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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 11:34

C’était à l’issue de la manifestation des opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, samedi soir, devant la maison d’arrêt de Nantes. Une cinquantaine de manifestants avait investi l’hypermarché Carrefour, à la Beaujoire, pour embarquer de l’alcool en neutralisant les issues de secours. Préjudice ? « Au moins 494 euros de bières », précise un policier. Une seule personne avait été interpellée, sur le parking. Ce jeune homme de 26 ans a reconnu avoir distribué des bouteilles. Mais il conteste les avoir volées. Il a été remis en liberté à l’issue de sa garde à vue.

Presse aéroportée (Ouest-France.fr, 31 décembre 2012)

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 11:31

La lutte des classes existe bien, c’est l’opinion de 64% des Français, selonl’enquête de l’Ifop pour L’Humanité. En 1964, seuls 40% des Français interrogés jugeaient qu’elle était une réalité, et 44% en 1967.


Les résultats du sondage sur la lutte des classes (L’Humanité/Ifop)

En revanche, seuls 56% des personnes interrogées ont le sentiment d’appartenir à une classe sociale, contre 61% en 1964.

Retour des structures de classes plus proches du XIXe

Récusée par Jérôme Cahuzac lundi soir face à Jean-Luc Mélenchon, la réalité de la « lutte des classes » est depuis quelques années portée par des artisteset la gauche de la gauche. Ou brandie comme un épouvantail que legouvernement Ayrault agiterait contre le patronat et les « riches » via des mesures comme la taxe à 75%.

Que signifie aujourd’hui ce concept marxiste ? Thomas Piketty nous expliquait :

« On a aujourd’hui une structure de classes qui est tout de même un peu plus méritocratique, plus fondée sur la liberté individuelle et la justice que sur la filiation. Mais, par rapport à l’immense espoir méritocratique sur lequel sont fondées nos sociétés démocratiques, les transformations ont été plus limitées qu’on ne l’imagine souvent.

Et surtout, on assiste aujourd’hui à une vraie régression. Les privilèges de naissance et le patrimoine viennent concurrencer le capital humain, le mérite. C’est un type d’inégalité violent, que l’on croyait avoir dépassé. Je pense possible un retour des structures de classes plus proches du XIXe siècle que de celles des Trente Glorieuses. »

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:03

 

 

C est la guerre ?

 

bulletin numero 115 - Janvier 201

 


C’est la guerre ?
RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 115 / Janvier 2013
 

 

 

- C’est la guerre ?

- [ C H R O N I Q U E D E L ’A R B I T R A I R E ]
Un système colonial qui ne dit pas son nom
Le petit doigt coupé en GAV 
Une balle dans la jambe pour absence de ticket 
« Bavure » sans frontière
Mohamed Boukrourou : la justice complice
La police travaille, la justice aussi
Walid, battu et gazé
16 heures de « retenue » pour les nouveaux parias 
Europe : demandeurs d’asile = criminels potentiels ? 
Le D.A.L de Bordeaux face à la violence policière
Tours : flics violents, profiteurs, juges complices

- [ R I P O S T E dans les quartiers populaires ]
Elbeuf - Grigny - Bagneux 

- [ A G I R ]
Camera sous surveillance !
Parapluie –paraflic 
Pour Abdelhakim Ajimi 
Liberté pour les prisonniers de Villiers-le-Bel 
La mort de Wissam… la mobilisation continue 




C’est la guerre ?

« Les intrusions policières répétées au sein des écoles, les arrestations injustifiées de parents – sous les yeux des enfants -, les séparations forcées et traumatisantes […], l’isolement des enfants dans des zones d’attente avant expulsion sont autant de gestes d’inhumanité délibérées de la part d’un gouvernement [qui] se targue d’expulser du territoire 30 000 personnes comme on brandit des scalps ». Extrait du communiqué du secrétariat national du PS en soutien à la formation du Réseau Éducation Sans Frontière en janvier 2009. Langage de faux cul cynique, le PS au pouvoir fait exactement la même chose qu’il reprochait à Sarkozy. 
Depuis le 2 novembre 2012 des dizaines de sans-papiers, organisés dans leCollectif de Sans-Papiers 59, sont en grève de la faim pour leur régularisation à Lille. Une partie d’entre eux a abandonné, mais le bras de fer dure encore et encore. Dans la rue, dans les églises et la mairie successivement occupées, les hôpitaux pour exiger des soins vitaux, l’aéroport contre les expulsions, les actions de solidarité à Paris notamment, ciblant le siège du PS et l’ambassade du Vatican. Ils campent maintenant devant l’église Saint-Maurice à Lille. C’est une guerre ouverte où la vie est en jeu donc. Où les représentants de l’église catholique peinent gravement à aider leurs prochains, quand leurs appels aux flics finissent entre autres par deux expulsions vers l’Algérie. Où le pouvoir socialiste est tout aussi assassin qu’un autre. Derrière le masque de Martine Aubry, c’est le visage hideux de Margaret Thatcher qui se profile. Elle qui déclarait face à Bobby Sands (et les 9 autres prisonniers irlandais grévistes de la faim) en train de mourir en 1981 qu’« il a choisi de s’ôter la vie ». Ne pas s’alimenter est un acte de révolte, mais qui touche au désespoir, c’est sûr. C’est l’arme à double tranchant que les grévistes lillois ont choisi, mais qui ne semble pas encore atteindre la préfecture… Cette guerre on la retrouve autour de l’île italienne de Lampedusa, dont la mairesse a déclaré le 29 décembre 2012 que le cimetière des noyé-e-s qui n’ont pas réussi à traverser la Méditerranée était plein, que déjà 21 de ces personnes retrouvées ont été enterrées sur l’île depuis son élection six mois plus tôt. Ajoutant qu’elle était« de plus en plus convaincue que la politique d’immigration européenne considère ce tribut en vies humaines comme un moyen de modérer les flux, voir comme un moyen de dissuasion. » C’est ce niveau et cette nature d’hostilité et de volonté qu’il faut arriver à saisir pour mieux riposter, tout en essayant de garder la tête froide.

