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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 10:19
(en réponse au communiqué de presse : « les artistes du projet 244 se rebiffent », diffusé ici http://demainlegrandsoir.org/ spip.php?article1053 ou là http://nantes.indymedia.org/ article/26799)
Certes vous n’avez pas aussi bien réussi que vos aînés, mais la petite place que vous vous êtes faite au soleil de notre petite ville de province (bientôt sous le 37ème parallèle pour les meilleurs navigateurs) vous suffit déjà pour vous y accrocher becs et ongles, quitte à montrer les dents la menace se faisant.

 
Cette place, vous vous l’êtes faite à force d’ambition personnelle, de petites trahisons et de connivences, comme tant d’autres petits entrepreneurs qui réussissent. Dans votre cas, la subtilité réside sur le fait que cette « réussite » repose sur l’exploitation d’effectifs plus ou moins important de bénévoles, moins dotés en capital (social, culturel, économique…) ou tout simplement plus désintéressés (« nos bénévoles » comme l’écrit si spontanément un certain Matthias dans une lettre publique). Quelle plus belle parabole du capitalisme moderne ? Drapé dans les draps de l’alternative culturelle, je m’enrichis personnellement de l’exploitation du travail non rémunéré d’autrui. Hélas, cette réalité est déjà bien documentée sur Tours (voir notamment le dossier que feu le Canard du coin avait consacré en 2007 à « La guinguette de Tours sur Loire » et l’association « le petit monde », adossé à une entreprise privée ; mais également de nombreux autres exemples comme la reprise en main du Carnaval de Tours ou l’histoire de Rayon Frais…).

 
Vous revendiquez alors votre rôle actif dans l’économie locale (votre association alternative représenterait, selon vos propres dires, « une vraie dynamique culturelle pour notre territoire ») au même titre que les acteurs du bâtiment ou du tourisme. Et vous vous désolez que d’autres, arriérés militants ou activistes (en effet, à quoi bon lutter, alors qu’on peut en faire des spectacles qui rapportent ?), prennent en otage votre si bel outil de production (une friche industrielle mise à votre disposition par la municipalité).

 
Certes, jamais en plus de 15 ans d’existence, ce lieu n’a pu constituer un lieu de base ou de repli pour aucun des mouvements sociaux qui se sont déroulés sur Tours, et alors que de tels lieux ont toujours fait cruellement défaut. Ce simple bilan en dit long sur l’implication de votre collectif d’artistes dans la vie politique et sociale locale.

 
Mais le plus intriguant reste sans doute qu’après plus de 15 ans de pratiques « alternatives » dans votre « laboratoire des arts de la rue », de « création pluridisciplinaire », etc., vous teniez aussi spontanément des discours réactionnaires, colportiez les mêmes images que le discours dominant le plus crasseux (des oisifs chômeurs nuisant tant aux actifs entreprenants qu’aux vrais pauvres – comprendre « ceux qui ferment leur gueule ») et reproduisez les mêmes méthodes de division pour asseoir votre si maigre pouvoir, tant au niveau idéologique (les chefs rémunérés dressant la masse de bénévole contre les agitateurs extrémistes irresponsables) que pratique (revendiquer de couper l’alimentation électrique d’une maison d’habitation, comme d’autres cassent les piquets de grève).

 
Comme vous l’aurez compris, tout acrobate que vous êtes, vous ne pouvez à la fois revendiquez pleinement votre rôle de développeurs locaux de l’industrie culturel et votre appartenance à une véritable alternative politique, quelque qu’elle soit (au système capitaliste, à l’art subventionné, à la société industrielle). « Sur une barricade, il n'y a que deux côtés. » 

 
Vos récentes prises de position comme vos pratiques montrent à tous vos ambitions à réussir dans vos petites entreprises culturelles, ambitions que tous les tenants de l’ordre et de la croissance (que vous prenez à partie et dont vous cherchez le soutien) reconnaîtrons légitimes. Elles nous rappellent également que le secteur culturel « alternatif », ses artistes et ses salariés associatifs, en tant qu’avant-garde du capitalisme moderne, ne propose évidemment aucune rupture mais constitue bel et bien un pilier pour la pacification sociale et la perpétuation du vieux monde. Les élites économiques et politiques de tous bords qui vous ont toujours soutenus et continuent à vous soutenir ne s’y sont jamais trompés.
 

