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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:03
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Résistons Ensemble

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:14

L’iPhone est un casse-tête pour la police

Les dernières versions du téléphone d’Apple sont tellement sécurisées que la police n’est souvent pas en mesure d’extraire des informations qui pourraient permettre de confondre un suspect.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/26.jpg

Même démonté, un iPhone récent (ici la version 4S) ne livre pas facilement ses secrets.

Liste de contacts, journal des appels, messages, boîtes e-mail, géolocalisation ou encore accès aux réseaux sociaux : le smartphone est une mine d’informations personnelles. À l’instar des ordinateurs, il est devenu un élément précieux pour les enquêtes de police. Seulement voilà : les dernières versions de l’iPhone résistent aux experts en forensique numérique qui ne parviennent pas à le « faire parler ». « Il n’est actuellement pas possible d’extraire des informations contenues dans iPhone 4S ou 5 », confirme Stefan Kunfermann, responsable de la communication de la police fédérale à Berne.

En cause : les barrières techniques mises en place par Apple pour protéger les utilisateurs du piratage. Les fichiers sont cryptés grâce à l’algorithme AES, recommandé par l’agence américaine de sécurité NSA et réputé inviolable. Chaque iPhone dispose d’une clé de chiffrement unique, enfouie dans une puce spécialement dédié à la cryptographie.

Le cas de l’iPhone pose une question plus large : faut-il sécuriser à l’extrême les appareils électroniques, quitte parfois à faciliter la vie des criminels ?

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMatin.ch, 1er décembre 2012)

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 18:53

Internet, c’est le mal : à Sciences-Po, un agent du contre-espionnage m’a expliqué pourquoi Facebook ou Copains d’avant étaient les meilleurs amis des espions.


Q (Ben Whishaw), geek des services de renseignement britanniques dans le dernier James Bond, « Skyfall » (Francois Duhamel/Danjaq, LLC, United Artists Corporation, Columbia Pictures Industries, Inc.)

En mai, l’Elysée a été piraté et les ordinateurs de plusieurs conseillers haut placés infiltrés, révèle L’Express de ce mercredi.

Hasard du calendrier : le jour de la sortie de l’hebdomadaire, j’ai assisté à un séminaire de formation en sécurité informatique dispensé par un policier de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, le service de contre-espionnage français, issu en 2008 de la fusion entre RG et DST).

Ce séminaire, qui se déroulait dans les locaux de Sciences-Po à Paris, n’était ouvert qu’à certains étudiants de l’école, pas aux journalistes (mais voilà, je suis l’un et l’autre).

Le but : sensibiliser les futurs fonctionnaires (ou cadres) aux enjeux de la protection de leurs données et celles de leur employeur. Comment ? En nourrissant la paranoïa vis-à-vis d’Internet, en faisant bien comprendre que le Web, c’est sale et plein de dangers.

« Je connais déjà certains d’entre vous »

Il commence, se présente :

« C’est la dernière fois que je vous dis mon nom. »

On se contentera donc du petit panonceau qu’il y a devant son bureau : « DCRI » (plus tard dans la matinée, son nom réapparaîtra dans un logiciel utilisé pour une démonstration). Monsieur DCRI est « spécialiste des réseaux sociaux » et, logiquement :

« Hier soir, j’ai fait vos réseaux sociaux. On verra plus tard ce que j’ai trouvé. Je connais déjà certains d’entre vous visuellement. »

Un léger froid s’installe parmi la trentaine de participants et je me crispe un peu à l’idée d’un espion fouinant sur ma page Facebook.

La DCRI aime Facebook (et Copains d’avant)

On le savait plus ou moins, mais là, ça se confirme : les services secrets adorent les réseaux sociaux.

« Avant les réseaux sociaux, on devait faire des planques. Avec Facebook, on gagne du temps et on n’a plus besoin de sortir. Sur vos pages Facebook et sur Twitter, vous donnez vos goûts et vos opinions. C’est grâce à ça qu’on se fait une idée de la psychologie de la personne. »

Situation professionnelle, goûts, désirs, habitudes : tout est bon dans les réseaux pour établir le profil d’un suspect ou d’une personne à approcher.

