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Les spectateurs ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils désirent ce qu'ils trouvent.

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NOTRE DAME DES LANDES, DES FLICS, DES COCKTAILS, DU BUCOLIQUE.

 

Des mesures communistes à Notre-Dame-des-Landes ?
Ou, retour sur une résistance et sur les limites actuelles à la résistance

« La lutte contre l’aéroport de NDDL est une tentative de créer une brèche dans les remparts capitalistes. Par-ce-que pour beaucoup, pour s’attaquer au capitalisme, il fallait bien commencer quelque part !

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Il s’agit de 2000 ha qui vont d’abord être rasés puis bétonnés, dans le but fou de créer un aéroport international HQE (Haute Qualité Environnementale) Il y aurait de quoi rire si la population locale favorable à ce projet n’imaginait pas faire de profit. Mais les riches deviendrons plus riche et les pauvres, plus pauvre. La réalisation de ce projet d’aéroport mené par VINCI, entreprise multi – nationale présente sur tous les continents (à Khimki aussi, près de Moscou, ou VINCI veut raser les dernière foret locale, et ou la faible résistance sur le terrain s’oppose à des milices d’extrême droite ultra violentes, ou l’assassinat politique est monnaie courante) [Voir ce site pour plus d'info], à donc été retenue, au mépris des populations locales, qui à fin de résistance ont lancé un appel à occupation en 2009.

L’occupation dure donc depuis deux ans, temps utilisé par une poignée de résistant-e-s anti-capitalistes pour développer l’autonomie, alimentaire, culturelle, et politique. Mais le squat de cette zone à défendre (ZAD) ralentit ces travaux, entraînant le fichage et la répression des militant-e-s, et depuis peu les procédures d’expulsions, mais nous résisterons quoi qu’il en coûte !

Aujourd’hui donc nous lançons un appel à la ré-occupation des lieux et à la rébellion internationale !

Il va sans dire que quand ils nous expulseront,
nous résisterons !
(et le soutien international est nécessaire si nous voulons venir à bout du capitalisme !)
Contre ce capitalisme galopant, et contre la toute puissance de l’argent, une seule solution,
l’insurrection ! »   (Sur le site zad.nadir.org/)

Voici donc ce qui leur fait peur : l’autonomie, l’attaque, l’insurrection. Ils savent la société du capital relativement fragilisée dans ce moment actuel de restructuration dans lequel se fait jour une conjoncture, un moment de redéploiement hiérarchique des instances constitutives de la société du capital, un moment d’incertitude. Au sein de cette conjoncture il y a des possibles, des potentialités autant pour le capital que pour son anti-thèse ; le communisme. Il y a aussi et surtout une nécessité : le combat idéologique par lequel chacune des dynamiques tendra à le mener jusqu’au bout, jusqu’à l’abolition de l’une ou de l’autre de ses contre-parties. Il s’agit donc pour le capital en situation de maintenir son hégémonie et d’approfondir son emprise dans les esprits, d’éradiquer toute contestation qui prendrait l’allure d’une abolition localisée de son ordre et de ses règles. Plus que défendre la construction de cet aéroport, il s’agit bien de s’attaquer à l’effronterie d’une bande « d’anarcho-autonomes ultra-gauche » faisant l’apologie d’une autre façon de concevoir la vie sociale, de construire autrement des rapports sociaux qui ne soient plus médiés par les catégories de la société du capital.

Le combat des pantins de la « politique » et de ceux qu’ils servent, la classe capitaliste elle-même au service du capital pour son plus grand bien, est donc un combat idéologique. Ils n’ont d’autres choix que de le mener jusqu’au bout. De faire de Notre-Dame-des-Landes un désert de béton pour faire en sorte que se réduise toujours davantage la distance entre consommateurs et marchandises. Mais surtout, imposer par force du Droit la nécessité de tout ceci et l’exposer comme seule « alternative » à la face naïve du prolétariat en attente de solutions aux problèmes actuels. Toute contestation radicale (prendre les choses à la racine) doit donc être bannie de l’espace public. Toute discordance ne doit donc pas s’étendre au-delà de ce que le capital à pu tolérer un temps, le temps de s’amuser de ces babacools et de leurs cabanes dans les arbres. Mais ce temps-là est passé, fini de rire, il est temps de siffler la fin de la partie et de faire en sorte que ne s’étende plus avant une expérience et une lutte qui commence à prendre forme dans le corps social (le fameux « kyste » de Valls – impayable ce type !).