> [ C H R O N I Q U E D E L ’A R B I T R A I R E ]


Un système colonial qui ne dit pas son nom
Une déléguée syndicale de la UEC-UGTG des Antilles (Guadeloupe) est poursuivie depuis 2009. Sa seule « faute » est d’avoir dénoncé, au cours d’un meeting, le système de domination des Békés dans sa langue natale : le créole. Le 13 décembre elle comparaissait pour la 4e fois devant un tribunal. Cette obstination dans les poursuites de Régine D., alors qu’elle pouvait bénéficier d’un non-lieu, relève d’une répression syndicale et coloniale. 

Le petit doigt coupé en GAV 
Dylan est un jeune garçon de 17 ans qui habite le quartier Rouher à Creil. Samedi 22 décembre, un copain lui prête un scooter, à 22h il se fait contrôler par les flics. Le scooter est un engin volé, Dylan finit en GAV. Le lendemain après-midi il est amené aux toilettes, il demande à changer de cellule, car la sienne sent trop mauvais. Les flics refusent, le bousculent et le poussent violemment dans l’ancienne, ils claquent la porte sur son petit doigt. « Je leur ai crié trois fois, mais j’ai dû leur montrer ma main ensanglantée à la caméra pour qu’ils rouvrent la porte ». Une phalange est restée dans le bâti. À l’hôpital le médecin pense qu’elle a été trop écrasée pour permettre une greffe, Dylan aura un pourcentage d’infirmité. Sa mère a porté plainte. 

Une balle dans la jambe pour absence de ticket
Un homme de 20 ans est contrôlé à bord d’un train, il n’a pas de ticket. Il sera débarqué au Mans où l’attendent des flics venus l’interpeller. Le jeune homme s’enfuit sur les voies, après 20 minutes de course poursuite, des tirs de flash-balls d’un côté et des jets de ballast de l’autre, un policier décide de dégainer son arme de service et de tirer dans la jambe du fuyard. Pour sa hiérarchie il a réagi à une « menace grave » et en « condition de légitime défense ». C’est le 2e cas de tir à balle réelle en un mois de la part de flics du Mans. 

« Bavure » sans frontière
la France a toujours été en pointe dans la création d’outils d’ingérence néocolonialiste. On peut citer les officiels médecins, reporter et avocat sans frontière, mais l’officieux « bavure » sans frontière vient de montrer au grand jour son visage immonde dans un simulacre de procès. À la cour d’assises de Paris, 4 militaires sont dans le box des accusés. Un grand ponte, le général Henri Poncet qui a donné l’ordre d’exécution, a déjà bénéficié d’un non-lieu avant le procès. Le 13 mai 2005 en Côte d’Ivoire des sbires de l’opération française Licorne étouffaient Firmin Mahé au moyen d’un sac-poubelle. Il aurait été le chef présumé d’une bande armée accusée de crimes dans la zone de confiance qui séparait le sud du pays contrôlé par le gouvernement et le nord occupé par la rébellion. Cette affaire aurait pu s’achever comme tant d’autres, mais un chasseur alpin lâchera le morceau. Au final 3 des 4 assassins ont été condamnés a des peines insignifiantes : 3 ans de prison avec sursis et 2 non-lieux, eh oui, on ne touche pas à « la grande muette ».

