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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:28

La famille Ajimi et le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi se rendront à Marseille samedi 23 mars prochain où un rassemblement unitaire est fixé à 14h30 devant la Préfecture pour soutenir l’ensemble des familles victimes de violences policières, notamment la famille de Yacine Aïbeche Souilah, Marseillais tué par un policier dans la nuit du 13 février 2013.

 

Le rassemblement prévu ce même jour à Grasse EST DONC ANNULÉ ET REMPLACÉ PAR UNE CONVERGENCE SUR MARSEILLE.

Interview de Boubaker Ajimi à l’antenne de Radio Panik, une radio belge, le 21 mars et sur radiopanik.org (le son sera ensuite disponible pour une plus large diffusion sur d’autres ondes).

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, 15 mars 2013

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:28

Tensions à New York après la mort d’un jeune Noir tué par la police

La mère d’un jeune Noir tué le week-end dernier par la police à New York  a réclamé jeudi que « justice » soit rendue, tout en affirmant qu’elle n’approuvait pas les incidents qui ont depuis conduit à des dizaines d’interpellations dans son quartier d’East Flatbush à Brooklyn.

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« Je veux la justice, je veux savoir pourquoi mon fils a été abattu », a déclaré lors d’une conférence de presse Carol Gray, en évoquant son « bébé de 16 ans », Kimani Gray, dont elle brandissait la photo. « Je veux une enquête approfondie, pas un écran de fumée. La justice. Ses droits civiques », a-t-elle martelé.

Mais alors que 46 personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi en raison d’incidents les opposant à la police, après une première nuit de tensions lundi, elle a tenu à dire qu’elle ne prônait pas la violence. « Je n’approuve aucune émeute, aucun pillage, aucun coup de feu, rien, contre aucun policier », a-t-elle lancé. « Deux policiers ont tué Kimani, et je veux simplement la justice, que ces deux policiers soient retirés de la rue avant qu’ils ne fassent du mal à un autre jeune. »

Kimani Gray a été tué samedi soir dans la rue, après qu’il eut pointé un revolver en direction des deux policiers en civil, selon la police. Le rapport d’autopsie a montré qu’il avait été atteint de sept balles, dont trois dans le dos. Même s’il ne précise pas dans quel ordre ont été tirées les balles, sa publication a ajouté à la tension à East Flatbush, où certains doutent de la version de la police. La mère de l’adolescent a dit jeudi qu’elle ne croyait pas que Kimani ait eu une arme. « Mais je n’étais pas là », a-t-elle reconnu. Selon certains témoignages, le jeune homme était avec un groupe, mais il s’était éloigné en voyant la voiture de police banalisée. Les deux policiers l’ont alors approché, trouvant son comportement suspect. Ils ont été suspendus après le drame, selon les autorités.

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Trois veillées ont été organisées en mémoire de l’adolescent dans son quartier, dont deux ont dégénéré : lundi soir, avec des magasins saccagés, et dans la nuit de mercredi à jeudi, avec 46 personnes interpellées, a indiqué la police à l’AFP. Quelque 200 personnes participaient à cette veillée, selon le New York Times, et la situation s’est tendue quand la moitié d’entre elles se sont dirigées vers un poste de police. Des policiers en tenue anti-émeute ont essayé de fermer la rue, interpellant la sœur du jeune Noir tué, qui cherchait à la traverser, provoquant ainsi la colère des manifestants. Une chaise a été lancée contre la police, puis des bouteilles. Une brique a été également lancée contre un policier et une voiture de police, et deux agents des forces de l’ordre ont été légèrement blessés.

Déjà l’an dernier, à quelques rues de là, une jeune femme de 23 ans, non armée, avait été tuée par un policier alors qu’elle essayait de s’enfuir à bord d’une voiture qui avait été signalée volée.

Presse anti-émeute (Agence Faut Payer, 14 mars 2013)

 

Outsiders Faulted for Unrest in Brooklyn

The anger in East Flatbush is local. But the unrest that has gripped the Brooklyn neighborhood, including clashes with the police after officers fatally shot a 16-year-old, has been encouraged and incited by people coming from outside, community leaders said on Thursday.

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The leaders appealed for calm a day after a vigil for the teenager, Kimani Gray, turned chaotic around Church Avenue late Wednesday night. Dozens of marchers were arrested and two officers were hurt, the police said. The crowds on the street swelled with local teenagers and seasoned organizers, including some members of the Occupy Wall Street movement.

It was the most sustained unrest in three consecutive days of vigils and marches. A protest the night before, in which people from outside the neighborhood were also prominent, ended without incident. (…)

The police said that all of those arrested on Wednesday lived in Brooklyn, though it was not immediately clear how many lived in East Flatbush, a neighborhood of low-rise apartments, single-family homes and bustling avenues.

Jenna Pope, 22, was among those who came from other neighborhoods to march Wednesday night in East Flatbush. “It didn’t happen where I live or to someone I know, but as an activist I believe that everyone is in this fight together,” she said.

The crowd was far different from those Ms. Pope saw when she lived at the Occupy Wall Street encampment in Zuccotti Park, she said. “It was mostly teenagers from the community,” she said, adding, “In the end, we’re all together and we support each other.”

Councilman Jumaane D. Williams, who was there on Wednesday, inveighed against those he saw as outside agitators, first on Twitter and then standing with other local leaders in front of a growing shrine to Mr. Gray on 55th Street and Church Avenue.

“There are people, well intentioned though they may be, coming into the community and capitalizing on a situation and making it worse,” he said. Mr. Williams said anger in the neighborhood was real and justified, but added that “it’s easy to take their anger and exploit it” but harder “to channel the anger properly.”

Before the leaders spoke, a police helicopter churned overhead in a sign of the tense atmosphere.

Some of the protesters who came from outside East Flatbush found fertile ground for an antipolice message in a neighborhood where many have voiced doubt over the official account of the shooting.

By Thursday, Mr. Williams was navigating a difficult strait as he sought to direct anger at police policies like the stop-and-frisk tactic, while resisting calls for a more pitched confrontation. The councilman — arrested in 2011 during the Occupy Wall Street demonstrations in Lower Manhattan — found himself pleading with protesters to calm the tone.

As Mr. Williams referred to the lack of attention paid to violence committed by black youths against each other, a man standing at the edge of the crowd of reporters began speaking over him. “This is a police brutality issue,” said the man, Jose LaSalle, 43, an activist on police issues from the Bronx. “Let’s not boil things down and sugarcoat them.”

Some standing at Mr. Williams’s side moved to quiet the man. One shouted: “You are agitating the community, you are agitating those young kids. You are part of the reason there was a problem last night.”

Another man standing next to Mr. LaSalle, shouted: “I’m from this area, born and raised.” The man, Omowale Adewale, 34, continued: “Ask the youth in the community what they want!”

“There is a full discussion that needs to be had,” Mr. Williams said, trying to wrest back control without addressing the men. “If you want to address only one part of the discussion, you are being destructive to the community.”

“Investigate the investigators!” another man, Dave D. Douglas, 26, a union steamfitter born in East Flatbush, called out a few minutes later.

As many in East Flatbush braced for another confrontation, Mr. Gray’s mother, Carol Gray, told reporters that her son was a “regular teenager” with a 10 p.m. curfew who had been “sold prison culture.” She said he had just left a 16th birthday party when officers confronted him on Saturday night.