Mais la question est de savoir si réellement cette lutte aurait été capable (ou serait capable, car n’étant encore point achevée en ce jour du 24 novembre 2012) de s’étendre au cœur de la machinerie de la valorisation : dans le secteur de la production, de faire lien avec les luttes (relativement peu) existantes dans les unité de production régionales. Ou, autrement dit, aurait-elle été capable d’utiliser la dynamique d’autonomie sur site qu’elle a construit avec une partie de la population locale, afin de s’étendre et de porter plus avant vers le cœur de la production et de la reproduction sociale le fer de la révolte ?

La lutte contre l’aéroport de NDDL est une précieuse expérience de ce qui peut être mené localement, en construisant l’autonomie et en la défendant. Mais elle est aussi précieuse en ce sens qu’elle démontre qu’elle ne pourrait être une attaque contre le capital (c’est pourtant en ce sens que certain(e)s de ses protagonistes la présentent : contre l’aéroport et son monde !) que si cette autonomie parcellaire et n’intéressant qu’un secteur de la vie rurale se dépasse à un certain moment et se lie avec d’autres luttes dans d’autres secteurs de la vie sociale capitaliste, à savoir les unités de production, les quartiers « d’exclusion », les luttes de chômeurs, les luttes du prolétariat ouvrier, etc. Se construire une identité au travers d’une telle lutte, c’est positivement s’affirmer dans une opposition constructive face à l’ennemi, mais c’est aussi s’enraciner dans une situation dont la particularité a tendance à enfermer ses acteurs/actrices dans une stricte défense de l’autonomie dont le résultat est d’attirer une foule de charognards en mal de représentativité (les élus EELV et Front de Gauche entre autres, ATTAC et autres « alternativistes »).

Mais ceci dit, le point de bascule n’est jamais loin, et les « responsables » politiques et économiques le savent bien. Si le buzz que fait cette lutte s’étend, alors certains liens seront possibles avec d’autres luttes, d’autres rages, dans d’autres zones plus au cœur de la sacro-sainte dynamique de la valorisation du capital. Et alors là BOUM ?!? Valls, Vinci et consorts sur la planète Mars… Une limite sera néanmoins à franchir, celle des médiations de la société du capital contre lesquelles butte la lutte à Notre-Dame-des-Landes. Car cette lutte est contradictoire comme toutes celles qui ont lieu dans le moment actuel : pour tenter une extension, elles ne peuvent empêcher que s’introduisent en son sein d’une part, les médiations diffuses de l’échange marchand simple (présence des paysans et de « l’alternative ») et d’autre part, présence opportuniste de la médiation politique (présence d’élus « verts », Front de Gauche, etc. ou d’associations « négociatrices »).

Des mesures communistes ont été, et sont encore à ce jour, mises en œuvre sur ces 2000 hectares à Notre-Dame-des-Landes, ainsi que même en dehors de ce lieu devenu symbolique désormais (par des comités de soutien ailleurs en France – occupation durable d’un local du PS dans le Sud). Mais il s’en faut de quelques encablures pour que s’engage un processus durable de communisation. Ou alors disons que celui-ci en reste circonscrit à cette lutte, et à cette cause, celle de la défense d’un site, d’une vision de la production, de la terre. La lutte pourra-t-elle, dans son cours, abolir la production [Se référer à l'article « Qu'est-ce que la production ? »] et les médiations qui sont le capital en procès (et la contre-révolution) ? Pourra-t-elle donner une extension irréversible aux pratiques et rapports immédiatement sociaux entre les individus engagés dans le conflit ?

Le capital impose aussi sa limite, directement, violemment sous la forme matérialisée de décervelés casqués tentant de mettre un terme à l’expérience, et surtout à l’extension de cette lutte hors des balisages de la médiation, de la négociation. Il sait qu’il y a un risque pour lui dans cette période de bouleversement et c’est la raison pour laquelle s’affolent ses sbires, ministres, capitalistes, préfets et autres. La jeunesse se rebiffe ? Alors les séniles (dont l’âge ne saurait être un critère de qualification) doivent reprendre la main … pour sauver leur propre mort !

