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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:57

Pour info, pour celles et ceux qui sont dans le coin n’hésitez pas à passer. Pour le moment il y a surtout besoin d’eau car il n’y en a pas dans le lieu où se sont installés les migrants ; elle a été coupée et bétonnée par les autorités qui n’ont pas peur de laisser des gens vivre dehors mais par contre ont peur qu’ils s’installent dans les lieux qu’elles laissent vides pendant des années.

Fred

Nous sommes les migrants qui dorment depuis plus de 2 mois dans la rue devant le foyer Bara à Montreuil. Cette situation intenable, aussi bien pour les riverains que pour nous, nous oblige à nous installer temporairement au 61 rue Rapatel à Montreuil, lieu vide dans lequel nous pourrons vivre dans une précarité acceptable en attendant que nos situations personnelles évoluent.

Venez nous soutenir !

Les Baras Montreuil 93

Mailing, 5 mai 2013

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT SOUTIEN
26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 10:43

Depuis 2008, sous prétexte de la crise économique, la troïka (FMI, Banque Centrale et Commission européenne) en collaboration avec le gouvernement grec ont transformé un peuple en troupeau de pauvres, chômeurs et travailleurs sans droit. Une partie de la population se révolte contre cette misère économique et sociale en créant des cellules de lutte et de solidarité. L’État pour mieux contrôler et opprimer ces mouvements, a utilisé, comme ses deux dispositifs les plus performants : le fascisme et le pouvoir répressif. Cette violence étatique et para-étatique attaque les collectifs qui continuent à résister tout autant que « les maillons faibles » : immigrés, toxicomanes et sans papiers.

La crise n’est plus exclusivement économique, à travers la désagrégation des tissus sociaux, elle est devenue en fin de compte une crise sociale.

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Banderolle accrochée à Grenoble le vendredi le 12 avril 2013 sur le pont de l’Estacade

Le 20 décembre 2012, sous prétexte d’une plainte anonyme, les CRS évacuent le squat de Villa Amalias et arrêtent les huit camarades se trouvant dedans. Se joint à cela une médiatisation massive qu’enfin l’État nettoie le centre d’Athènes des noyaux de l’anomie (comme il l’a déjà commencé avec les pogroms contre les immigrants, les prostituées et les toxicomanes). Quelques jours après, les CRS, en utilisant le même prétexte, entrent à l’ASSOE (université au centre d’Athènes) et vident le local autogéré des étudiants, tout en confisquant le matériel de 98FM (une radio libre anarchiste). Le 9 janvier, le squat de Skaramanga est attaqué et les huit camarades présents sont arrêtés. Le bâtiment est expulsé pendant que des camarades reprennent Villa Amalias. Mais ce dernier est réexpulsé le jour même et les 93 camarades sont arrêtés et confrontés, cette fois, à des accusations criminelles. Le 15 janvier, encore sous le même prétexte, la police évacue Lelas Karagiannis, le squat le plus ancien d’Athènes, et arrête les 14 camarades alors sur les lieux.

Partout, pendant cette période, les lieux autogérés et squats en Grèce subissent des attaques fascistes et para-étatiques. Ces attaques ont toujours existé mais sont  en augmentation (cinq dans une période de trois mois).

Des manifestations sont organisées en réponse à ces attaques, ainsi que des interventions de contre-information, des occupations de bureaux politiques, etc. Des mouvements de solidarité aux squats et aux lieux autogérés sont mis en place au niveau national comme international.

L’objectif du pouvoir est simple : les squats, comme lieux servant de tremplin à l’anarchisme et à l’autogestion, représentent une menace et doivent être supprimés. Les squats attaqués ont en commun d’être au centre d’Athènes et plus spécifiquement dans des quartiers où l’Aube Dorée a une forte implantation. Ces squats tentent de proposer des relations qui ne sont pas caractérisées par le sexisme, l’oppression et le consumérisme et mènent des luttes antifascistes, antiracistes et anticapitalistes. De surcroît, ils pratiquent la solidarité et la lutte anti-systémique contre le cannibalisme social issu de la crise.

L’État entend, par la répression, consolider sa domination et montrer que toute velléité de subversion est impossible ou fatalement punie. Par la force ou la crise économique, la contestation populaire est étouffée tout autant qu’écrasée par les forces répressives.