 
Des individus soutenant les squatteurs de la maison Thanks For The Future
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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 20:17

Hélène Bidard, présidente de la SEMIDEP (Société d’économie mixte immobilière interdépartementale de la région parisienne), est également présidente de la société immobilière Rochechouart, propriétaire du 149 rue du Château, société écran du Parti Communiste Français. La SEMIDEP avait déjà expulsée les mal-logés acharnés du 141 rue de Charonne.
Son mari est Igor Zamichiei, secrétaire fédéral du PCF75.

———-

Quand le parti communiste expulse // publié sur le blog “un  militant”

L’édition du jour du Parisien nous apprend que le Parti communiste a demandé (et obtenu !) l’expulsion de squatteurs d’un immeuble au 149, rue du château dans le 14ème arrondissement.

Au-delà du changement de posture entre le parti qui prône la mise en commun des richesses dans le préambule de ses statuts et le parti propriétaire qui a visiblement beaucoup de mal à mettre en application ses principes, cette expulsion, sans décisions de justice et en plein hiver, pose de nombreuses questions juridiques.

En effet, les forces de l’ordre seraient intervenues en “flagrance”, suite à une plainte du Parti Communiste, et les squatteurs doivent être poursuivis prochainement pour « dégradations de biens prives en réunion. »

On espère pour lui que le Parti dispose de quelques preuves de ce qu’il avance, car les témoignages disponibles font plutôt état de personnes installées dans les lieux depuis plusieurs jours, donc bien au-delà du délai de flagrance. Les photos des affaires embarquées dans un camion montrent d’ailleurs bien la réalité du domicile des occupants. On attendra également quelques preuves de dégradations lourdes susceptibles d’être considérées comme un délit. J’avoue que j’ai des doutes.

Les explications du secrétaire de la fédération de Paris ressemblent à toutes celles des propriétaires pris la main dans la vacance : qu’on se le dise, pour le propriétaire, un squat est toujours dangereux, quand bien même il viendrait d’être inaugurer ! Au vu du nombre de sociétés immobilières détenues par le parti communiste, (ma préférée étant la SCI Leninvest…) ils doivent savoir également que le péril fait l’objet de dispositions légales permettant une évacuation immédiate quelque soit la période de l’année. Les architectes de sécurité de la préfecture de Police de Paris, seuls habilités à déterminer le péril, ont des astreintes régulières pour être en capacité de faire des constats à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit en cas d’urgence. La procédure est purement administrative, le statut et la durée de l’occupation importent peu. Encore faut-il qu’il y ait péril !

Si les communistes ont choisi la voie pénale, c’est bien parce qu’ils savaient ne pas pouvoir obtenir une expulsion pour péril.

Dénoncer un squat politique mené par des militants anarchistes est bien beau, mais même dans le cas où ce serait vrai (et on peut avoir quelques doutes en l’espèce, vu l’absence de revendication et la tentative de négociation préalable) ça n’autorise pas pour autant à expulser. Il convient de rappeler que la politique n’est pas exorbitante du droit commun.

Pourtant, Hélène BIDARD, Présidente-Directrice-Générale de la Société Immobilière propriétaire de l’immeuble, donc celle qui porte la plainte a de fort beaux mots au Conseil de Paris pour parler de la crise du logement, qu’elle connaît bien en tant que présidente d’un bailleur social (SEMIDEP) :

Par un vœu, notre groupe demande que la Ville mette à disposition tous les bâtiments vacants en sa possession, susceptibles d’être mis à disposition de l’hébergement d’urgence. Si nous parlons d’urgence, c’est que la situation ne peut pas attendre. Lorsque la vie de femmes et d’hommes est en jeu, il est de notre devoir d’agir avec conséquence, et de le faire vite.