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Cette lutte servira au moins d’exemple, démontrera que l’auto-organisation est le premier acte de la révolution … mais que la suite s’effectuera contre elle. Elle mérite en cela respect et soutien. Ce qui se fait jour au travers de cette lutte et de bien d’autres en d’autres lieux (en Égypte, Tunisie, Afrique du Sud, Grèce, Italie, etc.), c’est l’aboutissement actuel de la contradiction – entre les classes et entre les genres et que l’on peut identifier à la dynamique de valorisation du capital – qui ne peut plus se résoudre par l’affirmation de l’un de ses termes. C’est l’Unité de l’humanité qu’il devient désormais nécessaire d’opposer à la Totalité du capital.

Max L’Hameunasse
In limine… Critique de la valeur et communisation, 24 novembre 2012

Communiqué de presse détourné

On nous a proposé ce détournement de communiqué de presse suite à l’info de blessé grave en début d’après-midi du 23 novembre sur la zad. Tout est pompé sur l’affaire du pauvre vigile qui a eu 5 jours d’ITT il y a une dizaine de jours. Il n’a pas été envoyé à la presse, mais il vaut la lecture…

Une opposante a été blessé près du site du futur aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes dans la journée de vendredi. Elle a été agressé par une cinq-centaine de défenseurs du projet. Une enquête de la Zone à Défendre est en cours.

Une opposante chargé de surveiller une maison près du site du futur aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes a été blessée dans la journée par une cinq-centaine de défenseurs au projet qui ont vandalisé, saccagé et détruit sa maison.

L’opposante, résidante sur la Zone à Défendre, surveillait une maison acquise par les opposantEs, à Notre-Dame-Des-Landes, dans une zone proche du site du futur aéroport, dite zone à défendre, pour éviter tout saccage du bocage par des défenseurs du projet.

Elle a été pris à partie à 13h45 par “une cinq-centaine d’individus cagoulés et armés de grenades assourdissantes”, a expliqué à l’AFP Camille Breton, occupant. Les agresseurs étaient aussi armés de “flashball”, a précisé la Zone à Défendre dans un communiqué.

L’occupante était alors dans sa forêt dont les arbres ont été vandalisés et sur laquelle les agresseurs ont déversé un gaz irritant. Selon les explications de la victime, les agresseurs, dont certains parlaient français, ont hésité à la laisser dans la forêt avant d’y répandre d’autres gaz.

Ils l’ont finalement laissée dans la forêt qu’ils ont gazée avant de vandaliser “au niveau des cabanes, des arbres et des nouvelles constructions”.

L’occupante, qui a fini par s’enfuir et appeler les secours, selon la Zone à Défendre, se dit choquée et blessée “notamment aux jambes et au dos” et après sa prise en charge par les secours risque au moins quelques jours d’ITT lui ont été prescrits, ajoute-t-on de même source.

Des centaines de blessés depuis début octobre

Une enquête de la Zone à Défendre est en cours. La coordination des occupantEs a condamné dans son communiqué cette “nouvelle agression d’une grande lâcheté et dont les conséquences auraient pu être plus dramatiques encore”. Celle-ci “témoigne de la résolution et de la violence de la minorité autonome policière, venue d’ailleurs, qui entretient l’insécurité sur le secteur de Notre-Dame-des-Landes”, est-il ajouté.

Selon la Zone à Défendre, cette victime s’ajoute aux “centaines de blessés parmi les occupantEs” depuis début octobre, début des opérations d’évacuation des squats occupés par les opposants à la construction de l’aéroport qui ont donné lieu à de violents affrontements entre forces de l’ordre et squattereuses sur le site.

Camille Breton, porte-parole de la coordination des occupantEs et membre du syndicat de la biodiversité, a condamné dans un communiqué “la dérive criminelle des policiers et appelle chacun à prendre ses responsabilités”. Une journée d’”expulsion” du site est annoncée pour la semaine par les défenseurs de l’aéroport mortuaire, dont le président PS Jacques Auxiette et le premier ministre de la république française Jean-Marc Ayrault.