Wearing sunglasses and a black scarf over her head, Ms. Gray paused occasionally to compose herself. “Why did the police fire the first bullet? Why the second bullet?” she asked, counting the shots on her fingers. “Why the third bullet? Why the fourth bullet? Why?”

She said her son died only a block from the home where he had lived when he was younger.

Councilman Charles Barron, who sat at Ms. Gray’s side and occasionally consoled her, said that while some had called for peace, “our call is for justice.”

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Presse anti-émeute (J. David Goodman, The New York Times, 15 mars 2013)

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:13

Semaine de mobilisation interluttes

Pendant une semaine, un lieu sera ouvert et mis à disposition pour tous les groupes actifs sur Rennes afin qu’ils proposent des moments de sensibilisation aux luttes dans lesquelles ils sont engagés, des débats, repas de soutien… ou toute initiative qu’ils jugeront pertinente. Durant cette semaine les participants au CLAR chercheront à rendre visibles les luttes sociales et écologiques en cours et à participer aux actions proposées par les collectifs lors de cette semaine (Souris verte, DAL, comité de lutte contre les accords de Wagram…).

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TÉLÉCHARGER LE PLANNING

Où ?

Dans un lieu surprise que nous découvrirons à l’issue de la manifestation nationale pour un logement pour toutes et tous, le 16 mars. À découvrir sur : clar35.overblog.com

22 rue Nadault de Buffon (quartier Alphonse Guerin, Rennes est)

Qui sommes-nous ?

Le Comité de Liaison et d’Action Rennais (CLAR) réunit des personnes appartenant ou non à des organisations. Le CLAR est un espace de mise en résonance des luttes et de solidarité effective parmi celles-ci. Ce comité vise à relayer, soutenir, coordonner des luttes revendicatives d’émancipation et de réappropriation contre tout type de domination. C’est un espace d’enquête, de réflexion et d’autoformation. À l’image des différents espaces de rassemblements inter-luttes nés au cours des derniers mouvements sociaux, l’un des objectifs du CLAR est d’être à l’initiative d’actions. Le Comité porte une égale attention aux combats menés, qu’ils soient liés aux espaces de travail ou qu’ils concernent les autres sphères de l’existence. En ces temps de crise de l’économie, la classe capitaliste mène l’offensive en Europe par l’austérité qui amplifie les dominations. Face à cela, le Comité se donne pour ambition de s’opposer à ces choix, dégradant toujours plus les conditions de vie du plus grand nombre et l’environnement commun.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 20:41

CERCONhttp://www.punxforum.net/download/file.php?id=455http://transfo.squat.net/wp-content/uploads/transfo/2013/03/2013-03-23_Bagnolet_Transfo_concertsoutiensquatnet.png

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:59

L'ère de la piraterie Euro-Américaine débute avec la découverte du Nouveau Monde (1492) et de l'énorme empire conquis par les Espagnols dans les Amériques. De nouvelles technologies permirent aux voyages en mer d'avoir plus de régularité et de précision, et les nouveaux empires émergeant étaient autant basés sur le contrôle des terres que sur celui des mers. Les Espagnols constituaient la superpuissance maritime du 16 ème siècle, mais ils ne restèrent pas très longtemps sans concurrence: les Français, les Hollandais, et les Anglais se battaient pour les devancer dans la conquête impériale.

 

Avec cette nouvelle ère que l'on pourrait qualifier de « premier capitalisme », la navigation n'était plus uniquement utilisée pour les produits de luxe, mais devint la base d'un réseau commercial international essentiel dans l'origine et le développement du futur capitalisme industriel qui arrivera deux siècles plus tard.

L'expansion massive du commerce maritime durant cette période créa de façon évidente une population de marins: premier prolétariat à exister de manière historique, premier groupe important de travailleurs ayant vendu leur force de travail aux capitalistes marchands, eux-même au service d'une économie nouvellement mondialisée.

Pour beaucoup d'entre eux, la piraterie paraissait être une bonne alternative aux dures réalités des navires de commerce ou de guerre. On a pu fréquemment observer qu'à la fin des guerres, les corsaires (mercenaires) et les marins jetés au chômage devenaient pirates pour se sortir de la misère et de la faim. C'est par exemple le cas de la Guerre de la Reine Anne, qui dura 11 ans (1702-1713), qui provoqua une forte baisse des salaires et où 40.000 marins se retrouvèrent sans travail.

Donc effectivement, nous pouvons aisément deviner que la combinaison d'hommes expérimentés dans le monde maritime, la guerre en mer, la capture et le pillage de navires, rejoignant la piraterie, déclenchèrent la première grande crise mondiale liée au commerce en s'attaquant aux échanges et colonies qui se développaient.

 

 

  

 

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La piraterie, d'abord utilisée comme arme d'attaque entre les puissances impériales, fut forcée d'évoluer entre la fin du 17ème et le début du 18 ème siècle. Les pirates n'étaient plus des boucaniers festoyeurs subventionnés et employés par les bureaucrates impériaux des État, pour être envoyés contre les empires rivaux, mais des esclaves en fuite, des mutins, un mélange pluriéthnique de prolétaires rebelles qui furent les premiers à rejeter le racisme (en majorité, mais pas tous, certains profitaient des esclaves comme monnaie d'échange), néanmoins, par exemple, des pirates appuyèrent la révolte des haïtiens pour l'indépendance. On peut également observer le rejet du sexisme. Concernant, les femmes, il n'est pas rare de les trouver sur les bateaux pirates entre le 17ème et le 18ème siècle, une façon de se rebeller contre l'émergence des rôles et des genres. C'est le cas de Mary Read et Anne Bonny.

 

Les vrais pirates étaient ceux qui rejetaient explicitement l'Etat,ses lois, ses rapports sociaux définis par l'économie, et se déclaraient en guerre contre celui-ci.

S'en suivit la première guerre de classe historique basée sur l'antagonisme que ça sous-entend, entre ces prolétaires rebellés et les États impériaux, puissances maritimes. Plus il y avait de pirates capturés et pendus, plus la cruauté des survivants était grande.

 

De nombreux pirates disposaient d'un sens affiné de la conscience de classe. La piraterie était en un sens une stratégie dans un des premiers cycles de la lutte des classes dans l'Atlantique.

Les marins recouraient aussi à la mutinerie, à la désertion et à d'autres tactiques pour survivre et résister à leur sort. Les pirates étaient probablement la section la plus internationale et militante de ce premier prolétariat.

En opposition donc avec l'émergence du capitalisme commercial et maritime, les pirates créèrent un monde qui leur était propre, où ils avaient le choix en eux-mêmes, un monde de solidarité et de fraternité, où ils partageaient les risques et les gains de la vie en mer, prenaient collectivement les décisions et vivaient pour eux-mêmes dans le présent, refusant de servir d'outils aux commerçants pour que ceux-ci puissent accumuler des richesses.

Chaque équipage fonctionnait sous les termes d'articles écrits, adoptés par l'intégralité de l'équipage et signé par chacun de ses membres. Par exemple, les articles de l'équipage de Bartlolomew Robberts commencent ainsi: « Tout homme a une voix dans les Affaires en Cours; a un titre égal aux Provisions fraîches ou aux liqueurs fortes, saisies à tout moment, et peut les utiliser suivant son bon Plaisir, à moins qu'une Disette ne rende nécessaire pour le Bien de Tous, le vote d'un Retranchement ».