Les enjeux du logement sont cruciaux, ils répondent à un besoin absolument prioritaire pour les Parisiennes et les Parisiens. A nous d’investir pour se montrer à la hauteur de leurs attentes, et faire de Paris une ville pour tous.

Visiblement, le Parti Communiste a plusieurs manière de comprendre le verbe “investir”.

 

LE PC EXPULSE DES SQUATTEURS

Des squatteurs expulsés sur ordre du Parti communiste, une opération de police rondement menée, les matelas sortis sur le trottoir dans l’obscurité, deux jeunes interpellés et ramenés au commissariat, les autres à la rue…

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0142.jpg

Mercredi soir, vers 20h30, une vingtaine de policiers ont expulsé une petite dizaine de squatteurs d’une maison au 149, rue du Château (XIVe), propriété du Parti communiste.

Et hier, Sergio, un commerçant voisin, commentait l’opération : « C’est quand même fort de voir les cocos expulser des SDF. » « Étonnant et décevant de la part des communistes, s’agace Celia Blauel, élue (EELV) du XIVe, venue sur place. On note une différence entre les paroles et les actes. »

Une plainte pour dégradation

Hier matin, un maçon était déjà à l’œuvre pour « sceller les portes ». Cette petite maison de ville, ancien local de la section du XIVe, dont les pièces était jadis tapissées de la faucille et du marteau et d’affiches de la Fête de l’Huma, était vide depuis plus de trois ans. Depuis dix jours, des squatteurs, de 25 à 45 ans, s’y étaient installés. « On avait repéré la maison vide, reconnaît Thomas, l’un de ses occupants. On a tous des problèmes de logement. On a ouvert un compteur EDF. »

Au PC, on reconnaît « avoir eu recours aux forces publiques ». Mais on avance « des raisons d’insalubrité de la maison ». Igor Zamichiei, secrétaire de la fédération du PC à Paris, dénonce dans ce squat une « opération politique ». Selon lui, les squatteurs seraient « des groupes de la tendance anarchiste ». Thomas rigole : « On ne savait même pas que la maison appartenait aux communistes. Il n’y avait pas de nom sur la boîte aux lettres. » Reste que les squatteurs du 149, rue du Château, seront poursuivis par le parquet de Paris, à la suite de la plainte déposée, pour « dégradations de biens privés en réunion ».

Des élus murmurent que la maison devait être retapée pour être vendue. Les squatteurs auraient pu contrarier leur belle opération immobilière.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Céline Carez, LeParisien.fr, 21 décembre 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 15:29

 

Le squat Villa Amalias à Athènes vient de se faire expulsé, la nuit de mercredi à jeudi, suite à une perquisition pour trafic de drogue. Huit personnes, dont deux citoyens allemands, ont été placés en GAV, puis passés devant le procureur vendredi matin pour possession d'armes et confection de trucs explosibles, après la découverte, par la police spécialisée, des bouteilles vides, du liquide inflammable, couteaux, bouquins, ordis e.t.c., et "une petite quantité de haschich". Par la suite, l'enquête a continué vendredi matin sans la présence des habitants, et des photos du squat, partie habitation et donc intimité y compris,  ont été largement diffusées.