Les travaux du nouvel aéroport doivent commencer début 2013 et s’achever en 2017 pour remplacer l’actuel magnifique bocage du pays nantais.

Zone À Défendre, 23 novembre 2012

Jura. Le local du PS à nouveau « emmuré » à Lons-le-Saunier

C’est la deuxième fois en 15 jours que la permanence du PS du Jura est visée. Rebelote dans la nuit dernière : un nouveau mur a été construit et cimenté devant la porte. Un acte revendiqué « en soutien aux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ».

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Déjà la semaine dernière, le local de permanence de la fédération du Parti socialiste du Jura, à Lons-le-Saunier, avait été pris pour cible par les manifestants de la confédération paysanne, qui défilaient contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, à Nantes. Le local avait été symboliquement emmuré avec des moellons.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeProgres.fr, 24 novembre 2012)

En réponse à la proposition d’une commission de dialogue par le gouvernement

Ayant pris connaissance de la volonté du gouvernement d’ouvrir des négociations avec les différentes parties en présence dans la lutte, nous avons donc décidé de faire part de [nos revendications] :

• La fermeture de toutes les entreprises de plus de 12 salariéEs ;

• Une rente à vie pour les salariéEs ;

• 20 heures de soleil en hiver ;

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• Multiplication par huit de tous les minimas sociaux ;

• Le RSA pour tous et toutes, attribué dès la naissance (et pour les avortéEs aussi) ;

• Le retrait des implants capillaires des présentateurs télé ;

• Le nucléaire remplacé par des ministres qui pédalent ;

• L’Élysée transformé en zone humide ;

• Toutes les lettres au Père Noël seront reçues [et] exaucées par le gouvernement ;

• Manuel Valls ainsi que tous les corps de la Défense et de l’Intérieur se tatoueront “Nique la police” sur le front ;

• Que l’Académie française accepte et utilise le langage sms ;

• Qu’après la mort de Jean-Marc Ayrault soit gravé sur sa tombe “la ZAD m’a tuer” ;

• Que la Terre tourne dans l’autre sens ;

• Repousser la fin du monde (bien après le 21 décembre) ;

• Le même temps à Lille qu’à Marseille, mais sans Mistral ;

• La Marseillaise sera remplacée par une comptine pour enfants chantée à l’envers ;

• Les séances de spiritisme seront remboursées par la SÉCU ;

• Les pipelines seront exclusivement reservés à des transports de jus de fruits ;

• Pour chaque animal tué, un parlemantaire sera sacrifié (même quand on écrase une fourmi par erreur) ;

• 20 à 30 hectares de terres attribuées à tous les gens étant passés ou ayant habité sur la ZAD (plus un tracteur ou hélicoptère si souhaité) ;

• Que les négociations soient interdites.

Cette liste est ouverte et non exhaustive.

Zone À Défendre, 24 novembre 2012


Poulets nocturnes

Salut

On a reçu en même temps ou presque l’annonce que le gouvernement voulait ouvrir des négociations et l’attaque de flicards sur le chemin de Suez (voir flash info du samedi…).

Si vous êtes dans le coin il n’est pas inutile de venir tôt demain, voir aussi le rendez-vous à pique-nique pour défendre le chantier.

Amicalement

Zone À Défendre – Mailing, 25 novembre 2012 – 1h31

Pique-nique dimanche 25 à 13h à la Châtaigne (lieu occupé depuis le 17 novembre) et appel à chantier et défense du site

Nous venons de traverser une nouvelle journée de résistance collective face à des centaines de policiers. Après l’échec d’hier, ils cherchaient aujourd’hui à expulser de nouveau les cabanes de la forêt de Rohanne.

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L’appel de la veille à rejoindre la zad a été largement suivi. Malgré les barrages policiers, une foule de personnes est venue en renfort, des bourgs alentours et de beaucoup plus loin. Jusqu’à la tombée de la nuit la police a été raillée, interpellée, attaquée et harcelée par des opposants de tout âge… Nous notons que le gouvernement annonce ce soir différer de 6 mois les “défrichements” et donc la destruction de la forêt. Ce recul nous encourage à renforcer la mobilisation, sur le terrain et partout ailleurs, afin d’obtenir l’arrêt définitif du projet.