Parmi les réseaux sociaux, la DCRI a un petit faible : Copains d’avant, « le Facebook du vieux ».

LE BON CONSEIL DE LA DCRI POUR VOTRE PAGE FACEBOOK
Entre « les naturistes du numérique », qui affichent toute leur vie sur Internet, et les phobiques du numérique, il faut adopter « une position intermédiaire » pour maîtriser ce que l’on dit de vous. Cela nous semble également une bonne idée.

Il faut dire que certains en ont une utilisation particulièrement légère : ils détaillent leurs compétences et leurs responsabilités dans leurs entreprises de manière bien trop précise, par exemple.

Mention spéciale à ce technicien qui a posté sur Copains d’avant une photo de lui... et de matériels spatiaux classés « confidentiel défense », son badge et ses autorisations de sécurité bien en évidence. La DCRI n’a pas trop aimé.

« C’est comme dans les films ! »

Le policier est là pour marquer les esprits, alors il se vante un peu :

« On a des pros qui peuvent ouvrir toutes les portes : c’est vraiment comme dans les films. »

On le savait depuis la parution de « L’Espion du Président » (le fameux livre sur la DCRI), mais cela fait son petit effet.

Et d’enchaîner sur les petites techniques des services, grandement facilitées par les réseaux sociaux et toutes les informations qu’on y trouve :

« Quelqu’un renverse son café sur vous. Très gentil, il vous rembourse les frais de teinturier. Quelques semaines plus tard, vous le croisez, par hasard évidemment, sur un tapis de course dans votre salle de sport. Il vous propose de vous offrir un verre. Etrangement, vous vous découvrez des tas de points communs, vous venez de la même région, vous êtes allés dans la même école. Vous vous dites : “C’est incroyable, le monde est petit !” »

Ces opérations, destinées à obtenir des informations en se rapprochant d’une cible, sont courantes. La plus longue a duré quinze ans : « Quinze ans de mise en place d’une amitié. Quinze ans de repas de couples ! »

« Un système développé pour nous coincer »

Paradoxalement, notre policier, s’il utilise beaucoup les réseaux sociaux, n’aime pas trop les géants américains du Web, quitte à verser dans un brin de paranoïa :

« Ce genre de jouet [les smartphones, ndlr] ont des applications de traduction. Gratuites. Pourquoi ? Pour généraliser l’installation de l’application. Pour récolter de grandes masses de données. Quand on utilise Google Traduction pour traduire une documentation technique, ça envoie les données sur un serveur américain. »

Et de voir la main de la CIA un peu partout :

« Gmail, Google traduction, Twitter, Facebook, LinkedIn : c’est vraiment un système qui a été développé pour nous coincer. Ces entreprises américaines ont toutes In-Q-Tel [le fonds d’investissement de la CIA, ndlr] dans leur capital. »

Et il a raison. De là à voir la CIA partout...

Les smartphones, c’est la plaie

Comme les réseaux sociaux, il veut nous convaincre des dangers des smartphones en termes de sécurité (là non plus, il n’a pas tort) :

« J’ai besoin de 30 secondes pour piéger votre téléphone Android. Le temps moyen pour casser le code de déverouillage à quatre chiffres d’un iPhone ? Trois minutes trente ! [Il nous a fait la démonstration en direct grâce à un petit logiciel, ndlr] Dupliquer l’intégralité du contenu de votre téléphone ? Vingt minutes maximum ! »

La petite astuce, avec la généralisation des smartphones et leur connexion 3G (qui permet d’accéder à l’Internet mobile) ? Très simple :

« On brouille la 3G pour que les téléphones descendent sur le réseau inférieur, le réseau Edge, qui est mal chiffré. »

Plus facile ensuite d’intercepter certaines informations : contrairement aux lignes fixes, il est possible d’écouter un téléphone mobile sans se brancher directement sur la ligne, lorsqu’on est à proximité.