Mohamed Boukrourou : la justice complice
Mohamed avait 41 ans lorsqu’il a été tué par la police durant son interpellation le 12 novembre 2009 à Valentigney dans le Doubs (voir RE n°81, déc. 2009). Malgré les témoignages qui parlent de quatre flics dans le fourgon assis sur le père de famille, les traces visibles sur le visage du défunt « Il avait la joue droite éclatée, et comme râpée, les yeux avec des coquards, l’arcade droite enfoncée, une oreille abîmée », les constatations des légistes qui ont découvert une « compression de la cage thoracique » la justice a décidé de ne pas juger l’affaire : encore un non-lieu…

La police travaille, la justice aussi
Chaïn, ce lycéen en 1ère ES interpellé en octobre dernier par la BAC de Sucy-en-Brie avait porté plainte pour violences policières (voir le n° 113, nov. 2012). Une enquête préliminaire rondement menée, doit-on préciser que c’est la police qui enquête sur la police, vient de classer l’affaire : sans suite… Rien d’anormal donc, la police est violente, mais c’est son travail. Ce que ce même scénario tant de fois répété nous laissait présager dans le numéro de novembre semble se produire finalement, encore une affaire à enterrer ? Une nouvelle plainte avec constitution de partie civile est envisagée, à suivre…

Walid, battu et gazé
Dans la nuit du 9 au 10 décembre deux couples d’amis remontent les Champs Élysées. Passé l’Arc de triomphe, la police contrôle le véhicule. Le jeune homme au volant semble faire l’objet d’une annulation de permis. Les policiers l’emmènent au commissariat du XVIIe pour des vérifications. Les trois autres restent sur place lorsqu’une seconde patrouille débarque. Un des flics donne volontairement un coup d’épaule dans le dos du jeune homme en passant. Walid qui demande du respect est gazé en pleine face, tombé au sol il reçoit des coups, perd connaissance. Les flics partent sans plus d’explication. La copine de Walid appelle les pompiers qui réanimeront le jeune homme. Une plainte a été déposée. 

16 heures de « retenue » pour les nouveaux parias 
La garde à vue pour des sans-papiers étant annulée, il fallait trouver une astuce légale, en dehors du code pénal, pour que cette catégorie de la population puisse être arrêtée quand même au motif de ne pas avoir des papiers. La gôche l’a trouvée. Le décret sur la garde à vue, pardon, « retenue » spéciale sans-papiers vient d’être publié. Désormais, pendant 16h, les nouveaux parias de la société peuvent être détenus, pour les harasser, en vue de préparer leur éventuelle expulsion. Pour camoufler cette infamie, le pouvoir a aboli « le délit de solidarité » ce qui est une bonne chose, mais attention, il a gardé des combines pour pouvoir l’appliquer le cas échéant. 

Europe : demandeurs d’asile = criminels potentiels ? 
Vous connaissiez « l’Eurodac » ? C’est un fichier qui, depuis 2003, stocke les empreintes digitales des demandeurs d’asile âgés de plus de 14 ans. La commission des Libertés civiles du Parlement européen a donné son feu vert pour son utilisation par les services de police. Ce n’est pas anodin. Comme l’a déclaré son rapporteur : « Les autorités de répression dans les États membres pourront comparer les empreintes digitales des scènes de crime avec celles stockées dans Eurodac, ce qui permettra une identification des suspects, victimes et témoins plus rapide et efficace. » Ce qui signifie en clair que les demandeurs d’asiles ne seront pas « seulement » persécutés en tant que tels, mais aussi suspectés d’office comme auteurs de crimes. 

Le D.A.L de Bordeaux face à la violence policière
Le 22 décembre les membres du D.A.L de Bordeaux et des sympathisants avaient décidé de mettre en application la loi de réquisition. L’immeuble visé était un bâtiment public, espace salubre et vide depuis des années. Moins de 45 minutes après que ce lieu soit ouvert les forces de l’ordre tambourinaient à la porte. Aucune négociation, ordre fut donné par le commissaire de charger. Par l’embrasure, un bras s’est tendu et a balancé du gaz. Les policiers sont alors entrés et plusieurs personnes ont été violentées dont deux prises à partie par des bacqueux ultra-violents et agressifs.
Au final, pas de blessés graves, pas d’arrestation, du gaz, des coups et un bâtiment barricadé au cas où des pauvres voudraient y trouver refuge ! Quel changement… Les détails : http://0z.fr/Bn0dm

Tours : flics violents, profiteurs, juges complices
Ça ne s’arrête jamais ! Plus de 6 mois après condamnation, F. a été convoquée le 30 octobre dernier pour « prélèvement de matériel biologique » : le 8 mars 2012, F. passait en procès, accusée d’avoir mis deux supposés coups de boule à un policier de la BAC, alors qu’elle avait été violentée (8 jours d’ITT) par lui au cours de la Gaypride 2011. […] F. a été rendue coupable par la Justice de Rébellion et Violences volontaires. Elle prend 3 mois de prison avec sursis + 800 € à donner au policier + 500 € de frais d’avocat (ceux du policier). La condamnation (pour violence) leur donne le droit de lui demander son ADN, ce qu’elle a refusé : nouveau procès le 17 juin 2013…

