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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:28

Plusieurs milliers de manifestants et les forces de l’ordre tunisiennes se sont affrontés mardi 27 novembre dans la ville de Siliana (120 km au sud-ouest de Tunis), qui observait une grève générale, a constaté un journaliste de l’AFP.

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Entre 6000 et 7000 manifestants ont défilé dans les rues lorsqu’un jet de pierre a visé des policiers. Ces derniers ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc, selon la même source qui a dénombré deux blessés, dont l’un à l’œil. Les manifestants et les policiers se sont ensuite pourchassés dans les rues de la ville et un poste de la garde nationale a été partiellement saccagé.

“ON N’AVAIT PAS VU ÇA MÊME SOUS L’ÈRE BEN ALI”

“Les forces de l’ordre ont réagi de manière brutale, on n’avait pas vu ça même sous l’ère [du président déchu Zine El Abidine] Ben Ali”, a déclaré Nejib Sebti, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) à Siliana.

Les manifestants réclament la libération de 14 personnes détenues lors de violences en avril 2011, le limogeage du gouverneur régional ainsi que des moyens accrus pour le développement économique de cette région très pauvre, comme la plupart des districts de l’intérieur de la Tunisie. Les détenus seraient par ailleurs en grève de la faim depuis onze jours, selon M. Sebti.

Les habitants ont aussi observé une grève générale mardi qui, selon l’UGTT, la principale centrale syndicale du pays, a été très suivie. “L’emploi est un droit, bande de voleurs”, ont notamment scandé les manifestants.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 27 novembre 2012)


(…) Quatorze personnes dont deux agents policiers ont été blessées mardi lors d’affrontements entre des milliers de manifestants et les forces de l’ordre dans le gouvernorat (préfecture) de Siliana, une région déshéritée du centre de la Tunisie. (…)

Selon le Dr Ali Kharroubi, médecin du service d’urgence de l’hôpital régional de Siliana, les blessés ont été touchés par des objets contendants. L’un d’eux a dû être transféré dans un hôpital de Tunis pour extirper de son corps “un objet étrange” qui pourrait être une balle en caoutchouc, a-t-il précisé à l’agence TAP. (…)

Leur presse (Sipa-AP via tempsreel.nouvelobs.com, 27 novembre 2012)


(…) Le secrétaire général de l’URT de Siliana, Nejib Sebti, dont le témoignage a été recueilli par l’agence Tap a souligné que « les échantillons de douilles prouvent l’utilisation de balles tirées par des fusils à grenaille » précisant que « les médecins de l’hôpital régional de Siliana ont pu extraire des échantillons de cette poudre chez un des blessés au niveau de l’œil ».

Les policiers ont utilisé des bombes de gaz lacrymogène et les matraques pour disperser les manifestants qui se sont retirés vers le centre ville où ils ont brûlé des pneus et des palmiers tout au long de la rue de l’environnement reliant le siège du gouvernorat au district de la sécurité nationale de Siliana.

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(…) Maher Ben Amor, président de l’association du développement et des diplômés chômeurs a déclaré, sur les ondes de Shems FM, que les habitants de Siliana craignent les éventuelles descentes nocturnes des forces de sécurité, après les affrontements qui ont lieu dans la journée.

Leur presse (Mag14.com, 27 novembre 2012)

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:28

Tahrir a repris le souffle du 11 février 2011, du déjà vu mais sans les Frères et les salafistes.

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Les Égyptiens étaient des millions aujourd’hui au Caire, à Alexandrie et dans 16 autres gouvernorats à crier leur colère contre le régime des Ikhwans. Les slogans ont de loin dépassé le simple refus de la déclaration constitutionnelle qui instaure une dictature religieuse, pour exiger le départ de Morsi El Ayat ; “Dégage, le peuple veut la chute du régime, cette fois-ci c’est sérieux on va pas la leur laisser etc.” ont été scandées par des millions aujourd’hui.

