Car loin de vouloir céder à un fatalisme qui ferait de l’outil syndical de masse un système fatalement défait de sa fonction émancipatrice, les militants des Comités syndicalistes
révolutionnaires (CSR) combattent au quotidien contre l’exploitation en développant l’autonomie ouvrière : Les comités syndicalistes révolutionnaires font le pari de relever le défi de la
reconstruction du mouvement ouvrier dans sa composante syndicale par le développement des syndicats d’industrie, des actions d’entraide et de solidarité de classe, de la formation des militants
et de l’action interprofessionnelle.
La lutte contre le salariat ne peut se contenter de l’échange idéaliste ou de la controverse sans que l’action du Prolétariat ne soit au centre d’une projet de lutte organisée et concrète
contre la bourgeoisie, ses valeurs, l’hégémonie de son influence a la fois sociale, économique et culturelle.
Ce combat ne peut non plus se faire de façon éloignée des masses exploitées par l’illusion d’un modèle contre-culturel ou dans une organisation groupusculaire.
La construction au quotidien de liens de lutte organisés et entretenus, par la formation de travailleurs à la gestion de leurs combats, de leurs mouvements et initiatives constitue la base
d’une contre-société où s’expriment les intérêts et les capacités de la classe ouvrière. Ceci fut précisément le projet des Bourses du Travail à leurs débuts et rien ne permet de penser que ce
projet serait aujourd’hui dépassé ou sans issue.
Les Comités syndicalistes révolutionnaires entendent donc développer le volontarisme nécessaire au projet de construction d’un mouvement de lutte pour le Socialisme par la construction d’une
tendance intersyndicale, lieu d’échanges, d’expérience, de formation, d’élaboration collective et d’entente fraternelle entre militants.
Le 15 novembre prochain, le meeting organisé par les CSR sera l’occasion pour des militants d’exposer leur expérience et leur projet avec d’autres militants ou personnes intéressées.