Bercy piraté par un entretien d’embauche ?

Au fil de sa présentation, notre policier nous aide à mieux comprendre les quelques attaques informatiques qui ont touché la France :

« Il faut cibler l’ego [pour obtenir des informations, ndlr]. En organisant de faux entretiens d’embauche par exemple, où on pousse la personne à étaler ses compétences et ses infos. C’est arrivé à un responsable informatique d’un ministère. Quelques semaines plus tard, le ministère a été piraté. »

Ce genre de techniques permet de rassembler de précieuses informations : quel est le système de défense mis en place ? Quelles sont les marques et les logiciels utilisés ? On avait presque oublié cette histoire de ministère, quand soudain :

« Bercy, on sait que c’était la Chine [Ah bon ? Je pensais naïvement qu’on enétait resté au stade des suspicions, ndlr], peut-être à travers un faux entretien d’embauche. »

Travailler dans les transports, c’est risqué

Le long de ce que la DCRI appelle « les lignes professionnelles », là où circulent de nombreux patrons (Paris-Toulouse pour l’aéronautique, mais aussi dans le Thalys ou l’Eurostar), il y a beaucoup de regards baladeurs. Et de caméras et appareils photo pour les seconder.

Notre agent explique ainsi qu’un patron a perdu un grand marché d’éoliennes off-shore, simplement parce qu’il avait potassé sa réponse commerciale dans les transports.

Selon le fonctionnaire de police, il y a encore du boulot à faire dans l’hygiène numérique de certains patrons. Et de nous raconter l’histoire de cet industriel, dans le train :

« Au bout de 30 minutes de trajet, il est parti pendant 40 minutes, en laissant tout ouvert : son ordinateur, sa messagerie, son téléphone. »

A son retour à sa place, il a eu droit à une gentille « sensibilisation » de la part de notre conférencier. Certains n’ont pas eu cette chance :

« Un jour, avec un collègue, on a dû “sensibiliser” des industriels de l’électronique de défense dans un avion. Ils manipulaient des “tampons rouges” [des documents classifiés, ndlr]. On les a “accueillis” chez nous. Et chez nous, c’est pas une sensibilisation. C’est une garde à vue, et il n’y a pas de café ou de jus de fruits. »

La France, un peu en retard

Ces deux larrons ne sont pas les seuls à faire n’importe quoi :

« Pendant longtemps, on n’a pas vendu notre fameux avion [probablement le Rafale, ndlr], car on ne savait pas sécuriser l’information. »

Autre exemple :

« Le pire, ce sont les hôtels à l’étranger. Une grande entreprise négociait en Asie pour une centrale nucléaire, ils ont attendu que tous les membres de l’équipe soient arrivés pour louer une salle dans un grand hôtel. Des services étatiques les ont écoutés, et bam ! Le contrat de centrale nucléaire a été perdu. »

Il nous parle aussi du micro placé dans les taxis chinois au moment des Jeux olympiques :

« Beaucoup d’industriels ont la fâcheuse habitude de faire une dernière réunion dans le taxi ou le soir à l’hôtel. »

« Le numérique, c’est quelque chose de dangereux »

En conclusion, le policier en rajoute une couche :

« On n’est pas dans un monde de Bisounours. En face, il y a de vrais méchants. Le numérique, c’est vraiment quelque chose de dangereux et c’est pour ça que les Etats se démènent et on rame. c’est une course à l’armement. »

Le patriotisme doit aussi être numérique :

« A l’étranger, si vous n’êtes pas prudents, vous dégradez le drapeau bleu-blanc-rouge et ça, vous avez tendance à l’oublier. C’est votre comportement qui va décider de notre sort économique. »