> [ R I P O S T E dans les quartiers populaires ]


Le 26 décembre à Elbeuf (76), après une descente des forces de l’ordre dans les caves du quartier du Puchot, un équipage de police a été pris à partie par une vingtaine d’individus. Les projectiles fusent sur la voiture des flics, l’utilisation d’un mortier artisanal déclenche les airbags, immobilisant le véhicule. Les schmits ont du faire usage de leur arsenal, tazer et flashball, pour se dégager de cette échauffourée.
Le 27 décembre à proximité de la cité de Grigny 2 (91), dans un quartier nouvellement classé Zone de Sécurisation Prioritaire (ZSP), quatre policiers de la compagnie de sécurisation se lancent à la poursuite d’un individu qu’ils considèrent être l’auteur de dégradation. Leur poursuite s’achève lorsqu’une vingtaine de personnes entreprennent de leur jeter des pierres en réaction. Un flic est blessé au visage. Une enquête a été ouverte, sans aucune interpellation pour l’heure.
Dans la nuit du 28 décembre, deux flics en intervention dans la cité de la Pierre-Plate à Bagneux (92) se sont retrouvés encerclés et caillassés par une dizaine de personnes. Un agent a dégainé son flash-ball et un jeune a été blessé à la main. Interpellé avec un autre individu ils sont poursuivis pour « outrages et rébellion ». 

> [ A G I R ]


Camera sous surveillance !
Après, Lyon, Rennes ou Toulouse, un site de cartographie collaborative des caméras de vidéosurveillance vient d’être lancé à Paris ! Info : http://www.sous-surveillance.net/

Parapluie –paraflic
Un parapluie pour faire dévier une balle de flashball ? Mode d’emploi sur :https://copwatchnord-idf.info/?q=node/157
Pour Abdelhakim Ajimi
Les 7 policiers impliqués dans la mort d’Abdelhakim Ajimi condamnés par le Tribunal de Grasse à des peines de prison avec sursis ont fait appel devant la Cour d’Aix-en-Provence. L’audience aura lieu les lundi 14 et mardi 15 janvier 2013. Le Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi organise une mobilisation à Aix-en-Provence ces 14 et 15 janvier devant et dans la Cour d’appel : 20, place de Verdun. Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net
Plusieurs mobilisations pour cette occasion le samedi 12 janvier : à Grasse, 14h en haut du boulevard Victor Hugo - à Marseille rencontre-débat à partir de 18h au Centre Social l’AGORA 34, rue de la Busserine, 13014 Marseille tél : 04.91.02.37.31 - à Paris, 15h au métro Barbes.

Liberté pour les prisonniers de Villiers-le-Bel
Projections, prises de parole, tables de presse, bouffe, bar, concerts, open mic, sound system… le vendredi 1er février 2013 à partir de 19h à la Gare Expérimentale, 0 bis avenue Lucien Descaves, 75014 Paris ; RER B Cité Universitaire ; http://garexp.org/ ; Tarif : 5 euros. 

La mort de Wissam… la mobilisation continue
Mercredi 9 janvier 2013 commémoration de la mort de Wissam, rassemblement à 15h devant le palais de justice de Clermont-Ferrand.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 15:07

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:09

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:05

Dans la nuit du Jour de l’An, à Dee Why (banlieue du nord-est de Sydney), un cocktail Molotov a été jeté dans la cour intérieure du commissariat de St-David Avenue, mettant le feu à l’arrière d’un véhicule de police.

Des flics ont entendu comme une explosion depuis l’intérieur du comico et sont sortis éteindre le feu. Si le véhicule a été endommagé, personne n’a été blessé. Les flics, à l’aide d’un chien policier, ont cherché des coupables dans les rues du voisinage, en vain.

Ailleurs, dans le quartier de Woolloomooloo (à l’est du centre-ville de Sydney), deux hommes de 22 ans ont été arrêtés après avoir pointé un laser vers un hélicoptère de la police. Ils sont accusés d’avoir menacé la sécurité d’un hélicoptère de la police en faisant usage d’armes interdites.

Traduit de l’anglais (Disaccords, 2 janvier 2013)

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:04

Balancé vivant dans le feu, comme on se débarrasse d’une poubelle. Quel genre d’être humain fait ce genre de chose ?

Balancé vivant dans un feu et à peine soigné, la Présidence a besoin d’un devis détaillé. Quel genre d’être humain fait ce genre de remarque ? Quel genre d’être humain tente de chiffrer la souffrance et la douleur ?

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/053.jpg

Helmi Khadhraoui devant une affiche à la mémoire de Mohamed Bouazizi.

Helmi Khadhraoui, 18 ans, une vie foutue. Il est là, posé sur le canapé, recroquevillé sur lui-même, et il fume. Beaucoup trop. Il est là et je me demande si, chaque fois qu’il utilise son briquet, il sent à nouveau le feu sur sa peau, si l’odeur de la chair qui brûle lui revient en mémoire, cette odeur qui donne la nausée, cette odeur atroce, âcre.