Tahrir avait déjà fait son plein à 16h avant l’arrivée des deux grandes marches conduites par Sabahi et Baradei. Devant un public enflammé, les chefs du nouveau front du salut qui se sont succédés sur la seule tribune élevée côté Ligue arabe, ont demandé aux manifestants de ne pas quitter les lieux jusqu’au retrait de la déclaration honnie, le démantèlement de l’assemblée constituante, la purge du ministère de l’intérieur, le jugement des assassins des martyrs et le retrait de la nouvelle loi qui assoit de nouveau la mainmise de l’État sur les syndicats ouvriers en autorisant le président de choisir leurs leaders.

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En fait les Frères musulmans n’ont rien laissé pour se mettre toutes les catégories sociales sur le dos. Outre les juges, les avocats, les journalistes, les gens de l’art, l’ensemble des syndicats indépendants ont rejoint ce nouveau mouvement de contestation. Le défilé des membres du barreau, avait une longueur de 3 km.

La révolution continue et plus que jamais
NO PASARAN

Mailing – 27 novembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 12:19

Printemps 2012, suite à la manif contre la fin de la trêve hivernale, une assemblée de précaires et de mal logés se réunit tous les dimanches. Ensemble nous avons fait plusieurs actions et occupations (perturbations de meetings et d’institutions). En juin nous ouvrons un lieu collectif pour s’organiser. Mais nous en avons été expulsés en octobre. Depuis, toutes nos tentatives, pour que ceux qui sont à la rue puissent se loger, se sont soldées par des expulsions expéditives et arbitraires (avec 2 procès à la clé), car le pouvoir ne veut absolument pas que l’on s’organise par nous-mêmes. Individualisé face aux contrôles de Pôle Emploi ou de la CAF, face aux huissiers et aux assistantes sociales, nous pensons que c’est collectivement que l’on peut faire face à ces questions.

Parce que ça ressemble à quoi la vie pour nous depuis des années ? S’entasser dans un deux pièces où une chambre de bonne, ne pas bouger de son logement parce qu’ailleurs c’est plus cher, se faire expulser parce qu’on a perdu son taf, prendre un crédit revolving parce qu’on est sans sous dès les débuts de mois, courir dans les transports pour 2 heures de boulots par-ci par-là, se faire enlever ses enfants parce qu’on a plus de toit, se faire radier de Pôle emploi pour absence à convocation téléphonique, se faire traiter de parasite parce qu’on touche le RSA…

Crise oblige, on imagine mal comment ça pourrait aller mieux. Déjà, comme nous l’avons constaté, les sans-papiers sont de plus en plus refusés par le SAMU social, dont le budget a été diminué de moitié pendant que le standard téléphonique explose, avec de plus en plus de familles à la rue. Duflot parle de réquisitionner certains logements. Mais c’est pour mieux gérer ceux qui y vivront, parquer dans des casernes, le temps d’un hiver, sous le contrôle d’associations para-étatiques, qui gagnent de l’argent sur la misère.

Samedi 1Er décembre, à 14 H, à la rotonde de Stalingrad (métro Jaurès ou Stalingrad) venez nombreux avec casseroles, djembés, sifflets…pour faire du bruit

Un logement pour tous avec ou sans-papiers

Des papiers pour tous

Un lieu pour s’organiser

Occupation, réquisition des logements vides par nous-mêmes

Arrêt des expulsions à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs

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Published by coutoentrelesdents - dans EVENEMENT
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:14
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Published by coutoentrelesdents - dans MUSIQUES
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:08

Vous avez sûrement vu, sur votre réseau social favori ou dans un mail d’un ami, cette étonnante photo d’une « maison clou » chinoise, comme on surnomme ces constructions qui survivent au milieu d’une route : cette maison à deux étages isolée au milieu du tarmac flambant neuf d’une autoroute... Trop belle pour être vraie, du bon boulot de Photoshop, se dit l’internaute à qui on ne la fait plus.

Des journalistes de l’agence Reuters sont allés sur place pour raconter l’histoire de cette maison et de son occupant, Luo Baogen, 67 ans, un habitant de la commune de Wenling, dans la province côtière du Zhejiang, à 500 km au sud de Shanghai, qui a refusé de signer son expropriation quand tous ses voisins ont accepté.