 

Les habitants et habitués de Villa Amalias ne se sont pas vus accusés à tort pour la première fois: plusieurs tentatives d'inculpation dans le passé ont majestueusement échoué. Ces tentatives d'évacuation seraient justifiés récemment par une perte de 4-5000 euros par mois à la sécurité sociale, à qui appartient ce bâtiment. La dernière décision du tribunal "reconnaît" le bâtiment comme "habitation temporaire et centre d'activités culturelles, bénéfiques pour le bâtiment et le quartier". Selon le journal Kathimerini- presse  de droite- jusqu'à l'évacuation de l'occupation "Delta" à Thessalonique en septembre 2011, "l'état, n'osant pas les interventions dans les squats et occupations, qualifiaient cet affaire[les occupations] de politique.Calculant les réactions, ils évitaient de toucher la 'patate brûlante'." L'expulsion de Villa Amalias a eu lieu quelques heures avant le conseil municipal ou le cas du marché de Kypseli serait discuté. Ce conseil a été reporté pour le soir du même jour, et finalement aura lieu en janvier. 

 

Le marché de Kypseli, abandonné depuis très longtemps a été classé "protégé" en 2005 puis investi par des habitants du quartier, autogéré et utilisé pour héberger des spectacles de théâtre, des projections, des présentations de livres tous les mardis, l'école autogéré des immigrés du quartier, le marché des cultivateurs bio et depuis mai 21012 une cuisine collective. Le marché a été fermé par le maire d'Athènes, après des pressions des collectifs d'habitants et commerçants du quartier, influencés par l'extrême droite, et dernièrement directement soutenus par le contre pouvoir qui adopte une politique laiciste. Entre autres, la mairie a reçu une demande de requête sur les détails des activités qui se tenaient au sein du marché. Le 18 août 2012 les CRS ont fermé le marché et depuis le lieu reste inutilisé, et surveillé par la police. 

 

L'initiative au sujet du marché de Kypseli, convergeant plusieurs représentants des collectifs du quartier qui soutiennent les activités pour une civilisation participative, une politique émancipatrice, la solidarité et une vie sociale affirmée, a récemment eu recours aux instances légales pour fermeture anti-constitutionnel du lieu: un lieu "protégée" est protégé en tant que réceptacle mais aussi en tant que lieu d'activités précises, c'est à dire qu'un lieu destiné par les habitants du quartier à une fonction, ne peut pas être utilisé autrement.

 

Villa Amalias est autogéré depuis 23 ans, ayant hebergé plusieurs concerts, réunions, luttes et discussions, et tenant une position determiné face au traffic de drogues et les violences de groupes fascistes organisés, nottament de l'Aube Dorée, dans le quartier regroupant plusieurs habitants immigrés. Le Réseau pour les Droits Politiques et Sociaux, la Jeunesse de la Coalition de Gauche et ANTARSYA (partie politique) ont déjà communiqué leur soutien, alors que des manifestations de solidarité locales sont en train de se tenir dans plusieurs villes de la Grèce.

 

 

 

 

Communiqué du squat Villa Amalias

 

 

 

Sources:

 

Initiative des habitants du 6ème arrondissement

athens.indymedia.org

I epohi- 22 décembre 2012 "Perquisition et arrestations à Villa Amalias: Exercices de panique moral", par S.K.

Kathimerini- 21 décembre 2012 "Evacuation de 'Villa Amalias' avec des gardes à vues", par K.O.