Helmi a été élevé par sa grand-mère à Kasserine. Comme beaucoup, il vient d’un milieu défavorisé. Il commence une formation professionnelle pour être technicien auto. Avec ses 10 doigts, il compte bien gagner sa vie honnêtement. En fait, il ne gagnera rien. Le 8 janvier 2011, à Kasserine, deux policiers l’attrapent et le jettent sur des pneus en feu. Il a 16 ans, son enfance s’arrête là. Il passera 8 mois à l’hôpital.

Aujourd’hui, il a le torse et le cou couvert de cicatrices, une oreille endommagée et des brûlures aux bras, aux mains et aux jambes. Le certificat médical émis à Ben Arous parle de lésions « du 2e degré superficielles au niveau de la face et du 2e degré profondes au niveau du tronc, des deux membres supérieurs et des deux membres inférieurs, évaluées à 33 % de la superficie corporelle. »

Été comme hiver, il porte un foulard autour du cou. Les gens qui ne l’ont pas vécu ne connaissent pas la honte d’un corps marqué : un évènement de notre vie qui nous suit partout, que l’on voit devant chaque miroir, que l’on voit dans le visage des autres quand leurs yeux s’égarent et insistent trop longtemps, scrutent la peau et cherchent à comprendre.

Helmi ne voit pas de lendemain, il a honte de lui-même. Il ne veut plus aller à l’école. Mais, pourra-t-il travailler un jour ? Aujourd’hui, Helmi risque de perdre un bras parce que la Présidence compte ses sous. Le 27 décembre, le ministre des Affaires sociales le reçoit. Khalil Zaouia est orthopédiste. Il explique que Helmi doit être rapidement pris en charge, il a une bride au niveau de l’aisselle et ses nerfs risquent d’être endommagés. Le ministre téléphone directement au Docteur Jmela, chirurgien plasticien, qui reçoit Helmi dès le lendemain. En deux mois, il peut lui offrir une nouvelle vie : réparer son oreille, ses cicatrices au cou, lui permettre d’utiliser à nouveau complètement son bras. Le docteur Jmela est prêt à opérer gratuitement.

Il aurait suffi que les frais de la clinique soient pris en charge. La Présidence avait dit oui. Alors, jeudi 3 janvier, Helmi s’est présenté à la clinique pour être soigné. Rien n’avait été reçu. Le lendemain, un devis a été envoyé à la Présidence. Samedi, celle-ci a exigé une version détaillée. Helmi attendra.

Quand il a été admis à l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous, en janvier 2011, le certificat médical mentionnait que Helmi s’était immolé. Un mensonge énorme ; un crime … encore. Le cas de Helmi est pourtant cité dans le rapport Bouderbala, qui parle d’un jeune homme, violenté par des policiers à Kasserine, jeté dans le feu. Le nom de Helmi est cité dans la liste des blessés du rapport Bouderbala. Impossible donc de crier au faux blessé.

Alors qu’il aurait dû s’enregistrer au siège du gouvernorat pour bénéficier d’une prise en charge et de bons de soin, Helmi était à l’hôpital, incapable de se déplacer. Il n’a bénéficié ni de reconnaissance, ni d’indemnités. Certains au sein de l’ANC continuent de le dénigrer, prétendant qu’il s’est immolé, qu’il n’y a jamais eu de policiers, ni de pneu en feu et qu’il n’a jamais été balancé vivant dans les flammes.

En plus de devoir quémander les soins qui lui sont dus, en plus d’être laissé sans suivi psychologique, Helmi est traité de menteur. Pourtant, il est là le début de la guérison : la constatation des blessures. La reconnaissance de la vérité et les remerciements pour le courage.

M. Marzouki, seul dans votre palais et M. Jebali, chef d’un triste gouvernement, si vous ne vivez plus terrés, c’est parce que la chair de ce jeune homme a brûlé. C’est parce qu’en sortant dans la rue, il a effrayé l’ogre dont vous rêviez la chute. Aujourd’hui, vous êtes cet orge, ingrat et aveugle. C’est Helmi qui vous a permis d’exister autrement, Helmi et les autres. Aujourd’hui, votre mépris le tue. Ne soyez plus insolents Messieurs ! Helmi n’a pas peur des ogres.