Ce que j’ai appris

  • Ne pas trop donner d’informations personnelles et professionnelles sur lesréseaux sociaux ;
  • ne jamais (JAMAIS) se connecter sur un réseau WiFi public, ouvert et sans mot de passe, surtout dans les aéroports ;
  • paramétrer la sécurité de son réseau wifi en « WPA AES », car des choses très embêtantes peuvent vous arriver si votre réseau est piraté (comme se faire squatter par un pédophile, dixit notre policier) ;
  • lors d’un déplacement à l’étranger, ne rien stocker sur son ordinateur, préférer une clé USB chiffrée, plus discrète ;
  • si vous vous faites approcher par un service étranger (chantage, par exemple), il faut aller en parler avec la DCRI (« Nous sommes vos alliés ») ;
  • dans les transports, il faut toujours conserver son ordinateur sur soi ;
  • protéger ce dernier avec un mot de passe long et unique.
  • on peut être un agent de la DCRI spécialiste des réseaux sociaux, et ne pas se rendre compte qu’un journaliste assiste à sa conférence.
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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 11:49

Un vigile agressé à Notre-Dame-des-Landes. Par qui ? La presse « sait » déjà

Les mardi 13 et mercredi 14 novembre 2012, de nombreux journaux papier et internet d’audience nationale, et bien sûr locale (Le MondeLe FigaroLe Point, LCI, BFMTV, Le Télégramme, etc.), ont publié des articles sur l’agression d’un vigile à Notre-Dame-des-Landes. Par qui ? Une enquête est en cours…

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0216.jpgMais ces mêmes médias « savent » déjà. Alors que, selon les informations fournies par la préfecture, les agresseurs, au nombre d’une vingtaine, sont à l’heure actuelle encore, « des inconnus », la plupart des titres (ou des articles) présument sans preuve, sans même prendre la peine de simplement téléphoner à la brigade de gendarmerie de Châteaubriand [Le souci de vérification des « faits » et de précision dans leur présentation est tel dans cette affaire que les différents médias ne parviennent pas à se mettre d’accord sur les blessures dont souffre le vigile : selon Libération il a été « roué de coups » au niveau « des membres, des mains et des épaules » ; tandis que pour La Dépêche il a été touché « aux mains et au dos » ; pour sa part, Le Figaro, repris par Le Nouvel Observateur, tout en relatant aussi un passage à tabac, évoque avant tout des brûlures « aux mains et aux avant-bras » consécutives à l’incendie de son véhicule par ses agresseurs.], en charge de l’information judiciaire, que des « opposants » au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes sont responsables de l’agression [Une bonne partie d’entre eux ne se prive pas d’accuser les « opposants » dès le titre de l’article – ainsi, par exemple, La DépêcheLibérationFrance TélévisionsLCI etBFM TV –, tandis que d’autres ne font le rapprochement avec les manifestants que dans le corps du papier – comme, par exemple, France InterLe FigaroLe PointLe Nouvel ObservateurLe Télégramme et Presse Océan. Attention, nombre de liens qui précèdent sont peut-être temporaires.].

Au moment où nous écrivons, aucune identité n’a été précisée, aucune revendication reçue. Peut-être s’agit-il d’une action perpétrée par des personnes qui se présentent comme des « opposants ». Peut-être pas… En tout cas, des supputations ne sont pas une information. Tout juste, pour le moment, une simple rumeur.

Après les fiascos journalistiques des affaires du « bagagiste de Roissy », de la « fausse agression du RER D » ou d’Outreau, la propension des médias à faire fi de leurs erreurs passées ne laisse pas d’étonner… D’autant plus que l’actualité récente aurait pu rappeler aux intéressés les risques qu’il y a à colporter des « informations » non vérifiées. Au moment où les défenseurs des accusés de Tarnac produisent de nouveaux éléments à charge contre les enquêteurs, et alors que les médias s’étaient empressés d’accréditer la version policière (ainsi que nous l’avions relevé), un peu de prudence aurait dû s’imposer.

Jusqu’au moment où l’on saura vraiment, si l’enquête aboutit. Et quand bien même il se vérifie alors qu’il s’agit « d’opposants », cela ne donnerait pas raison a posteriori à la légèreté des accusations sans preuve.