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 11:38
    D'un coté, il y a ces maisons, ces places, ces terrains, ces friches industrielles qui sont désertes... Ces gens aussi qui désertent leurs boulots, leurs études, ou leurs solitudes. De l'autre, il y a cette foi en un système qui nous promet qu'il va bientôt réquisitionner les logements vides. Cette attente qui nous maintient, et nous isole, dans la gestion infinie de nos propres déroutes.
    Aujourd’hui, « Thanks for the Future » se trouve à un croisement. En choisissant de vivre dans une enclave artistique et de vivre selon nos désirs et nos besoins, nous savions que nous payerions cher cette liberté... Nous finissons l’année en état de siège.
    Depuis 1999, les occupants successifs de cette maison ont du faire face à de nombreuses procédures d'expulsions. Toutefois l'avalanche de plaintes et de mains courantes à l'égard de ses occupants, et de leurs soutiens, nous laisse peu d'espoir sur une quelconque sortie de crise, de ce conflit.
    Les figures politiques et culturelles ont laissées entendre que nous étions des parasites, prêts à tout pour saboter le travail consciencieux et consensuel des artistes et de la mairie. À vrai dire... nous nous foutons éperdument de leur travail. Nous ne savons que trop bien à quoi mène ce genre de compromis.
    Ce qui nous semble irréconciliable, et irréductible, c'est une certaine idée du bonheur, et de la mise en commun de celui-ci. Notre façon d'habiter le monde, et l'antagonisme auquel nous devons faire face, sont ceux d'une indiscipline, comme vecteur de ce qui ne peut consentir à se conformer, à s'uniformiser, à se mettre au pas.
    « Thanks for the future » est un squat, une maison collective, par laquelle de nombreuses personnes s'agrègent et mettent en commun leurs ressources, leurs créativités. D’autres n’ont pas à se justifier de cette façon... Pourquoi y aurait-il de la place pour un opéra, mais pas pour une scène punk?... Pourquoi y aurait-il de la places pour des agents immobiliers, alors que personnes ne peut se permettre d’acheter leurs maisons?... Pourquoi y a t il la place pour une friche artistique, mais pas pour un squat politique?
    Le tribunal doit rendre son verdict le 24 janvier. Les artistes qui auront à subir le même sort, s'imaginent peut être qu'ils seront récompensés par la mairie pour leur collaboration... Pour nous, il ne s'agit plus que d'une question de rapport de force. Les résistances qui s'organisent sont ce par quoi, se révèle la nécessité qu'il y ait des lieux, des ilots de liberté, dans lesquels nous puissions exister pleinement. Des lieux dans lesquels la dimension collective n'est pas une prison, mais un tremplin, une incitation à l'ensauvagement, à la rencontre et à la débauche.
    Merci pour ce futur, mais on a déjà notre présent !
Bonne année et joyeux conflits en perspective.


Parce qu’ils s’invitent chez nous, et qu’ils viennent pour tout détruire…
Nous allons nous inviter à notre tour, dans leurs espaces…

thanksforthefuture@yahoo.fr

Pour suivre en direct le fil de l'expulsion:
mediatours.noblogs.org
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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 13:55

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/1110.jpg

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 13:03

Salut à tou(te)s !

Dans les coteaux de Jurançon, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), un nouveau squat est ouvert dans les locaux de l’ancien hôpital pour enfants du “Nid  béarnais”. Ces locaux appartenant à la Croix-Rouge sont vides depuis 2007. Comme beaucoup de lieux laissés à l’abandon, il a été pillé.

Nous occupons ces locaux depuis maintenant environ deux mois et nous avons fait (et continuons de faire) tout notre possible pour rendre cet endroit le plus chaleureux et accueillant possible. Tout ça avec les moyens du bord ; un peu de récup’, pas mal d’huile de coude et énormément de solidarité.

En tout cas, la solidarité, ce n’est pas ça qui étouffe Valérie Irigarray, la directrice par intérim du tout nouveau Nid béarnais et qui lors de l’audience du mardi 11 décembre à demandé tout simplement notre expulsion IMMÉDIATE et 1000 euros de dédommagement pour des dégâts que nous aurions soi-disant occasionnés. Bel exemple d’humanité pour une association comme la Croix-Rouge qui se veut pourtant porteur de valeurs bien loin de celles que reflètent le comportement de Valérie Irrigaray qui veut nous jeter à la rue en plein hiver avec 1000 euros à payer en guise de cadeau de Noël !

Nous sommes squatteurs de longue date pour certains, travailleurs précaires, artistes en pénurie de locaux, acteurs de la vie associative pour d’autres… Bref, nous venons tous d’horizons divers et ce qui nous réunit c’est ce lieu et surtout ce qu’il représente : une alternative à la vie telle qu’on nous l’impose !