Parce que nous sommes ici, ailleurs, où en Grèce les ”petits” de ce monde, que partout les mêmes intérêts capitalistes de domination enserrent nos vies. La paix n’est là que pour rendre encore plus criante la guerre sociale en cours, alternant avec l’oppression policière quand le besoin s’en fait sentir.

Les États et les classes aisées sont partout solidaires afin de maintenir leurs privilèges, nous n’auront d’autres objectifs que de lutter contre le pouvoir et toutes ses extensions, parce que nous n’aurons que ce que nous leurs arracherons…

Solidarité avec les lieux autogérés et les squats de Grèce et d’ailleurs.
Solidarité avec les anarchistes mis en cause judiciairement.

Quelques anarchistes grenoblois

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT SOUTIEN LUTTES
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 17:13

FESTIVAL MALOKA EN SOUTIEN AU SQUAT GREC VILLA AMALIAS
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:58

 

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Communiqué de presse de la campagne de réquisition

Cette semaine, la Préfecture de Haute-Garonne, la Mairie, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) ont lancé une offensive jamais vue contre la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA).

Lundi matin, plus de 150 flics en compagnie de la Sous-Direction de l’Information Générale (SDIG) sont venus expulser deux personnes d’un bâtiment de la CREA.

Le mercredi s’est tenu au tribunal administratif le procès du bâtiment appartenant à l’OFII dans lequel sont logés 34 adultes et 16 enfants de la CREA. Au cours de ce procès étaient présents deux agents de la SDIG pour mettre la pression aux juges, n’hésitant pas au passage à photographier et filmer des membres de la CREA.

Vendredi, le tribunal administratif a rendu sa décision dans le procès de l’OFII : expulsion sans délai de tout-e-s les habitant-e-s.

Le même jour, la Mairie de Toulouse a assigné quarante personnes habitant au centre social autogéré situé 2 rue du faubourg Bonnefoy et leur a commandé de quitter les lieux.

Pendant ce temps-là, au Tribunal de Grande Instance, les juges ont fait un exemple à la demande du procureur contre trois membres de la CREA : un mois de sursis chacun, 2400 euros d’amende et 5 années de mise à l’épreuve pour de prétendues dégradations qui couvraient en réalité une expulsion illégale d’une maison réquisitionnée en novembre dernier.

Au même moment, au Tribunal d’Instance, des familles avec enfants vivant au 42 rue du faubourg Bonnefoy passaient en procès au cours duquel le propriétaire a demandé l’expulsion sans délai. On s’attend au même verdict que celui du tribunal administratif car depuis plusieurs mois, le tribunal d’instance se refuse à accorder les délais légaux aux personnes vivant dans les bâtiments de la CREA.

Le soir, une autre maison de la campagne où vivent quatre adultes et deux enfants est aussi assignée devant le tribunal d’instance.

En une semaine, plus de 120 personnes ont été expulsées ou sont menacées d’expulsion. Les semaines précédentes, ce sont aussi une vingtaine de personnes, dont trois enfants qui se sont fait sortir de leurs maison.

Face à cette vague de répression, la CREA continuera de s’organiser et invite toutes les personnes à rejoindre le mouvement pour se défendre et se battre pour des formes de vie collectives et s’émanciper ensemble.

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CREA Toulouse, 20 avril 2013