Sana SbouaïNawaat, 7 janvier 2013

 

ELLES COUSENT DU BENETTON POUR 5 € PAR JOUR

Kasserine. De notre envoyé spécial

La ville, dans le centre du pays, a été l’un des foyers de la Révolution. L’emploi est rare comme une pluie d’été dans cette cité de 80’000 habitants, à l’écart du développement et des investissements. Il y a cinq ans, quand Benetton est venu en promettant des commandes si des ateliers étaient créés, ça a été la ruée. Aujourd’hui, il existe 38 de ces « usines », comme disent les habitants.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/045.jpg

Toutes montées par des particuliers, elles emploient environ 3000 salariés et apprentis, à 90 % des femmes. Et fabriquent, chaque année, des millions de pièces pour la marque italienne, qui n’a pas investi un dinar. Dans des ateliers bruyants et étouffants de chaleur l’été, on travaille six jours par semaine, huit heures par jour.

Les rémunérations sont au minimum de ce que prévoit la convention collective du textile : 1,46 dinar (70 centimes d’euro) de l’heure. Soit une moyenne de 130 € par mois. « Il y a eu des grèves et des manifestations pour essayer d’obtenir des augmentations. Mais ça n’a pas marché », regrette Youssef Abidi, numéro 2 du syndicat UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) de Kasserine.

Dans cette usine de la zone artisanale, la directrice accepte de nous parler sous couvert d’anonymat. « À Kasserine, nous avons tous le même client : Benetton. Bien sûr qu’on aimerait payer davantage les ouvrières ! Mais, avec ce qu’il nous donne, c’est impossible. »

Les usines sont réglées au vêtement confectionné. À L’Orient Confection, Saïd Bartouli, le patron, montre les bordereaux de commande. Son entreprise touche 1,20 € par pantalon, coupe comprise. Mais elle doit payer le fil : «  0,60 € par pantalon. Je n’y arrive pas. » Saïd Bartouli a ouvert il y a quatorze mois. Il loue le bâtiment, un hangar aux murs de parpaings peints en blanc. Comme les autres, il a emprunté pour acheter les machines à coudre. « Quand on vient de la part de Benetton, la banque prête facilement. »

« On a le droit à 1 % de pièces avec un défaut. Au delà, Benetton nous retient 20 € pour chacune », assure la directrice de la première usine. Les clauses sont draconiennes, « on ne peut rien négocier. ». Saïd Bartouli confirme : « C’est impossible de dialoguer. Je voulais qu’ils paient au moins la moitié du fil. Ils m’ont dit : ‘c’est à prendre ou à laisser’. Tu dis oui ou tu résilies maintenant. »

« Des Français ne paient pas plus cher »

Si les commandes diminuent, comme par exemple après la Révolution, les ateliers mettent les ouvrières au chômage technique, sans indemnité. « On n’a que Benetton comme client. Il nous tient. Ce qu’il nous faudrait, c’est un autre client. Il y aurait de la concurrence, et pas ce monopole qu’il nous impose », dit la directrice de la première usine. Un monopole imposé ? « Ce n’est pas écrit dans le contrat, mais il nous interdit de travailler pour une autre marque. Sinon, il nous renvoie. »

Contactée en Italie, la direction de Benetton dément : « Nous n’imposons absolument pas aux sous-traitants de ne travailler que pour nous. » Mais le syndicaliste Youssef Abidi assure le contraire. Et Omar Ben Hadj Sliman, le nouveau gouverneur de Kasserine (l’équivalent du préfet), nous l’a confirmé. Il n’y voit d’ailleurs rien d’illégal : « Cela fait partie de la négociation commerciale. L’usine n’est pas obligée d’accepter. »

Saïd Bartouli dit avoir essayé de changer de client. « J’étais en contact avec Gap. Ils voulaient faire fabriquer à Kasserine. Ils avaient de l’ambition. En février 2010, je suis allé voir le gouverneur. Il m’a dit : ‘On a une convention : ici, c’est seulement avec Benetton’. » Aujourd’hui, le gouverneur a changé. L’ancien a été démis.

La marque italienne n’est pas la seule à surfer sur le manque de travail. « Il y a, en Tunisie, des grands donneurs d’ordres français qui ne paient pas plus cher », confie cet industriel de l’Ouest, bon connaisseur du pays. Les femmes qui acceptent ces salaires de misère sont souvent jeunes et célibataires. C’est le cas d’Ichraf, 24 ans, dont la famille a ardemment besoin du peu d’argent qu’elle rapporte chaque mois. Ou bien d’Aïda, 21 ans. « Nous sommes dix enfants ; seules ma sœur et moi qui avons un travail. Ma famille compte sur moi. » Elle vient de passer ouvrière professionnelle, après avoir été, pendant dix mois, apprentie, payée 65 € par mois.

Il y a des centaines d’Aïda dans les ateliers de Kasserine. À elles, n’allez pas parler des valeurs de partage et de diversité ethnique portées par la marque. « United colours », ça les ferait rire jaune, les petites mains de Kasserine.