En plus d’avoir un toit sur nos têtes, cet endroit nous apporte un espace où nous pouvons créer, échanger et se rencontrer … on ne se retrouve pas dans les structures qu’on nous propose. Partant de ce constat, le Nid béarnais est pour nous la possibilité de prendre nos vies en main et de mettre la main à la patte concrètement plutot que d’espérer un hypothétique changement du quotidien.

Nous vous invitons à venir nous rencontrer et pourquoi pas rajouter votre grain de sel !

Samedi 15 décembre : • Repas chaud pour tou(te)s • Vidéoprojection commentée par un jeune berger sur son voyage en Papouasie • Dans la soirée, concert avec Varlin (anarchopunk-Euskadi), Khadafi’s Brothers (idem), Andoll (vielle à roue électro) … et pour les plus curieux une visite guidée de nos locaux (et ouais, il faut un guide tellement qu’c'est grand !)

Fais tourner l’info
À bientôt !

P.-S. : pour venir : Du pont d’Espagne, dans le sens Pau-Jurançon, prendre la 1re à droite après le pont. Passer devant le Lidl, continuer tout droit jusqu’au rd-point de la rocade. Au rd-point, prendre à gauche direction Oloron. Tout droit jusqu’au prochain rd-point. Au rd-point prendre à droite vers le domaine de Souch (chemin Beauvallon). Ça grimpe et c’est la grille dans le 5e virage en épingle.

Ciao !

Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 13 décembre 2012


Jurançon : le “Nid Béarnais” veut déloger les squatteurs

Tribunal d’Instance Jérôme Bedel, un original qui fait la route avec son cheval, a mis pied à terre au 1er novembre dans les locaux désaffectés du “Nid Béarnais” sur les coteaux de Jurançon. Las ! La Croix-Rouge, propriétaire du bien immobilier en vente depuis cinq ans, qui avait toléré, en concertation, cette occupation jusqu’au 22 novembre, a lancé une procédure d’urgence pour virer le squatter qui n’est plus disposé avec ses compagnons à quitter cet asile.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0217.jpg

Jérôme Bedel sur son cheval.

Le tribunal d’instance, saisi en référé, se prononcera le 15 janvier prochain. Près d’une dizaine de militants du mouvement “Libertat” qui séjournent dans l’ancien établissement sanitaire pour enfants handicapés, étaient présents à l’audience.

L’hiver sera show

Pour la Croix Rouge qui réclame une ordonnance d’expulsion, d’autant qu’aucune assurance ne couvre les sans-abri, Me Astrid Danguy a dénoncé “une voie de fait” commise par le cavalier et sa troupe qui ont investi “sans droit, ni titre”, la villa qui servait hier de logement de fonction au directeur du “Nid Béarnais”. L’homme au destrier sans écurie aurait même apposé son nom sur la boîte à lettres. Histoire d’y mettre son grain de selle !

“C’est un acte politique pour revendiquer le droit au logement, surtout à l’approche de l’hiver” a répliqué le bâtonnier Jean-François Blanco qui estime qu’au lieu d’en faire une opération de promotion immobilière, “la Croix-Rouge, pour être en accord avec ses statuts, devrait plutôt affecter ce lieu au logement social”.

L’avocat a demandé l’annulation de l’assignation du 3 décembre, en ce qu’elle ne mentionne pas l’identité du président de la Croix-Rouge, mais, en substitution, celle de la directrice du “Nid Béarnais”. Le conseil des démunis, proposant de surseoir à statuer, a posé une question prioritaire de constitutionnalité devant le parquet pour alerter la Cour suprême. Afin de savoir si le droit à la propriété doit prévaloir sur le droit au logement.

Le délibéré tombe à la mi-janvier. Ça sera plus dur de saper pour l’hiver les intrus !