Les navires pirates opéraient à partir du principe « Pas de Prise, pas de Paie », mais lorsqu'un vaisseau était capturé, le butin était réparti grâce à un système de partage: une part équitable du butin pour chacun, même le capitaine comme peut le montrer le Whydatt, vaisseau pirate de Sam bellamy qui subit un naufrage et fut découvert en 1984, les objets trouvés, les bijoux avaient des entailles visibles qui suggéraient qu'on avait essayé de les diviser équitablement;

La dure vie en mer transformait l'entraide en simple tactique de survie.

Les articles pirates établissaient souvent un « concubinage » entre eux, l'homosexualité était acceptée, si l'un mourrait, l'autre récupérait ses biens. Les articles incluaient également une sorte de part de pension pour les pirates blessés et incapables de participer aux combat.

Les capitaines pirates étaient élus et pouvaient être destitués à tout moment pour abus d'autorité, de lâcheté ou de cruauté; il ne jouissait pas de privilèges spéciaux. Il avait juste le droit de commander pendant la bataille, sinon toutes les décisions étaient prises par l'équipage tout entier en démocratie directe.

 

Prenons pour finaliser ce texte, l'exemple de Libertalia, île au nord de Madagascar baptisée ainsi par le Capitaine Misson et son équipage apatride, au 17ème siècle. Elle devient la première communauté intentionnelle de la piraterie à construire une nouvelle société. La collectivisation des biens fut mise en place, les décisions sont soumises au vote de toute la compagnie. Les pirates s'établirent sur cette crique au sol fertile, à l'eau claire et aux habitants accueillant et attaquaient les négriers pour en libérer les esclaves et les marins, faisant de nouvelles recrues pour vivre avec eux.

 

A lire sur le sujet, aux éditions Libertalia: "Pirates de tous les pays" et "Les forçats de la mer" de Marcus Rediker, historien de la piraterie.

 

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vu sur http://redskins-limoges.over-blog.org

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:40

Antisexisme

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:39

Les manifestants s’en sont pris aux édifices publics en signe de révolte
Nuit d’émeutes à la nouvelle ville Ali-Mendjeli

Les manifestants, ivres de colère après l’annonce de la mort des deux enfants, réclamaient justice et plus de sécurité dans les cités.

Hier, la nouvelle ville Ali-Mendjeli ressemblait à un champ de bataille. De violentes émeutes ont éclaté la veille, soit dans la journée de mardi, dans la foulée d’une manifestation organisée par les habitants, après la découverte des corps de Brahim, 9 ans, et Haroun, 10 ans, portés disparus depuis samedi dernier. Les affrontements ont causé beaucoup de dégâts. Commissariats attaqués, administrations et cités universitaires saccagées et l’hôpital se trouvant en face du commissariat a été évacué de peur que le personnel et les malades soient attaqués. Les manifestants réclamaient “justice” au moment où les rumeurs se faisaient de plus en plus insistantes sur l’arrestation de deux individus soupçonnés d’être les auteurs du crime dont ont été victimes les deux enfants.

Les manifestants ont, d’ailleurs, immédiatement investi le siège du 1er arrondissement de la sûreté urbaine et exigeaient qu’on leur livre les assassins. Les policiers, qui étaient en faction, tentaient, tant bien que mal, de raisonner la population, en vain. S’ensuivirent alors des affrontements entre les deux protagonistes jusqu’à l’intervention des forces antiémeutes qui ont dû utiliser le gaz lacrymogène pour disperser les foules. Les violences ont duré toute la nuit.

Hier, la tension était toujours perceptible. Mais aucun incident n’a été enregistré. Pas un seul policier n’a été vu aux alentours des unités de voisinage UV18 et UV13, où habitent les familles des deux victimes. Il faut dire que les policiers sont devenus persona non grata. “Ils n’ont pas fait leur travail correctement pour retrouver les deux enfants”, nous dira un habitant du quartier.  Aux quatre coins de la wilaya, des marches blanches ont été organisées simultanément par des jeunes et moins jeunes, ou encore par des lycéens qui n’ont pas pu assister à l’enterrement des deux enfants. L’appel avait été lancé la veille sur le réseau social facebook et relayé par les internautes pour une plus grande mobilisation.

Enfin, les habitants de la nouvelle ville prévoient d’organiser des marches et continuent de réclamer qu’on leur livre les deux auteurs du crime pour qu’ils rendent justice eux-mêmes. À cet effet, des sources concordantes ont révélé qu’un important dispositif sécuritaire est mis en place, depuis mardi soir, afin d’éviter d’éventuels débordements.

Leur presse (Liberte-Algerie.com, 14 mars 2013)

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:38

Les enfants de chômeurs interdits de cantine

SAINT-MEMMIE et SAINT-MARTIN-SUR-LE-PRÉ (Marne). Malgré la jurisprudence, les deux mairies ont clairement inscrit cette mesure dans leur règlement. À Saint-Memmie, le dispositif est même étendu à la garderie du matin.

Le règlement intérieur de la cantine scolaire de Saint-Martin-sur-le-Pré ne laisse aucune place au doute. « Sont admis à la cantine, après inscription annuelle à la mairie, les enfants de plus de 3 ans dont les parents exercent tous les deux une activité professionnelle dans la limite des places disponibles », peut-on y lire. Les mots sont mêmes soulignés et imprimés en caractères gras. Les enfants de demandeurs d’emploi n’ont donc officiellement pas le droit de manger à la cantine.

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Jacques Jesson, bienveillant

Or selon l’une des deux principales fédérations de parents d’élèves, la FCPE, « une jurisprudence administrative constante et un jugement du Conseil d’État (septembre 2009, affaire d’Oullins) confirment l’illégalité, dès lors qu’un service public de restauration scolaire est mis en place, de le réserver à certains enfants, par exemple ceux dont les deux parents travaillent ». La mairie de Saint-Martin-sur-le-Pré serait ainsi dans l’illégalité.

Jacques Jesson, maire UMP de la commune et conseiller communautaire, assume dans un premier temps cette sélection des enfants. « Cela a toujours été comme ça, parce que nous sommes un peu limite en capacité d’accueil » expliquait-il samedi, « et nous n’avons jamais eu de demande particulière ». Mais le lendemain, après avoir consulté son équipe, Jacques Jesson précise que « concernant le règlement intérieur, des dérogations sont régulièrement accordées ». Le maire jure que les « cas de chômage, maladie et accident de la vie » sont examinés « avec bienveillance ». Deux enfants seraient concernés. Mais alors, pourquoi maintenir un tel règlement ?

« 100 % des mairies concernées sont condamnées »

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Pierre Faynot, en vacances

À Saint-Memmie aussi, le règlement du restaurant scolaire est explicite : « sous condition que les deux parents (ou le parent unique) travaillent, les enfants scolarisés peuvent bénéficier des services de la cantine scolaire », le texte est en ligne sur le site de la ville. Au chapitre « garderie, études et activités », le même site indique que la restriction est étendue à l’accueil des enfants de 7h45 à 8h30.

Le maire de Saint-Memmie, Pierre Faynot, également conseiller général, est moins expansif que celui de Saint-Martin-sur-le-Pré. « Je suis en vacances », fait-il savoir, avant d’ajouter qu’il n’a aucun élément sur le sujet. Pierre Faynot (PCD, le parti de Christine Boutin) a pourtant connaissance de ce règlement.