Presse esclavagiste (Marc Mahuzier, Ouest-France.fr, 5 juillet 2011)

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:58

MANUEL VALLS À MULHOUSE AUJOURD’HUI

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé qu’il se rendrait aujourd’hui à Mulhouse (Haut-Rhin), théâtre récent de violences urbaines“inacceptables” commises par des “voyous” qui “veulent se faire des policiers”. Il y a eu des “incidents inacceptables, des violences à l’égard des forces de l’ordre”, a déclaré M. Valls dénonçant des “groupes de voyous (qui) s’en prennent à l’autorité de l’État”.

Le ministre a rappelé que trois quartiers de Mulhouse sont en Zone de sécurité prioritaire (ZSP) et qu’il irait donc “s’assurer des conditions de leur mise en place”. “Depuis la nuit de la Saint-Sylvestre”, a-t-il ajouté, ” il y a des renforts” et “l’ordre doit revenir dans cette ville où y a eu plusieurs interpellations”. “Il est inacceptable que des voyous veulent se faire des policiers”, a-t-il martelé.

Une centaine de policiers avaient été affectés provisoirement début janvier par l’Intérieur à Mulhouse, théâtre de plusieurs épisodes de violences urbaines, dont plusieurs pendant la nuit du Nouvel An. Le ministre s’était rendu à Mulhouse à la fin de l’été 2012 pour y annoncer la création de la ZSP.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 10 janvier 2013)

 

Mulhouse. Après la prise d’assaut d’un tram aux Coteaux 
UNE INFORMATION JUDICIAIRE OUVERTE POUR TENTATIVE DE MEURTRE

Deux jours après l’attaque d’une rame de tram dans le quartier des Coteaux, le parquet vient d’ouvrir une information judiciaire pour tentative de meurtre sur le conducteur de Soléa. Les trois mineurs encourent 20 ans de réclusion.

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Capture écran d’une vidéo amateur tournée à Mulhouse le samedi 5 janvier 2013 montrant l’attaque d’un Tram Soléa avec un cocktail molotov.

« Ils veulent la guerre ? Ils l’auront ! »… Les mots avaient été prononcés par le procureur de la République, Hervé Robin, vendredi après-midi à la préfecture de Colmar lors de la présentation du dispositif ZSP (zone de sécurité prioritaire) qui va être mis en place à Mulhouse. Il ne pensait certainement pas qu’il serait aussi vite rattrapé par la réalité du terrain et les événements survenus durant la nuit de samedi à dimanche. Dans le quartier des Coteaux, mais aussi ailleurs puisque l’on a appris que le samedi soir les CRS (envoyés en maintien de l’ordre à Mulhouse) étaient également la cible d’un jet de cocktail Molotov dans un autre quartier, celui de Bourtzwiller… Un acte heureusement sans conséquences.

Pour la délinquance des mineurs, les textes existent et sont d’actualité

Ce soir, le procureur de la République a tenu à faire un point sur les événements et a rappelé la position du parquet. « Depuis plusieurs mois maintenant, nous avons réévalué nos niveaux de réponse. Les textes de loi concernant la délinquance des mineurs et les violences urbaines existent depuis longtemps. Il faut savoir les utiliser et les appliquer : à la suite des événements des mois de juillet-août (dont un jet de cocktail Molotov sur un équipage de l’unité d’ordre public, notamment, Ndlr) nous sommes sortis des classiques poursuites pour des violences aggravées et nous avons remis au jour les attroupements armés, le guet-apens, la dissimulation de visage, l’utilisation de substances explosives. Illustration de la pertinence des textes, à l’audience du 30 novembre dernier, trois mis en cause dans ce type d’affaires ont écopé de trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt».

Les mineurs encourent une peine de vingt ans de réclusion

Pour les événements survenus à la Zup des Coteaux, une nouvelle limite a encore été franchie. « Il y a manifestement eu une volonté homicide, estime le procureur de la République. D’ailleurs, comment pourrait-il en aller autrement lorsqu’un individu vient à trois mètres du tram et vise clairement la cabine du conducteur avec son cocktail enflammé ou un pavé ? Depuis cet été, ces voyous s’attaquent à tous, aux policiers, aux pompiers en service, aux équipages du Samu ou du SMUR. Le parquet a donc criminalisé l’ouverture de l’information judiciaire parce que les faits sont criminels. Il y a eu guet-apens, participation à un attroupement armé avec la circonstance aggravante de la dissimulation de visages. Nous avons aussi retenu contre les trois mineurs (âgés de 14, 16 et 17 ans) la tentative d’homicide mais également la destruction ou dégradation de biens en bande organisée à l’aide de moyens dangereux pour la sécurité des personnes. C’était vraiment l’attaque de la caravane au Far West. Des actes graves méritent des réponses significatives », martèle le procureur.

Pour ces faits, les trois mineurs encourent vingt ans de réclusion. Ils ont été déférés au parquet hier en fin d’après-midi et présentés en soirée au juge d’instruction. Le parquet a requis leur placement sous mandat de dépôt. L’enquête, qui va démarrer, devrait tenter d’identifier la dizaine d’autres individus qui ont participé à ce guet-apens.