Leur presse (larepubliquedespyrenees.fr, 12 décembre 2012)

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 13:02
Ce matin, sur le coup des 7 heures, le squat du 114 rue d’Alembert : le Great-A a été expulsé. Il était ouvert depuis plusieurs mois. Plein de flics, des gens sur le toit, des charges, une barricade et des gens en soutien. Un texte a été collé et distribué sur l’agglo dès l’opération de police : Mardi 11/12 : la fiction : en “lutte contre la pauvreté”, le gouvernement annonce la hausse de 10% du RSA sur 5 ans, l’ouverture de 8000 places d’hébergement (pour SDF, expulsés, demandeurs d’asile), envisage de créer une “sécurité socialé” du logement et demande à EDF de ne plus couper le courant à celles et ceux qui ne payent plus les factures. Mercredi 12/12 : la réalité : le lendemain, à Grenoble (ville socialiste), il fait -5 degré. Le préfet du gouvernement socialiste expulse le “Great-A” (un lieu d’activité et d’habitation squatté au 114 rue d’Alembert). Les robocops en action, dix personnes à la rue et un lieu magique qui ferme ses portes. “Brise glace” à Grenoble, Roms à St Martin le Vinoux, demandeurs d’asile à Fontaine… combien d’expulsion de squats dans l’agglo en 2012 ? La seule manière que le pouvoir connaît de traiter les pauvres qui s’auto-organisent c’est : la répression. Puis les services sociaux misérables et culpabilisateurs, assistantes sociales, RSA et hébergement d’urgence. OUBLIONS LA FICTION, PRENONS NOS AFFAIRES EN MAIN, ON VEUT VIVRE, PAS SURVIVRE ! Indymedia Grenoble, 13 décembre 2012
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:49

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0711.jpg

À suivre bientôt sur transfo.squat.net

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:30

Info expulsion Camp de St Antoine

Bonsoir,

Hier vers 21h par un froid glacial, le camp de St Antoine a été envahi par les Forces de “l’ordre” (environ 50 CRS). Une femme désignée comme préfète par les flics (?) et un homme se disant directeur de la sécurité de la ville (ou quelque chose dans le genre) dirigeaient les opérations pour appliquer un  arrêté préfectoral, le camp ayant été déclaré (soudainement) dangereux !

C’est donc après avoir passé 6 mois dans ce lieu (un hangar au bord des rails près de la gare de St Antoine) qu’une trentaine de personnes et de nombreux enfants en bas âge se sont vus obligés de quitter leurs cabanes bien organisées dans la nuit et le gel. La proposition alléchante des représentants de l’État est de regagner un gymnase (Gymnase Santi à 3 km 5 de là) où on leur assure un confort “maximal” pour 3 jours !!! Pour cela un magnifique bus de la RTM (merci la RTM !!) attend devant, gratis,  pour les y amener.

À mon arrivée vers 21h30, les familles sont rassemblées devant leurs cabanes avec une partie de leurs affaires, ceux qui dirigent l’opération veulent faire accepter le départ aux habitants mais bientôt, disent-ils, ils seront obligés d’utiliser la Force. Sont présents des éducateurs de l’Addap 13 qui tentent de faire médiateurs. Les habitants demandent juste à ce que leur départ soit reculé au lendemain matin. Quelques papas, leurs enfants dans les bras résistent et refusent catégoriquement de bouger.

Vers 22h les flics, hors d’eux, sont heureux d’enfin agir, ils jettent les gens dehors avec des gentils coups trop longtemps retenus. Nous sommes trois à entourer les papas … immédiatement accusés d’être à l’origine de la résistance, insultés et caressés par des tonfas et des belles mains d’intellos.

Vers 22h30 tout le monde est dehors mais les gens ne veulent pas monter dans le bus ayant peur d’être ensuite raccompagnés en Roumanie.

Au final certains seulement monteront, d’autres finiront par préférer partir dans les rues gelées. Il faudra encore batailler pour que certains récupèrent leurs affaires jetées dans l’assaut.