Rares sont les parents d’enfants rejetés du dispositif prêts à prendre le risque de témoigner (lire par ailleurs). « Beaucoup préfèrent être discriminés », regrette Sébastien Durand, dont le blog (www.enfants-tous-egaux.fr) répertorie l’actualité sur cette question. La peur d’une éventuelle réaction dont leur enfant serait la victime les intimide souvent. « Il faut savoir qu’en cas de recours devant la justice, 100 % des mairies concernées sont condamnées », insiste le blogueur, dont les espoirs se concentrent aujourd’hui sur l’adoption d’une nouvelle loi en la matière, « dont la force coercitive » serait plus efficace.

Il y a un an, la députée Michèle Delaunay (PS), aujourd’hui ministre déléguée chargée des Personnes Agées et de l’Autonomie, avait justement déposé un projet de loi dont l’article 1er stipulait que l’inscription à la cantine « est un droit pour tous les enfants scolarisés. Il ne peut être établi aucune discrimination selon la situation familiale, les revenus ou la situation géographique ». La FCPE demande à ce que ce texte soit voté. La fédération a également saisi le Défenseur des droits, Dominique Baudis.

L’an dernier, Michèle Delaunay expliquait que 70 communes de France pratiquaient une sélection à l’entrée des cantines selon des critères divers.

Maternelle Rimbaud, à Saint-Memmie. Des parents en colère

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Le fils de Céline et Grégory est âgé de trois ans. Élève en petite section de l’école maternelle Arthur Rimbaud à Saint-Memmie, il expérimente malgré lui le règlement spécial en vigueur sur l’ensemble de la commune. « Je travaille le mardi, le mercredi et le jeudi », explique son père, « nous ne pouvons donc mettre notre enfant à la cantine et à la sieste que ces jours-là. Le reste du temps, ces services lui sont refusés ». Ce professeur de lettres n’accepte pas qu’une telle sélection lui soit imposée et a peur de ce qui va se passer à l’issue de son contrat de travail, prévue pour le 27 mars. « Juste avant les vacances de février, un mot dans le cahier de texte nous a informés que les enfants dont un des deux parents ne travaille pas ne pourraient plus venir à l’école l’après-midi », ajoute-t-il. La mairie aurait précisé au cours d’un conseil d’école que la sélection pour la sieste est « provisoire », elle serait effective le temps que la nouvelle école soit construite. L’établissement est en effet transféré dans des préfabriqués jusqu’à l’inauguration des nouveaux locaux.

Leur presse (Sébastien Laporte, LUnion.presse.fr, 11 mars 2013)

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:38

À Ouargla, les organisateurs de la marche du 14 mars affirment avoir réuni des milliers de manifestants

La contestation populaire se poursuit toujours à Ouargla. Au niveau de la place centrale de la ville, « le nombre des manifestants a atteint les 10 mille », a confié à Algérie-Focus, l’un des organisateurs de la marche du 14 mars. Notre interlocuteur affirme que le nombre des manifestants augmente d’une heure à une autre.

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Les 360 organisateurs ont tenté dès la matinée de ce jeudi de veiller à ce que ce rassemblement se tienne sans le moindre débordement. Pour ce faire, ils ont mobilisé plusieurs groupes de jeunes chômeurs pour préparer le terrain à l’arrivée des habitants d’Ouargla qui ont éprouvé le souhait de se joindre à la manifestation. « Pendant la matinée, nous étions au moins 5000 personnes à manifester sur la place centrale. Et lorsque nous avons vu que  la situation est sous contrôle, nous lancé un appel à la population pour qu’elle rejoigne notre manifestation. Et d’ici l’après-midi, nous prévoyons la participation d’un nombre important de citoyens », explique encore notre source d’après laquelle « tout le monde à Ouargla veut crier sa colère et sa rage contre la discrimination et le régionalisme de l’État ».

Pour rappel, plus de 2000 jeunes chômeurs se sont réunis tôt le matin sur la place centrale de la ville de Ouargla pour manifester contre les discriminations et les injustices dont sont victimes la population des régions du sud. Depuis les premières heures de la matinée, les organisateurs de la marche du 14 mars ont investi cette place publique pour y préparer un grand rassemblement auquel ont commencé à se joindre progressivement de nombreux habitants d’Ouargla.

La foule, alertée et attirée par les cris de révolte des manifestants, affluait petit à petit vers la Place Centrale, a-t-on appris de plusieurs sources locales. « Le peuple veut la fin du chômage », « Halte à l’hypocrisie et aux mensonges, nous voulons nos droits », « Où sont les richesses nationales ? », ces slogans sont scandés à  à tue-tête et à pleins poumons par ces jeunes chômeurs qui ne comprennent pas pourquoi leur vie sombre dans la misère sociale alors que le sol de leur région regorge d’or noir. Il est à noter, par ailleurs, que les manifestants ont mis en exergue sur leurs banderoles leur attachement à l’unité nationale et répondent ainsi aux accusations du Premier Ministre, Abdelmalek Sellal, qui a qualifié les protestataires du sud de « séparatistes ».

À l’heure où nous mettons en ligne ces informations, le grand rassemblement d’Ouargla se poursuit et le nombre des manifestants ne cesse d’augmenter au fur à mesure des heures. Les forces de sécurité observent de loin ce mouvement de protestation et n’ont pas tenté de se rapprocher de la Place Centrale. À cette heure-ci, aucune tension n’a été signalée et la contestation populaire se déroule dans un climat pacifique.

Leur presse (Abdou Semmar, Algerie-Focus.com, 14 mars 2013)

 

(…) Selon des journalistes sur place, les manifestants se sont dispersés en début d’après-midi pour éviter des dérapages. Un groupe qui voulait scander des slogans anti-gouvernementaux a été neutralisé par les organisateurs, ont-ils constaté.

Quinze chômeurs seront jugés le 26 mars à Ouargla pour “attroupement non armé”, tandis qu’un tribunal de Laghouat, une autre ville du sud algérien, a condamné mardi à deux mois de prison, dont un ferme, quatre chômeurs qui avaient manifesté en février devant l’Agence nationale pour l’emploi. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 14 mars 2013)

 

Des milliers de manifestants se rassemblent à Ouargla

À l’appel de la coordination nationale des chômeurs (CNDDC) des milliers de  manifestants, près de 10 mille, selon notre correspondant sur place, se sont rassemblés pacifiquement depuis ce matin à  la Place de l’ALN  (près de la mairie) de Ouargla.

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Les manifestants ont hissé le drapeau national et des banderoles où est écrit : « Unité nationale, une ligne rouge » pour répondre à  ceux qui les ont accusés d’être manipulés par la « main étrangère ».

Ils ont scandé des slogans socioéconomiques où ils demandent de l’emploi et le développement des régions du sud. Ils ont aussi dénoncé à travers des banderoles de hauts responsables impliqués dans la corruption : « Chakib Khelil viens, viens… », a-t-on répété, « des voleurs qui se prennent pour des nationalistes »…

Des forces de l’ordre se sont déployés autour de la Place mais se sont montrés très discrets. Aucun dépassement n’a été signalé.

Vidéo du rassemblement diffusée sur Youtube ce jeudi 14 mars.

