule une petite dizaine de détenus triée sur le volet pourra y participer, en présentant à l’avance à l’AP ce qu’ils comptent dire, les questions qu’ils comptent poser, comme si ça pouvait se prévoir à l’avance, et interdiction de déborder de ce qui a été convenu par la matonnerie improvisée culturelle. C’est comme ça que ça se passe, alors que ceux qui se font des illusions se prennent un seau de mazout à la gueule en guise de réveil, et qu’Onfray et ses potos du show-biz se mangent des tartes dans la face, des tartes à l’acide.

Ni hors-les-murs, ni au-delà des murs. A bas les murs ! Rien ne peut rendre l’enfermement acceptable à nos yeux, ni art, ni cellules en or, ni climatisation, la prison ne se reforme ni ne s’améliore. Les prisons en feu, et les matons en uniformes bleus, en col blanc, à pinceau, à stylo ou à matraque au milieu !

[Extrait de Lucioles n°5, bulletin anarchiste du Nord-Est de Paris, novembre/décembre 2011.]

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 13:22

Coups de feu sur la prison d’Amiens

Quatre coups de feu ont été tirés hier soir sur la porte principale de la maison d’arrêt d’Amiens, alors que des surveillants se préparaient à sortir, selon des sources concordantes.

L’équipe de surveillants de l’après-midi attendait l’autorisation de quitter l’établissement, lorsque quatre détonations ont retenti : quatre tirs de calibre 12 tirés « presque à bout portant » avec un fusil sur une vitre pare-balles, au niveau de la porte d’entrée, a indiqué Étienne Dobremetz, secrétaire régional adjoint à Lille du syndicat Ufap.

« En l’état actuel des investigations, personne n’est identifié », a indiqué le parquet d’Amiens, qui a saisi l’antenne amiénoise de la police judiciaire de Lille.

Pour Étienne Dobremetz, ces tirs s’inscrivent dans une série de « représailles » en raison de la politique de la nouvelle direction de la prison, qui « met un peu d’ordre à l’intérieur », en termes de « discipline et de sécurité », alors qu’il y avait selon lui « un peu de laisser-aller ». « Ça gêne ceux qui avaient leurs petites habitudes à l’intérieur », a ajouté le syndicaliste.

La voiture d’une surveillante gradée, stationnée devant la prison, a ainsi été incendiée, indique M. Dobremetz. « Ça a commencé par des individus qui ont pris à partie certains collègues leur disant de “faire attention à eux”. »

« Tous les deux, trois mois, il se passe un truc, on s’inquiète », ajoute-t-il.

La maison d’arrêt est située au nord d’Amiens, dans l’un des secteurs les plus sensibles de la ville.

« À cet instant, les autorités pénitentiaires ne semblent pas mesurer l’ampleur de ces actes et l’effet dévastateur que cela peut avoir sur les personnels pénitentiaires. Aucune mesure n’a été proposée par l’administration le temps de la réparation des dégâts constatés », a affirmé de son côté le syndicat CGT Pénitentiaire.

Les syndicats pénitentiaires locaux demandent notamment la mise en place d’une cellule de crise, ainsi qu’une fouille générale de l’établissement et des patrouilles de police pour sécuriser l’entrée et la sortie des agents.

La maison d’arrêt emploie 113 surveillants pour 500 à 550 détenus dans un bâtiment prévu pour en abriter 300, selon l’Ufap.

Leur presse (Agence Faut Payer), 12 décembre 201

Partager cet article
Repost0
Published by coutoentrelesdents - dans PRISON

A L’assaut Du Ciel!

  • : coutoentrelesdents
  • : Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.
  • Contact

?

Celui Qui Ne Connaît Pas L'histoire Est Condamné À La Revivre.