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 14:21

100 flics et CRS, l’équipe des RG, les barrières anti-émeutes, 4 camions de déménagement, l’accès au quartier bloqué, le téléphone d’urgence bloqué, des contrôles d’identité pour les passants, des insultes racistes… Tout ça pour expulser deux personnes de la maison du 159 Chemin Lapujade. Ce lundi 15 avril à 7h30, ils se sont vanté d’être payés «2700 balles pour travailler deux heures». Grâce à la vigilance et l’entraide des membres de la Campagne de Réquisition d’Entraide et d’Autogestion, les habitants ont pu être prévenu avant l’arrivée de la police. Les familles étaient déjà parties par crainte de la violence de l’ expulsion.
Et ça n’est que l’aboutissement d’un processus lancé par le propriétaire, Jérôme Ducros, gérant de JD Promotion, dès la réquisition : hommes de mains envoyés pour mettre la pression et expulser illégalement les habitants en s’introduisant de force, coups de pression de la BAC et de la police municipale, procès sans réelle possibilité de défense, dans lequel aucun des arguments soutenus par les  habitants n’a été entendus par la juge.
La trêve hivernale terminée, ce sont plusieurs squats qui se sont déjà fait expulser ces dernières semaines (12 rue Frédéric Petit, 12 boulevard Matabiau), et d’autres squats sont expulsables de manière imminente. Le Tribunal ne fait plus de concession et ne laisse plus aucun délai. L’Etat expulse et le chiffre des personnes à la rue gonfle : 16 familles qui ont appelé le 115 hier soir, les 20 familles du foyer hivernal de Muret à l’hôtel jusqu’à mercredi, sans compter ceux qui n’appellent plus de 115 par lassitude des refus à répétition.
Malgré la pression et la violence constante de l’Etat, nous continuerons de lutter pour vivre dignement.

La Campagne de Réquisition d’Entraide d’Autogestion

http://creatoulouse.squat.net

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 11:50

Une trentaine de fourgons de police, un hélicoptère de la garde civile et presque autant d’agents que de manifestants. Mardi 9 avril à 19 heures, la Plateforme des victimes des hypothèques (PAH) avait convoqué, devant le siège du Parti populaire (PP, conservateur), un “escrache”, un rassemblement visant à identifier et à dénoncer les députés qui s’opposent au vote de l’initiative législative populaire contre les expulsions immobilières. Ce projet de loi, rédigé par la PAH et fort de 1,4 million de signatures, est en discussion au Parlement. Mais le PP, qui dispose de la majorité absolue, a présenté cinquante amendements. La PAH défend trois revendications : moratoire sur les expulsions immobilières, possibilité de rendre le bien hypothéqué pour effacer la totalité de la dette et création de logements sociaux destinés à la location.

Depuis mars, la PAH a organisé contre des députés du PP une quinzaine d’”escraches”, terme emprunté aux militants des droits de l’homme argentins qui, dans les années 1990, identifiaient les anciens tortionnaires de la dictature et manifestaient devant leur domicile ou leur lieu de travail.

Le 7 avril, plusieurs dizaines de manifestants se sont postés devant le pavillon de la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, aux cris de “Soraya, ta maison qui te la paie ?” ou “Ce ne sont pas des expulsions, ce sont des assassinats.”

“VICTIMES DES HYPOTHÈQUES”

Plusieurs personnes ont raconté leur histoire : un père de famille handicapé menacé d’expulsion avec sa fille de 6 ans, ou un professeur intérimaire au chômage à cause des mesures d’austérité, incapable de payer les traites de son logement. “Nous avions invité les députés à assister aux assemblées générales de la PAH pour qu’ils entendent ces témoignages, mais, comme aucun n’est venu, nous allons chez eux”, explique Aida Quinatoa, porte-parole de la PAH à Madrid.

Mardi 9 avril, faute de pouvoir accéder au siège du PP, deux cents militants ont tenu une assemblée sur la place Alonso Martinez, à 200 mètres. Assis par terre, ils ont écouté de nombreux témoignages de”victimes des hypothèques” : chômeurs trompés par des clauses abusives, personnes âgées cautions de leurs enfants risquant de perdre leur logement. “Si tu me vires de chez moi, je dormirai devant ta porte”, pouvait-on lire sur certaines pancartes.

Accusés d’actes “antidémocratiques” par le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, de “persécution” par le député Esteban Gonzalez Pons, qui a évoqué les intimidations autrefois pratiquées par le groupe séparatiste basque ETA, les “escraches” sont sur la sellette.

FORTE PRESSION SOCIALE

Fin mars, le ministère de l’intérieur a demandé à la police de procéder à l’identification et éventuellement à arrêter les manifestants qui “harcèlent” des députés. Mardi, le procureur général de l’État a dit étudier les moyens légaux pour empêcher ces rassemblements. La pression sociale autour de la question des expulsions, dans un pays où 83 % de la population est propriétaire, est forte, et menace de déborder le gouvernement. Près de 420’000 procédures de saisie immobilière ont été dictées par la justice depuis 2007. Plusieurs cas de suicide ont ému les Espagnols. Les “escraches” sont soutenus par 78 % de la population, selon un sondage d’El Pais.