Ali Belhadj, voulait rejoindre les manifestants mais a été interpellé à l’entrée de la ville. Plusieurs militants de différenres organisations se trouvent sur place, à l’image de Tahar Belabès, Tarek Mameri, des représentants du collectif des familles de disparus, les réprésentants de l’association Enfants de Hassi Mesasoud et des représentants du bureau de  la Ligue algérienne des droits de l’homme.

Aux dernières nouvelles et selon notre correspondant, les meneurs de la manifestation ont appelé les protestataires à se disperser dans le calme. Mais ces derniers comptent rester sur place. Certains ont même menacé de revenir sur les lieux : “On veut maintenant du concret sinon on revient sur les lieux”.

Un «  job » s’il vous plaît !

Le rassemblement de ce jeudi devant l’APC de Ouargla, auquel ont participé des milliers de citoyens, s’est déroulé dans le calme, et les jeunes chômeurs espèrent que la « houkouma » prendra au sérieux ces quelques revendications somme toute légitimes : un emploi stable pour tous les jeunes du pays, non à la division et au mensonge, stop à la « hogra » et à la corruption, développer le sud et les autres régions du pays, juger Chakib Khalil et relâcher les chômeurs emprisonnés.

De la bouche des dirigeant de ce mouvement, comme Tahar Belabes, la principale revendication de la jeunesse de Ouargla et d’ailleurs est « un job s’il vous plaît ! ».

Des  marches et des actions pacifiques sont et seront organisées jusqu’à l’obtention d’une réponse concrète et immédiate à ce dossier.

Les chômeurs qui ont brillé par une organisation impeccable se matin, mettent en garde contre les manipulations, les récupérations et les dérapages que le système aime bien utiliser, pour fausser toute revendication sociale légitime.

Les fausses rumeurs autour de citoyens honnêtes qui essayent de s’organiser pour revendiquer leurs droits, la répression, la prison, le mensonge, la fabrication de faux portes paroles et l’intimidation, ne serviront à rien plaide Tahar Belabes, « le problème subsistera toujours et le pouvoir ne pourra pas mettre des millions de chômeurs en prison »…

Les promesses faites par le passé ne sont pas tenues, et il devient difficile de croire encore et de voir des incapables sourire alors que la seule et unique promesse qui a été tenue, est celle de dire non à la jeunesse algérienne mise à genoux. L’heure est grave et le pouvoir n’a plus le droit de montrer son incapacité…

S’il a les moyens de « chuchoter », sans que l’on sache de quoi il retourne, avec le FMI, il a sûrement les moyens d’offrir un emploi à la jeunesse du pays…

Leur presse (ElWatan.com, 14 mars 2013)

 

Manifestation aujourd’hui des chômeurs du Sud
Ouargla retient son souffle

Hier, à J-1 de la manifestation “Millionnaire” à laquelle a appelé la Commission nationale de défense des droits des chômeurs (Cnddc), la tension était largement lisible sur tous les visages à Ouargla. Devant la détermination des jeunes chômeurs qui se sont donné le mot dans les quatre coins du Sud, multipliant davantage leurs rencontres “clandestines” ces derniers  jours, pour réussir un rassemblement historique à la grande place du centre-ville sise en face du siège de la commune, les autorités locales tentent de désamorcer la situation.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a fait parler, encore une fois, son sens de l’humour pour qualifier le mouvement des jeunes du Sud de “cherdima”, (un vocable arabe intraduisible qui signifie littéralement quelque chose (ou quelqu’un) de mineur, d’insignifiant qui voudrait grandir rapidement), ne réalisera certainement pas la teneur de son propos. Cette sortie, pour le moins inattendue, de la part du Premier ministre, semble ainsi galvaniser davantage les chômeurs et même des citoyens d’un autre acabit des régions du Sud. De l’avis des représentants de la Cnddc, le propos de Abdelmalek Sellal sonne comme pure invective à l’encontre de tous les citoyens du Sud. “Son propos est tellement blessant que nous n’avons d’autre choix que d’investir la rue pour lui répondre et répondre à tous les gens du système, et d’une manière pacifique, que nous sommes des Algériens qui portons la carte verte comme tout le reste des citoyens aux quatre coins du pays. Et que nous devons donc disposer des mêmes droits”, répètent en chœur, les chômeurs rassemblés hier au marché El-Hadjar du centre-ville de Ouargla.

Cette rencontre a été improvisée pour peaufiner les derniers préparatifs du grand rassemblement prévu dans la matinée d’aujourd’hui. Conscients des réactions que va certainement susciter cette action très appréhendée par les autorités, les “activistes” de la Cnddc ne voulaient rien laisser au hasard pour réussir leur “action pacifique”. C’est ainsi qu’ils ont pensé utile de faire une quête pour la confection de badges aux chômeurs qui auront pour mission d’organiser la manifestation. “Nous allons démontrer sur le terrain que nous sommes aussi des citoyens organisés et civilisés, et que nous ne réclamons pas plus que nos droits les plus légitimes”, a souligné un chômeur, père de famille venu d’une commune limitrophe. Cette rencontre, qui se veut comme la dernière ligne droite avant de passer à l’action, est l’aboutissement d’une série de conclaves clandestinement tenus auparavant dans différents quartiers de la ville. Le dernier en date auquel des journalistes étaient conviés, a été tenu dans la soirée de mardi au quartier populaire dit Gharbouz.

“Nous ne sommes pas des séparatistes…”

“Cette fois-ci nous n’abdiquerons ni devant la manipulation ni devant les intimidations. Nous sommes plus que jamais déterminés à faire entendre notre voix. Seules des mesures concrètes visant à améliorer la situation précaire des jeunes des régions du Sud, longtemps marginalisés, pourront nous convaincre. Contrairement à ce qui se dit ici et là, nous n’avons pas de revendications politiques, notre revendication est purement d’ordre social : nous ne demandons pas plus que l’emploi, le logement et bien sûr le développement de notre région”, avaient souligné à l’occasion des dizaines de chômeurs issus des quatre coins de Ouargla et d’autres wilayas du Sud.

“L’action d’aujourd’hui se veut comme un cri de détresse pacifique, mais jamais un appel au désordre, encore moins au séparatisme, comme on nous accuse à tort”, ont ajouté les “activistes” de la Cnddc, présidée par le chômeur populaire Tahar Belabès… Et ce dernier de mettre en garde contre toute tentative d’infiltration du mouvement des jeunes chômeurs. “Gare aux infiltrations ! Faites très attention aux intrus qui vont, il faut s’attendre, tout tenter pour perturber notre mouvement, pour nous discréditer…”, a averti Tahar Belabès  à la veille de la manifestation, non sans appeler les jeunes à ne surtout pas mettre en danger l’unité nationale.

“Ils nous accusent de soutenir le terrorisme, ils nous qualifient de séparatistes, ces gens-là, ces appendices du système, sont prêts à tout pour casser notre mouvement. Car, ils savent bien la situation que nous vivons aujourd’hui, est le résultat de la politique du système”, a enchaîné le meneur du “combat pacifique” des chômeurs du Sud. Pour Tahar Belabès et ses camarades, les manipulateurs sont identifiés.