Alors que la forêt était couverte par les fumées des lacrymos et les détonations des grenades assourdissantes, le lieu réoccupé pendant la manifestation du 17, tout proche, a été réinvesti. Nous avons commencé à nettoyer les dégâts causés par l’opération policière d’hier. (voir communiqué)

Nous proposons dès demain dimanche 13h un pique-nique à la Châtaigne pour se rendre compte de ce qui a été construit depuis le 17 novembre. Apportez de quoi manger et des outils à utiliser le jour même ou à donner pour remplacer ceux volés par la police le 23 novembre.

Nous savons que la Préfecture cherche à opérer un nouveau passage en force et à produire un arrêté pour détruire les constructions. Pour s’oppposer à toute tentative de destruction des cabanes, nous appelons pour la semaine prochaine à une veille permanente sur le terrain, ainsi qu’à des chantiers afin d’y être nombreux-ses tous les jours. Nous voulons meubler les espaces, les décorer, nettoyer et remblayer les chemins, préparer la défense du site, penser son utilisation…

Nous avons été des dizaines de milliers à réoccuper, nous ferons vivre et protègerons ensemble cet espace d’organisation de la lutte.

Bravo aux 8000 personnes qui ont manifesté à Nantes aujourd’hui et aux milliers d’autres qui ont organisé des actions partout ailleurs.

À l’appel de quelques constructeurs-trices de la Châtaigne – Mailing, 24 novembre 2012

Accès par la d81 puis par le chemin de Suez.
 

Liste de vœux : pelles, pioches, scies, marteaux, clous, câbles électriques, spots, vitres et vitriers, gants de travail, palettes, pieds de biche…


(…) huit personnes ont été interpellées dans la matinée à Notre-Dame-des-Landes, l’une avait un cocktail molotov à la main et l’autre une fronde, a indiqué la préfecture. Trois personnes ont été blessées, dont deux opposants évacués par les pompiers, et un gendarme, victime d’un “trauma sonore”, selon la préfecture.

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Ces affrontements très vifs se déroulaient, notamment autour d’une barricade, sur le site de l’aéroport en projet. Quatre colonnes de camionnettes de gendarmerie d’une dizaine de véhicules chacune étaient positionnées au centre de la zone, près du bois de Rohanne où 500 squatteurs s’opposent au projet d’aéroport.

Cocktails molotov, tirs tendus de fusée de détresse, pierres ou bouteilles en verre d’un côté, grenades lacrymogènes et assourdissantes de l’autre : les opposants très déterminés défendaient par une barricade l’accès à des chalets de bois érigés collectivement samedi 17 novembre lors d’une importante manifestation anti-aéroport qui avait rassemblé de 13’500 (selon les chiffres de la préfecture) à 40’000 manifestants.

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Manifestants et forces de l’ordre se livraient à une véritable guerre de position. Les quelques dizaines d’opposants cagoulés qui tenaient la barricade lancaient des assauts successifs vers les forces de l’ordre qu’ils parvenaient par moment à repousser de quelques mètres, aux cris notamment de “poulets rôtis, poulets grillés” lors de lancers de bouteilles incendiaires. À quelques centaines de mètres, d’autres forces de l’ordre dans les bois protégaient des engins de chantier qui détruisent des cabanes érigées dans les arbres par des opposants. Dans plusieurs cabanes en haut des arbres, à près de dix mètres du sol, il y avait encore des opposants, dont certains accrochés dans les branches, qui criaient “assassins !”. (…)

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


(…) “Un CRS a été touché lors de la manifestation à Nantes, victime d’un pavé lancé qui l’a frappé au visage alors qu’il était derrière la lance à eau”, a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère, Pierre Henry Brandet.

Le CRS “a perdu connaissance et est évacué en ce moment même au centre hospitalier de Nantes”, a ajouté le porte-parole sans être en mesure de se prononcer sur le degré de gravité de cette blessure. (…)

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


Intervention policière, expulsion des occupants, destructions des constructions… Riposte immédiate !