Pis : le communiqué de la préfecture (et non des enquêteurs) suggère une piste qui ne pouvait qu’impressionner les rédacteurs, celle d’une « minorité autonome, venue d’ailleurs, qui entretient l’insécurité sur le secteur de Notre-Dame-des-Landes »… Dans la foulée, il place l’agression contre le vigile sur le même plan que les affrontements avec les CRS de manifestants généralement pacifiques. Or, face à une mobilisation longue, particulièrement conflictuelle et lourde d’enjeux politiques, la communication de la préfecture – qui est, faut-il le rappeler, le porte-parole et le bras armé du gouvernement dans le département, et comme telle une des parties du conflit en cours –, n’est certainement pas la source la plus indépendante qui soit…

Pourtant, la plupart des médias « contextualisent » à leur tour, en présentant l’agression comme une suite des manifestations. Il se vérifie ainsi que l’on peut nuire souvent par simple routine et sans forcément le vouloir.

Post-Scriptum

Sur le tour bien étrange qu’a pris la conférence de presse organisée à la suite de cette affaire par le Collectif d’organisation de la manifestation de réoccupation de la ZAD, voir l’article de Breizh Journal, « Des journalistes d’Ouest France et de l’AFP font pression sur les opposants de l’aéroport ».

Acrimed, 15 novembre 2012


Des journalistes d’Ouest-France et de l’AFP font pression sur les opposants à l’aéroport

De mieux en mieux ! L’affaire de l’agression du vigile à la Pointe et le cortège des pleureuses médiatiques qu’elle a engendré ne cesse de se développer en épisodes pour le moins curieux. Nous apprenons ainsi que ce midi, des journalistes d’Ouest-France et de l’AFP ont fait pression, au cours d’une conférence de presse, sur les représentants des opposants à l’aéroport pour leur enjoindre de prendre position sur l’agression et la condamner.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/202.jpg

« Accusés de violence, les anti-aéroport répliquent », Ouest-France, 15 novembre 2012

La conférence de presse donnée par le Collectif d’Organisation de la Manifestation de Réoccupation de la ZAD (le 17 novembre) avait lieu à partir de 11 h sous un hangar au lieu-dit Bel-Air, à proximité de la limite nord de la ZAD. De tous les journalistes présents, c’est Christophe Jaunet [sic (NdJL)], d’Ouest-France, qui s’est montré le plus insistant envers les représentants du collectif, exerçant sur eux une pression certaine. Les représentants avaient décidé qu’il n’y aurait pas de prise d’images de la conférence de presse, le journaliste d’Ouest-France aurait alors déclaré « si vous ne voulez pas d’images, alors on prendra pour illustrer l’article, des photos de vous en train de lancer des pierres sur les forces de l’ordre ».

Ensuite, il a demandé à plusieurs reprises que le collectif condamne l’agression, alors même que le collectif avait décidé de ne pas condamner l’agression tant qu’il n’y avait pas de conclusions de l’enquête, qui, rappelons-le malgré le charivari médiatique et le procès en sorcellerie fait aux occupants de la ZAD, ne fait que commencer. Rejoint par une des deux journalistes de l’AFP, le journaliste aurait persévéré dans ses demandes, déclarant notamment « il faut que vous condamniez cette agression ». Les représentants ont tenu bon. Commentaire désabusé de l’un des participants « ces journalistes n’étaient pas venus pour nous écouter, ils voulaient seulement des réponses à leurs questions, c’est tout ».

Au cours de cette tumultueuse conférence de presse, l’un des représentants du collectif a remis en cause l’imprécision des dépêches de l’AFP au sujet de l’agression du vigile. Réaction indignée des deux journalistes présents. Et pourtant. Nous épinglons l’insuffisance de la dépêche longue, relayée par les médias nationaux  ainsi que les lacunes de celle du 18 octobre. Désinformation, lacunes, pressions sur les opposants à l’aéroport et leurs représentants, voilà bien d’étrangers méthodes pour garantir l’information sur l’opposition au projet d’aéroport à Notre-Dame des Landes telle qu’elle est faite par les médias dominants.