“Les notables et les élus ne nous  représentent pas”

“Nous connaissons bien ces gens-là qui parlent en notre nom et qui se manifestent quotidiennement sur les écrans des chaînes acquises au pouvoir. Ils sont tous des proches d’élus locaux et des députés qui soutiennent le système avec qui ils trouvent bien leur compte. Ce sont aussi ces notables créés par le pouvoir. Tous ces gens ne nous représentent pas. Nous sommes les seuls représentants de notre mouvement, c’est nous qui endurons cette situation, c’est nous qui souffrons du chômage, de la marginalisation (…)”, explique Brahim Benmir, agriculteur de la région venu apporter son soutien aux chômeurs… “Aux marginalisés de la nation”, pour reprendre ses propres propos.

“On cherche à sentir l’odeur des richesses de notre région”, reprend avec amertume, un certain Abdelkader Rouabah Ben Belkacem Ben Messaoud, soit le petit-fils du légendaire pasteur, Rouabah Belkacem qui a eu le mérite de découvrir le premier puits de pétrole de Hassi-Messaoud ! Aujourd’hui, les descendants de ce dernier se compteraient par dizaines à faire face au chômage. Au Premier ministre et autres membres du gouvernement qui brandissent souvent le prétexte du manque de qualification des jeunes du Sud qui rend difficile leur recrutement par des entreprises pétrolières, des dizaines de jeunes n’ont pas manqué de brandir hier, leurs diplômes universitaires, une manière de  signifier que le prétexte est complètement fallacieux ! Le Conseil interministériel exclusivement dédié aux préoccupations des chômeurs du Sud, “hâté” par le chef de l’Exécutif dans l’espoir de contenir la colère des citoyens de cette région, ne semble à présent guère provoquer l’effet escompté. Lassés des précédentes promesses “non tenues”, les protestataires revendiquent désormais des mesures concrètes et leur application immédiate.

À défaut, ils comptent durcir leur mouvement… À la veille de la première “démonstration de force” des chômeurs, les services de sécurité de Ouargla rompus à ce genre de manifestations récurrentes depuis septembre 2011 auraient, semble-t-il, reçu des instructions pour éviter d’attiser la colère des citoyens. Du moins, jusqu’à la journée d’hier où aucun dispositif particulier n’a été constaté dans le centre-ville.

Leur presse (Farid Abdeladim, Liberte-Algerie.com, 14 mars 2013)

 

Marche des chômeurs à Ouargla (Algérie)

Grande inquiétude. La colère du Sud angoisse le Nord. La marche prévue aujourd’hui à Ouargla suscite de vives craintes.

Tous les regards sont braqués sur cette région, poumon de l’économie algérienne. Cette fois-ci, les chômeurs de la région créent l’événement. Rongés par la misère et l’exclusion, les jeunes du Sud ont décidé de monter au créneau.

Ils marchent aujourd’hui pour dire « basta » à la hogra et interpeller le gouvernement sur cette situation. Près d’un million de participants sont attendus aujourd’hui à cette manifestation. Décidée par le Comité national pour la défense des droits des chômeurs (Cnddc), cette marche se veut pacifique pour revendiquer leurs droits sociaux.

L’emploi figure en tête de liste de la plate-forme des revendications. Certaines parties veulent politiser cette action en évoquant le départ du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et la sécession entre le Nord et le Sud. Face à ces rumeurs, il risque d’y avoir des infiltrations.

Ce qui inquiète sérieusement l’Exécutif. Afin d’éviter un dérapage, un dispositif sécuritaire impressionnant a été dépêché dans le Sud. En plus des mesures sécuritaires, le gouvernement a dégagé tout un plan « Marshall » pour apaiser la tension au niveau du Sud. Crédits bancaires, salaires, le gouvernement a multiplié les recettes. Pour parer à la colère de la population du Sud, le Premier ministre a convoqué en urgence, dimanche dernier, un conseil interministériel auquel ont participé les ministres de la Formation et de l’Enseignement professionnels, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, de l’Énergie et des Mines, du Commerce, de l’Agriculture et du Développement rural, ainsi que le P-DG de Sonatrach et le directeur de l’Agence nationale de l’emploi (Anem).

Parmi ces mesures figure notamment, la lutte contre les disparités salariales relevées chez les sociétés de sous-traitance. « À l’effet de prévenir toute forme de disparité salariale, les entreprises faisant appel à des prestataires de services pour la réalisation de travaux de toute nature sont tenues d’inclure dans les contrats une clause portant sur l’application d’une grille de rémunérations qui ne saurait être inférieure à 80% de leur grille en vigueur pour des postes similaires », indique une instruction dévoilée par l’APS. Mardi soir, le comité intersectoriel de l’emploi a été mis en place à Ghardaïa. Présidé par le wali, le comité regroupe les directeurs des secteurs de l’emploi, l’énergie et les mines, la formation et l’enseignement professionnels, l’industrie, la PME et la promotion de l’investissement, l’agriculture et le développement rural, le tourisme et l’artisanat, le commerce ainsi que l’inspecteur général de la wilaya, l’inspecteur de wilaya du travail, le chef de l’agence de l’emploi et le chef de l’antenne locale du registre du commerce. S’adressant aux membres du comité, le wali a préconisé une autopsie exhaustive du secteur de l’emploi, « sans complaisance », pour trouver des solutions adéquates répondant aux attentes et aspirations de la population. Le comité, qui doit se réunir chaque dimanche, est appelé à identifier après une minutieuse étude de la situation du développement socio-économique et de l’emploi dans la wilaya, « les points faibles » afin d’apporter des solutions innovantes pour réduire le chômage, a expliqué le wali, M. Ahmed Adli.

Par ailleurs, le directeur général de l’emploi et de l’insertion au ministère du Travail, Fodil Zaïdi, a avancé que plus de 4000 recrutements illégaux (qui n’ont pas transité par l’Anem) ont été enregistrés en 2012 dans les wilayas de Laghouat, Illizi et Ouargla. « Sur ces 4000 recrutements illégaux, 97% proviennent d’autres wilayas », a-t-il déclaré hier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Une réalité qui dérange sérieusement les jeunes du Sud qui sont livrés à eux-mêmes. Ce responsable de l’Anem accuse les sociétés pétrolières exerçant dans cette région d’être derrière ces recrutements. Pour sa part, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), M. Abdelmadjid Sidi Saïd, a appelé, hier à Hassi Messaoud, à une plus grande implication des acteurs de la Centrale syndicale à la recherche de solutions efficientes à la question du chômage dans le sud du pays.

Leur presse (L’Expression, 14 mars 2013) via Solidarité ouvrière

 

Reportage
À Ouargla, avec Tahar Belabès, la veille de la manifestation des chômeurs

Stressé, un peu inquiet mais toujours aussi déterminé. Ce mercredi à Ouargla, Tahar Belabès, coordinateur du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), court dans tous les sens. Il suit l’avancement des préparatifs de la manifestation prévue demain jeudi à Ouargla. Son téléphone sonne sans arrêt. À l’autre bout du fil, souvent ses camarades du CNDDC ou des journalistes qui veulent l’interroger.