L’État est rassuré, il n’y a plus aucun danger dans ce hangar de St Antoine, seuls une vingtaine de personnes avec leurs petits enfants errent dans les rues par -1°.

Ne doit-on pas continuer à réquisitionner, tous ensemble !!!!!

Marseille Infos Autonomes, 9 décembre 2012

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:24

La maison THANKS FOR THE FUTURE est ouverte à Tours, depuis plusieurs années. Récemment, on a tenté de nous faire comprendre que notre vie collective, notre présence même était insupportable, notamment aux yeux de quelques AAArtistes « conventionnés » et « compétents », du Projet 244. Ces derniers nous ont donc coupé l’eau, puis l’électricité… Enfin, cinq mains courantes (dont deux par le Projet 244) ont été déposées contre nous à la maison Poulaga de la rue Marceau…

S’appuyant sur celles-ci, la mairie a pris le relais, nous assignant en justice afin de nous expulser. Une première audience a eu lieu le 18 octobre, le procès fut reporté au 8 novembre, puis au 13 décembre, la mairie s’embourbant dans une posture quelque peu encoprétique … « expulser ce qui devient parasite, tout en désirant le contenir » et ce qui pourrait faire souillure avec. Le tout dans la jouissance d’avoir le contrôle, le pouvoir, et de le garder.

Pendant ce temps, le président des art’ristes, (du moins du Conseil d’Administration du Projet 244) continue de faire pression, pour tenter d’entraver les solidarités qui s’organisent et se concrétisent autour de la maison: interiction de relayer ou de diffuser nos textes pour certains, menaces d’expulsion de certains locaux envers une autre association solidaire, qui loge également au Projet 244, etc…

Pourtant, c’est avec joie qu’une soirée d’informations et de soutien s’est organisée, où nous avons pu imaginer les suites de l’histoire de cette maison. Fin octobre un week end de lutte nous a donné la possibilité de mettre en commun des expériences, des outils, des idées.

Ces nouvelles rencontres ont permis ensuite que des individus s’associent, à leur manière, à la lutte autour de la nécessité d’inventer des lieux collectifs, brisant certaines barrières et ouvrant ainsi de nouvelles portes, de nouveaux espaces, de nouvelles perspectives.

Nous savons bien que ces différentes facettes du pouvoir tentent d’étouffer, de taire, de tuer dans l’œuf toute initiative de vivre autrement, et que la violence qui en découle ne frappe pas qu’à la porte de cette maison. Elle se dévoile partout ailleurs de Notre Dame des Landes au Val de Suza et dans tous les lieux qui pourraient laisser espérer d’autres rapports humains, d’autres histoires et d’autres vies, que celles qu’on nous impose.

Nous ne partirons pas de cette maison !!!

Parce que nous sommes attachés à ce lieu comme espace de libertés et de créations.

Cette société n’a pas de place pour ce que nous voulons y faire : tant mieux !!

Nous ne reviendrons jamais à l’inertie et au train train mortifère orchestré par le pouvoir, ici la mairie PS et la Sémivit, et le Conseil d’Administration des artistes du Projet 244.

Nous ne comptons pas non plus nous cacher, de ce que nous sommes, de ce que nous voulons, et envisageons à présent la ville comme un vaste terrain de jeux !

Le w.e. du 8 et 9 décembre nous vous invitons à des débats autours des luttes de réappropriations en Argentine et au Mexique, repas collectifs, soirée, à Thanks For The Future, 244 rue Auguste Chevalier à Tours,

Du 12 au 15 décembre, festival de cinema : Pour En Finir Avec La Famille !

Le 13 décembre, rassemblement devant le tribunal d’Instance de Tours (Champs Girault) pour un énième procès à 9h30.

Thanks For the Future (contact), 20 novembre 2012
244 rue Auguste Chevallier, Tours

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT

A L’assaut Du Ciel!

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