En Andalousie, cette pression a conduit le gouvernement régional (coalition entre socialistes et écolo-communistes) à approuver, mardi, un décret-loi pour assurer le respect de la fonction sociale du logement. Ce texte prévoit l’expropriation des logements appartenant aux banques dans les cas d’expulsion de personnes en risque d’exclusion sociale, et des amendes pour les établissements bancaires qui ne mettent pas en location leurs immeubles vides.

Le PP se dit prêt à mener une réforme de la loi hypothécaire pour les cas extrêmes. Mais sans généraliser. Il subit la pression des banques, qui détiennent près de 640 milliards d’euros de crédits immobiliers à des particuliers et craignent qu’un relâchement ne fasse exploser les impayés.

Jeudi, la PAH organise un nouvel “escrache”. La cible ne sera connue qu’à la dernière minute.

Leur presse (Sandrine Morel à Madrid, LeMonde.fr, 10 avril 2013)

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 11:47

“Ô Château dans le Ciel” (Université populaire autogérée de la Doua) a su profiter de ces quelques jours de soleil afin de concilier simplicité et harmonie, cours de langue et ateliers philo sous tipi, constructions dans les arbres et détente-canapé autour du feu. Cette “expérience politique” a pris fin ce 4 avril, face à l’armada du GIPN, CRS, BAC et autres groupes d’intervention. Faisant fi de la bataille perdue, les occupants parlent déjà de continuer l’expérience.

Une université vivante ou le bonheur d’être et d’apprendre ensemble

Le 3 avril fut une journée d’effervescence au Château. Entre 30 et 50 personnes se relaient depuis quelques jours, tant pour la protection du lieu, toujours sous le couperet d’une expulsion très prochaine, que pour assurer la continuité des nombreuses activités proposées par l’université populaire.

En plus d’assurer les ateliers déjà prévues au programme, notamment conversations en langues étrangères, philosophie en tipi et autre projection de documentaire, les habitants y vont aussi de leurs propres initiatives : construction d’une nouvelle cabane en forme de yourte, initiation à l’escalade dans les arbres, confection de murs en terre/paille dans l’éco-maison d’accueil…

Tandis que quelques personnes profitent du soleil dans les nouveaux canapés du salon d’été en extérieur, le jardin lui-même prend peu à peu un nouveau visage, avec la délimitation de chemins entre les zones prôtégées, ébauche des futures ballades dans ce qui pourrait devenir un parc naturel en plein centre ville. Le compostier a été réhaussé, la serre a été bâchée, des semis ont été lancés, salades et radis pointent à la surface de la terre, et quelques zones destinées aux expériences de permaculture ont vu le jour, paillis à l’appui. Beaucoup de travail reste à faire, mais cela ne fait peur à personne, tant ce lieu vivant fourmille d’énergie et d’effervescence.

Mais qui sont les casseurs ?

24 heures plus tard, le 4 avril, tout ceci n’est plus qu’un beau souvenir. Les occupants sont séparés de la demeure par un cordon de CRS, le GIPN a mené l’assaut en détruisant les murs intérieurs du chateau, celui-ci aura duré moins d’une heure. Un ami aura su garder arbre et sang-froid durant plus de six heures en haut du marronier à cabane. Il réussira à s’enfuir et c’est alors que commencera l’activité vorace et destructrice de la pelleteuse. Des haies sont rasées afin de faire passer les engins, la cabane arrachée ainsi que les principales branches sur lesquelles elle était posée. Les chemins du jardin sont remplacés par les ornières des chenilles. Un mur sera construit autour des nombreuses fenêtres du château, des vigiles placés en surveillance continue, des projecteurs scrutent la zone durant la nuit…

Le rêve ne s’arrête pas là

On n’arrête pas une idée qui a su rassembler autant d’énergies et de personnes différentes, une idée qui a généré autant d’optimisme, d’enthousiasme et de bonheur, une idée ayant rendu tangible l’image d’un progrès collectif et humain fait de partage, d’écoute mutuelle et de bienveillance. ON arrête pas une telle idée. Surtout pas par la force destructrice aussi drapée soit-elle de l’honnêteté de la justice préfectorale. Indigne opération policière qui se chiffre probablement à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Les occupants de “Ô Chateau dans le ciel” se sont promis de se retrouver. L’université populaire réapparaîtra, ici ou ailleurs, forte d’une riche expérience, de ses nombreux soutiens et de l’engouement qu’elle a suscité.