Breizh Journal, 14 novembre 2012

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 09:59

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a accusé aujourd’hui la droite d’être responsable du « retour du terrorisme » dans le pays lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, provoquant la fureur des bancs de l’opposition et la levée de la séance.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0115.jpg

VOIR LA VIDÉO

Manuel Valls a lancé à la droite : « Le retour du terrorisme dans ce pays c’est vous », en réponse à une question du député UMP Éric Ciotti, qui mettait en cause le gouvernement sur les statistiques de la délinquance. Devant le tollé suscité par cette déclaration, le président PS de l’Assemblée Claude Bartolone a levé la séance.

Presse terroriste d’État (Agence Faut Payer, 13 novembre 2012)


(…) À gauche, le chef des socialistes, Bruno Le Roux, est lui arrivé à peine plus tard en renfort pour tenter d’éteindre l’incendie : « Quand on voit ce qui s’est passé à Toulouse [avec l'affaire Merah, en mars 2012] avec toutes les défaillances, il y a d’ailleurs une enquête aujourd’hui, je pense que la droite n’a pas à être fière sur aucun des domaines qui touchent à la sécurité des Français », a-t-il déclaré à la presse. (…)

Presse terroriste d’État (Hélène Bekmezian, blog du Monde « Chambres à part », 13 novembre 2012)

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:47

par Julien Salinguele 6 novembre 2012

« Cet islam sans gêne ». La semaine dernière, la « Une » du Point a beaucoup fait parler d’elle, suscitant critiques, témoignages de soutien et nombreuses parodies. Mais trop rares sont celles et ceux qui ont fait remarquer que la couverture du Point était tout simplement, force est de le reconnaître, dans l’air du temps. En effet, le magazine dirigé par Franz-Olivier Giesbert n’en est pas à son coup d’essai, pas plus qu’il n’est le premier à espérer qu’une « Une » inquiétante, démagogique et racoleuse sur l’islam augmenterait ses ventes. La compétition dure malheureusement depuis plusieurs années, comme le montre ce montage, qui offre un panorama (non-exhaustif) de l’engouement orientaliste de la presse magazine (pour zoomer, cliquer sur l’image).

Vous avez dit « obsession » ?

Julien Salingue

De gauche à droite et de haut en bas : Valeurs actuelles (20 janvier 2011), L’Express (11 juin 2008), Le Point (21 janvier 2011), Le Point(22 mars 2012), Le Nouvel Observateur (3 novembre 2011), Le Point (3 février 2011), Valeurs actuelles (6 octobre 2011), L’Express(30 octobre 2008), Valeurs actuelles (4 octobre 2012), L’Express (6 octobre 2010), Le Point (6 janvier 2011), Valeurs actuelles (23 décembre 2010), L’Express (26 septembre 2012), Valeurs actuelles(29 mars 2012), Le Point (1er novembre 2012), Marianne (13 mai 2011).

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 14:31
ann Guégan | red. chef adjoint Rue89

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INTERVENTION DE NICHOLAS NEGROPONTE À LA CONFÉRENCE EMTECH

A partir de 1h00mn05s, en anglais

C’est une expérience qui rappelle le scénario du film « Les dieux sont tombés sur la tête », dans lequel une bouteille de Coca, jetée d’un avion, atterrit dans un village bushmen et chamboule le quotidien de ses habitants.

Sauf qu’avec l’opération menée par One Laptop Per Child (OLPC) auprès d’enfants éthiopiens analphabètes, ce sont nos certitudes occidentales sur l’apprentissage qui pourraient bien être bousculées.

L’ONG livre depuis 2005 du matériel informatique simple et robuste dans les pays pauvres, et indique avoir déjà distribué 2,5 millions d’ordinateurs portablesde type XO dans quarante pays – avec des résultats plutôt mitigés, comme l’établissait ReadWriteWeb il y a peu, considérant même cette initiative comme condamnée à terme.

Son fondateur a exposé sa démarche lors de la conférence EmTech, organisée par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge fin octobre.