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Le temps passe et beaucoup de choses restent à faire. À moins de 24 heures de la marche, il sillonne les quartiers de la ville pour sensibiliser les membres de l’organisation et convaincre les récalcitrants. « Je sais que certains essaient de salir mon image mais personne ne les écoutent ici », lâche-t-il, en allusion aux articles et commentaires sur les réseaux sociaux. Au quartier Guerbouz, Slimane l’attend pour lui annoncer une bonne nouvelle. « On a pu avoir 20’000 DA grâce aux cotisations des chômeurs rassemblés dans la matinée à Souk El Hdjer et des habitants », dit-il. Cette somme sera utilisée pour la confection des badges des organisateurs, des banderoles et des affiches. « Des travailleurs issus de notre région nous aident financièrement », explique Tahar Belabès. « C’est comme ça qu’on arrive à organiser nos manifestations et nous déplacer pour participer à d’autres manifestations ailleurs. »

Altercation avec un chômeur « dialoguiste »

Direction Place de la mairie où doit se tenir dans la matinée de demain la manifestation des chômeurs. Sur les lieux, pas de déploiement des forces de sécurité. En fait, « el massira el meliounia » (la marche du million de personnes) promise par les organisateurs ne semble pas perturber la tranquillité de cette ville où tout le monde semble vaquer à ses occupations quotidiennes. Les chômeurs organisent donc tranquillement leur action qu’ils veulent grandiose avec des prises de parole.

Seul moment de tension au sein du groupe de chômeurs : une altercation entre Tahar et un jeune qui a accepté la veille de s’entretenir avec des responsables locaux à la wilaya. « Il vient ici pour nous convaincre d’aller voir la police pour lui donner des garanties. Il est là pour casser le mouvement », accuse un membre du CNDDC. « On va imprimer sa photo et en écrira en dessous : traître », menace Tahar. Les esprits s’apaisent rapidement après le départ du jeune « dialoguiste ».

Aïda Hamel, employée de la mairie, vient saluer les militants avant de rejoindre son poste de travail. À Ouargla, le CNDDC, qui défend les chômeurs, trouve des soutiens parmi les travailleurs. « Je veux que les choses changent à Ouargla et au Sud. On en a marre de la Hogra », explique Aïda. Divorcée et mère de trois enfants, Aïda vit avec un salaire de 6000 DA. « Cela fait seulement deux mois que j’ai été embauchée. Moi aussi j’étais chômeuse », dit-elle. Elle raconte toujours avec rage les méthodes de recrutements au sein des entreprises privées dont elle a été victime. Après l’avoir saluée, Tahar se dirige vers un autre quartier pour organiser l’atelier de travail sur la manifestation prévue dans la soirée.

Les chômeurs veulent dialoguer avec les représentants du pouvoir réel

Depuis l’annonce de l’action du 14 mars, les autorités ont multiplié les initiatives pour les faire revenir sur leur décision. « Hier, Abdelmalek Sellal nous a envoyé des notables de Adrar », explique Tahar Belabès. Mais les chômeurs ont décliné cette nouvelle invitation au dialogue. Tout comme ils refusent d’entrer en contact avec certaines personnalités réputées pour leur proximité avec les autorités et qui se sont succédé ces derniers temps à Ouargla. « Mme Benhabyles a également demandé à me voir pour nous convaincre de reporter la manifestation », dit-il.

Tahar Belabès dit accorder de l’importance au dialogue. Mais il veut discuter avec les représentants du « pouvoir réel » dans le pays : Bouteflika ou la sécurité militaire. Le Premier ministre ? Les ministres ? « Ils peuvent prendre des décisions mais ne peuvent pas garantir leur application », répond-il. « Les dernières mesures prises par le gouvernement en faveur des enfants de la région n’inquiètent, d’ailleurs, aucunement les multinationales dans la région », poursuit Tahar sur un ton ironique. En début de soirée, les membres du CNDDC affirmaient qu’un envoyé du président de la République était arrivé à Ouargla pour parler avec les chômeurs…

Leur presse (envoyée spéciale : Hadjer Guenanfa, TSA-Algerie.com, 13 mars 2013)

 

Marche des chômeurs à Ouargla
El Milioniya, entre appréhension et espoir

À la veille du jour J, un climat chaud et oppressant s’est abattu sur Ouargla où la marche « El Milioniya » de ce 14 mars suscite autant d’espoir que d’inquiétude.

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Un mouvement incessant est remarqué au niveau des artères principales de la ville, où l’effervescence du moment est captée par la population qui appréhende d’une part un éventuel dérapage de la marche et, d’autre part, un tournant historique dans le combat des jeunes chômeurs confrontés aujourd’hui à une grave décision : marcher ou ne pas marcher.

Tahrir ou pas, la fameuse place de l’ALN qui borde l’hôtel de ville de Ouargla sort de l’anonymat et prend une symbolique nouvelle pour les Ouarglis, le Sud et l’Algérie entière qui n’ont d’yeux que pour Ouargla ces derniers jours. Les tractations vont bon train entre les deux camps qui se livrent à un combat déchirant opposant ceux qui veulent donner une dernière chance au gouvernement Sellal pour mettre à exécution la fameuse directive n°1 du 11 mars 2013, concernant la gestion de l’emploi et qui a été solennellement lue mardi soir par Ali Bouguerra, le nouveau wali de Ouargla, devant un parterre de représentants de la société civile, d’élus et de représentants des chômeurs anti-marche ainsi que Abdelmadjid Sidi-Saïd, de passage à Ouargla, « pour écouter les revendications syndicales des travailleurs victimes de la sous-traitance ».

L’autre camp, celui des pro-marche, a évidemment boudé la rencontre et s’obstine à marcher aujourd’hui et veut à tout prix la tête de Sellal, qu’il estime désobligeant vis-à-vis du combat légitime des chômeurs et incapable de mener à bien ses propres décisions concernant l’emploi au Sud.

Marcher ou ne pas marcher

Jusqu’à une heure tardive, hier, les supporters de l’annulation de la marche ont sillonné les quartiers de Ouargla, allant à la rencontre des jeunes pour les dissuader de marcher. Sokra, un quartier populaire de 50’000 habitants, a été le théâtre des plus âpres négociations de l’anti-marche du virulent Dechache Abdelkader, qui a tenu à démontrer les enjeux dangereux d’un rassemblement populaire contre le gouvernement dans le contexte géopolitique actuel. Pour ce dernier, « il est impératif pour les jeunes de savoir que l’unité nationale est une ligne rouge à ne pas dépasser, or la marche est déjà tombée entre les mains de ceux qui veulent orchestrer les chômeurs au service d’agendas étrangers ». L’argument est fallacieux, selon les organisateurs de la marche, qui soulignent la duplicité de l’autre camp qui, selon Tahar Belabbès, « a fait allégeance totale au gouvernement, allant jusqu’à vendre ses propres convictions et un combat prémuni jusque-là de l’ingérence du pouvoir ».

Des marches et des sit-in, les chômeurs en ont fait des milliers depuis huit ans. Pourquoi la « Milionya » suscite-t-elle donc autant de passion et d’inquiétude ? Un Printemps arabe dont l’étincelle se déclencherait à Ouargla, selon un député ? Un seuil de revendications que le pouvoir ne peut satisfaire, selon un militant des droits de l’homme ? Une réelle peur de porter atteinte à l’intégrité du territoire national, selon une universitaire ? Jamais une marche pacifique de chômeurs n’a porté en elle autant d’interrogations et, malgré toutes les inquiétudes, les gens prient pour qu’elle le soit vraiment et évite tout dérapage inconsidéré.

Leur presse (Houria Alioua, ElWatan.com, 14 mars 2013)

 

Ouargla : Divergences autour de la marche des chômeurs

Ouargla est en ébullition à la veille de la marche de ce 14 mars. Deux camps se distinguent : celui qui prône l’annulation et celui qui termine les préparatifs de dernière minute.