Et la suite ?

Une page se tourne. Mais un nouveau chapitre commence !

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:44

Sur la fin du Tableau Noir

Le Tableau Noir n’est plus, après six mois, plus vécus comme six ans pour nous, c’est fini.

Les faits : expulsables à n’importe quel moment à partir du 16 mars nous avions déménagé la plupart de nos affaires et attendions l’arrivée de la police sous peu.

Première alerte le mardi 19 mars, 6h30. La moitié de l’équipe dormant dans notre nouveau lieu (plus de nouvelles sous peu), on arrive devant à 7h et constatons qu’il n’y a plus de policiers sur place… Pourtant 10 minutes auparavant il y avait un fourgon de gardes mobiles et des hommes devant en tenue de combat, flash balls à la main… Nous évacuons donc nos derniers objets personnels et on s’installe pour les attendre, une partie d’entre nous devant attablé avec du café, d’autre à l’intérieur du bâtiment.

Vers 15h une personne vient nous avertir : son amie qui bosse au tribunal l’a prévenue qu’ils allaient arriver en force “pour donner une leçon”. On apprend également d’une voisine que la sortie de derrière par laquelle on comptait filer au besoin était surveillée par les keufs le matin même vers 5h30… On prend collectivement la décision de quitter les lieux (à tort ou à raison, le débat reste ouvert) n’estimant pas utile un cassage de tronche en règle par les forces de l’ordre. En partant on laisse les lumières ainsi que les radios allumées dans l’espoir qu’en revenant, ils pensent qu’il y ait encore du monde à l’intérieur. Ayant “remarqué” le nombre impressionnant de civils et de RG qui nous mataient on a feint de parler avec du monde par les fenêtres, de leur donner des choses, etc. etc…

Le lendemain à 6h30 la cavalerie arrive : une trentaine de GiPN sont arrivés par les toits des immeubles avoisinants, une cinquantaine de CRS ont bloqué la rue Saint-Savournin aux voitures et aux piétons. Ils ont galéré pendant une vingtaine de minutes sur les portes puis finalement sont passés par une fenêtre au premier…

Maintenant il y a quatre vigiles et un chien postés dedans 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. On nous a rapporté le fait qu’ils ont muré plusieurs portes et fenêtres. On verra bien si les travaux débutent…

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Le Tableau Noir, centre social autogéré, 29 mars 2013

 

À l’école saint Savournin, c’est jour d’expulsion pour Tableau Noir

Une bâche recouvre désormais la façade du 60 rue Saint-Savournin dans le quartier de la Plaine. En effet, les policiers sont attendus d’un moment à l’autre pour expulser le collectif du Tableau noir. Depuis octobre, une quinzaine de personnes occupent illégalement cette école élémentaire fermée depuis deux ans qui devrait être rénovée pour accueillir des élèves en septembre.

Pour autant, les “squatteurs” rejettent ce qualificatif. Ils avaient mis en place un certain nombre d’activités artistiques et présentaient le lieu comme un “centre social autogéré”. Le député-maire PS Patrick Mennucci avait bien essayé de trouver une solution “à l’amiable” avec le collectif, qui lui avait refusé l’entrée dans le bâtiment. Lors du dernier conseil municipal, Fin février, La Provence faisait état de tags en lien avec Tableau Noir près du domicile de l’élu. Selon Morgane Turc, adjointe d’arrondissement déléguée aux écoles, “le problème de cette école, ce ne sont pas réellement les squatteurs mais le report à répétition du début des travaux”.

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Bien que peu bavards avec les journalistes, les membres du Tableau Noir avaient ouvert leurs portes à LCM le mois dernier. – VOIR LA VIDÉO

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clémentine Vaysse, MarsActu.fr, 19 mars 2013)

 

Des tags insultants près du domicile de Patrick Mennucci

En représailles à l’action qu’il mène pour faire évacuer un groupe anarchiste qui squatte depuis des mois l’école municipale en travaux de la rue Saint-Savournin à Marseille (1er), le maire PS de secteur, Patrick Mennucci, a eu droit à des tags insultants à proximité de son domicile du Vallon des Auffes (7e). Le maire a pourtant dûment saisi la justice.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaProvence.com, 24 février 2013)

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:42

Droit de réponse

Suite aux articles publiés le 23 mars dans Midi Libre, et le 26 mars dans Direct Montpellier, nous demandons un droit de réponse.