Nicholas Negroponte et son équipe sont partis d’un constat : parmi les 100 millions d’enfants qui n’ont accès à aucune éducation, beaucoup se trouvent dans des zones isolées, dans lesquelles aucun adulte autour d’eux ne sait lire et ne peut donc les aider. Mais peuvent-ils apprendre tout seul ?


Des enfants éthiopiens avec les tablettes distribuées par One Laptop Per Child (Matt Keller/OLPC)

Pour le savoir, l’organisation a livré des tablettes pré-équipées à une quarantaine d’enfants dans deux villages éthiopiens, Wonchi et Wolonchete, à une centaine de kilomètres d’Addis Abeda.

Alimentées grâce à un panneau solaire, elles contenaient une collection de plusieurs centaines d’applications, de jeux, de livres, de dessins animés et de films (en anglais), mais n’étaient accompagnées d’aucune instruction, ni d’aucun manuel. Des données sur leur utilisation étaient enregistrées dans une carte SIM, changée chaque semaine.

« Je pensais que les enfants commenceraient par jouer avec les cartons », raconte Negroponte. Mais les cobayes ont très vite apprivoisé leur nouvel outil :

« Après quelques minutes, ils avaient déballé et mis en route les tablettes. Après une semaine, chaque enfant utilisait en moyenne 47 applications par jour. Après deux semaines, ils utilisaient les jeux destinés à l’apprentissage des lettres pour se mesurer les uns aux autres, et le village chantait les chansons sur l’alphabet. »

« Ils ont débloqué l’accès à la caméra »

Quelques mois plus tard, les tablettes étaient toujours fréquemment utilisées, et certains enfants commençaient à écrire des mots. Ils avaient tous personnalisé leur tablette, et même fait leur débuts de pirate informatique :

« Un imbécile chez nous avait bloqué l’accès à la caméra, alors ils ont “hacké” Android [le système d’exploitation installé sur la tablette, ndlr] pour l’activer à nouveau. »

Ce qui a ravi Negroponte :

« C’est exactement ce genre de créativité, de curiosité et de goût pour l’enquête que nous considérons indispensables à l’apprentissage. »

Ces résultats impressionnants doivent être confirmés par d’autres expériences du même type, mais ils pourraient changer la façon dont One Laptop Per Child conçoit son action. L’organisation s’appuie jusqu’ici sur les écoles existantes, sans toucher les enfants totalement privés de scolarité :

« Ça pourra leur prendre six mois, dix-huit mois, deux ans, mais est-ce qu’ils vont réussir à apprendre à lire, vraiment ?

S’ils peuvent apprendre à lire tout seul, ensuite ils peuvent apprendre en lisant. Pourrait-on leur donner un outil pour ça, sans avoir à construire des écoles, embaucher des professeurs, fournir des manuels ? »

Quand l’école tue la curiosité

Mais pour Negroponte, les pays développés ont aussi des leçons à tirer de cette expérience :

« Des enfants parviennent à apprendre à lire sans aller à l’école en Ethiopie, tandis qu’à New York, d’autres n’arrivent pas à ce niveau alors qu’ils vont à l’école. Que faut-il en conclure ? »

La facilité avec laquelle les jeunes, quelle que soit leur culture d’origine, s’approprient les tablettes, encourage selon lui à repenser les méthodes d’enseignement traditionnelles :

« Les enfants peuvent beaucoup apprendre par eux-mêmes, davantage que ce que nous imaginons. Les enfants sont naturellement curieux, et cette curiosité reste intacte si on ne la décourage pas, ce qui est souvent le cas à l’école.