L’État et le gouvernement socialo-écologiste veulent imposer leurs choix par la force. Ne le laissons pas faire ! L’aéroport ne doit pas se faire !

Trois lieux sont visés. Le Rosier (la plus ancienne maison occupée), la forêt de Rohanne et La Chataigneraie (où des maisons et cabanes ont été construites le week-end dernier après la manif).

Depuis la manifestation de réoccupation du samedi 17 novembre, le nombre des occupants permanents de la ZAD (Zone à défendre) était passé de 150 à environ 500 personnes tandis que sur Nantes et la région nantaise, le mouvement d’opposition à l’aéroport s’est élargi à de nouvelles personnes qui se mobilisent, participent aux AG, apportent de l’aide, expriment concrètement leur solidarité avec les occupants et leur engagement contre le projet.

Il s’agit là d’un mouvement massif né en dehors des organisations politiques institutionnelles et c’est ce qui leur fait peur !

“Cette opération consiste à empêcher la reconstitution d’un camp retranché. Il s’agissait de ne pas laisser fortifier ce genre de camp”, a déclaré (à l’AFP) le préfet Christian de Lavernée.

Les jours précédents, Hollande, les élus PS de la région nantaise, Valls et quelques autres, avaient déclaré que ce n’était pas les opposants qui empêcheraient le projet d’aéroport de se faire et que la force de l’État s’imposera.

Hier, Ayrault avait réaffirmé : « L’aéroport se fera » en ajoutant « Nous avons choisi notre destin. Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre ». Et bien nous non plus ! Ce sont bien deux “visions du monde” qui s’affrontent.

Le 14 septembre dernier J.-Ph. Magnen, le porte parole d’EELV déclarait à Presse-Océanen parlant des occupants : « C’est compliqué… On est démunis, ces ultras sont totalement autonomes, on ne sait pas comment les virer ». Eh bien maintenant il sait ! Il suffit d’envoyer l’armée.

Ils veulent l’épreuve de force. Ils vont l’avoir. On ne les laissera pas faire. On ne se laissera pas imposer ce que l’on refuse : aéroports, TGV, nucléaire, productivisme, « compétitivité » et un long etcétéra… hors de nos vies !

Appels à manifester partout

Dans la région nantaise (et au-delà pour ceux-celles qui le peuvent), il y a un appel à converger vers la ZAD, afin d’être le plus nombreux possible, beaucoup plus nombreux que les 500 flics officiellement déployés. Des barrages de gardes mobiles ont été installés tout autour de la zone d’intervention pendant que d’autres flics chargent et gazent les opposants.

Ailleurs. Appels à des manifestations de rue et à des rassemblements devant ou en direction des préfectures (et les consulats), généralement vers 18 heures.

Il n’est pas interdit d’aller aussi rendre visite à d’autres lieux, locaux et représentants du pouvoir politique (PS et ses alliés) ou de Vinci (principal bénéficiaire du projet). Purin, fumier, poubelles… chacun voit. Imagination, humeur et créativité !

Il faut montrer qui ils sont. Il faut dénoncer quels intérêts ils défendent et quelle société ils veulent nous imposer. Il faut les empêcher de nuire.

Localement, collectifs et individus solidaires doivent pouvoir s’auto-organiser pour prendre des initiatives appropriées.

L’intervention de ce jour appelle à une “riposte immédiate” mais il faut aussi avoir à l’esprit que l’épreuve de force va se poursuivre et s’inscrire dans la durée, et qu’il faut se préparer à une lutte prolongée.

Ce n’est qu’un début ! L’aéroport ne doit pas se faire !

Organisation communiste libertaire, 23 novembre 2012

Des militants barricadés dans la mairie de St-Affrique

Pour protester contre l’évacuation, hier matin, des squatters sur le site du futur aéroport de la région nantaise, une trentaine de manifestants se sont rendus à la mairie de Saint-Affrique (Aveyron), vers 16 heures, pour rencontrer le sénateur maire, Alain Fauconnier. Une délégation a été reçue par ce dernier vers 17 heures. Les échanges ont duré près d’une heure et Alain Fauconnier a réitéré son soutien au projet et au gouvernement.