Non seulement l’histoire est authentique, les photos de Reuters l’attestent, mais elle est hautement symbolique du problème de l’expropriation immobilière en Chine, un pays en proie à une bulle immobilière sans précédent, dans laquelle les « petites gens » comme Luo Baogen sont victimes de la spéculation et, bien souvent, de la corruption des autorités locales en lien avec les entreprises de travaux publics.

Pendant que les journalistes interviewaient le vieil occupant, de nombreux habitants du secteur sont venus témoigner, eux aussi, de l’arnaque à l’expropriation de la part des autorités locales, qui ne leur permet pas de se reloger dans de bonnes conditions.

Commentaire très personnel d’Aly Song, l’auteur de cet article très personnel publié sur le blog des photographes de Reuters :

« J’ai couvert plusieurs affaires de “maisons de clou‘ dans ma carrière de photojournaliste, et, parfois, je ressens la même impuissance et petitesse que les gens que j’interviewe face au développement hyper-rapide de ce pays.

J’espère sincèrement qu’il y aura un happy end pour ce couple. Je pense que des gens honnêtes comme eux, et de nombreux autres citoyens, méritent mieux, après avoir tant donné à la société.’


La photo qui a tant circulé sur les réseaux sociaux (Reuters)


Luo Baogen au balcon de sa ‘maison clou (Reuters)

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:15

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:26

Les vendredi et samedi 23 et 24 novembre feront date ! Le déchaînement de violence qui s’est abattu envers les camarades qui résistent pour sauver le bocage et leurs lieux de vie est digne d’une dictature !

Les forces militaires d’occupation se sont déchaînées en envoyant des centaines de grenades assourdissantes et de désencerclement qui ont provoqué une centaine de blessés parmi les camarades, dont une trentaine de graves ! Ainsi, une camarade a reçu au bas-ventre un éclat de ferraille d’une grenade, lui provoquant une hémorragie interne !

Aucun pompier n’a voulu intervenir car les forces du désordre leur communiquaient qu’il était très dangereux d’accéder au site ! De nombreux-se-s camarades ont dû attendre des heures, avant d’être finalement évacués par des manifestant-e-s vers les hôpitaux !

Nous ne nous faisions déjà guère d’illusions sur leur pseudo-démocratie servant leurs intérêts et les intérêts du capital ! Il est temps de reprendre en main nos vies ! Et de rentrer en résistance !

Beaucoup ont cru à l’effet d’annonce du PS, avec leur hypocrite commission d’apaisement ! Or peu de temps après leur communiqué, les forces de l’ordre sont de nouveau intervenus, dans la nuit de samedi à dimanche, de 23h à 3h du matin, chargeant les camarades qui protégeaient le site de réoccupation ! Les flics sont ensuite revenus dans la matinée pour terroriser une nouvelle fois les résistant-e-s de la ZAD et empêcher de nouvelles constructions !

Nouvelle importante : D’après Presse Torche (journal local) du 25 novembre : “il y aura une présence des forces de l’ordre importante dans les prochains jours autant que nécessaire pour éviter la réimplantation d’un campement massif a assuré le préfet, Christian de Lavernée, qui s’est déplacé hier sur le terrain.”

On assiste donc à une véritable occupation militaire permanente de la ZAD ! Il s’avère donc nécessaire de venir nombreux/se-s sur la ZAD en soutien ou en résistance à cette nouvelle expression de la dictature socialiste !

Et partout en France, d’effectuer des actions de solidarité de toute sorte qui permettent de montrer à ce pouvoir capitalo-mégalo-socialo que nous ne voulons plus de lui !

Vive l’autonomie et l’autogestion !
Libérons la ZAD !

Collectif de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, 25 novembre 2012

Feu aux sociétés collabos

Flic par flic, machine par machine, nous détruirons tous vos moyens de destruction !

Le dimanche 11 novembre nous avons démarré la riposte contre les machines de mort qui saccagent nos maisons et la forêt. La société Blanchard qui louait des machines ayant servi à détruire des cabanes et des arbres dans la forêt a été attaquée de nuit. Les deux plus gros engins ont été incendiés et sont désormais hors d’état de nuire.