Avoir accès à des bibliothèques contenant des manuels ou des encyclopédies est une bonne chose. Mais c’est peut-être moins important que de concevoir un monde dans lequel les idées se forment, se révèlent et se réinventent, au sein d’un apprentissage fondé sur l’action et la découverte. »

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 13:30

Bientôt dans les points de diffusions!

http://sphotos-h.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc7/377408_124814697670296_1680234005_n.jpg

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 19:33

Nous publions ci-dessous, sous le sceau de l’anonymat et sans préciser les noms et les lieux, un témoignage dont nous avons vérifié l’authenticité. Il montre comment certains journalistes sont amenés à travailler et à se prêter aux mises en scène d’une police soucieuse de donner d’elle-même une « bonne image ». (Acrimed)

Un dossier sur les flics doit paraître dans notre quotidien régional. Je dois participer en réalisant un petit "angle" sur le sujet. On me demande également de me charger des illustrations de ce dossier. L’idée est d’avoir une photo des policiers en situation dans des zones qui craignent. Pas évident, parce que déjà, pour obtenir une autorisation chez les flics, c’est le bin’s total. J’appelle quand même. Et là, miracle ! Le capitaine chargé de la communication me dit : "C’est d’accord, appelez le commandant Durand [1de ma part et voyez ça avec lui". "Hourra !" me dis-je alors. J’appelle le commandant. Il me dit "Ok". J’appelle dans la foulée Bertrand, le photographe, qui me dit "Ok". Seule condition qu’on nous donne : ne pas photographier les visages, ne prendre les flics que de dos.

Rendez-vous est pris à 15h, devant une barre d’immeuble réputée pour ses trafics de drogue. "Faites attention, ça craint, attendez-nous pour sortir", conseille le commandant Durand. "Et ne montrez pas vos appareils photo, on pourrait vous les piquer". Bref, on s’apprête à aller en zone de guerre.

15h. Nous voilà sur place. Et là, on va assister à une scène des plus loufoques. Du pur comique, ou, devrais-je dire, du grotesque. Huit policiers sont devant la barre, armés jusqu’aux dents : boucliers, flash-ball, casques... Pendant dix minutes, ils vont nous faire une démonstration de leurs interventions type dans ce genre d’immeuble. Pour de faux, bien sûr. Nous, on prend des photos d’eux qui avancent pas à pas sous les consignes du chef : "Regardez bien en haut, qu’il n’y ait pas de projectiles !" On se croirait dans un film. Mais les photos, on les a. On est contents. Emmanuelle, la chef, va être contente. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous repartons, les policiers repartent. Non sans nous avoir conseillé d’être prudents : "Ils vous ont repérés, faites attention en retournant à votre véhicule !"

Trois heures plus tard, me voici à l’hôtel de police. Et là, badaboum : on me tombe sur le dos comme je ne l’aurais pas imaginé... "Mais qu’est-ce que c’est que ça ! me lance le capitaine de la com’. J’ai eu le commandant Durand, il paraît que vous avez demandé à faire des photos en situation, avec les casques et les boucliers ! Ça ne va pas du tout ! Ce n’est pas du tout cette image qu’on veut donner !" Un chef de la police, le directeur adjoint Étienne Martin, me tombe dessus dans la foulée : "Pas question de publier ces photos qui montrent un état de siège !" On me menace même, si je publie de lesdites photos, de me faire interdire, à l’avenir, dans l’hôtel de police... Je passe les détails.

Le résultat, c’est qu’on rappelle Bernard, qu’on lui fixe un nouveau rendez-vous dans l’heure qui suit, pour réaliser de nouveaux clichés. Il est dans un bon jour, il accepte, il y va. Et il me raconte la situation grotesque dans laquelle il se retrouve : les policiers - les mêmes que deux heures plus tôt - sont censés marcher devant la barre d’immeuble, tranquillement, sans casques ni boucliers, bien sûr. Seulement, ils flippent, ils sont mal à l’aise, ils se dépêchent, ils ont peur. Car ça ne se fait plus, ce genre de choses ! Alors l’un d’eux, qui n’apparaîtra pas sur la photo, suit le groupe armé d’un flash-ball. On ne sait jamais ! La photo, dans le journal, n’aura rien laissant penser à un état de siège dans les quartiers chauds. Surtout pas de répression ! Mais qu’est-ce qu’on sera loin, mais loin, de la réalité...

Notes

[1] Les noms et prénoms ont été changés.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:31
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