Envoyé à Midi-LibreDirect Montpellier et La Gazette. Qui le publiera ?

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Tout d’abord le KaLaJ s’excuse pour les gènes occasionnelles liées a certains évènements et en profite pour clarifier certains points.

C’est un lieu d’habitation où résident quatre à six personnes en permanence, et qui peut héberger de manière temporaire un maximum de 4 personnes supplémentaires.

C’est également un lieu culturel et artistique en dehors des institutions.

Dans cette optique, des travaux de mise aux normes et de rénovations ont été effectués. D’autres seront fait au besoin.

Depuis l’ouverture, nos tentatives de dialogue avec le voisinage sont restées majoritairement sans réponses, mais restent d’actualité. Contrairement à ce qui a été dit, nous entretenons de très bonnes relations avec certains riverains lesquelles s’expriment par de menus services, redistribution de nourriture ou simplement une conversation autour d’un café… D’autres trouvent même “notre présence rassurante” de par les liens tissés avec toutes les populations de ce quartier hétéroclite.

Depuis un peu moins d’un an, il y a eu des évolutions dans la gestion du lieu, concernant notamment les nuisances sonores qui nous ont été de nombreuses fois reprochées. Le lieu est par exemple fermé à tout public en soirée et des règles de vies internes ont été instaurées dans la même démarche de respect des riverains.

Les différentes activités artistiques et ateliers, libres et ouverts à tous participent à la vie du quartier en rendant accessible échanges et savoirs.

Ces ateliers peuvent être sculpture et musique assistée par ordinateur, projections et expositions, débats et réunions, résidences d’artistes (…) dont la fréquentation et l’enthousiasme partagé démontre la nécessité d’un tel lieu.

Pourquoi céder au mélodrame lorsqu’il n’a pas lieu d’être ? Pourquoi monter une pétition au lieu d’une réelle rencontre et concertation ? Pourquoi devoir en passer par la presse alors que nous sommes voisins ? Nous sommes des gens comme vous, étudiants, chômeurs ou salariés mais désirons vivre de manières différentes prônant l’entre-aide et l’échange en dehors de cette illusion qui est notre société. De nombreux lieux alternatifs de ce type existent en France et dans le monde. Certains sont devenus des institutions et très intégrés aux quartiers et villes. Pourquoi pas ici ?

Le KaLaJ et ses habitants vous invitent à venir, à les rencontrer, à participer et à vous faire votre propre opinion en découvrant le lieu.

Le programme papier est disponible dans la ville, ou en ligne sur montpellier.squat.net.

Le KaLaJ, ses habitants, 27 mars 2013

 

Montpellier : ce squat artistique qui sème la zizanie dans le quartier de Figuerolles

Depuis novembre 2011, un squat artistique annoncé comme autogéré et militant, installé dans une maison de la rue Desmazes du quartier Figuerolles à Montpellier enchaîne projections, concerts et ateliers. Au grand dam des riverains.

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Rue Desmazes, le lieu, rebaptisé “Kalaj”, est immanquable.

Deux camps presque irréconcialiables. Des riverains habitant, pour certains, depuis quatre décennies une rue typique du quartier Figuerolles de Montpellier, font face depuis plus d’un an à des jeunes squatteurs qui ont investi une maison vide. Le lieu, rebaptisé “Kalaj”, est immanquable dans la rue Desmazes. Les couleurs flashy de la facade ne seraient qu’un moindre mal.

“Piratage” sur le réseau d’eau

Les riverains dénoncent, outre le bruit lié à des événements culturels régulièrement organisés (séances de cinéma, ateliers artistiques, concerts…), des branchements sauvages sur les canalisations d’eau. “Nous avons porté plainte l’été dernier pour nuisances sonores”, explique un représentant des riverains. “Mais le procureur de la République a classé l’affaire sans suite.”