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Les manifestants occupent la salle du conseil, à l’extérieur on s’organise pour les aider à passer la nuit tandis que les gendarmes patientent derrière la porte condamnée.

Dans la foulée, les manifestants ont décidé d’occuper la mairie. Une vingtaine d’entre eux s’est barricadée dans la salle du conseil. Une dizaine de gendarmes de Saint-Affrique ont tenté de les déloger, rapidement le satu quo s’est instauré entre les occupants et les forces de l’ordre.

À l’extérieur, une quinzaine de personnes ont bloqué la porte de la mairie pendant qu’à l’intérieur on s’apprêtait à passer la nuit dans la salle du conseil. Dans le même temps s’organisait un ravitaillement par l’intermédiaire d’une échelle. Alain Fauconnier décidait de rester sur place.

Ce mouvement, où l’on comptait pas mal de représentants de la Confédération paysanne de l’Aveyron, a semble-t-il répondu a l’appel à la mobilisation lancé, hier dans la journée, par José Bové [sic, NdJL]. Il est vrai qu’entre le projet Notre-Dame-des-Landes et la lutte du Larzac les passerelles sont étroites et les similitudes nombreuses, surtout pour le monde paysan alternatif. Car c’est bien de terre et d’une autre façon de vivre dont il est question dans le dossier nantais. Un projet qui remonte aux années 1970 et dont les premiers opposants sont venus dire en Aveyron, tout le mal qu’ils en pensaient déjà pendant la mobilisation contre le projet d’extension du camp du Larzac. Il se pourrait que le mouvement engagé hier fasse tâche d’huile et que Saint-Affrique ne soit pas la seule mairie socialiste à être occupé sur le territoire français.

Hier soir, le calme prévalait dans les deux camps.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 24 novembre 2012)


(…) Ils ont été évacués “sans violence” vers 02H00 du matin samedi lors de l’intervention d’une quarantaine de gendarmes et d’une compagnie de CRS, a précisé le groupement de gendarmerie de Rodez. (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


Du côté de Saint-Affrique : nous avons occupé la mairie jusqu’à 2h du matin, puis débarquement d’au moins une cinquantaine de CRS (merci monsieur le sénateur-maire PS !), gaz lacrymogène, coup de matraque… pas de blessés graves, deux personnes en garde à vue, on a aucune nouvelle. On continue la lutte ! Occupez les lieux de pouvoir, les mairies (plus facile dans les communes rurales), les locaux…

16h : occupation de la mairie (40 personnes)

18h : le maire-sénateur PS, Alain Fauconnier, est entendu par les occupants qui lui signifient les raisons de leur présence. Durant ce début d’occupation, 15 gendarmes s’enferment au RDC et empêchent toutes allées-venues.

19h : après discussions, le maire s’est clairement prononcé pour la construction de l’aéroport de NDDL. Il refuse de laisser entrer les autres camarades présents à l’extérieur en soutien, et de laisser sortir des occupants éleveurs qui doivent aller nourrir leurs brebis. En réponse, les camarades à l’extérieur bloquent les flics dans la mairie, et dressent une échelle qui permet une circulation entre la rue et les étages de la mairie.

20h : l’échelle est dressée. Les paysans descendent par l’échelle pour nourrir leurs bêtes. De nouveaux camarades nous rejoignent.

21h : les gendarmes se gazent eux-mêmes par accident.

22h10 : Saint-Affrique, Sud-Aveyron, on tient toujours la Mairie PS, on doit monter et descendre par une échelle, ce qui n’a pas fait peur à un monsieur de 82 ans, qui est monté avec sa canne en main. Ça discute de comment on continue, comment on étend la zad ici ! En tous cas, on lâchera pas, et on soutient tous ceux qui se font actuellement gazer à NDDL. Du Sud Aveyron ET ALENTOURS : venez les plus nombreux possibles !!!!!

22h45 : grâce au soutien d’aides extérieures (nourriture et cie : ), nous maintenons cette occupation joyeuse. Une projection video en façade de la mairie a lieu. Nous avons bien sûr une pensée pour nos camarades Zadistes, et continuons l’occupation.

La ZAD c’est chez vous, et maintenant c’est chez nous aussi.