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Au moment où le noyau dur de Tahar Belabbès organise un regroupement populaire au quartier Gherbouz pour mobiliser les troupes, celui de l’aile Dechache Abdelkader, en compagnie des députés et sénateurs de la wilaya de Ouargla, organise une rencontre avec le nouveau wali pour appeler la rue au calme et reporter la marche d’un mois afin d’attendre la mise en place des mesures édictées par le Premier ministre.

À Ouargla, des gens arrivent de partout, par bus ou par avion, pour vivre cet événement unique en son genre où un groupe de chômeurs veut la tête du gouvernement et refuse de céder à une nouvelle tentative de torpiller leur mouvement. Des journalistes qui découvrent Ouargla pour la première fois, des parlementaires et militants des droits de l’homme venus des quatre coins du pays et même Mme Benhabyles dépêchée en pompier.

La dissidence au sein du mouvement des chômeurs a-t-elle porté un coup fatal à  l’organisation de la marche ? Pour Tahar Belabbès, « les porte-parole accrédités par l’administration ont rejoint le comité de défense des chômeurs depuis peu et ont créé ce mouvement de dissidence sous prétexte qu’ils sont universitaires, donc plus aptes à porter la voix des chômeurs et prendre de bonnes décisions vis-à-vis des pouvoirs publics ». Dechache Abdelkader affirme en revanche que « la hantise d’une manipulation politique ou un détournement d’un combat si précieux pour la dignité des chômeurs a poussé une large frange des chômeurs à se démarquer et reporter la marche à une date ultérieure tout en exigeant des décisions urgentes à Sellal ».

Les décisions de l’avant-veille ne sont donc pas suffisantes pour les deux camps qui mettent un bémol : les dissidents exigent le limogeage immédiat de M. Berrihane (directeur régional de l’ANEM) et le recrutement des 4000 chômeurs recensés à Ouargla dans un délai d’un mois afin d’amorcer un dialogue et concrétiser la satisfaction  du reste des revendications concernant l’organisation du marché de l’emploi ; le groupe de Belabbès, quant à lui, ne fait pas confiance aux mesures annoncées par le gouvernement, déjà faites en 2004 et en 2007, selon eux. Pour le reste, le CNDDC estime que « les appels à la dissidence et cette soudaine oreille tendue des autorités tant locales que centrales ne répond en aucun cas à la revendication de l’emploi qui, elle, date de 2004 ; la main tendue des pouvoirs publics est en effet une réponse à notre appel au départ du gouvernement ».

Ainsi, explique Belabbès, « l’historique du mouvement des chômeurs démontre que de tout temps, le mépris des doléances des chômeurs a prévalu sur leur détresse ». Le dialogue de sourds instauré par toutes les instances de l’emploi, poussant parfois les jeunes à tenter le suicide collectif et individuel, multipliant les procès en justice, n’a pas entamé la volonté du mouvement. Et même quand les autorités locales favorisaient le tout-sécuritaire en renforçant la présence des forces de l’ordre avec pour directive de casser les marches et meetings organisés ces derniers mois pour dénoncer la multiplication des arrestations et procès, la présence des chômeurs dans la rue n’a jamais été aussi forte. Et c’est cette détermination qui semble désarçonner le gouvernement aujourd’hui.

Leur presse (Houria Alioua, ElWatan.com, 13 mars 2013)

 

Sidi Said appelle à une grande implication des acteurs syndicaux dans le règlement du chômage au Sud

Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), M. Abdelmadjid Sidi Said, a appelé, mercredi à Hassi-Messaoud, à une plus grande implication des acteurs de la centrale syndicale à la recherche de solutions efficientes à la question du chômage dans le sud du pays.    

S’exprimant devant les représentants syndicaux UGTA de 13 wilayas du Sud algérien, les membres des bureaux des fédérations relevant de l’UGTA, ainsi que de travailleurs affiliés, M. Sidi Said a insisté sur la coordination entre les différents acteurs, syndicaux et gestionnaires, pour une prise en charge des jeunes et la création d’emploi leur garantissant une vie décente.

Le responsable de la centrale syndicale a considéré la question du chômage de “préoccupation syndicale” nécessitant des “actions urgentes pour dégager des solutions concrètes” garantissant aux jeunes, notamment dans le sud au pays, le droit au travail et à l’égalité des chances.

Il a, dans ce contexte, appelé les citoyens du Sud, de différentes catégories sociales, à “se démarquer de tout comportement pouvant affecter la stabilité du pays, à adopter la voie du dialogue et à adhérer aux mesures et programmes arrêtés et susceptibles de répondre à l’attente des jeunes du Sud, notamment les sans emplois.”

Dans ce cadre, M. Sidi Said a recommandé la mise en place d’une commission permanente regroupant les membres de l’UGTA, les autorités locales et les représentants de la société civile, qui s’intéressera aux questions de l’emploi et aux préoccupations des jeunes de la wilaya d’Ouargla, avant d’élargir l’opération aux autres wilayas dans le Sud du pays.

La rencontre a été saisie par les représentants des jeunes, du mouvement associatif et de la société civile locale, pour soulever une série de préoccupations en rapport principalement avec les questions de l’emploi, du développement  local et de l’égalité des chances.

Le secrétaire général de la centrale syndicale a tenu, mardi soir, une rencontre avec des représentants de jeunes, du mouvement associatif et de la société civile à Ouargla, qui lui ont soulevé une série de préoccupations allant dans le même sillage, rappelle-t-on.

Leur presse (El Watan avec APS, 13 mars 2013)

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:36

Dans le cadre de la semaine contre les violences policières… Nous appelons à un rassemblement contre toutes les expulsions, place de Valmy, à Vaise, à 14h. Une bouffe sera proposée, avant d’être rejoint-e-s par la Vélorution mensuelle. Un peu de festivité, chorale, batoukada, strass et paillettes seront les bienvenues.

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Il devient de plus en plus dur de se balader dans certains quartiers lyonnais sans croiser un ancien squat, parfois vieux de plusieurs années, encore muré et désespérément vide.

Aussi, l’étau se resserre autour des dernières ouvertures : expulsions immédiates et illégales, garde-à-vues, procédures pénales avec sursis à la clé pour une violation de domicile.

Bref, la préfecture a décidé d’en faire baver les pauvres, et les flics peuvent donc s’en donner à cœur joie. Pendant ce temps-là, une carriériste des Verts devenue ministre du Logement appelle à la réquisition.

Ici comme à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes où des milliers de personnes luttent contre un projet d’aéroport, les expulsions et les violences policières sont devenues une commune banalité. Difficile de lutter dans ces conditions où la politique lyonnaise est à la garde-à-vue à ciel ouvert, comme on a pu le voir le 3 décembre lors de la manifestation contre le TGV Lyon-Turin.

D’ailleurs, ce même 23 mars, une grosse manifestation est appelée par les différents collectifs en lutte là-bas, dans le Val di Suza.

À cette occasion, nous appelons à un rassemblement contre toutes les expulsions, place de Valmy, à Vaise, à 14h. Une bouffe sera proposée, avant d’être rejoint-e-s par la Vélorution mensuelle. Un peu de festivité, chorale, batoukada, strass et paillettes seront les bienvenues.

Mailing, 14 mars 2013

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