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Direct Matin, 26 mars 2013

Le nœud du problème : une succession non résolue

Le riverain dit quand même des squatteurs “qu’ils n’ont pas mauvais fond” et voit bien que le nœud de l’affaire relève, avant tout, d’un problème de succession non résolue. “On prévient les voisins avant chaque gros évènements”, se défend l’un des responsables du squat.  La Ville semble ne pas pouvoir agir concrètement, à part régulièrement faire intervenir les services de nettoiement pour enlever les tags de la facade. Propriété privée oblige.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Frédéric Mayet, MidiLibre.fr, 22 mars 2013)

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:44

Oï, on est les nouveaux parasites de bonnefoï !

On a pris place dans un énorme et magnifique bâtiment 187 et 189 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse, qu’on a rebaptisé la Caillasserie. On s’est installé.e.s voilà un mois dans ces anciens locaux du trésor public. Cet énorme bâtiment était laissé à l’abandon par son propriétaire.

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On squatte, on occupe illégalement, parce qu’on a pas le choix, pas les sous, pas de boulot, et parce que quand on est pauvre on a pas les moyens d’accéder à tout ça. Et même si, par le plus grand des hasards, on en avait la possibilité, on continuerait de squatter. Parce que tant qu’il y aura des loyers à payer, il y aura des exclu.e.s, des gens qui ne peuvent pas payer, qui galèrent à joindre les deux bouts, d’autres qui n’ont pas les bons papiers, ou la bonne nationalité…

On y a trouvé 1700 m² de possibilités : sérigraphie, informatique, boxe, autodéfense féministe, concerts, bar, projections, infokiosk, permanences juridiques, cantine populaire, soirées jeux, salle non mixte meufs et non-blanc.he.s, frippe, salle de repet’, ateliers… et ça c’est juste ce qu’il nous est venu en tête. On souhaite que ce lieu soit réapproprié par toutes et tous. Des réunions d’activités ont lieu les mercredis à 17h pour décider des trucs chouettes qui se passent ici. L’orga et le déroulement des activités tentent d’être sur des bases d’auto-organisation. À nos yeux ça passe par la prise d’initiatives, le partage de savoirs et d’outils. Nous voulons contribuer à la destruction de ce monde et nous pensons que des discussions et des actes qui permettent l’émancipation de chacun.e aident à le grignoter. C’est pourquoi les rapports entre les gens ne se feront pas à travers l’argent et l’échange de services contre salaire. Y a pas de professionnel.le.s, pas de spécialistes, pas d’égoïstes ni d’égocentriques. En gros on est pas une MJC alternobobanarchochépakoi.

Notre situation ressemble à bien d’autres squats, le procès est déjà passé, on a le rendu le 5 avril 2013. Pas de faux espoirs, on sait bien que « l’équité » de la justice penche toujours du coté des propriétaires. Juges et avocats trouvent leurs comptes à maintenir les pauvres bien à leurs places, et nous nous écorchons la bouche à essayer de les attendrir avec nos situations misérables. On vous tiendra au courant du rendu, même si nous savons que l’expulsion immédiate nous pend au nez.

Mais pour autant tout n’est pas figé, le soutien, quel qu’il soit, peut peser dans la balance. Ce n’est pas juste notre situation qui est en jeu ici, mais plus largement, l’avenir de tout le quartier. Bonnefoy, Marengo et Belfort vont être transformés à grands coups de pelleteuses et de marteaux piqueurs. Le quartier doit se préparer à l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse et à son florilège de costards cravates et de boutiques de luxe. Expropriations, rachats, chantiers ont déjà commencé. Les plus pauvres et les indésirables vont une fois de plus être éloigné.e.s du centre ville. Ce centre qui devient encore plus aseptisé et fliqué, lisse et bourgeois, contrôlé et payant. On voudrait que Bonnefoy reste ce petit village dans la ville, où les gens se croisent et se (re) connaissent, où on se parle de la pluie et du beau temps, de la situation politique et des galères du quotidien, sans se considérer comme des étranger.e.s les un.e.s les autres…

Nous vous invitons à venir discuter de tout ça, et de bien d’autres choses, se rencontrer, autour d’un café, d’une bière, d’une clé à molette ou d’un gant de boxe.

Les caillasseurs.euses
187-189 rue du faubourg bonnefoï
31500 toulouse

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT

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