Des maisons expulsées, des mairies occupées ! … une mairie PS occupée !!

En réactions aux expulsions, la mairie de Saint-Affrique (12400, contreforts du Larzac…) a été prise d’assaut par une centaine de manifestants pacifistes qui occupent actuellement les locaux. Pour l’insstant, pas de grabuge…

Depuis 16h, occupation de la mairie PS de Saint-Affrique. Nous invitons les sud-Aveyronnais motivés à nous rejoindre. Soutien à vous la ZAD, ne lâchez rien ! Des maisons expulsées, des mairies occupées !

2h25 du matin : une brigade de 60 CRS, en tenue complète, expulse la trentaine de manifestants de la mairie. M. Fauconnier va pouvoir prendre son avion.

À 2h30 du matin, la cinquantaine de personnes occupant la mairie de Saint-Affrique (12) depuis 16h ont vu débarquer la préfète accompagnée d’une masse de CRS (13 cars ?). La porte de la salle du conseil a été barricadée mais a fini par céder à l’assaut des CRS. Après quelques grenades lacrymogènes et échanges peu cordiaux, nous avons été sortis manu militari. Deux camarades ont été embarqués, ils sont toujours en garde-à-vue pour des motifs encore inconnus (bousculade ?), l’un à la Cavalerie, l’autre à l’aire du Viaduc, semble-t-il. Un appel à soutien sera lancé en début d’après-midi.

Zone À Défendre

Urgent – Zad – rassemblement – samedi – défense du lieu de réoccupation

Samedi 24 novembre, à partir de 6h et toute la journée de samedi et dimanche
Appel à se rassembler massivement autour du chantier de réoccupation de la Chataigneraie et des cabanes de la forêt de Rohanne

Les nouvelles cabanes tiennent toujours, défendons-les !

Point d’info permanent sur le campement établi le long de la d81 entre le lieu dit les Domaines (la Vache-rit) et la Rolandière.

Samedi 17 novembre nous étions 40’000 à venir réoccuper et reconstruire sur la zad. Toute la semaine un nouveau lieu de lutte s’est construit dans un champs mis à disposition par un propriétaire. De nouvelles cabanes se sont construites dans la forêt de Rohanne. Une semaine magique pendant laquelle des centaines de personnes ont communisé leur savoir-faires, créativités, outils, matériaux et sont parvenus à édifier une cuisine, des dortoirs, salles de réunions, blocs sanitaire, cabanes dans les arbres…

Vendredi 23 novembre à l’aube, nous avons dû faire face à une nouvelle attaque policière massive sur la zad. Le Rosier entouré par les tracteurs de paysans solidaires et par de nombreuses barricades a été attaqué. Les occupants du chantier de reconstruction ont été sommé de quitter les lieux après avoir été aspergé de gaz lacrymogène dans leurs lits. La forêt de Rohanne a été attaquée. Toute la journée des centaines de personnes ont résisté, harcelé la police, immobilisé les engins de chantier… Le Rosier a été finalement détruit, mais les bâtisses construites toute la semaine sur le site de réoccupation tiennent toujours debout, ainsi que la plupart des cabanes dans les arbres de la forêt de Rohanne.

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Sur le chantier de réoccupation, la préfecture a opéré un passage en force. Grâce à un arrêté d’urgence visant à mettre fin aux travaux, elle s’est donné le droit de prélever tous les outils, matériaux et de poser des scellés sur les constructions. Nous savons qu’elle va tenter de se donner très rapidement le droit de les démolir. Nous ne pouvons les laisser faire. Nous appelons donc à nous rassembler massivement toute la journée de demain autour du lieu de réoccupation et de la forêt pour protester et empêcher toute destruction.

En parallèle, une manifestation à Nantes à 15h place Royale est appelée par le Collectif nantais contre l’aéroport.

Nous remercions tout ceux qui partout en France aujourd’hui ont bloqué les routes, protesté face au PS, à Vinci, devant les préfectures… 50 rassemblements et actions organisés en quelques heures c’est pas rien.

On espère que tout ça continuera les jours prochains. Cette lutte c’est dès demain et à long terme, on va gagner !

À l’appel de l’assemblée du 23 au soir à 19h à la Vache rit

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