À noter que dimanche soir Soléa a de nouveau suspendu la circulation de la Ligne 2 depuis l’arrêt Université après la découverte de barres de fer sur les rails dans la cité des Coteaux.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Alain Cheval, DNA.fr, 7 janvier 2013)

 

VIOLENCES. « ON A VOULU TUER » DES POMPIERS À MULHOUSE

Durant le réveillon, les sapeurs-pompiers intervenant à Mulhouse ont été encerclés par des groupes hostiles, insultés, visés par des tirs de feux d’artifices et des jets de pavés. Ils ont continué à assurer leurs missions et à secourir les victimes – dont une en arrêt cardiaque – avec « des prises de risque énormes », souligne leur directeur départemental. Mais être pris pour cible lorsque l’on a pour vocation d’aider les autres a été un choc rude.

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Le centre de commandement du commissariat de Mulhouse a observé une flambée de violence.

« À un moment donné, je dis même qu’on a voulu tuer », estime le maire Jean Rottner, qui a rencontré une délégation de pompiers en compagnie des représentants du Sdis, de l’État et d’autres élus, jeudi dernier.

« Les moutons que l’on mène à l’abattoir »

C’est aussi le message qu’ont fait passer les délégués CGT et FO des sapeurs-pompiers du Haut-Rhin dans un communiqué. « L’objectif des individus, qui ont lancé des pavés de plusieurs kilos à une distance de 3 mètres, est on ne peut plus clair : tuer ! Nous savons que notre métier est dangereux, nous nous entraînons pour en minimiser les risques, mais le comportement irrationnel de ces individus est imprévisible et a des conséquences directes sur la population mulhousienne. Briser le pare-brise d’une ambulance en est un exemple flagrant. Même en temps de guerre, ce type de véhicule est préservé ! »

Pour eux, ce genre de situation, « ultra-violente » et déjà rencontrée cet été, témoigne d’une « dégradation des conditions d’intervention » qui soulève des interrogations sur « le devenir de l’activité des sapeurs-pompiers dans cette ville ».

« Nous n’avons quasiment pas de droit de retrait et devons faire face à notre obligation de porter secours. Il arrivera un moment, vu les circonstances, où nous n’interviendrons plus. Il y a une limite à tout ! », préviennent-ils, avant de conclure, plutôt sceptiques sur l’effet du classement en ZSP : « Nous ne serons pas les moutons que l’on mène à l’abattoir ! Alors, Messieurs les élus et représentants de l’État, réagissez avant qu’il ne soit trop tard ! »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LePays.fr, 7 janvier 2013)

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Published by coutoentrelesdents - dans REPRESSION
9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 14:02

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Published by coutoentrelesdents - dans IMAGES
9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 13:58

À 07:30 ce matin, 9 janvier 2013, des dizaines de personnes ont réoccupé le bâtiment situé entre les rues Acharnon et Heyden, connu comme le squat Villa Amalias, qui avait été expulsé le 20 décembre 2012.

De suite après la réoccupation du squat un gros contingent de flics a encerclé la zone,  balançant des lacrymos à l’intérieur. Finalement l’État a envoyé sur place les Unités de Force Répressives Antiterroristes ( EKAM) qui sont rentrés en cassant les vitres. Avec les escadrons du MAT ils ont arrêté 101 compagnon-ne-s, les transférant à GADA (quartier général de la police), sur l’Avenue Alexandras. Durant l’opération répressive les flics ont évacué les environs et ont empêché les passants et photographes de prendre des photos.

Pendant ce temps une manif solidaire spontanée est partie de la place Victoria (près de Villa Amalias) en direction de l’école Polytechnique, Exarchia.

Et presque en même temps un autre groupe de personne a occupé les bureaux du parti du DIMAR (gauche démocratique, qui est dans la coalition gouvernementale tripartite ) en solidarité avec le squat Villa Amalias, les espaces autogérés et les différentes structures qui ont été attaquées ces derniers temps(III)
Comme auparavant, les flics n’ont pas tardé à arriver et ont arrêté une quarantaine de personnes solidaires, les transférant aussi à GADA.

Pendant que ces lignes sont écrites (11:40 heure locale) des personnes solidaires se sont rassemblées devant le quartier général de la police, pendant que quelques 400 personnes ont décidé, suite à une assemblée d’urgence, de garder Polytechnique ouvert, où cette assemblée avait lieu, afin de pouvoir y organiser d’autres assemblées dans la journée.

De plus, un rassemblement solidaire a été convoqué sur la place Syntagma à midi et un autre devant le quartier général de la police à 18h aujourd’hui. La journée sera longue.

SOLIDARITÉ AVEC TOUTES LES PERSONNES ARRÊTÉES
FEU ET RAGE !

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Published by coutoentrelesdents - dans SQUAT

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