Nous ne nous étonnons pas du silence médiatique, jamais aucune info n’a été donnée par la préfecture à la presse lors des attaques contre les sociétés collabos. Il faut savoir que par le passé, toutes les sociétés ayant travaillé sur la ZAD ont été attaquées en retour et ne sont plus jamais revenues. Le silence de la préfecture exprime clairement leur peur de ne plus trouver de sociétés prêtes à collaborer pour une poignée de dollars. La prochaine fois nous trouverons bien un ouvrier à immoler avec la pelleteuse, là au moins on sera sûrs de faire les gros titres !

En attendant, nous tenons à rassurer les autres sociétés, il n’y aura pas de jalousie, nous irons toutes vous remercier personnellement, une par une, nous avons le temps. Il est clairement impossible de protéger tous ces sites sur le long terme.

Flic par flic, machine par machine, nous détruirons tous vos moyens de destruction !

Quelques habitant-es en colère !

Indymedia Nantes, 25 novembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:24

La maison THANKS FOR THE FUTURE est ouverte à Tours, depuis plusieurs années. Récemment, on a tenté de nous faire comprendre que notre vie collective, notre présence même était insupportable, notamment aux yeux de quelques AAArtistes « conventionnés » et « compétents », du Projet 244. Ces derniers nous ont donc coupé l’eau, puis l’électricité… Enfin, cinq mains courantes (dont deux par le Projet 244) ont été déposées contre nous à la maison Poulaga de la rue Marceau…

S’appuyant sur celles-ci, la mairie a pris le relais, nous assignant en justice afin de nous expulser. Une première audience a eu lieu le 18 octobre, le procès fut reporté au 8 novembre, puis au 13 décembre, la mairie s’embourbant dans une posture quelque peu encoprétique … « expulser ce qui devient parasite, tout en désirant le contenir » et ce qui pourrait faire souillure avec. Le tout dans la jouissance d’avoir le contrôle, le pouvoir, et de le garder.

Pendant ce temps, le président des art’ristes, (du moins du Conseil d’Administration du Projet 244) continue de faire pression, pour tenter d’entraver les solidarités qui s’organisent et se concrétisent autour de la maison: interiction de relayer ou de diffuser nos textes pour certains, menaces d’expulsion de certains locaux envers une autre association solidaire, qui loge également au Projet 244, etc…

Pourtant, c’est avec joie qu’une soirée d’informations et de soutien s’est organisée, où nous avons pu imaginer les suites de l’histoire de cette maison. Fin octobre un week end de lutte nous a donné la possibilité de mettre en commun des expériences, des outils, des idées.

Ces nouvelles rencontres ont permis ensuite que des individus s’associent, à leur manière, à la lutte autour de la nécessité d’inventer des lieux collectifs, brisant certaines barrières et ouvrant ainsi de nouvelles portes, de nouveaux espaces, de nouvelles perspectives.

Nous savons bien que ces différentes facettes du pouvoir tentent d’étouffer, de taire, de tuer dans l’œuf toute initiative de vivre autrement, et que la violence qui en découle ne frappe pas qu’à la porte de cette maison. Elle se dévoile partout ailleurs de Notre Dame des Landes au Val de Suza et dans tous les lieux qui pourraient laisser espérer d’autres rapports humains, d’autres histoires et d’autres vies, que celles qu’on nous impose.

Nous ne partirons pas de cette maison !!!

Parce que nous sommes attachés à ce lieu comme espace de libertés et de créations.

Cette société n’a pas de place pour ce que nous voulons y faire : tant mieux !!

Nous ne reviendrons jamais à l’inertie et au train train mortifère orchestré par le pouvoir, ici la mairie PS et la Sémivit, et le Conseil d’Administration des artistes du Projet 244.

Nous ne comptons pas non plus nous cacher, de ce que nous sommes, de ce que nous voulons, et envisageons à présent la ville comme un vaste terrain de jeux !

Le w.e. du 8 et 9 décembre nous vous invitons à des débats autours des luttes de réappropriations en Argentine et au Mexique, repas collectifs, soirée, à Thanks For The Future, 244 rue Auguste Chevalier à Tours,

Du 12 au 15 décembre, festival de cinema : Pour En Finir Avec La Famille !

Le 13 décembre, rassemblement devant le tribunal d’Instance de Tours (Champs Girault) pour un énième procès à 9h30.

Thanks For the Future (contact), 20 novembre 2012
244 rue Auguste Chevallier, Tours

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:23

Le spectacle valait le coup samedi 24 novembre en forêt de Rohanne, où la résistance collective a atteint des sommets d’intensité, de détermination, de cohérence. Bouteilles, cailloux, terre, fusées, feux d’artifices, cocktails Molotov, morceaux de bois et billes d’acier … les flics, c’est comme les cochons : ça mange de tout. Tant mieux : deux jours durant les opposants répartis sur la ZAD leur ont offert un menu varié et copieux, le « spécial Notre-Dame-des-Landes ». Certes, les bleus ne sont pas exempts de cette générosité qui leur est si particulière : ils distribuent dans des proportions effarantes gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes et balles en caoutchouc, ce qui peut finir par devenir gênant ; lors d’une de ces séquences de guérilla bocagère de légende où cela pète dans tous les sens, je me suis fait allumer au flashball, sans conséquence.

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Ah ! il fallait voir le peuple des prés défendant par sa présence aux abords des bois les combattants cagoulés contraints d’en sortir pour se replier, avides d’air pur, d’anonymat, de convivialité. Comme il fallait être avec cette foule de gens aux visages découverts dansant au plus près des lignes, au point d’en bousculer les flics, et applaudir les Irréguliers les protégeant à leur tour à coups de pierres et de branches contre la flicaille en panique (rendez-vous compte : un cercle de braves chantant une ridée bras dessus et bras dessous), après qu’elle les eut gazés. À un moment un commando de condés suréquipés a essayé de contourner l’énorme souche renversée derrière le monticule d’humus de laquelle s’étaient retranchés nombre de camarades, afin de les déloger de ce bastion imprenable d’où partaient nombre d’attaques.

Dans ces bosquets denses et humides, le mouvement des poulets était rendu d’autant plus difficile que derrière chaque arbre, tapis aux abords du fossé tous les copains se sont figés, projectiles à la main prêts à tirer. Sur nos arrières vinrent les pétroleuses, avec des sacs de pierres à distribuer : soudain des dizaines d’âmes vaillantes étaient équipées d’un moyen de défense, et toutes étaient tendues vers un seul objectif : empêcher les cognes de progresser. Le temps s’est suspendu… Personne n’en menait large, mais que nous avions du courage ! Et que nous étions beaux, tous ensemble à les mettre au défi de passer ! Ainsi, en bute au harcèlement des premières lignes de tireurs, couvertes par la seconde et la troisième de caillasseurs, morbleu ! ils n’y sont pas arrivés.

Il leur aura fallu 12 heures pour déloger les opposants installés dans la canopée, abattre dix arbres et détruire une cabane. Mes amis, en vérité je vous le dis : nous sommes légion, quoiqu’ils saccagent, on le reconstruira. Quant aux arbres, il en reste des milliers. Deux jours auparavant, j’étais en compagnie d’un ami accordéoniste avec qui, perché sur une barricade du chemin de Suez, je dégustais un verre de muscadet, non loin du Rosier. Nous devisions sur l’art, sur l’improvisation, sur la beauté, et il nous est apparu que, quel que soit notre rôle dans la vie, il est vital de cultiver sa singularité. Dès lors, lutter à Notre-Dame-des-Landes c’est offrir à tous l’espoir, la force, le courage de vivre un rêve.

Car c’est un rêve, et il n’en finit plus de s’épanouir.

S. – Zone À Défendre, 25 novembre 2012

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Published by coutoentrelesdents - dans LUTTES
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:20

Un film d’intervention sur la lutte des habitant-e-s des cités de transit suite au meurtre d’Abdennbi Guémiah à Nanterre en 1982, pour que justice soit rendue et pour le relogement décent de tous…

À (re)voir 30 ans après :

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1111.jpg

VOIR LA VIDÉO

Infozone, 6 novembre 2012

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